Mais désormais j’ai touché la borne de ma carrière, et je dois m’arrêter. J’ai exposé sur quels symptômes de faiblesse et de décadence je fonde les présages de la ruine prochaine de l’empire turk. J’ai insisté sur les faits généraux plus que sur ceux du moment, parce qu’il en est souvent des empires comme de ces arbres antiques qui, sous un aspect de verdure et quelques rameaux encore frais, cèlent un tronc rongé dans ses entrailles, et qui, n’ayant plus pour soutien que leur écorce, n’attendent, pour être renversés, que le premier souffle de la tempête. J’ai expliqué pourquoi l’empire russe, sans être lui-même robustement constitué, avait néanmoins une grande force relative, et annonçait de grands accroissements. J’ai détaillé les raisons qui me font regarder la révolution prochaine plutôt comme avantageuse que comme nuisible à nos intérêts. Je pense que nous devons éviter la guerre, parce que, entreprise pour le commerce, elle nous coûtera toujours beaucoup plus qu’il ne nous rapporte; et que, entreprise pour une conquête, elle nous perdra aussi certainement par son succès que par son échec. C’est désormais au temps à vérifier ou à démentir ces conjectures. A juger par les apparences, l’issue de la crise actuelle n’est pas éloignée; il est possible que dans le cours de cette guerre, que sous le terme de deux campagnes, l’événement principal soit décidé; il peut se faire que par une hardiesse calculée, les alliés marchent brusquement sur Constantinople qu’ils trouveront désert et incendié. Ce coup frappé, ce sera à la prudence de consommer l’ouvrage de la fortune. Jamais carrière ne s’ouvrit plus brillante: il ne s’agit pas moins que de former des empires nouveaux sur le sol le plus fécond, dans le site le plus heureux, sous le plus beau climat de la terre, et pour comble d’avantage, d’avoir à policer une des races d’hommes les mieux constitués au moral et au physique. A bien des égards les peuples de la Turkie sont préférables, pour les législateurs, à ceux de l’Europe, et surtout à ceux du Nord. Les Asiatiques sont ignorants, mais l’ignorance vaut mieux que le faux savoir: ils sont engourdis, mais non pas brutes et stupides. L’on peut même dire qu’ils sont plus voisins d’une bonne législation que la plupart des Européens, parce que chez eux le désordre n’est point consacré par des lois. L’on n’y connaît point les droits vexatoires du système féodal, ni le préjugé barbare des naissances, qui consacre la tyrannie des aristocrates. Toute réforme y sera facile, parce qu’il ne faudra pas, comme chez nous, détruire pour rebâtir. Les lumières acquises n’auront point à combattre la barbarie originelle; et tel sera désormais l’avantage de toute constitution nouvelle, qu’elle pourra profiter des travaux modernes pour se former sur les principes de la morale universelle.
Si donc la puissance qui s’établira à Constantinople sait user de sa fortune, si dans sa conduite avec ses nouveaux sujets elle joint la droiture à la fermeté, si elle s’établit médiatrice impartiale entre les diverses sectes, si elle admet la tolérance absolue dont l’empereur a donné le premier exemple, et qu’elle ôte tout effet civil aux idées religieuses; si la législation est confiée à des mains habiles et pures, si le législateur saisit bien l’esprit des Orientaux, cette puissance fera des progrès qui laisseront bientôt en arrière les anciens gouvernements: elle doit surtout éviter d’introduire, comme le tzar Pierre Ier, une imitation servile de mœurs étrangères. Chez un peuple comme chez un particulier, on ne développe de grands moyens qu’autant qu’ils dérivent d’un caractère propre. Enfin cette puissance doit s’abstenir, pour hâter la population, de transporter le peuple de ses provinces: l’expérience de tous les conquérants de l’Asie a trop prouvé que ces transplantations détruisent plus les hommes qu’elles ne les multiplient: quand un pays est bien gouverné, il se peuple toujours assez par ses propres forces: d’ailleurs les Arméniens, les Grecs, les Juifs et les autres nations persécutées de l’Asie, s’empresseront d’accourir vers une terre qui leur offrira la sécurité; et les musulmans eux-mêmes, surtout les paysans, sont tellement fatigués de la tyrannie turke, qu’ils pourront consentir à vivre sous une domination étrangère. Alors le bien qu’aura produit la révolution actuelle fera oublier les maux qu’elle va coûter: le bonheur de la génération future séchera les larmes de l’humanité sur la génération présente, et la philosophie pardonnera aux passions des rois qui auront eu l’effet d’améliorer la condition de l’espèce humaine.
