[729] Dans l'édition de 1692: «un homme.»
[730] Exspectes eadem a summo.... (Juvénal, Satire 1, vers 14.)
[731] Voyez le Discours des trois unités, tome I, p. 101.
[732] Dans l'édition de 1692: «qui restoient à examiner.» Voyez ci-dessus, p. 153, note 271, quel est, dans les diverses impressions, le contenu du volume où se trouve Don Sanche.
[733] Dans ce recueil, l'Achevé d'imprimer de Don Sanche porte la date du 13 août 1650. Voyez ci-dessus, p. 257, et p. 313, note 540.
[734] Voyez ci-dessus, p. 411, note 719.
[735] L'édition de 1692 donne chevalier, au lieu de cavalier.
[736] L'édition de 1682 porte par erreur: «en nos tyrans.»
[737] Var. Et vous ne manquez pas d'amants dignes de vous. (1650-56)
[738] On lit: «de ses affections,» dans l'impression de 1650 in-8, leçon reproduite par l'édition de 1692.
[739] Var. Vous rendre les respects dus à votre naissance. (1655)
[740] Var. Et dont, sans regarder services, ni famille, (1650 in-4o et in-12, 53 et 55)
[741] Var. Puisque vous m'ordonnez, Reine, que je m'explique. (1650-56)
[742] Var. Ici les trois princesses prennent chacun un fauteuil. (1650-56)—Voyez tome I, p. 228, note 3.
[743] Var. Et quel titre en ce rang a su vous établir? (1650-56)
[744] Var. Vous en êtes instruits, et je ne le suis pas. (1660 et 63)—Cette leçon a été reproduite par l'édition de 1692.
[745] Vous m'appelez soldat, et je le suis sans doute, dit du Guesclin dans le Don Pèdre de Voltaire (acte IV, scène II).
[746] Var. Et le même escadron qui le vint secourir. (1650-56)
[747] Ici et plus loin, au vers 262, les éditions de 1653 et de 1655 portent seules: «Soyez-vous.»
[748] On lit ici, et au vers 259, ennoblir, dans toutes les éditions publiées du vivant de Corneille. On ne distinguait pas alors anoblir d'ennoblir. Voyez le Lexique, et ci-dessus, p. 317, note 547.
[749] L'édition de 1655 porte: «qu'aux choix,» au pluriel.
[750] Molière paraît s'être rappelé cette scène en écrivant la première du troisième acte des Amants magnifiques:
«ARISTIONE. Vous savez que je suis engagée de parole à ne rien prononcer là-dessus; et, parmi ces deux princes, votre inclination ne peut point se tromper et faire un choix qui soit mauvais.
ÉRIPHILE. Pour ne point violenter votre parole ni mon scrupule, agréez, Madame, un moyen que j'ose proposer.
ARISTIONE. Quoi, ma fille?
ÉRIPHILE. Que Sostrate décide de cette préférence....
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
IPHICRATE. C'est-à-dire, Madame, qu'il nous faut faire notre cour à Sostrate?
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
SOSTRATE. Pourquoi me tant presser là-dessus? Peut-être ai-je, Seigneur, quelque intérêt secret qui s'oppose aux prétentions de votre amour. Peut-être ai-je un ami qui brûle, sans oser le dire, d'une flamme respectueuse pour les charmes divins dont vous êtes épris....
IPHICRATE. Vous auriez bien la mine, Sostrate, d'être vous-même cet ami dont vous prenez les intérêts.»
[751] Var. Recevra sur-le-champ ma main et la couronne. (1650 in-4o et in-8o)
[752]
Var. Eh bien! seigneur marquis, qu'est-il besoin qu'on fasse
Pour avoir quelque part en votre bonne grâce? (1650-56)
[753] Var. Voyez-vous l'arrogance? (1650-56)—Thomas Corneille dans l'édition de 1692, a changé vous voyez en vous oyez.
[754] Il doit être pour vous ce qu'a voulu la Reine. (1653-56)
[755] L'édition de 1692 a corrigé les majestés en leurs majestés.
[756] Var. Voilà, voilà que c'est, Blanche, que d'être reine. (1650-60)
[757] Var. Et n'ai mis en ces mains ce don du diadème. (1650, 53 et 56-64)
[758] Var. N'a consenti jamais à la moindre pensée. (1650-56)
[759] Var. De venger les mépris qu'on fait de sa valeur. (1650-56)
[760] Var. Ont daigné bien souvent honorer de leurs yeux. (1650-56)
[761] «A une représentation de la pièce dont nous fûmes témoin et qui eut lieu à l'époque où les parlements refusaient d'enregistrer quelques édits de Louis XV, ces vers furent applaudis de manière à donner de l'inquiétude au gouvernement, qui les fit supprimer à la représentation suivante.» (Note de Palissot.)
