[257] Loc. cit., p. 337.
[258] Cf. Blanchon, l'Art et la Pratique en reliure, p. 18.
[259] Cf. Blanchon, loc. cit., p. 17.
[260] Cf. Blanchon, loc. cit., p. 18; et S. Lenormand et Maigne, loc. cit., p. 73.—Sur les reliures en cuir de Russie, cf. infra, chap. IX, pp. 368 et 369.
[261] Sur la fabrication et l'emploi du parchemin, voir de curieux renseignements dans Lecoy de la Marche, les Manuscrits et la Miniature, pp. 27-36. Voir aussi Maire, Manuel prat. du biblioth., pp. 377-378; et Blanchon, loc. cit., p. 18.
[264] Cf. Maire, loc. cit., p. 340.
[265] «A Venise, à Florence… Voilà le vrai berceau de la reliure… Les plus beaux exemplaires des reliures de ce temps se trouvaient dans la bibliothèque du célèbre bibliophile italien Maoli (Maïoli), qui a dû vivre de 1510 à 1560…» (Blanchon, loc. cit., p. 117.) «Au commencement du XVIe siècle, les Italiens trouvent une voie nouvelle sous l'influence des Aldes, qui avaient probablement joint à leur imprimerie un atelier de reliure. Venise fut alors pour l'Italie l'école de la reliure, et, pour la première fois, les motifs en plein or des Aldes servirent de remplissages dans les premières reliures à entrelacs… L'Italie donne alors le ton à l'Europe. Les reliures à la Salamandre de François Ier, conservées dans nos bibliothèques publiques, sont presque toutes dans le goût italien. Les Italiens furent donc nos initiateurs; mais on ne saurait méconnaître toutefois la grande part qu'ont eue, dans l'histoire de l'art et de la reliure en particulier, les artistes français de la Renaissance, notamment Nicolas Ève et son fils Clovis, célèbres libraires-relieurs de Henri III et de Henri IV.» (Spire Blondel, l'Art intime et le Goût en France, pp. 318-319.)
[266] Déjà au XVIe siècle, malgré la vogue de Venise, Bonaventure des Periers faisait dire à Mercure, au début de son Cymbalum Mundi (p. 304. Paris, Delahays, 1858. Nouv. édit. avec des notes et une notice par P. L. Jacob, bibliophile [Paul Lacroix]): «Où est-ce que l'on relie le mieux? A Athènes (id est en France, à Lyon, d'après le bibliophile Jacob, ibid.), en Germanie, à Venise ou à Rome? Il me semble que c'est à Athènes.» C'est ce qui a permis au comte de Laborde d'avancer que «la Reliure est un art tout français». (Le Palais Mazarin, ap. P. L. Jacob, Mélanges bibliogr., p. 1.) «La reliure d'art française occupe la première place en Europe, et, à l'appui de ce que nous avançons, nous pourrions citer les prix toujours plus hauts qu'atteignent, dans les ventes, non seulement les reliures anciennes, mais aussi les travaux modernes.» (Blanchon, loc. cit., avant-propos, p. V.)
[267] «C'est au célèbre bibliophile Jean Grollier (sic) que semble de droit appartenir l'honneur d'avoir créé la reliure française.» (P. L. Jacob, Mélanges bibliogr., p. 2.).
[268] On écrit aussi Derome ou Deromme: l'orthographe donnée par Jal, Dictionn., pp. 1082-1084, est de Rome, les de Rome.
[269] Outre les ouvrages déjà cités dans ce chapitre, voir sur l'historique de la reliure: Éd. Fournier, l'Art de la reliure en France aux derniers siècles;—Octave Uzanne, la Reliure moderne artistique et fantaisiste;—Henri Bouchot, les Reliures d'art à la Bibliothèque nationale, passim;—Jules Le Petit, l'Art d'aimer les livres, pp. 161-186;—Ludovic Lalanne, Curiosités bibliogr., pp. 282-291;—et les ouvrages de MM. Léon Gruel, Émile Bosquet, Marius Michel, etc.
[270] La peau de morue a donné en reliure de très bons résultats. (Renseignement fourni par la maison de reliure Engel.)
[271] Voir Intermédiaire des cherch. et cur., 30 nov. 1900, col. 917-918.
[272] Journal la Halle aux cuirs, in Intermédiaire des cherch. et cur., 10 avril 1886, col. 202.—Mais les avis diffèrent, et le même Intermédiaire, dans son numéro du 30 décembre 1900, col. 1111, affirme, par la plume de M. Marcellin Pellet, que «la peau humaine n'est pas belle en reliure; il est très difficile, sinon impossible, de la dégraisser complètement».
