666,

12, Temperature.—Modération (de son âme).

16, Non.—Non seulement, comme le porte l’éd. de 88.

21, Tient.—Add. de 88: aux talons.

22, Guttur.—Le goitre est une tumeur spongieuse, susceptible de devenir très volumineuse, qui vient à la gorge; elle est très fréquente dans certaines vallées des Alpes.

35, Platon.—Dans le Timée.

39, Histoires.—Hérodote, IV, 184;  Pomponius Mela, I, 8.

668,

3, Propos.—Cicéron, De Divinat., II, 58.

6, Songeant.—Galien dit qu’ayant ouï dire qu’il arrivait à certaines gens de marcher tout endormis, il n’en avait rien cru, jusqu’à ce qu’ayant eu à voyager à pied toute une nuit, il fut forcé de le croire, par l’expérience qu’il en fit lui-même.—Le fait est fréquent chez le soldat, dans les marches de nuit.

7, Maison.—Diogène Laerce, Pyrrhon, IX, 82.

11, Fauorinus.—Ou plutôt ce qu’il condamne, ainsi qu’il résulte d’un passage d’Aulu-Gelle, Nuits att., XV, 8.

30, Faict.—C.-à-d. ne pas faire bonne chère avec des mets dont les autres se délectent...

670,

1, Galeres.—Ce parent devait être vraisemblablement officier du corps des galères du roi, lequel, en 1748, a été réuni à celui de la marine.

5, Village.—Au village de Papessus, agglomération de quelques maisons à environ 3 kil. N. du manoir paternel, suivant une tradition locale.

19, Attacher.—C’est probablement en mémoire de ce parrain inconnu qu’il reçut le prénom de Michel; c’était parfois l’usage de donner des gens de peu pour parrains à de jeunes nobles, afin de leur enseigner à ne pas rougir plus tard de leurs inférieurs. Un arrière-petit-fils de Montaigne, Charles-François de Lur-Saluces, fut, comme son bisaïeul, tenu sur les fonts baptismaux par des pauvres; il en a été de même un siècle plus tard de Montaigne en Guyenne, comme de Buffon en Bourgogne, qui eurent pour parrains des mendiants de la paroisse, dont les prénoms leur furent donnés, «afin que toute leur vie ils se rappelassent que les pauvres sont frères». Bonnefon.

25, Chelonis.—Léonidas II, son père, roi de Sparte concurremment avec Agis III, était poursuivi et contraint de quitter Sparte et remplacé sur le trône par son gendre Cléombrote parce qu’il s’opposait aux réformes entreprises par Agis pour mettre fin aux abus qui s’y étaient introduits et la ramener à l’austérité de Lycurgue (243); au bout d’un certain temps, les partisans de Léonidas reprirent le dessus (239), Agis fut mis à mort et Cléombrote mari de Chélonis détrôné dut à son tour prendre le chemin de l’exil.—Le récit des faits de cette généreuse princesse est à lire dans Plutarque, Agis et Cléomènes, 5.

34, Flaminius.—Dans sa Vie par Plutarque, c. 1.

36, Pyrrhus.—Dans sa Vie par Plutarque, c. 2.

672,

5, Auguste.—Dans sa Vie par Suétone, c. 74.

674,

12, Naturelles.—C.-à-d. à l’âge auquel je suis arrivé, ma mort est juste et naturelle; et je ne puis désormais ni demander ni espérer de la destinée une prolongation de vie, qui serait une faveur contraire aux règles et au cours ordinaire de la nature.

15, Solon.—Hérodote, I, 32.

18, Passé.—C’est l’aurea mediocritas (l’excellente médiocrité) d’Horace, tant prônée avant lui, dans l’antiquité par Cléobule, un des sept sages de la Grèce, comme une des plus sûres conditions d’une vie heureuse.  Diogène Laerce, I, 93.

«Si le bonheur nous est permis,
Il n’est point sous le chaume, il n’est point sur le trône;
Voulons-nous l’obtenir, amis?
La «médiocrité» le donne.»

C’est également Cléobule qui recommandait de la mesure en tout: «Faites, disait-il encore, du bien à vos amis pour vous les attacher davantage, et à vos ennemis pour vous en faire des amis.»

23, Platon.—Dans le Timée.

28, Heure.—C.-à-d. le déclin de nos facultés anticipe sur le moment où la mort doit arriver, et augmente à mesure que nous avançons vers l’heure fatale.

33, Tracasser.—Var. de 88: trainer.

676,

6, Refors.—Raifort. V. N. III, 36.

10, Blanc.—V. N. III, 64: Clairet.—Sur ce point, Montaigne s’en remettait du reste, le cas échéant, aux médecins: «Ils pensent, dit-il (liv. II, ch. XXXVII, III, 64), m’ordonner le blanc ou le clairet.»

20, Abondance.—Sénèque, Epist. 18.

25, Liqueur.—Vénus et Bacchus.

26, Propre.—C.-à-d. ou parce que je n’avais pour manger avec moi, aucune personne dont la société me convînt.