[762] Var. Et je le tiens rompu si je le puis remettre. (1650-56).
[763] Var. Demeure, et sois témoin avec combien d'adresse. (1650-63).
[764]
Var. Mais ont-ils méprisé vous ou votre valeur? (1650 in-4o et in-12 et 53-64)
Var. Mais ont-ils méprisé vous et votre valeur? (1650 in-8o)
[765] Var. Ne songez qu'à défendre et vous et votre gloire. (1650 in-4o et in-8o)
[766]
Var. Peut-être a-t-il changé;
Mais du moins jusqu'ici lui seul s'est engagé. (1650-56)
[767] L'édition de 1655 porte qui, pour que.
[768] Var. Tu n'es point son sujet, l'Aragon t'a vu naître. (1655)
[769] Var. Je parle à mon honneur, ne le viens point troubler. (1650-56)
[770] Var. Carlos de tout son cœur me garderoit parole. (1650-63)
[771]
Var. Et qui, du même bras qui m'étoit engagé,
Entreprend trois combats, même sans mon congé. (1650-56)
[772]
Var. Dans les occasions, sans craindre aucun reproche,
L'honneur avidement s'attache à la plus proche,
Et préfère sans honte et sans être inconstant. (1650-56)
[773]
Var. Je sais que je vous dois le sang de don Garcie;
Mais j'ai vu qu'à la Reine on perdoit le respect,
Que d'une indigne amour son cœur étoit suspect. (1650-56)
[774] Var. Et qu'étant mon sujet, il faut m'être infidèle, (1655 et 56)
[775] Var. Je voudrois toutes deux vous pouvoir satisfaire. (1655 et 56)
[776] Var. Et sa triste constance, à choisir trop timide. (1650-56)
[777] Var. Et comme il n'est enfin ni rigueur, ni mépris. (1663 et 64)
[778] Var. Qui pour un tel amant ne soient un digne prix. (1650 in-4o et in-8o)
[779] Var. Vous seriez bien sévère envers ce pauvre amant. (1650-56)
[780] Var. Vous savez quel amour il m'a toujours fait voir. (1650-56)
[781] Var. Et plût au juste ciel que j'y pusse, ou mourir. (1650-56)
[782] Vers du Cid:
Et pour t'en dire encor quelque chose de plus
(Acte I, scène V, vers 280.)
[783] Var. Quelle qu'en soit pourtant la cause et la couleur. (1650-56)
[784] Les éditions de 1653 et de 1655 portent «vous pouvez,» pour «vous pouviez.»
[786] Var. Il devroit par pitié vous quitter l'une ou l'autre. (1650-60)
[787] Var. Mais avant qu'à choisir je m'ose hasarder. (1650-56)
[788] Var. Si vous ne m'entendez, je m'expliquerai mieux. (1650-56)
[789] Var. Qui pouvoit pour Carlos ne peut plus pour un comte. (1650-64)
[790] Voyez tome I, par. 150, note 1.
[791] Var. Ils se sont l'un à l'autre attachés par ces nœuds. (1650-63)
[792]
Var. Comme une aversion qui pour tout fondement
N'a que les nœuds secrets d'un autre attachement. (1650-56)
[793] Var. Et j'aimerai des trois qui m'aura su venger. (1650-56)
[794] Var. Non des flammes qu'un autre a su mieux allumer. (1650-60)—Voyez tome I, p. 228, note 3.
[795] Var. Elle est reine, et peut tout sur l'esprit d'une mère. (1650-60)
[796]
Var. Je l'empêcherai bien qu'elle ne se ravale;
Je l'empêcherai bien d'avoir plus de bonheur. (1650-60)
[797] Var. Et l'empêcherai bien d'avoir plus de bonheur. (1663 et 64)
[798] Var. Quelle juste espérance il en faut concevoir. (1650-56)
[799] Var. Ce prince qu'il nous rend après tant de travaux. (1655)
[800] Var. Mais jugez-en vous-même, et me daignez apprendre. (1650-60)
[801] Var. Qu'il l'amenoit ici reconnoître une mère. (1650-60)
[802] Var. Madame, après cela j'ose vous dire encore. (1650-56)
[803] Var. Peut s'opposer encore à cette avidité. (1650-56)
[804] L'édition de 1655 porte seule voyons, et non voyions.