[273] Mouravit, loc. cit., p. 233.—Un autre médecin anglais, le célèbre John Hunter (1728-1794), fit relier de même en peau humaine un traité sur les maladies de la peau. (Dictionn. de la Conversation, art. Reliure.)
[274] Revue encyclop., 11 juin 1898, p. 542.
[275] Intermédiaire des cherch. et cur., 25 mai 1879, col. 295, et 10 juillet 1882, col. 396; et Revue encyclop., loc. cit.
[276] Revue encyclop., loc. cit.
[277] Ibid.
[278] Revue encyclop., loc. cit., p. 542; et Alfred Franklin, les Anciennes Bibliothèques de Paris, t. I, p. 297.
[279] Revue encyclop., loc. cit.
[280] Ibid.
[281] Revue encyclop., loc. cit.
[282] Intermédiaire des cherch. et cur., 10 octobre 1883, col. 585-586, et Revue encyclopéd., loc. cit.
[283] Lalanne, loc. cit., p. 288.
[284] Mouravit, loc. cit., p. 233.
[285] Mouravit, loc. cit., p. 402.
[286] Blanchon, loc. cit., p. 128. On lit dans la Revue universelle (ex-Revue encyclopédique) du 13 avril 1901, p. 337: «Ce fut à Mme Drouet qu'il (Victor Hugo) donna les Châtiments reliés en maroquin pourpre, avec, sur le plat, enchâssée dans le cuir, une abeille du manteau impérial de Napoléon III, prise par M. Jules Claretie, lors du sac des Tuileries.»
[287] Ibid.
[288] Charles Blanc, loc. cit., p. 348.
[289] P. L. Jacob, Mélanges bibliogr., p. 19.
[290] Loc. cit., pp. 68-69.
[291] A.-F. Didot, l'Imprimerie, la Librairie et la Papeterie à l'Exposit. univers. de 1851, Rapport du XVIIe jury, pp. 72-73.
[292] Pages 346 et 359.
[293] Une des meilleures couleurs usitées en reliure est la couleur dite Lavallière (ou La Vallière:—allusion à la robe de Carmélite de Mlle de la Vallière [cf. Littré, Dictionn., supplém.];—mais, dans cette acception, on écrit le plus souvent ce nom en un seul mot). C'est une couleur de gamme assez étendue, allant du brun clair au brun foncé.
[294] Blanchon, loc. cit., p. 123. «On donne ce nom (de reliures jansénistes) aux reliures qui n'ont aucun ornement extérieur, pas même un simple filet, et pas d'autre dorure que le titre du livre sur le dos,» dit M. A. Claudin, Intermédiaire des cherch. et cur., 10 juin 1875, col. 348.
[295] Bouchot, le Livre, pp. 284 et 286.
[296] Éd. Fournier, l'Art de la reliure en France, in Intermédiaire des cherch. et cur., 25 mars 1879, col. 190.
[297] «Rien de plus commun que l'S barré dans les lettres, manuscrits et reliures, de 1560 environ à 1640. Il est possible qu'on en ait fait parfois un rébus (fermesse [S fermé], c'est-à-dire fermeté), ou un monogramme; mais c'est la plupart du temps… une fioriture, un paraphe, et, sur les reliures ou les panneaux, un ornement.» (Intermédiaire des cherch. et cur., 25 avril 1881, col. 281; et 25 mai 1888, col. 297 et suiv.)
[298] Mouravit, loc. cit., pp. 241-242.
[299] Ou plutôt il devrait y avoir, car cette règle ne s'observe plus toujours, et ces deux modes de reliure, cartonnage et emboîtage, finissent par se confondre.
[300] Maire, loc. cit., pp. 296-297. D'autres font remonter l'existence et l'invention du relieur Bradel jusqu'à la seconde moitié du XVIIIe siècle. «Bradel avait, fin XVIIIe siècle, son atelier rue d'Écosse (Paris, Ve arrondissement), en une maison appartenant au collège Sainte-Barbe… Cet atelier fut ensuite occupé par Chichereau, aussi relieur, qui s'y trouvait encore en 1792.» (Intermédiaire des cherch. et cur., 22 juin 1901, col. 1073.)
[301] Graesel, loc. cit., p. 373.
[302] Lesné, la Reliure, notes, p. 131.