Terminé le 26 février 1788.
FIN.
| CHAPITRE PREMIER. | —Précis de l’histoire de Dâher, fils d’Omar, qui a commandé à Acre depuis 1750 jusqu’en | Pag. 1 |
| CHAP II. | —Distribution de la Syrie par pachalics, selon l’administration turke | 37 |
| CHAP III. | —Du pachalic d’Alep | 38 |
| CHAP IV. | —Du pachalic de Tripoli | 59 |
| CHAP V. | —Du pachalic de Saide, dit aussi d’Acre | 68 |
| CHAP VI. | —Du pachalic de Damas | 124 |
| CHAP VII. | —De la Palestine | 185 |
| CHAP VIII. | —Résumé de la Syrie | 208 |
| CHAP IX. | —Gouvernement des Turks en Syrie | 217 |
| CHAP X. | —De l’administration de la justice | 231 |
| CHAP XI. | —De l’influence de la religion | 235 |
| CHAP XII. | —De la propriété et des conditions | 242 |
| CHAP XIII. | —État des paysans et de l’agriculture | 245 |
| CHAP XIV. | —Des artisans, des marchands et du commerce | 251 |
| CHAP XV. | —Des arts, des sciences et de l’ignorance | 264 |
| CHAP XVI. | —Des habitudes et du caractère des habitants de la Syrie | 284 |
| État du commerce du Levant | 319 | |
| Considérations sur la guerre des Turks | 345 | |
FIN DE LA TABLE.
PLAN DU TEMPLE DU SOLEIL A BALBEK.
PLAN DU TEMPLE DU SOLEIL A BALBEK.
CARTE DE LA SYRIE
CARTE DE LA SYRIE
VUE DES RUINES DE PALMYRE DANS LE DÉSERT DE SYRIE:
VUE DES RUINES DE PALMYRE DANS LE DÉSERT DE SYRIE:
VUE DES RUINES DE PALMYRE DANS LE DÉSERT DE SYRIE:
VUE DE LA COUR QUARRÉE DU TEMPLE DUE SOLEIL A BALBEK.
NOTES:
[1] Tome III, page 204.
[2] J’ai vu des lettres de Jean-Joseph Blanc, négociant d’Acre qui se trouvait au camp de Soliman à cette époque, et qui en donnait des détails.
[3] Les Arabes ont à ce sujet un proverbe singulier qui peint bien cette conduite: l’Osmanli, disent-ils, atteint les lièvres avec des charrettes.
[4] ’Quand Kîor pacha vint en Cypre, il prit nombre de rebelles, et les fit précipiter du haut des murs sur des crampons de fer où ils restaient accrochés jusqu’à ce qu’ils expirassent dans les tourments qu’on peut imaginer.
[5] Cela se pratique dans la plupart des grands pachalics dont les vassaux sont peu soumis.
[6] Ce sont des Tartares qui font l’office de courriers en Turkie.
[7] Ce mot, qui signifie noble-seing, est une lettre de proscription conçue en ces termes: Un tel, qui es l’esclave de ma sublime Porte, va vers un tel, mon esclave, et rapporte sa tête à mes pieds, au péril de la tienne.
[8] Pipe à la persane, composée d’un grand flacon plein d’eau, où la fumée se purge avant d’arriver à la bouche.
[9] Le terme turk pacha est formé des deux mots persans pa-châh, qui signifient littéralement vice-roi.
[10] Pantoufles turkes.
[11] C’est le nom dont les anciens géographes ont fait Xalibon; l’x représente ici le jota espagnol; et il est remarquable que les Grecs modernes rendent encore le hâ arabe par ce même son de jota; ce qui cause mille équivoques dans leur discours, attendu que les Arabes ont le jota dans une autre lettre.
[12] Les châles sont des mouchoirs de laine, larges d’une aune, et longs de près de deux. La laine en est si fine et si soyeuse, que tout le mouchoir pourrait être contenu dans les deux mains jointes: l’on n’y emploie que celle des chevreaux, ou plus exactement que le duvet des chevreaux naissants. Les plus beaux châles viennent du Cachemire: il y en a depuis cinquante écus jusqu’à 1200 et même 2400 livres.
[13] C’est le terme que les géographes grecs ont rendu par Axios.
