[368] Paris, Furne, 1857 (et 1864). 1 vol. in-16.

[369] Loc. cit., pp. 3-4. Glissons ici à ce propos cette touchante réflexion de S. de Sacy (Variétés littér., t. I, p. 250, Catalogue de la biblioth. de J.-J. de Bure): «Je deviendrais aveugle que j'aurais encore, je le crois, du plaisir à tenir dans mes mains un beau livre. Je sentirais du moins le velouté de sa reliure, et je m'imaginerais le voir. J'en ai tant vu!»

[370] Voir dans les Amateurs de vieux livres, par P. L. Jacob, p. 34, un curieux portrait du marchand bouquiniste-étalagiste: «… L'étalagiste est d'ordinaire Normand, comme le vendeur de salade; il connaît mieux le prix des pommes que celui des livres; il ne juge guère sa marchandise que d'après le premier venu qui la marchande; il surprend dans vos yeux l'envie qui vous émeut à la vue de ce livre, et il le taxe à proportion de cette envie, qu'il démêle dans un geste d'empressement, même dans une indifférence composée. Le seul Manuel du libraire qu'il étudie, c'est la physionomie des acheteurs: l'un sourit, l'autre soupire, celui-ci fronce les sourcils, celui-là pince les lèvres; un cinquième, plus exercé, touchera vingt volumes avant de mettre la main sur le volume qu'il lorgne; tous enfin se trahissent d'une façon particulière, qui n'échappe pas à l'étalagiste, aussi fin, aussi astucieux qu'un diplomate du cabinet de Saint-James.»—En général, comme l'a remarqué L. Derome (le Luxe des livres, p. 66), les livres anciens coûtent moins cher chez les libraires parisiens de la rive gauche que chez ceux de la rive droite, «qui ont une clientèle princière et la confiance des riches amateurs étrangers, tandis que les marchands de la rive gauche sont réduits à celle des savants et des lettrés, qui connaissent mieux la valeur des livres et ne peuvent se permettre certaines folies». Etc.

[371] En revanche, il faut reconnaître qu'il y a de ces catalogues qui sont très bien faits et dignes d'intéresser tous les amateurs de livres, par exemple, les catalogues de la librairie ancienne A. Claudin, qui paraissent actuellement (1901, 14e année, neuvième série) tous les mois, sous le titre d'Archives du bibliophile.

[372] Chap. III, pp. 27-30. (Trad. de H. Cocheris.)

[373] Musæi sive biblioth…, Lugduni, 1635, in-4, lib. III, p. 468, ap. Mouravit, loc. cit., pp. 65-66. Cf. infra, chap. VIII, p. 257.

[374] Loc. cit., p. 139. Cf. supra, chap. V, p. 123.

[375] L'appréciation est de M. Jules le Petit, l'Art d'aimer les livres, p. 40.

[376] Jules Janin, loc. cit., p. 14.—A propos des ouvrages nouveaux, Jules Janin (ap. Mouravit, loc. cit., p. 109) donne aussi ce conseil: «N'achetez que le livre dont vous avez fait la lecture cinq ou six semaines auparavant,»—c'est-à-dire le livre dont vous avez eu loisir de vérifier et éprouver la valeur. «En ce temps de réclame, combien ont pu expérimenter la sagesse de ces paroles!» ajoute Mouravit.

[377] Jules Janin, loc. cit., p. 15.

[378] Loc. cit., p. 40.

[379] Loc. cit., pp. 40-41.

[380] Essais, III, 3: t. III, p. 366. (Paris, Charpentier, 1862.)

[381] Il s'appelait Boulard (Antoine-Marie-Henri) (1754-1825). Il fut l'exécuteur testamentaire de La Harpe, et c'est par ses soins que fut publiée la partie du Cours de littérature relative à la philosophie du XVIIIe siècle. Il ne faut pas le confondre avec son homonyme Boulard (Sylvestre), imprimeur, libraire et écrivain (1750-1819?), auteur d'un Traité élémentaire de bibliographie. (Paris, Boulard, 1804. In-8. 140 pp.)