[805] Var. Blanche, ou si tu te plais à seconder sa haine. (1650 in-4o et in-8o)
[806] Var. Du moins respecte en moi l'ouvrage de la Reine. (1650 in-12 et 53-56)
[807] L'édition de 1692 a changé d'un prince en du Prince.
[808] Var. Que s'il devient mon roi, vous pouvez espérer. (1650-56)
[809] Var. Vu que depuis un mois qu'il vint des députés. (1655)
[810] «Un jour que j'étois devant l'entrée du palais royal, au milieu d'une foule de courtisans qui suivoient ma faveur, un vieux paysan m'envisagea de loin, et fendant la presse, se vint jeter à mon col, les yeux baignés de larmes. On le voulut repousser; mais il s'attacha si fermement à moi, qu'à moins de le mettre en pièces, il n'étoit pas possible de l'en arracher. Bien que cette nouveauté me surprît, si est-ce que mon étonnement ne fut pas si grand que celui des autres. Je connus aussitôt d'où procédoit sa tendresse; je connus, dis-je, que c'étoit Hipparque, ce bon vieillard qui m'avoit nourri parmi ses autres enfants, et que j'estimois alors mon père: ainsi j'empêchai qu'on ne l'outrageât, et ce bon homme reprenant haleine: «O mon fils, s'écria-t-il, est-ce vous? est-il possible que je vous trouve environné de tant de pompe? O mon fils, ne me rebutez point, ne refusez pas de me reconnoître, souffrez que j'achève à vos pieds le reste de mes jours: je suis votre père, le sang ne vous émeut-il point? Mon fils, souffrez que je vous embrasse.» J'interrompis à même temps ce bon vieillard, et contre l'opinion de tous les assistants, qui s'imaginoient que j'allois le désavouer et possible le maltraiter: «Oui, mon père, lui dis-je en le baisant, je vous reconnois.» A peine eus-je proféré ces trois ou quatre mots, que ma confusion me ferma la bouche: je m'éloignai du palais, et ne pouvant pas me résoudre même à demeurer dans la ville, après que j'eus fait accroire au pauvre Hipparque, pour me défaire de lui, que j'irois le voir au premier jour dans sa maison, j'allai m'enfermer dans une chambre de mon logis avec mon frère.» (Dom Pélage, livre V, seconde partie, p. 210-212.)—Voyez ci-dessus, p. 414, note 727.
[811] L'édition de 1655 porte seule: «Vous m'aviez perdu!»
[812] Var. Un grand peuple amassé ne veut pas qu'on les croie. (1650-56)
[813] Var. Et rien.... Mais le voici qui s'en vient plaindre à vous. (1650-56)
[814] Var. A fait trembler le More et ployer sous nos rois. (1650-56)
[815] On lit dans l'édition de 1682: «Puisque vous le savez.»
[816] Var. D'une haute valeur qu'affronte un sang abjet. (1650-56)
[817] «Hipparque ne m'eut pas sitôt abandonné qu'il courut au logis de la princesse Benilde, qui depuis la mort de son mari se tenoit à Tolède avec Ormisinde sa fille, et demandant à parler au même Oronte, des mains duquel sa femme m'avoit reçu pour me nourrir: «Monsieur, lui dit-il, je suis le plus heureux homme du monde; enfin après beaucoup d'inutiles recherches le ciel m'a fait retrouver le précieux trésor que vous aviez autrefois commis à ma garde.—Que veux-tu dire? interrompit Oronte sans le connoître.—Ha, Monsieur, lui répondit ce bon vieillard, avez-vous perdu la mémoire d'Hipparque?» A ce nom Oronte, revenant à soi, considéra ce visage, et connut que c'étoit véritablement le nourricier du fils unique de la Princesse. Alors se jetant à son col: «Oui, lui dit-il, Hipparque, je me souviens qui vous êtes, mais je n'ai pas bien conçu ce que vous venez de me dire.—Je vous ai dit, ajouta le vieillard, qu'aujourd'hui j'ai retrouvé dans Tolède votre enfant, que j'avois perdu depuis neuf ou dix années.—Est-il bien vrai?» lui répondit Oronte. Et là-dessus, courant à la chambre de la Princesse: «Madame, lui dit-il tout hors de soi, je vous apporte la plus heureuse nouvelle que vous pourriez souhaiter; votre fils le jeune prince dom Pélage, la perte duquel vous pleurez à toute heure, est aujourd'hui dans Tolède.» Là-dessus il fit entrer Hipparque, et ce bon vieillard, se jetant aux pied de Benilde, lui confirma naïvement la nouvelle d'Oronte.» (Dom Pélage, livre V, seconde partie, p. 214-216.)—Voyez ci-dessus, p. 414, note 727, et p. 483, note 810.