[14] Le local qu’ils occupent répond exactement au château de Gyndarus, qui, dès le temps de Strabon, était un repaire de voleurs.
[15] Cette plaine, qui règne au pied des montagnes sur une largeur d’une lieue, a été formée des terres que les torrents et les pluies ont arrachées par le laps des temps à ces mêmes montagnes.
[16] Le nom d’Hiérapolis subsiste aussi dans un autre village appelé Yérabolos, sur l’Euphrate.
[17] Nom grec qui signifie trois villes, parce que ce lieu fut la réunion de trois colonies fournies par Sidon, Tyr et Arad, qui formèrent chacune un établissement si près l’un de l’autre, qu’ils n’en composèrent bientôt qu’un.
[18] Ces abords maritimes sont ce que les anciens appelaient maïoumas.
[19] Depuis mon retour en France, l’on m’a mandé qu’il a régné pendant le printemps de 1785, une épidémie qui a désolé Tripoli et le Kesraouân: son caractère était une fièvre violente accompagnée de taches bleuâtres; ce qui l’a fait soupçonner d’être un peu mêlée de peste. Par une remarque singulière, l’on a observé qu’elle n’attaquait que peu les musulmans, mais qu’elle s’adressait surtout aux chrétiens; d’où l’on doit conclure qu’elle a été un effet des mauvais aliments et du mauvais régime dont ils usent pendant leur carême.
[20] Tout pacha à trois queues est titré vizir.
[21] C’est effectivement la prononciation du grec, Βηρυτ.
[25] Ces vins sont de trois espèces: savoir, le rouge, le blanc et le jaune: le blanc, qui est le plus rare, est amer à un point qui le rend désagréable. Par un excès contraire, les deux autres sont trop doux et trop sucrés. La raison en est qu’on les fait bouillir, en sorte qu’ils ressemblent au vin cuit de Provence. L’usage de tout le pays est de réduire le moût aux deux tiers de sa quantité. On ne peut en boire pendant le repas sans s’exposer à des aigreurs, parce qu’ils développent leur fermentation dans l’estomac. Cependant il y a quelques cantons où l’on ne cuit pas le rouge, et alors il acquiert une qualité presque égale au Bordeaux. Le vin jaune est célèbre chez nos négociants, sous le nom de vin d’or, qu’il doit à sa belle couleur de topaze. Le plus estimé se cueille sur les coteaux du Zoûq ou village de Masbeh près d’Antoura. Il n’est pas nécessaire de le cuire, mais il est trop sucré. Voilà ces vins du Liban vantés des anciens gourmets grecs et romains. C’est à nos Français à essayer s’ils seraient du même avis; mais ils doivent observer que dans le passage de la mer, les vins cuits fermentent une seconde fois, et font crever les tonneaux. Il est probable que les habitants du Liban n’ont rien changé à l’ancienne méthode de faire le vin, ni à la culture des vignes. Elles sont disposées par échalas de six à huit pieds de hauteur. On ne les taille point comme en France, ce qui nuit sûrement beaucoup à la quantité et à la qualité de la récolte. La vendange se fait sur la fin de septembre. Le couvent de Mar-hanna cueille environ cent cinquante kâbié ou jarres de terre, qui tiennent à peu près cent dix pintes. Le prix courant dans le pays peut s’évaluer à sept ou huit sous notre pinte.
[26] Le nom de Sidon subsiste encore dans un petit village à une demi-lieue de Saide.
[27] Et non le son du z, comme dans there.
[28] Chez les Musulmans, le terme de chaik prend les sens divers de santon, d’ermite, d’idiot et de fou. Ils ont pour les imbéciles le même respect religieux qui existait au temps de David.
[29] La largeur des piles des arches est de neuf pieds.
[30] Antiq. Judaic. lib. 9, c. 14.
[31] Josèphe est en erreur lorsqu’il parle de Tyr au temps d’Hiram comme étant bâtie dans l’île. Il confond, à son ordinaire, l’état ancien avec l’état postérieur. Voyez Antiq. Jud. lib. 8, c. 5.
[32] L’on en a récemment découvert une considérable en dehors du mur de la ville. L’on n’y a rien trouvé, et le Motsallam l’a fait refermer.
[33] Peut-être le mont Sannîne.