[303] Émile Debraux, Chansons complètes, t. III, p. 61, les Relieurs. (Paris, s. n. d'édit., imprim. P. Baudoin, 1836, 3 vol. petit in-32.)
[304] Octave Uzanne, la Reliure moderne, artistique et fantaisiste, chapitre: Des cartonnages à la Bradel, p. 252.
[305] «Un livre qui n'a pas été suffisamment battu s'ouvre facilement, bâille et devient ainsi un réceptacle à poussière et à vermine.» (Graesel, loc. cit., p. 374.)
[307] Ne pas confondre le mot «charnière» ainsi employé avec la charnière—synonyme de mors—du plat des livres, dont il a été question ci-dessus, p. 128.
[308] «La grecque…, méthode pernicieuse, qui gâte presque autant de livres qu'on en relie.» (Lesné, loc. cit., p. 113.) Cf. aussi Lenormand et Maigne, loc. cit., p. 130; Blanchon, loc. cit., p. 39; Larousse, Grand Dictionn., art. Reliure; etc.
[309] Sur la couture à point arrière et à point devant, cf. Magasin pittoresque, septembre 1874, p. 284.
[311] Loc. cit., p. 130. Voir aussi Lesné, loc. cit., note 6 du chant I, p. 115, où les mêmes remarques se trouvent formulées à peu près dans les mêmes termes.
[312] Non pas «malgré», mais conformément à ces recommandations. Cette tricherie est admise et pratiquée ostensiblement dans tous les ateliers de reliure. (A. C.)
[313] Je regrette de ne pouvoir citer, parmi ces inventeurs, aucun nom français; mais, comme on l'a remarqué avant moi, nos mécaniciens-constructeurs semblent «se désintéresser de la fabrication des machines à l'usage des relieurs, et ne paraissent pas se rendre compte des besoins et des nombreux vides à combler… S'ils faisaient pour la reliure» ce qu'on a fait et ce qu'on fait journellement pour l'imprimerie, «nul doute que notre outillage tiendrait actuellement la première place, et que nos praticiens ne seraient pas forcés de demander à l'étranger ce qui leur est parfois indispensable.» (Bosquet, la Reliure, p. 26, note 1.)
[314] Renseignements fournis par la maison de reliure Engel.
[315] Maire, loc. cit., p. 99, n. 1.
[316] Loc. cit., notes, pp. 116 et 135.
[317] Lenormand et Maigne, loc. cit., p. 371. Cf. aussi Blanchon, loc. cit., p. 43.
[318] Loc. cit., p. 125.
[319] Page 68.
[320] Graesel (loc. cit., p. 363), estime que, «pour un train d'une importance moyenne, quinze jours, au maximum, sont largement suffisants». Cela dépend de ce qu'il faut entendre par «importance moyenne». En France, la plupart des relieurs trouveraient certainement ce délai insuffisant pour un train composé seulement de vingt ou trente volumes. Bien que s'appliquant en partie à des reliures de luxe, les considérations de M. Jules Le Petit (l'Art d'aimer les livres, p. 182) me semblent plus justes: «En général, il faut que vous ayez la patience d'attendre au moins six mois à un an pour des reliures pleines en maroquin, bien faites, et au moins deux mois pour des demi-reliures. En voici la raison: les bons relieurs n'ont pas autant d'ouvriers que les relieurs de commerce… Ensuite ils commencent leurs reliures par séries d'un même genre,» etc.
[321] Je rappelle qu'il n'est question ici que d'une bibliothèque particulière et fermée, ne servant qu'à une seule personne. Pour une bibliothèque publique, il est préférable, voire indispensable, que chaque tome soit relié séparément, afin d'éviter d'en immobiliser deux en même temps dans la même main.
[322] J. Le Petit, loc. cit., p. 185.
[323] Lesné, loc. cit., chant IV, p. 59.
[324] Lesné, loc. cit., notes du chant IV, p. 170.
[325] Id., ibid., mêmes notes, p. 172.
[326] C'est également le conseil donné par l'Instruction générale relat. au service des biblioth. universitaires: «N'admettre la rognure que pour les ouvrages usuels; interdire de rogner pour les autres, en les faisant seulement rogner et jasper en tête, pour les préserver de la poussière.» (Ap. Maire, loc. cit., p. 445.)
[327] Ap. Rouveyre, Connaissances nécessaires à un biblioph., 3e édit., t. I, p. 88.
[328] Le bibliophile Jacob (Paul Lacroix), ap. Rouveyre, loc. cit., p. 87.