28, Mange.—Sénèque, Epist. 91.

28, Chilon.—Plutarque, Banquet des Sept Sages, 3.

678,

7, Ieusne.—Par loix de jeusne, il faut, ce nous semble, entendre ici les régimes de toutes sortes que les médecins nous conseillent dans le cas de telles ou telles affections et qui tous aboutissent à des interdictions qu’ils nous imposent. D’autres ont pensé qu’il s’agissait simplement du jeûne que l’Église prescrit à ses fidèles et en concluent que son observation, d’après ce qui suit, aurait été chez Montaigne beaucoup plus une question hygiénique qu’une mortification; c’est bien, en effet, l’idée qui, à l’origine, le fit prescrire par la religion; et il faut reconnaître qu’aujourd’hui avec tous les tempéraments qu’elle y a apportés pour suivre nos estomacs devenus plus exigeants en raison de la vie plus intensive que nous menons, d’une débilité qui va croissant par suite de la sophistication de toutes denrées alimentaires et de la place de plus en plus grande qu’un accroissement dans le bien-être général a fait occuper à la viande dans notre alimentation, le jeûne n’est plus guère, dans l’Église catholique, qu’une marque d’obéissance qu’elle demande à ses adhérents.

18, Galbe.—De parure, d’apparat.

680,

4, Auguste.—Dans sa Vie par Suétone, c. 77.

5, Democritus.—Pline, Hist. nat., XXVIII, 6.—Le texte latin porte Démétrius; Montaigne a mis Démocritus, probablement parce qu’il a relevé le fait dans Erasme qui a commis la même erreur.

7, Demysetiers.—Le demi-setier, mesure de capacité ancienne, représentait environ un quart de litre. Ce n’était pas, comme son nom semble l’indiquer, la moitié du setier; celui-ci valait près de huit litres. Trois demi-setiers faisaient donc trois quarts de litre, c’est à peu près la contenance de la bouteille de Bordeaux.

13, Sommelerie.—Pièce où dans une maison sont en dépôt les provisions de consommation immédiate, et où se font les opérations qu’elles comportent.

15, Vin.—D’eau, aj. l’éd. de 88.—D’autres attribuent cet usage à Amphictyon, successeur de Cranaüs.  Athénée, II, 2.

24, Difficultez.—Var. de 88: aspretez.

35, Soulagé.—C’est la raison qui fait que, de nos jours, soit pour écrire, soit pour l’impression, on emploie fréquemment des papiers très légèrement teintés, de couleur crème plutôt que blancs.

35, Present.—Montaigne avait alors cinquante-quatre ans, ainsi qu’il l’indique ici même, dans l’éd. de 88.

682,

5, Coïement.—Tranquillement. L’adjectif coi, au masculin, est encore en usage dans le style familier: «Il est resté coi.»

16, Certains.—Immobiles.

18, Rassis.—Add. de 88: et pour la gesticulation, ne me trouue guiere sans baguette à la main, soit à cheual ou à pied.

18, Chrysippus.—Diogène Laerce, VII, 183.

27, Diogenes.—Plutarque, Que la vertu se peut enseigner, 2.

36, Platon.—Dans le dialogue intitulé Protagoras.

684,

1, Conuiue.—S.-ent.: pour qu’un repas ait lieu dans les meilleures conditions. Aulu-Gelle, XIII, II.

10, Forclost.—M’en exclut.

13, Manie.—Qui vais toujours terre à terre.

14, Culture.—Add. de 88: et plaisir.

16, Xerxes.—Cicéron, Tusc., V, 7.

35, Critolaüs.—Ce philosophe estimait que si dans l’un des plateaux d’une balance on mettait les biens de l’âme, dans l’autre les biens du corps et, en général, tous les biens matériels, les premiers l’emporteraient, même si on ajoutait aux autres la terre et les mers. Cicéron, Tusc., V, 17.—Montaigne en fait ici application à un usage fort différent.

686,

4, Cyrenaïques.—Diogène Laerce, II, 90.

6, Aristote.—Morale à Nicomaque, II, 7.

12, Bacchus.—Add. de 88: Ces humeurs vanteuses se peuuent forger quelque contentement, car que ne peut sur nous la fantasie? mais sagesse, elles n’en tiennent tache. Ie hay...

13, Cercle.—La quadrature du cercle, ou transformation d’un cercle en un carré de surface équivalente, est un problème insoluble.

688,

2, Vescu.—C’est le mot de La Fayette à quelqu’un lui demandant ce qu’il avait fait pendant la Terreur, durant laquelle, membre de la Convention, il s’était effacé de son mieux et avait réussi à passer inaperçu: «J’ai vécu,» répondit-il.

4, Si.—S.-ent.: Mais, me direz-vous encore, si...

14, Adminicules.—C.-à-d. n’en sont que d’infimes accessoires et superfétations. Appendicules et adminicules sont deux mots latins que l’on rencontre, avec le sens ici indiqué, dans Cicéron et autres, et que Montaigne a francisés.

