C’est sur les bords de la Garonne
Que siège cette Cour gasconne
Dont Vignerot est le patron.
Il faut donc graver sur le bronze
Qu’en mil sept cent soixante et onze
On vit... etc.

[369] C’était le costume des intendants quand ils venaient au Parlement.

[370] C’est ainsi qu’à l’avenir on désignera les magistrats du nouveau Parlement.

[371] Il se qualifiait écuyer, seigneur de la maison noble de Terrefort, et mourut en 1809.—Laboubée donne sur ses ouvrages et sur lui-même quelques indications intéressantes.

[372] Ajoutons qu’elle s’était imposé des sacrifices au moment de la guerre de 1759. Elle figure, avec MM. de Lalanne, de Gascq, de Tourny, de Montferrand, le maréchal de Richelieu, les Bénédictins de Bordeaux et ceux de La Sauve, etc., sur la liste des personnes qui firent au roi l’abandon de leur vaisselle d’argent.—Gazette de France, février et mars 1760.

[373] On trouve aussi des vers latins dans l’un des mémoires rédigés par Montesquieu à l’occasion de son procès avec la ville de Bordeaux, pour la délimitation des landes de Martillac. Signalons également, à titre de curiosité du même genre, le procès que Lagrange-Chancel, l’auteur des Philippiques, soutint contre son fils, vers 1745. A cette occasion, il adressa un placet en vers à Messieurs du Parlement, une ode à son avocat, Me Boucquier, et divers morceaux de poésie à ceux qui, de près ou de loin, connurent de l’affaire. Son fils répondit également dans la langue des dieux.—Tablettes des bibliophiles de Guyenne, III, p. 8 et suivantes.

[374] C’est en 1778 que se termina le procès de Mme Duplessy avec son fils. Celui qu’elle eut avec M. de Pauferrat, soumis à deux arbitres, MM. de Verthamon Saint-Fort et de Baritault, reçut une solution plus prompte.

[375] M. Alexis de Lamontaigne fut nommé syndic des avocats en 1778, jurat en 1779, clerc de ville en 1784.

[376] Il descendait, par les Lestonnac, de Jeanne de Montaigne, sœur de l’auteur des Essais.

[377] Jean-Laurent Buhan.—Voir la Biographie de Feret.

[378] Elle avait d’abord fixé sa résidence chez son gendre, M. de Lamontaigne. Des difficultés d’ordre intime la décidèrent bientôt à vivre séparément.

[379] Correspondance de Mme du Deffant, édition de Lescure, I, p. 169.

[380] Ces lettres, découvertes par M. Raymond Céleste, qui en a reconnu tout l’intérêt, ont été offertes à la Bibliothèque municipale par M. Rappet, propriétaire du domaine de Fonchereau.

[381] A Bordeaux, une servante coûtait le double.

[382] L’Iris de Guyenne fut fondé en 1763 par un ancien officier nommé Leclerc. Le succès ne couronna pas ses efforts, et il dut cesser sa publication. Une nouvelle tentative, faite en 1773, ne fut pas plus heureuse: l’Iris de Guyenne fut interdit par ordre du roi.—Archives départementales, C. 61.

[383] Pierre-François de Brach, descendant du poète, chevalier d’honneur au Parlement. Il possédait une superbe bibliothèque.

[384] La petite poste, fondée en 1767, avait pour but de desservir Bordeaux et la banlieue. Le tarif des lettres était de deux sous pour la ville, de trois sous pour la campagne. Le port des billets de visite et de cérémonies, non cachetés, n’était que d’un sou. Bordeaux eut sept distributions par jour. Dans la banlieue, il n’y en avait aucune: les gens qui attendaient des lettres devaient aller s’enquérir au bureau.—La paroisse de Montussan était desservie par Saint-Loubès.

[385] Le plus souvent la lettre accompagne un déshabillé contenant une cargaison d’objets disparates: éventails, bourses à la petite-maîtresse, se fermant par un anneau, pantoufles, médecines, oignons de tulipe, tabac d’Espagne, lunettes d’approche, perruques, caracos, etc.

[386] «Votre parenté avec elle, écrit Mme Duplessy, c’est qu’elle descend de la fille de Montaigne. C’est son avocat qui me l’a dit: il connaît très bien sa généalogie.»—Voir Michel de Montaigne, par M. Malvezin, p. 194.

[387] Beaujon avait recueilli dans son magnifique hôtel quatre des plus jolies femmes de Bordeaux. Mme Duplessy fournit, sur ces dames et les splendeurs dont elles étaient entourées, de curieux renseignements.

[388] La recommandation ne fut que trop fidèlement observée, car beaucoup de gazettes, ne faisant pas corps avec les lettres, ont disparu, déchirées sans doute par la destinataire.

[389] Les jurats recevaient, dans certains cas, des contributions en nature dont ils se montraient fort jaloux. C’est ainsi qu’en échange de ses lettres de bourgeoisie, tout nouveau promu devait adresser à chacun des membres de la Jurade cinq livres de café, seize livres de sucre et cinq livres de bougie.—Correspondance de Mme Duplessy.