[329] Page 37.
[330] Préservés en queue et sur les marges extérieures, mais non en tête: la tête, comme nous l'avons dit il y a un instant, doit toujours être rognée, pour empêcher autant que possible l'intrusion de la poussière.
[331] Lorsque ces excédents de marge ont été laissés par mégarde dans le cours d'un livre, par suite du pli accidentel d'un feuillet, ils portent le nom de larrons. Les relieurs sont tenus d'éviter les larrons, qui sont des défauts, tandis que les témoins, toujours laissés à dessein, sont un des détails des reliures artistiques.—On appelle aussi larron en typographie tout «morceau de papier qui, se trouvant sur la feuille à imprimer, reçoit l'impression» (la prend en quelque sorte comme un voleur, un larron) «et laisse un blanc» (Littré); et encore tout «pli qui se trouve dans une feuille de papier mise sous la presse, et qui cause une défectuosité dans l'impression». (Id.)
[332] Sur les couvertures imprimées des livres brochés, voir l'Intermédiaire des chercheurs et curieux, 1879 et 1886, passim. Au XVIe et au XVIIe siècle, les livres se vendaient presque toujours reliés; les rares livres non reliés s'appelaient livres en blanc. (Cf. L. Delisle, Catalogue général des livr. impr. de la Biblioth. nation. Introduct., t. I, p. IV, n. 4.)
[333] «Une attention à laquelle les bibliophiles sont sensibles, c'est que le prénom de l'écrivain ne soit pas séparé de son nom, lorsque la gloire ou la notoriété ont rendu le nom et le prénom inséparables. Un relieur qui mettrait sur le titre de la Légende des siècles: V. Hugo (au lieu de Victor Hugo), serait un barbare.» (Charles Blanc, Grammaire des arts décoratifs, p. 360.)
[334] La peau servant à faire des pièces a très peu d'épaisseur; c'est de la basane sciée: on sait que certaines peaux, et la basane est du nombre, se divisent, se scient aisément dans le sens de leur longueur.
[335] «La règle est que les pièces ne doivent jamais être plus claires que le dos. Toutefois, quelques amateurs, et je suis de ceux-là, aiment une pièce verte ou rouge ou bleue sur un dos noir.» (Jules Richard, loc. cit., p. 60.) Le même bibliographe recommande (loc. cit., p. 62) de «ne pas oublier de faire toujours placer la date de l'édition en bas du dos de la reliure, sous le dernier nerf. Cela a tout à fait bon air,» ajoute-t-il. Il dit encore (ibid.) qu'il convient de joindre aux volumes qu'on fait relier tout ce qui peut en augmenter le prix, par exemple, «un portrait de l'auteur, soit en gravure, soit en photographie; s'il se peut, un autographe; des suites de gravures faites pour d'autres éditions, soit avant la lettre, soit en divers états…» Mais ce sont là des conseils quelque peu en dehors de notre programme, et qui s'adressent plus aux fastueux et fantaisistes collectionneurs qu'aux dévoués mais modestes amis des livres et de l'étude.
[337] Supplément au no 3 du journal la Reliure, «organe et propriété du syndicat patronal des relieurs, brocheurs, cartonneurs, doreurs sur cuir, doreurs sur tranches et marbreurs,» 7, rue Coëtlogon, Paris. Je donne ces chiffres, parce qu'ils émanent d'un journal qui fait autorité dans la question, d'un document quasi officiel; mais je ne dois pas dissimuler que ces prix sont de beaucoup majorés, et que les reliures auxquelles ils se rapportent, faites convenablement et chez de bons relieurs, coûtent environ 20 pour 100 moins cher. Il faut donc diminuer ces chiffres de cette somme, pour avoir le prix réel et acceptable.
[338] Voir Sénèque, De la tranquillité de l'âme, IX, 9. (Pour abréger, je me dispense, ici et plus bas, de citer le texte latin.) «Avoir des livres sans les lire, c'est avoir des fruits en peinture,» disait Diogène. (Ap. Fertiault, les Légendes du livre, p. 156.)
[339] Voir Sénèque, Lettres à Lucilius, lettre II. Cf. l'Ecclésiaste, XII, 12: «Ne recherchez rien davantage, mon fils. Il n'y a point de fin à multiplier les livres.»
[340] Pline le Jeune, Epist., VII, 9.
[341] Non legendos libros, sed lectitandos. (Epist., II, 17.)
[342] Ap. Mouravit, le Livre, p. 137.