16, Deliure.—Libre, dégagé de tout autre soin.

17, Brutus.—Plutarque, M. Brutus, 1.

19, Breueter.—Annoter, prendre des notes.

26, Certes.—Que ce soit en plaisantant ou sérieusement qu’on dise...

26, Theologal.—Jadis, ecclésiastiques et moines passaient pour faire bonne chère, et, la malice populaire tenant comme vin de choix celui qu’ils buvaient, qualifiait de vin théologal celui qui sortait de l’ordinaire. L’épithète de sorbonique ne fait que renforcer cette même idée. La Sorbonne, simple établissement d’éducation ecclésiastique dans le principe, était à cette époque, et depuis près de trois siècles, devenue une faculté de théologie, dont les doctrines faisaient loi en matière de foi.

27, Sorbonique.—Var. de 88: doctoral.

31, Condiment.—Assaisonnement. Le mot est encore dans la langue et vient du latin condimentum, qui a le même sens; on le trouve ainsi employé dans Cicéron: «Socrate disait que la faim est l’assaisonnement (condimentum) de tous mets, et la soif celui de toute boisson, quels qu’ils soient.»

35, Bacchus.—Add. de l’ex. de Bord: Illis est indulgendum, non seruiendum (il faut le leur pardonner, et ne pas leur en faire un grief).

37, Vie.—V. N. I, 616: Virtus.

690,

5, Luy.—Épaminondas pouvait d’autant mieux être porté à en agir ainsi que Cornélius Népos, Épaminondas, 2, le représente comme ayant si bien appris à chanter, à danser et à sonner (du latin sonare, jouer des instruments; on dit encore «sonner du cor»), qu’aucun Thébain ne lui était supérieur dans ces différents exercices. V. N. III, 18: Epaminondas.

5, L’ayeul.—Il y a là confusion entre Scipion, le premier Africain, le vainqueur de Zama, et son petit-fils adoptif Scipion Émilien, le second Africain, qui prit Carthage; sur ce point, l’éd. de 88 présente la var. suivante: du ieune Scipion (tout compté, le premier homme des Romains), au lieu de: «de Scipion... celeste». Le premier a vaincu Annibal et ce qui a trait à la Sicile se rapporte à lui; mais la liaison avec Lælius et la collaboration à des comédies s’appliquent nettement au second. Toutefois, il est à observer que tous deux se sont illustrés au même degré, ont été victimes de l’envie, ont fini dans un exil plus ou moins volontaire; qu’il y a eu deux Lælius, comme il y a eu deux Scipion, qui respectivement les ont suivis chacun sur le théâtre de leur gloire et leur sont restés fidèles dans l’adversité; qu’enfin si Térence fut le familier de Scipion Émilien, Ennius avait été celui de son aïeul.

7, Celeste.—Aulu-Gelle, VII, 1.

8, Baguenaudant.—Musant, jouant.—Baguenauder semble venir de baguenaudier, nom d’un arbuste de nos contrées dont le fruit est enveloppé d’une membrane enflée comme une vessie que les enfants s’amusent à faire claquer. Ce nom, mais dérivant du verbe, est aussi celui d’un jeu de bagues, sorte de jeu de patience assez répandu.

9, Coquilles.—Cicéron, De Orat., II, 6, qui le dit du premier Scipion, mais non du second.

10, Cornichon va deuant.—On a beaucoup ergoté sur ce que ce jeu pouvait être. Les uns estimèrent que c’était faire des ricochets sur la mer avec les galets de la plage; d’autres, aller à qui ira le plus vite, tout en ramassant, chemin faisant, quelque chose à terre; ce serait encore le jeu de boules où on en lance tout d’abord une plus petite pour servir de but; ou enfin le jeu d’enfants que nous connaissons sous le nom de sabot et que l’on appelle aussi corniche.

10, Lælius.—«Quand ils pouvaient s’échapper de Rome, Lælius avait coutume d’accompagner Scipion à la campagne et là, comme des captifs ayant rompu leurs chaînes, tous deux redevenaient enfants...; souvent ils ramassaient des coquillages et des galets sur les rivages de Gaète et de Laurente, et, libres de toute préoccupation, s’amusaient aux jeux les plus puérils.» Cicéron.—«Quand, loin du monde et des bruyantes scènes, la vertu de Scipion et la douce sagesse de Lælius s’étaient réfugiées à la campagne, tous deux, dénouant leur ceinture, jouaient avec Lucile et s’amusaient avec lui comme des enfants, en attendant que les légumes du souper fussent cuits.» Horace.—«Scipion, dit Sénèque, pratiquait aussi la danse à la mode des héros anciens, qui s’y adonnaient de telle sorte qu’ils pouvaient être vus sans que cela portât atteinte à leur considération.»

12, Comedies.—Ces comédies sont celles de Térence auxquelles Scipion Émilien et Lælius eurent beaucoup de part, au dire de Suétone dans la Vie de ce poète, de quoi Montaigne était si fort persuadé qu’il dit (liv. I, 39, I, 432): «et me feroit on desplaisir de me desloger de cette creance».