[382] «Une biographie ne lui en accorde que 280 000; mais un autre renseignement va jusqu'à notre chiffre de 600 000 (volumes). La différence est importante. Les deux documents sont-ils précis? On peut choisir.» (Fertiault, Drames et Cancans du livre, p. 107.)

[383] Cf. le Cousin Pons, principalement chap. II, p. 11 (Paris, Michel Lévy, Librairie nouvelle, 1870): «… Il possédait son musée pour en jouir à toute heure, car les âmes créées pour admirer les grandes œuvres ont la faculté sublime des vrais amants; ils éprouvent autant de plaisir aujourd'hui qu'hier; ils ne se lassent jamais, et les chefs-d'œuvre sont, heureusement, toujours jeunes… Vous tous qui ne pouvez plus boire à ce que, dans tous les temps, on a nommé la coupe du plaisir, prenez à tâche de collectionner quoi que ce soit (on a collectionné des affiches!), et vous retrouverez le lingot du bonheur en petite monnaie.»

[384] «J'aime mes livres comme je les aimais à vingt ans; je les aime peut-être même avec plus d'ardeur, car, tout bien considéré, je les connais mieux, et il n'arrive point, dans l'amour des livres, ce qui arrive, hélas! trop souvent dans l'autre amour, savoir que, lorsqu'on est parvenu à bien connaître l'objet de sa flamme, on est tenté de l'aimer un peu moins… Parmi les goûts si divers que la Providence a départis aux humains, l'amour des livres est celui qui, après avoir donné, pendant la prospérité, les plus grandes, les plus véritables jouissances, ménage, pour toutes les peines de la vie, les plus douces, les plus pures, les plus durables consolations.» (Tenant de Latour, Mémoires d'un biblioph., pp. 250-252.)

[385] Cf. Lalanne. Curiosités bibliogr., p. 146 ;—Paul Lacroix, Éd. Fournier et F. Seré, Histoire de l'imprimerie, p. 42;—Bouchot, le Livre, pp. 79, 258 et 268;—Louisy, le Livre, p. 191;—Grande Encyclop., art. Bibliothèque, t. VI, p. 667, fig. 7;—etc.

[386] Cf. Bouchot, loc. cit., p. 268.

[387] A Leyde, comme le fait voir une gravure de 1610, les livres étaient rangés debout, mais avec le dos tourné vers le fond du rayon et la gouttière ou tranche en avant: les titres étaient donc inscrits sur la tranche. (Cf. Maire, Manuel prat. du biblioth., p. 58.)

[388] Cf. Lalanne, loc. cit., p. 284. C'était Pétrarque lui-même qui avait copié ces lettres de Cicéron et composé ce manuscrit.

[389] Graesel, Manuel de bibliothéconomie, p. 11.

[390] Ap. Graesel, loc. cit., p. 41.

[391] Ap. Graesel, loc. cit., p. 384.

[392] «… Sans cet ordre et disposition, tel amas de livres que ce peut estre, fust-il de cinquante mille volumes, ne mériteroit pas le nom de bibliothèque, non plus qu'une assemblée de trente mille hommes le nom d'armée, s'ils n'estoient rangez en divers quartiers sous la conduitte de leurs chefs et capitaines, ou une grande quantité de pierres et matériaux celui de palais ou maison, s'ils n'estoient mis et posez suivant qu'il est requis pour en faire un bastiment parfait et accomply.» Etc. (Gabriel Naudé, Advis pour dresser une biblioth., chap. VII, pp. 86-87.)

[393] Ce que dit là Gabriel Naudé se trouve déjà dans Vitruve, De Architectura, III, 2: «Cubicula et bibliothecæ ad orientem spectare debent; usus enim matutinum postulat lumen. Item in bibliothecis libri non putrescent; nam in his, quæ ad meridiem et occidentem spectant, a tineis et humore vitiantur, quod venti humidi advenientes procreant eas et alunt, infundentesque humidos spiritus pallore volumina corrumpunt.»