[818] Var. Madame: j'y saurai si mon fils vit ou non. (1655)
[819]
Var. Ah! Sanche, si par là je le puis découvrir,
Vous pouvez être sûr que vous et votre père
Aurez dans l'Aragon une puissance entière. (1650-56)
[820] Var. Il n'est aucun espoir qui vous soit défendu. (1650-56)
[821] Var. L'avoit vu plein de gloire et fort bien dans la cour. (1650-63)—L'édition de 1692 porte à la cour.
[822] L'édition de 1692 a changé ses rois en nos rois.
[823] Var. CARLOS, reconnu pour D. Sanche, à D. Léonor. (1650-60)
[824] L'édition de 1656 porte vous n'avez, pour vous n'aurez.
[825] L'édition de 1692 a changé honoroit en adoroit.
[826] Voyez ci-après, p. 501 et 505.
[827] L'édition Lefèvre la place au vingtième rang, avant Don Sanche, mais ce n'est là qu'une simple erreur matérielle, car sur les faux titres chaque pièce a bien la date qu'elle doit porter.
[828] Avertissement du Théâtre de Corneille, 1738, p. III.
[829] Tome II, fol. 991 verso.
[830] Les œuvres de Monsieur Moliere.... Paris, D. Thierry, M.DC.LXXXII, tome I, 4e feuillet recto.
[831] Acte II, scène 1, vers 413 et 414.
[832] Scène 1.
[833] Mémoires, p. 125.
[834] Lemazurier, tome I, p. 123.
[835] Ibidem, p. 250.
[836] Voyez ci-dessus, p. 401.
[837] Pages 144 et 147.
[838] Théâtre de P. Corneille avec des commentaires (1764). Préface de Nicomède.
[839] Tome I, p. 384 et 385.
[840] Observations sur la tragédie de Nicomède dans les Mémoires de Henri-Louis Lekain, p. 102-162.
[841] Lemazurier, tome II, p. 257.
[842] Voyez ci-dessus, p. 257.
[843] «Eodem fere tempore Prusias, rex Bithyniæ, consilium cepit interficiendi Nicomedis filii, dum consulere studet minoribus filiis, quos ex noverca ejus susceperat et Romæ habebat; sed res adolescenti ab his qui facinus susceperant proditur; hortatique sunt «ut crudelitate patris provocatus, occupet insidias, et in auctorem retorqueat scelus;» nec difficilis persuasio fuit. Igitur, quum accitus in patris regnum venisset, statim rex appellatur. Prusias, regno spoliatus a filio, privatusque redditus, etiam a servis deseritur. Quum in latebris ageret, non minori scelere, quam filium occidi jusserat, a filio interficitur.» (Lib. XXXIV, cap. IV.)—Appien (de la guerre de Mithridate, chapitres II-VII) et Diodore de Sicile (fragments des livres XXX et XXXII) racontent aussi les mêmes faits, et insistent sur les honteuses flatteries que Prusias adressait aux puissants de Rome.
[844] Var. (édit. de 1651 in-12-1656): par l'ordre de son fils.
[845] Var. (édit. de 1651 in-12-1656): qu'il avoit commis en le voulant faire assassiner.
[846] Ire épître du Ier livre, vers 19.—Il y a subjungere, au lieu de submittere, dans Horace.—Nous avons vu déjà Corneille considérer cette sentence morale comme un précepte littéraire. Voyez tome I, p. 261, note 1.
[847] Dans ce premier paragraphe, l'Examen ne diffère de l'avis Au lecteur que par la variante «j'ai mise,» pour «j'ai fait voir,» et l'addition de qui, au dernier membre de phrase.
[848] Corneille a notablement modifié le commencement de cet alinéa, mais à partir des mots «donnât plus d'ombrage,» jusqu'à la fin du troisième paragraphe, il n'a plus rien changé.
[849] On lit dans toutes les éditions, même dans celles de Th. Corneille et de Voltaire: «du 4.» ou «du quatrième.» C'est une erreur matérielle, qui ne doit être imputée qu'aux imprimeurs, car dans l'avis Au lecteur (p. 502), c'est bien le trente-quatrième livre qui est cité.
[850] Thomas Corneille a mis, mais à tort, nourri dans l'édition de 1692. Voyez ci-dessus, p. 502, et la note 843.
[851] Dans l'avis Au lecteur (1651-1656), il y a rendants, demeurants; dans l'Examen (1660-1692), rendant, demeurant, sans accord.