13, Hommes.—Add. de 88: Ie suis extremement despit dequoy le plus beau couple de vies qui fut dans Plutarque, de ces deux grands hommes (Épaminondas et Scipion premier Africain), se rencontre des premiers à estre perdu.

16, Rome.—Allusion à l’hostilité intransigeante que durant sa vie entière Caton l’Ancien et autres (V. les discours de Q. Fabius, Tite-Live, XXIX, 19) témoignèrent au premier Scipion. Montaigne commet encore ici une méprise; ce même historien ne dit pas que Scipion, en Sicile, visitait des écoles et écoutait des philosophes, mais qu’il allait se promener au Gymnasium, lieu destiné aux exercices physiques, auxquels parfois il prenait part.

18, Baller.—Danser.

27, Recourir.—Secourir.

30, Tout.—V. N. III, 544: Theramenez.

32, Abstinence.—Cette beauté, c’est Alcibiade au début de leur connaissance, d’après le propre dire de celui-ci; il y avait entre eux une différence d’âge d’une vingtaine d’années.

39, Boire à lut.—Bien boire. Expression venue de l’Allemagne: boire all-aufs (all signifiant tout, complètement, et aufs, au mieux); d’où on a fait allus, puis à lut, voulant dire: «Continuer à boire durant tout le repas, sans cesser de faire raison à tous ceux qui vous provoquent»; c.-à-d. vider chaque fois son verre jusqu’à la dernière goutte, aussi souvent qu’on vous le remplit.

692,

1, Grace.—Socrate ne rougissait pas de jouer avec les enfants, Sénèque. V. N. III, 26: Gestes.

4, Perfection.—Tout ce que dit ici Montaigne, concernant Socrate, est tiré presque mot pour mot du Banquet de Platon, II, 16, dialogue dans lequel ce philosophe introduit Alcibiade qui fait de son maître l’éloge le plus beau et le plus délicat; c’est le chef-d’œuvre de Platon, et dans ce discours d’Alcibiade, il y a un art et un goût infinis.  Naigeon.

7, Ply.—C.-à-d. des exemples faibles et défectueux, à peine bons à suivre sous un rapport.

18, Mespriser.—Var. de 88: hayr et desdaigner.

25, Volupté.—«Les plaisirs sont amers, d’abord qu’on en abuse.»  Mme Deshoulières.

29, Exemplaire.—Diogène Laerce, VIII, 88.—Dans sa Morale à Nicomaque, X, 2, Aristote réfute cette théorie d’Eudoxe sur le plaisir en quoi il faisait consister le souverain bien, et dit positivement que lui-même se distinguait par une tempérance extraordinaire.—Eudoxe, qui fut l’ami de Platon, était du reste un philosophe d’éminente sagesse; astronome renommé de son temps, il avait apprécié l’année solaire à 365 jours un quart, ce qui fut adopté plus tard, sous César, par Sosigène pour l’établissement du calendrier Julien; géomètre, on lui doit une théorie des lignes courbes; il était aussi médecin.

694,

1, Platon.—Lois, I.

4, Volupté.—Des attraits excessifs et enchanteurs de la volupté.—Blandices vient du mot latin blanditiæ (caresses, flatteries, attraits) que Montaigne a francisé en en changeant la terminaison.

7, Escharsement.—Modérément. V. N. I, 446.

10, Elle.—Elles se subordonnent à elle, c’est là la vertu.

19, Decours.—Var. de 88: sa decadence, au lieu de: «son... decours».

23, Compose.—Je me prépare...

25, Moleste.—Fâcheuse, du latin molestus, qui a même sens. Comme adjectif, ce mot n’est pas d’usage; au contraire le verbe molester, qui a même étymologie, est d’emploi courant.

34, Pleine.—Moncrif a rendu ainsi, en vers, cette même idée:

«Plus inconstant que l’onde et le nuage,
Le temps s’enfuit; pourquoi le regretter?
Malgré la pente volage
Qui l’oblige à nous quitter,
C’est l’arrêter, d’en faire usage.
Goûtons mille douceurs;
Et si la vie est un passage,
Sur ce passage au moins semons les fleurs.»
696,

1, Condignes.—Absolument mérités. Du latin condignus, même sens que dignus mais plus affirmatif encore.

6, Moy.—Je délibère avec moi-même, je raisonne de mon plaisir; je ne glisse pas dessus, j’approfondis.

9, Sens.—Je ne permets pas à mes sens de s’en emparer exclusivement.

10, Engager.—Var. de 88: enyurer.

23, Propose.—Je me représente...

42, A mesme.—A mesure...

44, Trauailler.—Arrien, De exped. Alex., V, 26.

47, Dire.—Qu’elle puisse ne pas éprouver...