[394] Gabriel Naudé, Advis pour dresser une biblioth., chap. VI, pp. 81-85.

[395] «Pour ce qui est du nord, il a, lui, les bises sifflantes, les rigueurs persistantes de l'hiver, les brumes, qui donnent aussi l'humidité. Au contraire, l'orient apporte un air doux et fortifiant, pur, tiède et léger, suffisamment sec et tempéré par une suave fraîcheur: l'orient, c'est la vie en sa jeunesse; il donne la vigueur, égaie le cœur et rend à l'homme le travail agréable et facile. En même temps, cette exposition permettra de faire pénétrer souvent l'air à l'intérieur, et cet air, abondant et assez chaud, sans être brûlant comme celui du midi, sera toujours extrêmement avantageux à la conservation des livres.» (J. Cousin, De l'organisation des biblioth., p. 6.)

[396] Namur, Manuel du biblioth., p. 38.

[397] Alkan aîné, les Livres et leurs ennemis, p. 9.

[398] Loc. cit., p. 144.

[399] Voir infra, chap. IX, pp. 317 et 368.

[400] L'Art de former une biblioth., p. 56.

[401] «La base du mobilier dans toute bibliothèque est le rayonnage.» (Maire, loc. cit., p. 60.)

[402] Peignot y ajoute le cèdre, et écrit (Manuel du biblioph., t. II, p. 419): «Si l'on a une bibliothèque composée de livres précieux, il est à propos de prendre du bois de cèdre, ou au moins du chêne très sec et très sain, pour en faire le meuble et les tablettes destinées à recevoir les ouvrages. Le cèdre, par son odeur, le chêne, par sa dureté, sont plus propres à écarter les vers et autres insectes…»

[403] M. Maire (loc. cit., p. 61) donne 1 mètre pour la longueur maximum de cette portée; M. Guyot-Daubès (l'Art de classer les notes, p. 88), 1 m. 50.

[404] «Les rayons mobiles n'ont pour ainsi dire plus leur raison d'être dans une bibliothèque universitaire et même dans la plupart de nos bibliothèques de France, où les livres sont posés selon leur hauteur.» (Maire, loc. cit., pp. 61-62.) «Les rayons s'appuient, soit sur des crémaillères, ou, plus pratiquement et plus économiquement, sur des tasseaux fixés à demeure sur les montants.» (Guyot-Daubès, loc. cit., pp. 88-89.)

[405] Le docteur Graesel (loc. cit., p. 131) déclare que «l'emploi des rayons mobiles a été reconnu comme préférable à celui des rayons fixes… Ils sont, en effet, infiniment plus commodes, la mobilité des tablettes permettant, suivant les besoins, de diminuer ou d'augmenter leur hauteur sans aucune difficulté.» M. Éd. Rouveyre (loc. cit., 5e édit., t. I, p. 137) est d'avis qu'on doit «ne se servir de tablettes fixes qu'à la dernière extrémité… qu'il est toujours préférable d'adopter des tablettes mobiles».

[406] «Un homme de lettres ne devrait jamais déménager, même pour être mieux,» déclare nettement Restif de la Bretonne (Monsieur Nicolas, 5e époque, t. VIII, p. 15, note. Paris, Liseux, 1883). Il est certain qu'on ne profite bien de ses collections de livres et de notes qu'à la condition de parfaitement connaître leur place, et, par conséquent, de ne pas changer souvent cette place.—A propos de déménagements de livres, rappelons le curieux procédé imaginé par Antoine-Alexandre Barbier (1765-1825), bibliothécaire du Conseil d'État sous l'Empire. Ayant reçu l'ordre de l'Empereur d'enlever sans aucun retard les trente mille volumes de la bibliothèque du Conseil d'État et de les ranger dans un local peu éloigné, dont le rayonnage était déjà effectué, Barbier demanda cent vingt grenadiers «un peu intelligents», leur fit faire la chaîne, et, en deux jours, les trente mille volumes, passés de main en main tout le long de la chaîne, se trouvèrent transportés dans leur nouvelle résidence et remis exactement aux mêmes places qu'ils occupaient dans l'ancienne. (Cf. Constantin, loc. cit., p. 46.)