[390] Histoire poétique du Parlement, par Cizos-Duplessis.—On peut juger de la dépopulation de Bordeaux d’après celle de Paris, où l’on calcula que plus de cent mille personnes s’étaient retirées à la campagne.—Lettres de Walpole, édition Didier, p. 257.

[391] Collection Itié: lettre de Mme Du Lyon de Campet.

[392] Voyage du duc de Richelieu à Bayonne, p. C.

[393] Cet échange fut effectué avec le président de Lalanne.

[394] Collection Itié.

[395] Mme Duplessy rapporte le fait dans les termes suivants: «La présidente de Gourgue est ici, fort malade. Elle a perdu un œil et l’on craint qu’elle ne perde l’autre. On l’attribue à une robe qu’elle a voulu broder pour s’amuser dans son exil... La pauvre femme paie bien cher l’ambition qu’elle a eue d’être présidente.»

[396] Bordeaux marchait sur les traces de Paris où un Wauxhall et un Colisée venaient d’être installés sous le patronage du roi. M. de Gascq, au nom des actionnaires, poussa avec ardeur à l’établissement de ces nouveaux lieux de plaisir, qui avaient l’avantage de retenir les étrangers. Il s’expliquait dans les termes suivants à propos du Wauxhall: «Si la ville avait donné deux millions à un entrepreneur pour mettre à exécution une pareille idée, il n’eût pas été assez payé en proportion des avantages qu’il lui en revaudra. Le Bordelais est trop réprobateur des nouveautés sans les examiner. Il faut les embellir et leur faire du bien malgré eux. Il y a quarante ans que celui qui a établi en Saxe la manufacture de porcelaine, voulut s’établir auparavant à Bordeaux. Les jurats de ce temps-là traitèrent cet homme comme le valet du tambourineur par complaisance pour M. Hustin qui faisait des pots de chambre de faïence et qui avait de la jalousie de ce particulier qui a enrichi la ville de Dresde. Vous savez les belles réflexions d’un de vos notables qui ont privé la ville d’un jeu de paume. Au lieu de lui mettre des manches pendantes avec des oreilles d’âne, on eut la faiblesse d’adhérer à ses misérables remontrances.» (Correspondance de M. de Gascq: lettre à M. d’Arche, du 26 novembre 1769.)

[397] Depuis longtemps, il nourrissait le projet de visiter la Guyenne. Le 11 juillet 1773, il écrivait à Richelieu: «J’ai toujours été tenté de venir passer un hiver avec vous, je n’ai pu exécuter ce dessein.» Un an plus tard, il manifestait le même regret: «J’ai connu, disait-il, que le ciel s’opposoit à mon voyage de Bordeaux, et qu’il falloit que je mourusse dans mon trou.»

[398] Le prince-archevêque fut, à son arrivée, le 22 juin 1772, reçu chez le jurat, M. d’Arche. On y chanta, en son honneur, une cantate mise en musique par le sieur Faiseau, organiste de Saint-André.

[399] Mme Duplessy fournit, dans diverses lettres, les renseignements les plus détaillés sur ce sinistre. De son côté, M. de Lamontaigne a recueilli, sur ce même événement, de précieuses indications dont on trouvera la nomenclature à la page 384 de la Table historique de l’Académie.

[400] Chronique de Gaufreteau, II, p. 171.

[401] L’officier promit de ne pas les dénoncer; mais il ne tint pas son serment. Trois des mutins furent arrêtés; les autres désertèrent.—Journal historique de la révolution Maupeou, IV, p. 186.

[402] Correspondance de Mme Duplessy.

[403] Des habitants de cette province envoyèrent à Mme Dubarry un échantillon du pain, moitié son et moitié avoine, dont ils étaient contraints de se nourrir.

[404] On envoya, en effet, le régiment de Condé-cavalerie, dont la ville paya chèrement les services, si l’on en juge par la lettre suivante: «Le régiment de Condé-cavalerie est toujours ici, bien qu’il n’y soit plus utile. Le prince a donné ordre aux officiers de se faire défrayer: ils demandent cinquante mille francs par mois. L’intendant veut faire supporter cette charge par la ville. Cependant le régiment reste toujours jusqu’à ce que la contestation soit finie, et les frais augmentent.» (Journal de la révolution Maupeou, IV, p. 283.)

[405] «On ne parloit, dans les campagnes, de rien moins que du partage des terres. Deux chefs d’attroupement furent pris et condamnés à être fouettés et mis au carcan sur la place de Créon. Ils furent ensuite envoyés aux galères.» (Annales de Bernadau, p. 218.)

[406] Le blé étant encore trop cher pour les petites bourses, la Jurade fit vendre le pain au-dessous de sa valeur et s’engagea à payer la différence aux boulangers. En vue de pourvoir à ces dépenses, elle dut contracter, à Gênes, un emprunt de six cent mille livres.—Archives nationales, H. 92.