698,

4, Maintenoit.—Diogène Laerce, I, 114.—Epiménide, d’après la légende, recevait des Nymphes une nourriture particulière qu’il conservait dans un pied de bœuf; il ne la prenait que par parcelles et on ne le vit jamais manger. On a dit aussi qu’il avait dormi cinquante ans dans une caverne; ce prétendu sommeil aurait été une absence de quelque durée durant laquelle, errant de côté et d’autre, il était occupé à recueillir des simples.

24, Suyuans.—Je voudrais que les sectateurs d’une telle philosophie n’eussent non plus de droit...

30, Fantastique.—Il n’est pas visionnaire à ce point.

700,

6, Tousiours.—Cet ancien paraît être Simonide qui dit que «les dieux composent toujours avec la nécessité». De son côté, Pittacus a dit aussi: «Les dieux eux-mêmes ne vont pas à l’encontre de la nécessité.» Et Euripide: «Le mortel qui cède à la nécessité est sage et connaît bien les dieux.»

14, Diuina.—Cette proposition de S. Augustin, De Civ. Dei, XIV, 5, vise, pour les condamner, les hérésies des Manichéens (IIIe s.), qui attribuaient la création à deux principes, l’un essentiellement bon, l’autre essentiellement mauvais, et tenaient le corps et la chair comme procédant de ce dernier.

15, Par acquit.—Var. de 88: farcesque.

16, Condition.—Add. de 88: naturelle.

19, Peregrin.—Et comme elle a plus de poids en une langue étrangère, nous insisterons sur ce point, en usant du latin.

29, Capirotade.—On dit aujourd’hui capilotade; au propre, ragoût composé de viande rôtie coupée en morceaux et assaisonnée d’ingrédients divers.

30, Archimedes.—Archimède était au bain quand il découvrit ce principe de physique qui porte son nom: «Tout corps plongé dans un fluide, perd une partie de son poids égale au volume de ce fluide qu’il déplace»; dans sa joie, il en sortit précipitamment et se mit à courir tout nu dans les rues de Syracuse, criant: Εὕρεκα, εὕρεκα! j’ai trouvé, j’ai trouvé! observation qui le mit à même de déterminer la quantité d’alliage introduite en fraude dans une couronne qu’Hiéron avait commandée en or pur. Ses distractions, en une autre circonstance, lui furent plus fatales: les Romains qui assiégeaient Syracuse dont son génie inventif contribuait à prolonger la résistance qui durait déjà depuis trois ans, ayant enfin pénétré par surprise dans la ville, Archimède, tout occupé de la solution d’un problème, ne s’en aperçut pas, et tardant à répondre à un soldat qui lui enjoignait de le suivre, celui-ci le tua, bien que l’ordre eût été donné de l’épargner (212).

31, Marmaille.—Var. de 88: voirie.

32, Diuertissent.—Et de pensées qui nous détournent de notre salut.

702,

2, S’attendre.—Dédaignent de prêter leur attention... (du latin attendere); ou de s’appliquer, comme porte l’éd. de 1635 de Mlle de Gournay.

4, Priuilege.—Add. de l’éd. de 88: Nos estudes sont tous mondains; et entre les mondains, les plus naturels sont les plus iustes.

6, Sousterraines.—Corrompues, infernales.

6, Esope.—Planude, Vie d’Esope.

18, De nos.—Var. de 88: des humaines.

21, Immortalisation.—Ou plutôt sa déification, comme porte l’éd. de 88.

23, Hammon.—Quinte-Curce, VI, 9.—Jupiter Ammon avait au milieu des sables de la Libye, près de l’oasis de Syouah, à 500 kil. du Caire, un temple dont les oracles étaient réputés. Alexandre le Grand le visita en 332, après la conquête de l’Égypte; pour l’atteindre il marcha quatre jours en plein désert; à son arrivée, les prêtres le saluèrent fils de Jupiter et lui assurèrent qu’il serait invincible jusqu’au moment où il viendrait prendre sa place parmi les dieux; et, à une question de ceux qui l’accompagnaient, l’oracle répondit qu’il serait agréable à Jupiter qu’ils rendissent les honneurs divins à leur roi. Peut-être est-ce à cela, et aussi à ce qu’il avait pu remarquer du culte grandiose dont les Égyptiens, plus que pas un autre peuple, entouraient les restes de leurs rois, qu’Alexandre voulut reposer dans le temple d’Ammon. Ptolémée Philadelphe, en conséquence de ses dernières volontés, fit transporter son corps à Memphis, d’où Ptolémée Soter le transféra à Alexandrie où il fut placé dans un cercueil d’or. Ce cercueil ayant été volé, fut remplacé par un cercueil de verre; c’est là que le virent Jules César, puis Auguste qui lui mit une couronne d’or sur la tête et le couvrit de fleurs. L’empereur Septime Sevère défendit qu’on le montrât, et depuis on ne sait ce qu’il est devenu; S. Jean Chrysostome, à la fin du IVe siècle, en parle comme ignoré de tout le monde, autrement dit comme n’existant plus.