[852] Corneille, qui a beaucoup abrégé la première phrase de ce paragraphe, a remplacé ici: «qui rencontre» par «à qui j'oppose;» puis il a ajouté qui à la ligne suivante; substitué, quatre lignes plus bas, infortunes à malheurs; et entièrement changé la fin de la phrase. Pour toute la suite, il n'y a plus de rapport entre l'avis Au lecteur et l'Examen.
[853] Var. (édit. de 1663); une aversion contre la pusillanimité.
[854] Discours des trois unités, tome I, p. 115.
[855] Var. (édit. de 1660 et de 1663): plus de satisfaction et moins de régularité.
[856] Nous distinguerons par les lettres A. et B. les deux éditions de 1652; nous n'avons pas trouvé de différences, dignes d'être relevées, entre les deux de 1653.
[857] Prusias II, le chasseur, régna de 192 à 148 avant J. C.
[858] Titus Quinctius Flaminius, ou mieux Flamininus, fut consul en 198 avant J. C. Son ambassade eut lieu en l'année 183; on en trouve le récit dans les chapitres XXXIX et suivants de sa vie écrite par Plutarque. Voyez encore ci-après, p. 525, note 890.
[859] Les historiens disent bien que Prusias eut deux femmes, mais ils ne les nomment pas.
[860] Nicomède II, surnommé par dérision Philopator, fut roi de Bithynie de 148 à 90 avant J. C., après la mort de Prusias.
[861] Justin parle en termes généraux des fils de la seconde femme de Prusias, élevés à Rome, mais il n'en nomme aucun. Voyez ci-dessus, p. 502, note 843.
[862]
Var. Seigneur, je vous l'avoue, il doit m'être bien doux
De voir que, tout vainqueur, je règne encor sur vous [862-a];
Que sous tant de lauriers qui vous couvrent la tête,
Un si grand conquérant est encor ma conquête [862-b],
Et que toute la gloire acquise à vos travaux
Sert d'un illustre hommage à ce peu que je vaux [862-c]. (1651-56)
Var. Il doit m'être bien doux, je l'avouerai, Seigneur. (1660-63)
[862-a]
Qu'après de tels exploits je règne encor sur vous. (1652 B.-56)
De voir qu'étant vainqueur, je règne encor sur vous. (1652 A.)
[862-b] Un si grand conquérant soit encor ma conquête. (1652-56)
[862-c]
Serve d'illustre hommage à ce peu que je vaux. (1652 B.-56)
Est un illustre hommage à ce peu que je vaux. (1652 A.)
[863] «Racine.... a imité ce vers dans Andromaque (acte V, scène II):
Mener en conquérant sa superbe conquête.»
(Voltaire.)
—Il y a dans le texte de Racine: sa nouvelle conquête.
[864] Dans l'édition de 1692: «quelque bien.»
[865] Var. Je vous vois à regret, tant ce cœur amoureux. (1651-56)
[866] «Cette conquête éphémère de la Cappadoce fut faite, il est vrai, par Nicomède, lorsqu'il régnait après la mort de Prusias. (Note de M. Naudet; voyez la fin de la note 2 de la p. 525.)
[867] Var. Je n'oserois douter que sa vertu romaine. (1651-60)
[868] Var. Je crains leur violence, et non votre foiblesse (1651-56)
[869] Var. Au moindre jour ouvert de voir régner son fils? (1651-56)
[870]
Var. Et n'aura pas pour vous plus de fidélité
Que de respect aux droits de l'hospitalité.
LAOD. Et ceux de la nature ont-ils un privilége. (1651-56)
[871] Var. Non, non, votre retour, loin de rompre ses coups. (1651-56)
[872] Var. Et vous serez, Seigneur, la première victime. (1651-56)
[873]
Var. Mais j'ai besoin de vous de peur qu'on me contraigne:
Oui, Seigneur, il est vrai, j'ai besoin qu'on vous craigne. (1651-56)
[874] Var. Retourner a l'armée! ah! Madame, et la Reine. (1651-56)
[875] «L'arrivée d'Attale, qui interrompt assez cavalièrement l'entretien de Laodice avec Nicomède pour parler de son amour à cette princesse devant un homme qu'il n'a jamais vu et qu'il prend ensuite pour un valet; cette action, dis-je, n'est ni vraisemblable ni décente: n'est-elle pas d'autant plus extraordinaire que Corneille se montre toujours très-sévère sur les bienséances théâtrales? Ce qui m'étonne le plus, c'est qu'aucun critique n'ait remarqué cette faute, que j'estime incorrigible, à moins que Nicomède, dès le commencement de la scène, ne s'éloigne un peu vers le fond du théâtre, et n'y revienne que par degrés, lorsqu'il s'agit de discuter ses intérêts personnels.» (Lekain, Observations sur la tragédie de Nicomède, Mémoires, p. 110.)—Ce jeu de scène, à la vérité indispensable, se devine facilement et pouvait être indiqué avec plus de simplicité.