[407] Il est même plus pratique et plus simple de percer ces trous, non dans les montants mêmes, mais le long de bandes de bois, analogues à celles des crémaillères, mais un peu plus épaisses, pour que les trous aient une profondeur suffisante (de 1 à 2 centimètres), et qu'on adapte ensuite, comme précédemment, aux deux bords intérieurs de chaque montant.

[408] Graesel, loc. cit., p. 134.

[409] L'emploi des échelles et escabeaux présente de continuels inconvénients, voire de graves dangers, surtout lorsque les parquets sont cirés. Parmi les savants morts des chutes qu'ils ont faites dans leurs bibliothèques, on cite le célèbre bibliothécaire de Dresde F. A. Ebert (1791-1834) (cf. Graesel, loc. cit., p. 15); le marquis de Morante, bibliophile espagnol (1808-1868) (cf. Fertiault, les Légendes du livre, pp. 64 et 193); «le zélé Rover, mort à quatre-vingt-deux ans, d'une chute qu'il fit en prenant un de ces volumes au milieu desquels il passa sa vie dans la plus sauvage retraite» (Mouravit, loc. cit., p. 136, note 2); etc.

[410] Rouveyre, loc. cit., 5e édit., t. I, pp. 134-136.

[411] La réserve, c'est le nom qu'on donne, dans notre Bibliothèque nationale, à ces raretés et trésors bibliographiques. «La Réserve est le trésor de la Bibliothèque [nationale]; elle abrite ses livres les plus précieux, et il y en a quatre-vingt mille.» (H. Beraldi, Voyage d'un livre à travers la Biblioth. nation., p. 42.) Graesel (loc. cit., pp. 51 et 182) appelle «les œuvres rarissimes, les Cimelien» (sic) (de κειμήλια, joyaux), «terme assez fréquemment employé dans les bibliothèques allemandes,» ajoute-t-il.

[412] «Formats atlantiques.—Les grands formats de certains atlas nécessitent une travée spéciale sous la forme d'un comptoir sur les rayons duquel ils seront placés horizontalement, dans l'intérêt de leur conservation.» (Instruction générale relat. au service des biblioth. universitaires, ap. Maire, loc. cit., p. 441.)

[413] «On doit toujours placer les livres dans la même direction, c'est-à-dire en allant de gauche à droite, parce que c'est précisément dans ce sens que nous sommes accoutumés à lire.» (Graesel, loc. cit., pp. 303-304.) Quant à la méthode serpentante, préconisée par Constantin (loc. cit., p. 51), qui consiste à ranger les volumes du premier rayon de gauche à droite, ceux du second de droite à gauche, ceux du troisième de gauche à droite, etc., elle ne présente guère que des inconvénients, et, encore une fois, il est préférable de nous en tenir à cette règle: ranger toujours les livres dans le sens de la lecture, c'est-à-dire de gauche à droite.

[414] Tel est aussi l'avis de Graesel (loc. cit., p. 129): «… les rayons du bas pour le grand format, ceux du milieu pour le moyen format, et ceux du haut pour le petit format.»

[415] Voir pp. 214-215 et 223-224.

[416] Guyot-Daubès, l'Art de classer les notes, pp. 92-93.

[417] Courrier des biblioth., mars-avril 1901, p. 113.

[418] Chap. III, pp. 84-85.

[419] Théoriquement 183 millimètres (in-18 jésus).

[420] Correspondant à nos quatre formats décrits p. 76.