28, Ville.—Plutarque, Pompée, 7.—En 66, alors qu’il se rendait en Asie, pour y continuer la guerre contre Mithridate. Pompée, qui n’avait alors que vingt-neuf ans, avait déjà reçu le surnom de Grand que lui avait décerné Sylla; il avait guerroyé en Italie, dans les Gaules, en Sicile, en Espagne contre Sertorius, contre les pirates, toujours avec un égal succès, et entre temps avait obtenu le consulat.

704,

6, Extrauagance.—Cette phrase clôt et résume la morale de Montaigne; morale qui n’est pas sans doute assez parfaite pour des chrétiens, mais qu’il serait à souhaiter voir servir de guide à tous ceux qui n’ont pas le bonheur de l’être. Elle formera toujours un bon citoyen et un honnête homme. Elle n’est pas fondée sur l’abnégation, mais elle a pour premier principe la bienveillance envers les autres, sans distinction de pays, de mœurs, de croyances religieuses. Elle nous instruit à aimer le gouvernement sous lequel nous vivons, à respecter les lois auxquelles nous sommes soumis, sans mépriser le gouvernement et les lois des autres nations, nous avertissant de ne pas croire que nous ayons seuls le dépôt de la justice et de la vérité. Elle n’est pas héroïque, mais elle n’a rien de faible; souvent même elle agrandit, elle transporte notre âme par la peinture des fortes vertus de l’antiquité, par le mépris des choses mortelles et l’enthousiasme des grandes vérités; mais bientôt, elle nous ramène à la simplicité de la vie commune, nous y fixe par un nouvel attrait et semble ne nous avoir élevés si haut dans ses théories sublimes, que pour nous réduire avec plus d’avantage à la facile pratique des devoirs habituels et des vertus ordinaires.  Villemain.

7, Tendrement.—Plus doucement, plus délicatement, comme porte l’édition de 1588.

10, Latoe.—Apollon, fils de Latone.

11, Mente.—Juvénal résume de même ce que l’homme vraiment sage demande au ciel: La santé de l’âme unie à celle du corps. Orandum est ut sit mens sana in corpore sano.

12, Carentem.—Horace, Od., I, 31, 17.—Il est impossible de n’être pas frappé de l’espèce de contradiction que présentent la fin tant soit peu épicurienne (dans le bon sens du mot) des Essais et la mort si dévotieuse de leur auteur (V. supra, fasc. A, p. XI).—On peut dire que le souhait emprunté à Horace par lequel Montaigne termine son livre, est le dernier soupir du lettré; c’est le reflet mourant de l’enthousiasme de l’antiquité, c’est la fin de la vie écrite. Dans la vie vécue, au contraire, le Montaigne de l’apologie de Sebond reparaît, et, au point de vue religieux, il est peu de morts plus démonstratives que celle-là. Dr Payen.—Fidèle à ses principes, il finit comme Socrate «en se conformant aux façons et formes reçues autour de lui»; sa dernière pensée fut un dernier hommage à la religion de ses pères. Abbé Jay.—Et de fait, à tous points de vue, on peut dans l’ensemble lui faire application de ce vers de La Fontaine:

«Rien ne trouble sa fin, c’est le soir d’un beau jour.»

FASCICULE G

GLOSSAIRE
ET
NOTE SUR LA LANGUE DE MONTAIGNE


NOTE SUR LA LANGUE DE MONTAIGNE


Le XVIe siècle fut pour la langue française, comme pour toutes choses, une époque de transition, chacun écrivait un peu à sa fantaisie; Montaigne a fait de même.

Style.—Son style est bref, concis et mouvementé. Il écrit comme il parle, en quoi il fut un précurseur. Ce qui aussi lui est propre, c’est le choix des expressions, si souvent imaginées; ce sont les locutions et mots qu’il emploie, tirés de l’ancienne langue romane, des patois de l’époque ou forgés par lui, toujours si parfaitement adaptés à l’idée qu’il veut rendre; et aussi ses tournures de phrase, qui tiennent beaucoup du latin, langue dans laquelle il avait été élevé. Mais si, à l’instar des meilleurs écrivains de l’antiquité, l’idée principale est toujours chez lui exactement suivie et nettement exprimée, quand des additions ultérieures ne sont pas encore intervenues, il ne pratique pas les longues périodes comme les maîtres de cette époque et leurs imitateurs; ses arguments sont présentés avec simplicité, ses déductions sont aisées, la phrase est courte et n’est pas surchargée de propositions incidentes.

Montaigne observe généralement, dans le détail, les règles grammaticales assez flottantes de son temps, tout en s’en écartant fréquemment au caprice de sa plume. Les principales particularités qui à cet égard, et sans rien avoir d’absolu, se présentent tant du fait de leur auteur que des errements qui alors avaient cours, et indépendamment des fautes d’impression, sont les suivantes:

Syntaxe.—Les inversions sont fréquentes: Ainsi faisoient aucuns chirurgiens... les operations de leur art;—Bon est-il tousiours de les ouïr;—Mais ceci sçais-ie par experience.