[876] Var. Un regard désarmé de tant d'àpres rigueurs. (1651-56)
[877] Var. Votre rang et le mien ne le sauroient permettre. (1651-56)
[878]
Var. Et l'on ne sait que c'est parmi ses ennemis
De regagner un fort qu'une fois il a pris. (1651-60)
[879]
Var. Aux reines comme vous qu'on voit sous son empire. (1651 et 52 B.-56)
Var. Aux reines comme vous qui sont sous son empire. (1652 A.)
[880]
Var. Que c'est à ces partis que Rome vous destine,
Mais dont vous exclurroit (sic) enfin votre origine. (1651-56)
Var. Que Rome vous promet cette haute alliance. (1660 et 63)
[881] Var. Ne vous autorisoit à cette ambition. (1651-56)
[882]
Var. Et la Reine et le Roi l'ont pour vous acheté
Assez pour n'aimer pas à le voir rejeté. (1651-56)
[883] Var. Que sans vous offenser il ne se puisse taire? (1651-56)
[884] «Ces deux vers sont de la tragédie de Cinna, dans le rôle d'Émilie, mais ils conviennent bien mieux à Émilie, Romaine, qu'à un prince arménien.» (Voltaire.)
Sache qu'il n'en est point..., etc.
(Acte III, scène IV, vers 1001 et 1002.)
[885] Var. Sachez que mon amour n'est qu'un noble projet. (1651-56)
[886]
Var. Nous allons donc penser à vous en rendre grâce.
ARS. Allez, et soyez sûr que je n'oublierai rien. (1651-56)
[887]
Var. Point de mais, ni de si;
Va, tu ne sauras rien que tout n'ait réussi. (1651-56)
[888] Var. Et ne connoisse mal qu'il n'est fourbe ni crime. (1656)
[889] «Corneille donne ici, contre la vérité historique, l'exemple d'une licence qui, à ce que nous croyons, ne doit jamais être imitée. Le Flaminius qu'il introduit dans sa pièce n'était point du tout, comme il le suppose, fils du général qui fut vaincu, et qui périt à la journée de Trasimène. Ces deux Flaminius n'avaient pas même une origine commune. Celui qui combattit contre Annibal se nommait Caïus Flaminius, et sa famille était plébéienne; l'autre, patricien de naissance, se nommait T. Quintus Flaminius, et fut en effet député à la cour de Prusias, pour y demander, au nom des Romains, Annibal, qui s'était réfugié chez ce prince. Corneille, quoique très-instruit, fut trompé, selon toute apparence, par la conformité des noms; et ce qui nous le persuade, c'est que, lorsqu'il se permet de donner volontairement quelque atteinte à la vérité de l'histoire, il ne le dissimule jamais dans l'examen de ses pièces, et qu'il y rend compte des motifs qui ont pu l'autoriser à se donner cette licence; mais on ne trouve rien ni dans la préface, ni dans l'examen de Nicomède, qui prouve que Corneille ait cru prendre ici quelque liberté.» (Palissot.)—Les noms mêmes différent: le vaincu de Trasimène se nomme C. Flaminius; l'ambassadeur que Corneille met en scène, T. Quinctius Flamininus. Voyez ci-dessus, p. 510.
[890] «Supposition gratuite du poëte. L'histoire ne dit point qu'Annibal ait tué de sa main le consul Flaminius. Mais on passe aisément sur l'invention parce que, sans cette circonstance particulière, la défaite et la mort de Flaminius suffiraient amplement à motiver le ressentiment d'un fils. Ce qui choque davantage, c'est la prétention d'Arsinoé d'être la cause première de la mort d'Annibal, c'est la fausse apologie de Rome, que dément toute l'histoire. Tite Live est plus sincère: Semper talem exitum vitæ suæ Hannibal prospexerat animo, et Romanorum inexpiabile odium in se cernens.... «Liberemus, inquit, diuturna cura populum romanum, quando mortem senis exspectare longum censent,» etc. (Lib. XXXIX, cap. LI.) Ne dirait-on pas qu'il a pris un remords à Corneille de maltraiter ses chers Romains dans cette pièce, et qu'il veut les relever un peu? Arsinoé se donne trop d'importance et se fait plus criminelle qu'elle ne l'est. Elle pouvait se rendre l'instrument des desseins de Rome afin d'en profiter pour elle-même et pour son fils. Mais qu'elle eût pu influer sur la politique du sénat et l'émouvoir à son gré, c'est une illusion à laquelle on ne se prêtera pas, pour peu qu'on connaisse l'antiquité.»—Nous n'avons pu résister au désir de citer textuellement cette excellente note, tirée de l'édition de Nicomède donnée par M. Naudet, et il nous est encore arrivé quelques autres fois de céder à des tentations semblables.