[34] Buis de Katim. Divers passages confrontés prouvent que ce nom ne doit pas s’appliquer à la Grèce, mais à l’île de Chypre, et peut-être à la côte de Cilicie, où le buis abonde. Il convient surtout à Chypre par son analogie avec la ville de Kitium et le pays des Kitiens, à qui Eulalæus faisait la guerre du temps de Salmanasar.
[35] En hébreu aliché, qui ne diffère en rien de Hellas, ancien nom de l’archipel conservé dans Hellespont.
[36] Youn, plaisamment travesti en javan, quoique les anciens n’aient point connu notre ja.
[37] Tobel ou Teblis s’écrit aussi Teflis, au nord de l’Arménie, sur la frontière de Géorgie. Ces mêmes cantons sont célèbres chez les Grecs pour les esclaves et pour le fer des Chalybes.
[38] Ce nom s’étendait aux Cappadociens et aux habitants de la Haute-Mésopotamie.
[39] Aussi Strabon dit-il, lib. 16, que les Sabéens avaient fourni tout l’or de la Syrie, avant que les habitants de Gerrha, près de l’embouchure de l’Euphrate, les eussent supplantés.
[40] Suivez les planches.
[41] Elle a trois cent cinquante pieds de large sur trois cent trente-six de long.
[42] In-fol. d’Atlas, 1 vol. Cet ouvrage, cher et rare, ne se trouve que dans les grandes bibliothèques: on peut le consulter à celle de la nation.
[43] La soffite est cette traverse qui règne sur la tête lorsque l’on passe sous une porte.
[44] Espèces d’esprits intermédiaires entre les anges et les diables.
[45] Il y appelle Héliopolis ville des Assyriens, par la confusion que les anciens font souvent de ce nom avec celui de Syriens.
[46] La caravane de la Mekke porte exclusivement ce nom de Hadj, qui signifie pèlerinage: les autres se nomment simplement Qafl.
[47] En Syrie et en Égypte l’intérêt ordinaire est de douze ou quinze pour cent; souvent il va à vingt et trente.
[48] Je tiens ces faits d’un homme qui a connu particulièrement ce trésorier, et vu Abd-Allah à Jérusalem.
[49] Le baron de Tott appelle Djezzâr un lion: je crois qu’il le définirait bien mieux en l’appelant un loup.
[50] Ruines de Palmyre, 1 vol. in-fol. de cinquante planches gravées à Londres, en 1753, et publiées par Robert Wood.
[51] Quoique ces voyageurs eussent visité la Grèce et l’Italie.
[52] Ces eaux sont chaudes et soufrées; mais les habitants qui, hors de là, n’en ont que des saumâtres, les trouvent bonnes; et du moins elles sont salubres.
[53] Antiq. Jud. lib. 8, c. 6.
[54] Jean d’Antioche.
[55] De là le mot espagnol aldea.
[56] Les Orientaux n’appellent jamais Jérusalem que du nom de el-Qods, la sainte, en y ajoutant quelquefois l’épithète de el-Chérif, la noble. Ce nom el-Qods me paraît l’étymologie de tous les Casius de l’antiquité, qui, comme Jérusalem, avaient le double attribut d’être des lieux-hauts, et de porter des temples ou lieux-saints.
[57] A raison de 7 livres 10 sous.
[58] La différence entre eux est que ceux de la Mekke s’appellent Hadjis, et ceux de Jérusalem Moqodsi, nom formé sur celui de la ville, el-Qods.
[59] J’ai vu un pèlerin qui en avait perdu le bras, parce qu’on avait piqué le nerf cubital.
[60] K est ici pris pour le jota espagnol.
[61] Ces anneaux ont souvent la grosseur du pouce et davantage; on les passe au bras dès la jeunesse; il arrive, ainsi que je l’ai vu plusieurs fois, que le bras grossissant plus que la capacité de l’anneau, il se forme au-dessus et au-dessous un bourrelet de chair, en sorte que l’anneau se trouve enfoncé dans une dépression profonde dont on ne peut plus le retirer: cela passe pour une beauté.
[62] L’on en trouve dès Acre; mais leur fruit a peine à mûrir.
[63] Niebuhr a découvert, sur une montagne, des tombeaux avec des hiéroglyphes, qui feraient croire que les Égyptiens ont eu des établissemens dans ces contrées
[64] C’est à ces pèlerins que l’on doit attribuer des inscriptions et des figures grossières d’ânes, de chameaux, etc., gravées sur des rochers qui, par cette raison, sont nommés Djebel Mokatteb, ou Montagne Écrite. Montaigu, qui avait beaucoup voyagé dans ces cantons, et qui avait examiné ces inscriptions avec soin, en porta ce jugement; et Gébelin a bien perdu sa peine en y cherchant des mystères profonds.