[421] Page 210.

[422] Voir pp. 87-88.

[423] Tenant de Latour, Mémoires d'un biblioph., p. 36.

[424] Id., ibid., pp. 35-36.

[425] Guyot-Daubès, loc. cit., p. 100.

[426] Tenant de Latour, loc. cit., p. 35.

[427] Id., ibid.

[428] Annuaire du bibliophile, 1862, p. 105; et Miscellanées bibliographiques, t. I., p. 11.

[429] Ap. Rouveyre, Connaissances nécessaires à un biblioph., 3e édit., t. II, p. 161.

[430] Jules Richard, l'Art de former une biblioth., p. 145.

[431] Constantin, Bibliothéconomie, p. 117.

[432] Manuel prat. du biblioth., p. 118.

[433] Chose curieuse et qui démontre bien les progrès de la bibliothéconomie, le célèbre docteur Petzholdt, l'auteur du Katechismus (publié en 1856), condamne irrévocablement les catalogues sur fiches, les déclare incommodes, difficiles à consulter, nullement pratiques; selon lui, les fiches ne doivent servir qu'à préparer le catalogue en volumes, le seul estimable et recommandable. (Cf. Graesel, loc. cit., p. 254.)

[434] Jules Richard (loc. cit., p. 146) donne à ces boîtes le nom de cabriolet, probablement parce que certaines d'entre elles, pour faciliter le maniement des fiches, sont plus élevées à une extrémité qu'à l'autre et offrent ainsi quelque analogie avec un de ces véhicules surmonté de sa capote. Mais toutes les boîtes à fiches n'ont pas cet aspect, et la plupart sont de forme régulière.

[435] Voir un modèle de ces fiches infra, p. 226.

[436] Cf. Bonnange, Projet d'un catalogue universel…, p. 11.

[437] «Quand il s'agit de livres modernes, on peut omettre dans les adresses bibliographiques les noms des imprimeurs ou des libraires» [éditeurs]. (L. Delisle, Instructions élémentaires et techniques pour… une biblioth., p. 20.)

[438] Cf. L. Delisle, ibid.;—Maire, loc. cit., pp. 119 et suiv.;—J. Cousin, De l'organisation… des biblioth., pp. 38 et suiv.;—etc. Il arrive fréquemment, dans les catalogues de librairie, par exemple, que l'indication du nombre de volumes et du format est placée avant l'adresse. L'ordre que nous indiquons a pour lui l'autorité des plus scrupuleux bibliographes et aussi la logique. Il procède de cette règle: inscrire d'abord sur la fiche les mentions qui figurent sur la page de titre de l'ouvrage: nom de l'auteur, titre et adresse; puis les mentions qui n'y figurent pas ou qui n'y figurent qu'accidentellement: nombre de volumes et de pages, format, état des volumes, etc.

[439] Ou mieux encore, plusieurs, un pour chacune des catégories de formats adoptées pour le rangement de vos livres sur rayons. Par économie de place, nous avons adopté quatre catégories (voir supra, pp. 214-215). Les bibliothèques universitaires en ont trois, auxquelles correspondent trois registres ayant chacun leur numérotage spécial: par exemple, de 1 à 9999 pour les grands formats, de 10 000 à 29 999 pour les moyens formats, 30 000 et suivants pour les petits formats. (Instruction générale relat. au service des biblioth. universitaires, ap. Maire, loc. cit., p. 432.) Ainsi, dans ces bibliothèques, d'après le numéro d'entrée inscrit sur une fiche, on reconnaît instantanément le format du livre que représente cette fiche.

[440] «L'écriture ronde, ou tout au moins un peu relevée, est recommandée dans l'inscription des cartes; elle est plus nette, plus lisible et tient moins de place.» (Instruction générale relative au service des biblioth. universitaires, ap. Maire, loc. cit., p. 437.)

[441] Loc. cit., pp. 185-186.