[891] L'édition de 1692 a ainsi modifié ce vers:
Et voilà le scrupule où Rome s'intéresse.
[892] Var. C'est pourquoi donc Attale entreprend sa maîtresse! (1651-56)
[893] Var. Il me l'a, grâce aux Dieux, doucement amené. (1651-56)
[894] «Les comédiens ont corrigé: j'ai feint d'être effrayée.» (Voltaire.)
[895] Var. Et si ce diadème une fois est pour nous. (1651-56)
[896] Dans l'édition de 1692: «de ta reine.»
[897] L'édition de 1692 a changé Sire en Seigneur.
[898] Var. De ce qu'on pourroit craindre est un puissant remède. (1651-56)
[899]
Var. (Des héros tels que lui ne sauroient obéir.)
Par ce lâche devoir ses hauts faits se ternissent.
ARASPE. (C'est d'ordinaire ainsi que ses pareils agissent:)
Ces jeunes cœurs enflés du bruit de leurs combats. (1651-56)
[900] Var. Sire, et ce qu'en tout autre il faudroit arrêter. (1651-60)
[901]
Var. Si je ne le dois craindre, au moins j'en dois rougir;
Et la confusion dont je me sens couvrir
Me ramène aussitôt cette vue importune. (1651-56)
[902] «Araspe semble avoir dicté à Mathan sa maxime:
Est-ce aux rois à garder cette lente justice?
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Dès qu'on leur est suspect, on n'est plus innocent.
(Athalie, acte II, scène V.)»
(Note de M. Naudet.)
[903] Var. Quoi qu'il ait fait pour moi, quoi que j'en doive craindre. (1651-60)
[904]
Var. La Cappadoce est vôtre et le trône d'Arsace;
Vos ordres par ma main vous ont mis en sa place,
Et je viens rendre grâce à mon père et mon roi. (1651-56)
[905] «Voltaire ne devrait-il pas à une réminiscence ces vers de Sémiramis, (acte I, scène 1):
Elle laissa tomber de son char de victoire
Sur mon front jeune encore un rayon de sa gloire?»
(Note de M. Naudet.)
[906] Var. Qui ne craindra jamais une si dure loi. (1651-56)
[907]
Var. Et les chemins ouverts par nos derniers combats
Font qu'après ce bonheur tout son peuple soupire. (1651-56)
[908] Var. Je n'ai garde à son rang de faire cet outrage (1651 et 52 A.)
[909] Var. Et n'en veux point douter, puisque vous me le dites. (1651-56)
[910]
Var. C'est votre intérêt seul que cette affaire touche.
NICOM. Et pour le vôtre seul je veux ouvrir la bouche. (1651-56)
[911] Var. Qui vous partage en vie aspire à votre mort. (1651-56)
[912] L'édition de 1692 ajoute ici: à Prusias.
[913] Var. Je fus son écolier, et je le tiens à gloire. (1651-56)
[914] Voyez ci-dessus, p. 525, note 890.—«Il n'est pas encore dans l'exactitude historique que ce soit par un Flaminius qu'Annibal ait commencé à triompher de Rome. La journée de Trasimène avait été précédée par les batailles du Tésin et de la Trébie.» (Palissot.)
[915] Var. N'offensez plus les morts. (1651)
[916] «Ces deux vers sont du nombre de ceux que les comédiens avaient corrigés.» (Voltaire.)—Lekain, dont les Observations sont postérieures au commentaire de Voltaire qu'il cite, met ici: «Et toutes les vertus....» C'était là probablement la correction déjà pratiquée par les comédiens, car dans un autre endroit il adopte un changement (voyez ci-dessus, p. 527, note 884) signalé par Voltaire comme provenant d'eux. Ce passage n'avait rien du reste qui choquât les contemporains, et Mlle de Scudéry l'avait trouvé si fort à son gré qu'elle l'avait imité. En effet, dans le Grand Cyrus, au tome X (p. 1354), dont l'achevé d'imprimer porte la date du 13 septembre 1653, Cyrus répond à la cruelle Thomiris, qui essaye une dernière fois de le détacher de Mandane: «Vous avez une grande beauté, un grand esprit, un grand cœur et mille grandes qualités, qui font que toute mon ennemie que vous êtes, j'ai encore de l'estime pour vous.» Je dois ce curieux rapprochement à M. Gandar, professeur suppléant d'éloquence française a la Faculté des lettres de Paris, qui m'a ainsi plus d'une fois fait part du fruit de ses lectures.