[343] Ap. Fertiault, loc. cit., p. 20.
[344] Pages IX et 7.
[345] Voltaire, Articles de journaux, I, Conseils à un journaliste… (Œuv. compl., t. IV, p. 615. Paris, édit. du Siècle, 1867-1870.)
[346] Manuel du biblioph., t. I, p. 11.
[347] Loc. cit., p. 312.
[348] Ap. Sainte-Beuve, Nouveaux Lundis, t. IV, p. 403. Cf. le mot de Royer-Collard à Alfred de Vigny: «Je ne lis plus, monsieur, je relis». (Sainte-Beuve, Caus. du lundi, t. XI, p. 524.)
[349] En 1886, dans le journal l'Estafette: voir Larousse, Grand Dictionn., 2e supplément, art. Larousse.
[350] Ap. Derome, le Luxe des livres, p. 59.
[351] A. de Boislisle, Mémoires de Saint-Simon, Avertissement, t. I, p. LXXI (Collect. des Grands Écrivains de la France).
[352] A. de Boislisle, loc. cit.
[353] Elle comprend actuellement (1901) 31 volumes et s'arrête au XVe siècle.
[354] Guyot-Daubès, l'Art de classer les notes…, chap. X, pp. 108-109.
[355] «… les bibliothèques ne pouvans mieux estre comparées qu'au pré de Sénèque où chaque animal trouve ce qui luy est propre: Bos herbam, canis leporem, ciconia lacertum.» (Gabriel Naudé, Advis pour dresser une biblioth., chap. III, p. 24.)
[356] Voir Sainte-Beuve, Portraits littér., t. II, p. 437.
[357] Loc. cit., p. 120.
[358] Loc. cit., p. 121.
[359] Parmi ces réclamations, je rappellerai celle du bibliographe A.-A. Renouard, dans cette description de sa propre bibliothèque, qu'il a publiée sous le titre de Catalogue de la bibliothèque d'un amateur: «Il faudrait destiner nos imprimeries à l'emploi qui de tous me semble le plus utile et aussi le plus honorable, la fabrication très soignée d'éditions presque de luxe, quoique d'un prix à peu près ordinaire; de livres à l'usage de ceux qui, sans être curieux amateurs, ni possédés du démon de la bibliomanie, savent cependant très bien distinguer et préférer l'édition la plus nette et la plus élégante.» (Renouard, ap. Mouravit, loc. cit., p. 181.) Voilà un programme excellent en tous points: malheureusement, ce n'est qu'un programme.
[360] «Jouaust était de la famille des grands éditeurs, hommes de goût et véritablement hommes de lettres par le soin qu'ils prennent de faire valoir les œuvres qu'ils publient, et de les présenter aux amateurs sous le séduisant aspect qu'assurent un papier de choix, des types élégants et bien lisibles, une correction impeccable, illustrées de gravures finement en harmonie avec le texte, et d'autant plus précieuses qu'elles sont moins encombrantes. Son nom sera cité dans l'histoire de son art à la suite des maîtres qui en ont fait la gloire à travers les âges.» (G. Berardi, l'Indépendance belge, in Ultima, notes et chroniques, p. 9. Paris, imprim. Jouaust, 1891. In-18, 78 pp.)—«Pendant trente ans, il (Jouaust) a fait la joie des lettrés; il leur a donné de fins joyaux, que les amateurs du siècle prochain se disputeront avec passion…» (Ad. Brisson, les Annales politiques et littér., ibid., pp. 14-15.)—«Il (Jouaust) a été un lettré et un artiste avant d'être un commerçant. Il avait recueilli et il a su continuer parmi nous les traditions des Elzevir et des Plantin Moretus…» (J. Cornely, le Matin, ibid., p. 18.)
[361] Cette très intéressante collection est continuée par l'éditeur Ernest Flammarion, qui y a récemment ajouté les Confessions de J.-J. Rousseau.
[363] Cf. Louisy, le Livre, p. 270.
[366] M. Gabriel Hanotaux, dans l'avant-propos de son livre la Seine et les quais, promenades d'un bibliophile (p. III), a très justement et joliment dit: «Paris est la seule ville du monde qui ait sa bibliothèque en plein air. Les boîtes des quais font partie de nos perspectives. Elles accompagnent les profils du Louvre et font un premier plan aux galeries et aux tours de Notre-Dame.»
[367] P. L. Jacob (Paul Lacroix), les Amateurs de vieux livres, p. 56.