[442] Datée du 24 décembre 1884, signée de M. Fallières, alors ministre de l'Instruction publique, et adressée aux maires des communes de France.—Si l'on inscrit la cote dans le champ de l'empreinte apposée sur le titre, on peut, afin de rendre ce champ plus grand et d'avoir plus de place, se servir d'un timbre rond, de 3 à 4 centimètres de diamètre, pour cette première empreinte, et d'un timbre oblong d'environ 0,04 × 0,02, pour les empreintes suivantes (page intérieure conventionnelle et page finale) dépourvues d'inscriptions.

[443] Cf. Grande Encyclop., art. Bibliothèque, t. VI, p. 661.

[444] En haut du dos, et non au bas, comme le conseille Namur (Manuel du biblioth., p. 63). Il est évident qu'en collant les étiquettes au bas du dos des livres, elles ne suivent pas les ressauts produits par les différences de formats et se trouvent toutes alignées au même point, ce qui donne à leur ensemble un bien meilleur aspect. Mais il est à remarquer aussi qu'on peut être obligé, faute de place, de mettre les livres sur deux rangs: dans ce cas, les livres du premier rang, si petits qu'ils soient, cachent les étiquettes des livres du second rang; en outre, comme, en lisant un livre, on le tient d'ordinaire par la partie inférieure du dos, il y a grande chance, si l'étiquette se trouve sous les doigts, pour qu'elle se déchire ou se décolle rapidement.

[445] Cf. Gustave Brunet, Fantaisies bibliogr., p. 168, note 1.

[446] Remarquez ici la règle typographique qui veut que l'article simple prenne la majuscule quand il commence un nom de personne sans être précédé de la particule de: La Fontaine, La Bruyère, La Rochefoucauld, Victor Le Clerc; et la minuscule, lorsqu'il est précédé de cette particule: Jean de la Fontaine, le duc de la Rochefoucauld, Mme de la Sablière. (Cf. Règles typographiques… Hachette, pp. 43-44;—Daupeley-Gouverneur, le Compositeur et le Correcteur typographes, pp. 272-276;—Leclerc, Typographie, p. 133;—etc.).

[447] Nous signalerons, au sujet de la particule nobiliaire française et de la majuscule ou de la minuscule qu'elle doit prendre, d'intéressantes dissertations dans Tassis, Guide du correcteur, 8e édit., pp. 31-32; et dans Daupeley-Gouverneur, loc. cit., pp. 272-275. Nous rappellerons surtout l'ouvrage de Vian, la Particule nobiliaire (Paris, 1868. in-8; et Paris, Dentu, 1880, in-12), dont Littré, dans son Dictionnaire, art. Nobiliaire, cite l'extrait suivant, qu'on ne saurait trop recommander à l'attention des écrivains soucieux de l'exactitude et de la pureté du langage: «La particule de ne se place jamais seule devant le nom; on signe, non: de Montmorency, de Biron, de Noailles, mais: Charles de Montmorency, duc de Biron, Paul de Noailles. En signant un billet à un ami ou un acte, on met sans de: Grammont, Richelieu, Mortemart. Quand on ne met pas le titre de noblesse ou le titre de monsieur ou monseigneur, on ne met pas non plus la particule de: j'ai rencontré le comte de Ségur, et non: j'ai rencontré de Ségur; mon cher Grignan, et non de Grignan, dit Mme de Sévigné. Il y a deux exceptions: on laisse le de, même sans prénom, qualification ou titre: 1o devant les noms d'une syllabe ou de deux avec un e muet: de Thou a bien écrit; j'ai vu de Sèze;—2o devant les noms qui commencent par une voyelle ou une h muette: l'Armorial de d'Hozier; à moi d'Auvergne; le fils de d'Orléans.» (Vian, loc. cit., p. 52.)

[448] Cf. Maire, loc. cit., p. 129.

[449] Les prénoms étrangers ou leurs initiales ne se joignent pas par des traits d'union. Van Praet (bibliographe), cité plus loin, était naturalisé Français.