[917] Var. Prince, vous abusez enfin de ma bonté. (1651-56)
[918] L'édition de 1692 a ainsi modifié ce vers:
Ou laissez-moi parler, ou bien faites-moi taire.
Voyez le vers 366, et la note qui s'y rapporte.
[919]
Var. Vous m'offencez. NICOM. Autant que Rome vous honore.
PRUS. Quoi? vous continuez à m'offenser encore! (1651-56)
[920] Var. Les éditions de 1663-82 donnent, par erreur évidemment, la, au lieu de le.
[921] Var. Il la faut diviser; et dans ce beau projet. (1651-56)
[922] Var. Vous n'avez fait le Roi que garde de leur prix. (1651-64)
[923] Var. Pour le respect du Roi je ne dis rien de plus. (1651-64)
[924] Var. Et vous en donne avis de peur de vous surprendre. (1651 et 52 A.)
[925] Var. Ne touchez point en elle aux droits de diadème. (1651-60)
[926] Var. Cet esprit arrogant, et fier de ses succès. (1651-56)
[927]
Var. Semble exiger de nous quelque formalité.
Quoique j'aye sur elle une puissance entière,
J'en cache les effets sous le nom de prière. (1651-56)
[928] Var. Puisqu'elle est en nos mains, l'amour ne nous peut nuire. (1651-63)
[929]
Var. Vous verrez qu'à tous deux je rends ce que je doi,
Si vous voulez mieux voir ce que c'est qu'être roi. (1651 et 52 A.)
[930]
Var. Tout ce qu'au nom de reine ailleurs le ciel permette,
C'est la gloire d'y vivre et n'être point sujette,
D'y régner sur soi-même, et n'avoir en tous lieux. (1651-56)
[931] Voyez tome IV, p. 27, note 3.
[932] Var. Ma vie est en vos mains, et non ma dignité. (1651)
[933] Var. Nous verrons bien changer ce courage indompté. (1651-56)
[934] Var. Que je ne dois ici ni ne veux l'écouter. (1651-56)
[935] Var. Jette en un tel divorce avecque le bonheur. (1651-56)
[936] Var. Je vis dedans sa cour, je suis dans ses États. (1651-56)
[937] Var. Et connoît d'autant mieux ses dangereux amis. (1651 et 55 A.)
[938] Var. Si son intention pour ce prince est si bonne. (1651-56)
[939] «Coup d'essai, coup de maître, figure employée dans le Cid (acte II, scène II, vers 410), et qu'il ne faudrait pas imiter souvent.» (Voltaire.)
Mes pareils à deux fois ne se font point connoître,
Et pour leurs coups d'essai veulent des coups de maître.
[940] «N'y aurait-il pas ici une réminiscence détournée de ces vers de Silius Italicus (livre XI, vers 345 et 346):
Cannas et Trebiam ante oculos Trasymenaque busta,
Et Pauli stare ingentem miraberis umbram?»
(Note de M. Naudet.)
[941] Var. Lui-même prend le soin de les examiner. (1651-56)
[942]
Var. Le bruit de votre nom ne le rend pas jaloux,
Je n'ose le penser; mais je ne puis vous taire. (1651-56)
[943] Par une erreur singulière, les éditions de 1660-68 portent en tête de cette scène, ARASPE, pour ATTALE.
[944] Var. Tous deux avoient plus dit qu'ils n'avoient résolu. (1656)
[945] Voyez tome I, p. 150, note 1.
[946] Il y a ici comme un souvenir du dialogue qui termine la scène III de l'acte II du Menteur, et où Alcippe et Clarice se disent tour à tour l'un à l'autre, pour excuse et pour raison de leur refus, que «le père va descendre.»
[947] Var. Si je suis son rival, Madame, il est mon frère. (1651 et 52 A.)
[948] Var. Quand ils font contre vous je les crois beaucoup moins. (1651-56)
[949] L'édition de 1656 porte, par erreur, suis, pour sens.
[950] «Arsinoé joue précisément le rôle de la femme du malade imaginaire, et Prusias celui du malade qui croit sa femme.» (Voltaire.)
[951] Var. Que si la moindre tache en demeure à mon nom. (1651-56)
[952] Les éditions de 1654 et de 1656 portent: «Tout rempli,» pour «Trop rempli.»
[953]
Var. Qui ne sait qu'aller droit, ne craint que le tonnerre,
Et n'a jamais appris que les ruses de guerre. (1651-56)