Les pléonasmes également; surtout par le fait d’idées, de membres de phrase jointifs, ayant une signification identique, mais parfois aussi par la répétition de mots (noms ou adjectifs) ayant même sens; ces derniers sont notablement en moins grand nombre dans l’éd. de 95 que dans celles qui l’ont précédée: Ie cherche à conniller et à me desrober de ce passage;—S’il arriuoit que mes humeurs pleussent et accordassent à quelque honneste homme;—Estranges et inouys;—forcée et tendue;—esbaudi et resioui.

Des noms, aujourd’hui masculins, sont féminins, et réciproquement: Vn dot, vne poison.—D’autres sont des deux genres: vn art ou vne art.

Des infinitifs sont employés comme substantifs: le bien dire.

Des verbes sont mis au singulier, alors qu’ils ont plusieurs sujets, quand ces sujets sont au singulier: La touche d’vn bon mariage et sa vraie preuue regarde le temps.

Certains verbes intransitifs aujourd’hui sont employés transitivement et inversement: Ressembler son pere;—L’vn plainct la compagnie de sa femme.

D’autres, alors réfléchis, n’ont plus cette forme et réciproquement: Se trauailler;—Nous repentons.

Les compléments indirects sont souvent unis au verbe par des prépositions autres que celles que nous emploierions: Se fier de quelque chose;—Ne craindre point à mourir;—Si en l’aage que ie l’ai connu.

Association de compléments construits différemment: plongé en l’oisiueté et aux delices;—Labienus ne peut souffrir cette perte ny de suruiure à.

Adjectifs employés adverbialement: mieux sçauant.

L’article souvent supprimé: Autant que fortune leur dure;—Comme bestes furieuses.

De même la préposition de: Rien trop.

Faire employé pour éviter la répétition d’un verbe précédent: Ie n’en cognoissois pas seulement le nom, ny ne fais encore le corps.

Aller employé comme auxiliaire, auquel cas le verbe qui suit est au participe présent: Ceux qui nous vont instruisant.

Ils, vous, remplaçant le pronom indéfini on: Ils disent à ceux auec qui vous estes.

On s’écrivant fréquemment l’on, lon: l’on m’aprint;—à l’aduenture les estime lon.

Aucun, nul, ayant le sens affirmatif chaque fois qu’une négation ne les accompagne pas: Aucuns me conuient d’escrire;—Exemple aussi remarquable que nul des precedents.

Dans l’emploi de ne... pas, l’un de ces deux mots est souvent omis: Affin que ie ne parle de luy;—Est-ce pas faire vne muraille sans pierre.

Ainsin mis pour ainsi devant un mot commençant par une voyelle: ainsin il aduint;—en pareil cas on trouve également ains: ains instruire.

L’affixe privatif in ou im est employé avec nombre de mots qui ne le comportent plus aujourd’hui: ineloquent; impremeditement (sans préméditation).

Orthographe.—La différence d’orthographe entre l’édition de 1588 et celle de l’ex. de Bordeaux d’une part, et l’orthographe de l’édition de 1595 de l’autre, est très sensible, surtout dans les additions de cette dernière qui se rapproche beaucoup plus de l’orthographe actuelle; elle se ressent très manifestement de la surveillance exercée par Mlle de Gournay sur l’impression de cette édition. Néanmoins, dans celle-ci, comme dans les précédentes, les fautes indéniables d’impression sont fort nombreuses; dans cette catégorie, nous rangeons entre autres les mots qui dans une même page se rencontrent avec des orthographes différentes, tels que enfants et enfans (III, 664, 1 et 9), plustot et plustost (III, 670, 12 et 15), et ils sont légion.

Certains mots que nous écrivons en deux ou plusieurs mots, avec ou sans trait d’union, s’écrivent en un seul et réciproquement: Dequoy, trestout, par ce que, bon-heur, bon heur.—Très marque du superlatif faisant indifféremment corps ou non, et dans ce dernier cas presque toujours uni à lui par un trait d’union, avec l’adjectif ou adverbe auquel il se rapporte: Tres-desagreable, tresdesagreable ou tres desagreable; tres-aduantageusement, tresaduantageusement ou tres aduantageusement.

Le même mot, souvent à peu d’intervalle, s’écrit de diverses façons: Dit, dy, dict, deit, dist;—conte, comte, compte;—rang, reng, ranc.

Lettres u et v employées l’une pour l’autre: v si la lettre est majuscule ou initiale d’un mot, u si elle est à l’intérieur: AV LECTEVR;—vn lieure.