[450] En Angleterre et en Amérique, on écrit généralement en un mot Mackain, Maclaurin, etc., comme Mackenzie, Macdonald, Macaulay, etc. (Cf. Encyclop. britannica.)

[451] Ainsi M. J. Cousin (loc. cit., p. 44) écrit Van Mons (avec un V majuscule) et place ce nom à la lettre V; et van Aelbroeck et von Schlegel (avec des v minuscules), qu'il place respectivement aux lettres A et S. Il écrit de même De Bry (avec un D majuscule, pourquoi?), et classe ce nom à la lettre D, tandis que de Bris, de Bar, etc., se classent à Bris (de), Bar (de), etc. M. E.-D. Grand (Grande Encyclop., art. Bibliographie, t. VI, p. 615) est d'avis que «la particule néerlandaise van, analogue au von allemand, doit être rejetée après le nom: par une anomalie singulière, elle est classée avant le nom, d'après les règles de la Bibliothèque nationale, qui porte, par exemple, [van Praet] à Van Praet, au lieu de Praet (van)». A propos du classement alphabétique des noms d'auteurs, le docteur Graesel déclare très justement (loc. cit., p. 247): «C'est là une source de discussions infinies, et le nombre des cas douteux qui peuvent se présenter est tellement considérable qu'il nous serait impossible de les examiner tous, même superficiellement, sans donner à ce chapitre une étendue démesurée, et sans risquer de nous perdre dans des détails par trop minutieux».

[452] Loc. cit., p. 24.

[453] Plusieurs bibliographes n'hésiteraient pas à préférer ici l'ordre chronologique à l'ordre alphabétique.

[454] Instructions élémentaires et techniques pour la mise et le maintien en ordre des livres d'une bibliothèque, p. 22. Cet opuscule, auquel nous avons déjà eu recours à plusieurs reprises, est un des meilleurs guides qu'on puisse consulter sur la question qui nous occupe, et nous le suivons ici presque mot à mot et pas à pas. Voir aussi l'Instruction générale relative au service des bibliothèques universitaires, du 4 mai 1878, ap. Maire, loc. cit., pp. 425-449.

[455] L. Delisle, loc. cit., p. 24. C'est à tort que M. Maire, loc. cit., p. 129, dit qu'«on peut adopter deux méthodes pour les noms de saints», et classer indifféremment saint Paul, par exemple, à Paul (saint) ou à Saint Paul. En suivant ce dernier mode, certaines confusions pourraient se produire: saint Simon, apôtre, classé à Saint Simon, se confondrait (à part le trait d'union) avec Saint-Simon, historien; saint Victor, martyr, avec Saint-Victor, littérateur et critique; saint Martin, évêque de Tours, avec Saint-Martin, orientaliste; etc. Rappelons d'ailleurs ici ces deux règles typographiques: 1o «Les mots saint et sainte ne prennent ni majuscule ni trait d'union quand ils se rapportent aux personnages eux-mêmes;» 2o «Les noms composés qui désignent des pays, des villes, des rues, des églises, etc., prennent des traits d'union entre tous leurs mots». Ainsi on écrit: le martyre de saint Pierre, et l'église Saint-Pierre; le supplice de sainte Catherine, et les tours de Saint-Sulpice; les villes de Saint-Valery-sur-Somme et de Bar-le-Duc; l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, la rue Vieille-du-Temple, l'église Saint-Louis-des-Français, etc., etc. Seuls, et seulement d'après quelques marches typographiques, les noms composés étrangers font exception: New York, San Francisco, Civita Vecchia, etc. (Cf. Leclerc, loc. cit., pp. 134, 136 et 149;—Tassis, loc. cit., pp. 42-43;—Desormes, Notions de typographie, p. 309;—Règles typographiques… Hachette, pp. 35-36;—etc.)

[456] L. Delisle, loc. cit., p. 25.