[65] Inspecteur du marché.
[66] Vulgo cadilesquier.
[67] Voyez à ce sujet les observations de Porter, résident anglais à Constantinople.
[68] L’R est ici un r grasseyé.
[69] Ou salam-alaî-kom, salut sur vous. De là notre mot salamalèque.
[70] Ce terme signifie décideur des cas qui concernent la religion; son vrai nom est chaik-el-eslâm.
[71] En arabe ziouân.
[72] Kâbân est un terme tartare.
[73] Interprète se dit en arabe terdjeman, dont nos anciens ont fait truchement; en Égypte on le prononce tergoman; et les Vénitiens en ont fait dragomano, qui nous est revenu en drogman.
[74] Ce bizarre nom d’échelles est venu chez les Provençaux de l’italien scala, qui lui-même vient de l’arabe kalla, signifiant un lieu propre à recevoir des vaisseaux, une rade, un havre. Aujourd’hui les naturels disent, comme les Italiens, scala, rada.
[75] J’observerai à ce sujet, que les Mamlouks, au Kaire, montrent encore tous les ans, à la procession de la caravane, des cottes-mailles, des casques à visière, des brassards et toute l’armure du temps des Croisés. Il y a aussi une collection de vieilles armes dans la Mosquée des derviches, à une lieue au-dessous du Kaire, sur le bord du Nil.
[76] Il faut en excepter la danse sacrée des derviches, dont les tournoiements ont pour objet d’imiter les mouvements des astres.
[77] Espèce de lancette à ressort qui ne suppose aucune adresse.
[78] Hippocrates de Aëre, Locis et Aquis.
[79] Sacs de paille très-usités en Asie.
[80] L’ouvrage fut publié sans approbation, sous la date supposée de Londres, selon l’usage en pareil cas.
[81] Paul I et même Hompesch.
[82] Traduit par le cit. Lefebvre. A Paris, chez Tavernier, libraire, rue du Bac, nº 937.
[83] J’ai commencé d’écrire à la fin d’octobre 1787, lorsque les nouvelles de la guerre étaient encore récentes.
[84] Grégoire Giska, ci-devant hospodar de Moldavie, que la Porte fit assassiner, il y a quelques années, par un émissaire, à qui il avait donné l’hospitalité.
[85] Le duc de Choiseul et le comte de Vergennes.
[86] Voyez le Voyage pittoresque de la Grèce, pour cette contrée, l’Archipel et la côte de l’Anadoli; les Mémoires de Tott, pour les environs de Constantinople, et le Voyage en Syrie et en Égypte, pour les provinces du Midi. (Ajoutez-y maintenant le Tableau de l’empire turk, traduit de l’anglais de Eaton, 2 vol. in-8º. An 7. Note de l’éditeur.)
[87] La Haute-Égypte est concédée à Ibrahim et Morad beks, qui reviendront incessamment au Kaire. (Et cela est effectivement arrivé. Note de l’éditeur.)
[88] Espèces d’œufs de poisson préparés.
[89] Alexandre, Constantin, Hélène.
[90] Voyez Coxe, Voyage en Russie, tome II.
[91] Voyez l’Histoire de l’état de l’empire ottoman, par Paul Ricaut, secrétaire de l’ambassadeur d’Angleterre, c. 19. Ce livre est sans contredit le meilleur que l’on ait fait sur la Turkie.
[92] Mahomet, disent les Musulmans, a reçu de Dieu l’empire de la terre, et quiconque n’est pas son disciple, doit être son esclave. Quand les Turks veulent louer le roi de France, ils disent, c’est un sujet soumis, et il n’y a pas trois ans que le style de la chancellerie de Maroc était: A l’infidèle qui gouverne la France.
[93] Xerxès.
[94] C’est le terme appellatif d’un négociant quelconque en Syrie et en Égypte; il est persan, et signifie vieillard; senior.
[95] Il y a des consuls appointés jusqu’à 16 à 18 mille liv., et ils se plaignent de n’avoir point encore assez, parce qu’ils veulent primer sur les négociants par la dépense comme par le rang.
[96] L’empereur s’y prépare déja en attirant en ce moment à Vienne un grand nombre de nos fabricants.
[97] Les Français ne paient que deux et demi pour cent.