Substitution de lettres et de diphtongues les unes aux autres: a pour e, et réciproquement: accidant, harengue;—c pour ch, pour q, pour s, cercher, donq, defence;—e pour ai: fresche;—f pour ph, orthografe;—g pour j, magesté;—i pour j, et réciproquement; lorsque deux i se suivent, le dernier se transforme alors en j: ie, Dij;—i pour é: cerimonie;—o pour ou: formi;—t pour c: antien;—s pour x: pris;—u pour o, pour eu et ou, et réciproquement: vmbre, rigur, concurre, receu;—y pour i, surtout à la fin des mots: yure, moy, luy;—ai mis pour a: Montaigne, compaignie;—eu pour u: seureté;—ie pour e: legier;—oi et oy pour ai: François, i’estois, i’estoys;—ou pour eu: treuue;—ui pour i: vuide, etc.

S, x, z employés indifféremment comme marque du pluriel: nos, noz; lois, loix.

Addition de lettres parasites provenant d’étymologie vraie ou fausse: b: fiebure;—c: plainct;—d: aduenture;—f: vifue;—g: cognoistre;—h: autheur;—l: tiltre;—n: besongne;—p: nopces;—s: mesme;—u: guain, etc.

Suppression du T final au pluriel de certains noms: enfans, mas, precedens.

Suppression du t euphonique: sera-il, y a il, pour «sera-t-il», «y a-t-il»; son remplacement parfois par l’ ou l: fera-l’on ou fera lon, pour «fera-t-on.»

Suppression fréquente de lettres doubles: home, feme, hale, frape, batre, etc.

Etc., etc.

Il est à observer que ces modifications n’ont aucune influence sur la prononciation qui, pour la plupart des mots, est celle de nos jours.

Accents.—L’accent circonflexe n’existe pas: ame, pastre.

L’accent grave ne se trouve que sur l’à préposition, ou sur adverbe: à moy, où est-il.

L’accent aigu ne se met que sur l’é des syllabes finales où il n’est pas muet: aimé, aimée, capacité, dés (dès que), és; même dans ce cas (aux, dans les) on l’omet d’ordinaire lorsque la syllabe se termine par s, x ou z: authorité, authoritez.

Il est fait assez fréquemment usage du tréma sur l’é et sur l’u: poëte, deuë, loüange, roüage.

Ponctuation.—Les phrases sont courtes, trop parfois au préjudice du sens qui gagnerait à plus de liaison; le point et virgule est fréquent, mais presque toujours remplacé par deux points; les virgules sont prodiguées outre mesure, surtout dans l’édition de 1595; et ce sur la recommandation expresse de l’auteur qui, pour son propre compte, s’en abstient d’ordinaire quand c’est lui-même qui écrit.

Dans le principe, Montaigne s’en était remis complètement à ses imprimeurs de ces détails d’orthographe et de ponctuation, en lesquels lui-même se reconnaît «peu expert en l’vn et en l’autre» (III, 412). Vers la fin, uniquement occupé à parfaire son livre, il y prête davantage attention, d’où cette note écrite de sa main au verso du titre de l’exemplaire de Bordeaux en vue de la réimpression de l’ouvrage, note qui résume sa manière de voir en la matière, et donne un spécimen intéressant de sa propre orthographe:

Montre montrer remontrer etc. escriues les sans (s) a la differance de monstre monstrueus

cest home ceste fame escriues le sans (s) a la differance de c’est c’estoit

ainsi mettes le sans (n) quand une voyelle suit et aueq (n) si c’est vne consonante ainsi marcha ainsin alla (Montaigne dit le contraire de ce qu’il veut dire, mais les deux exemples qu’il donne l’indiquent sans erreur possible).

campaigne espaigne gascouigne etc. mettez vn (i) dauant le (g) come a montaigne non pas sans (i) campagne espagne

ne mettez en grande lettre que les noms propres ou au moins ne diuersifies pas come en cet examplere que vn mesme mot soit tantost en grande lettre tantost en petite

la prose latine grecque ou autre estrangiere il la faut mettre parmi la prose françoise en caractere differant les vers a part et les placer selon leur nature pentamettres saphiques les demi vers les comancemans au bout de la ligne la fin sur la fin en cet examplere il y a mille fautes en tout cela

Mettes regles regler non pas reigles reigler.

Suiues lorthografe antiene

outre les corrections qui sont en cet examplaire il y a infinies autres a faire de quoi limprimeur se pourra auiser, mais regarder de pres aus poincts qui sont en ce stile de grande importance

sil treuue vne mesme chose en mesme sens deus fois qu’il en oste l’vne ou il verra qu’elle sert le moins

c’est vn langage coupé qu’il n’y espargne les poincts et lettres maiuscules. Moi mesme ai failli souuant a les oster et a mettre des comma (deux points) ou il faloit vn poinct.

qu’il voie en plusieurs lieus ou il y a des parantheses s’il ne suffira de distinguer le sens aueq des poincts.

quil mette tout au long les dates et sans chiffre.


Nota.—Les mots du Glossaire en italique égyptienne sont ceux des Essais; ils sont écrits tels qu’on les y trouve, par suite: l’I est toujours substitué au J et l’U et le V le sont l’un à l’autre, U s’employant dans le corps des mots, et V au commencement. En outre les accents sur les e font défaut, sauf dans les syllabes finales dont l’e n’est pas muet.