[407] Mémoires secrets de Bachaumont: supplément, sous la date du 9 novembre 1773.

[408] «Il court ici un bruit fâcheux sur les exilés. On prétend qu’ils soufflent l’esprit de révolte par des propos indiscrets. Les honnêtes gens n’en croient rien; mais est-ce le plus grand nombre?» (Correspondance de Mme Duplessy.)

[409] Archives départementales, C. 3313.

[410] Louis XV s’éteignit le 10 mai 1774.

[411] «C’est, dit Mme Duplessy, le premier exemple qu’elles aient resté muettes en pareil cas. On assure qu’à la mort de Louis XIV, elles furent toutes en mouvement à l’arrivée du courrier qui l’annonça, et pendant quarante jours.»

[412] Lorsqu’un prince décédait d’un mal épidémique, ceux qui l’avaient approché ne pouvaient, avant l’expiration de six semaines, paraître devant son successeur.

[413] Journal de Collé, III, p. 29.

[414] M. de Noailles avait été, en 1768, nommé lieutenant général de la Basse-Guyenne. En 1775, on l’investit du commandement en chef de la province, en l’absence de Richelieu. Les lettres-patentes qu’il reçut furent présentées par M. de Ségur et «plaidées» par Romain de Sèze.

[415] «Voici de quoi on l’accuse. Il étoit à Limoges avec son régiment auquel il voulut faire exercer quelque police au détriment des juges de cette ville, lesquels s’adressèrent à un chanoine pour porter plainte à M. Turgot dont il étoit connu et aimé. Il écrivit, en effet. M. de Lautrec, ayant été réprimandé et ayant su que c’étoit le chanoine qui avoit écrit, aposta, pour le rosser de coups de bâtons, quatre hommes qui lui obéirent si bien qu’il est mort vingt-quatre heures après.» (Correspondance de Mme Duplessy.)

[416] Il y a un an, s’écrie Mme Duplessy, le maréchal l’aurait fait interdire.

[417] Le haut négoce se hâta de lui rendre ses politesses. La Bourse offrit un souper à vingt francs par tête; puis, ce fut le tour de la Chambre de commerce qui donna un dîner, un bal et une représentation théâtrale exécutée par des amateurs.

[418] Mémoires de Mme Campan, édition Barrière, p. 71.

[419] Sa remplaçante, la duchesse de Villars, reçut elle-même une augmentation de gages de quarante mille livres. «Tout cela épouvante, constate Bachaumont, et prouve que l’économie projetée ne se réalise nullement.»

[420] «Je ne sais, dit ailleurs Mme Duplessy, si sa cour sera nombreuse, mais on est bien prévenu sur ses hauteurs. Pour moi, peu m’importe, car j’ai bien renoncé aux grandeurs. Mme de Secondat me disoit hier—car elle dîna avec nous—qu’elle n’ira point la voir.»

[421] On vit un prélat élégant mettre son équipage et ses harnais en harmonie avec la couleur «cheveux de la reine». (Mémoires du comte de Paroy, p. 6.)

[422] Correspondance de Mme Duplessy.—Nous ne jurerions point que cette anecdote n’eût vu le jour à Paris.

[423] Archives historiques de la Gironde, XXVI, p. 203.

[424] Fleury, le 12 avril 1737, s’en expliquait dans ces termes avec l’intendant Boucher: «J’ay reçu, Monsieur, votre lettre du 6 de ce mois au sujet de la Société qu’on nomme francs-maçons, dans laquelle M. de Montesquiou (sic) s’est fait recevoir. Il ignore sans doute que le roi a fort désapprouvé cette association et qu’il ne s’en fait plus icy. Vos réflexions sur cela sont très justes. Vous avez très bien fait de défendre par provision à M. de Montesquiou de s’en mesler, et je vous prie de lui faire savoir en particulier les intentions de Sa Majesté.» (Archives historiques de la Gironde, XXVI, p. 202.)

[425] Des Corps politiques, édition de 1766, II, p. 10.

[426] Archives départementales, C. 3314.

[427] Un avocat, du nom de Cailhavet, fut la cause de cette dispute que marquèrent les péripéties les plus curieuses. Elle ne prit fin qu’après une menace adressée par le garde des sceaux d’incorporer les récalcitrants dans les patrouilles de la ville.

[428] Le débat avait été fort vif. Me Buhan parla dans le même sens que Me Polverel. Me de Sèze, dans une remarquable harangue rapportée par Henri Chauvot, soutint l’opinion contraire, malgré son attachement à une magistrature, «entourée du respect des peuples, qui avoit toutes ses sympathies.» (Le Barreau de Bordeaux, p. 47.)

[429] Détail intéressant: on avait supprimé les épices, mais on maintenait les taxes au clerc du rapporteur... Un changement de nom; mais la redevance restait la même.

[430] Le chancelier Maupeou et les Parlements, p. 482.—En dehors des droits en question, le ressort de Bordeaux devait payer chaque année 274,700 fr., soit pour gages, soit pour annuités: on était loin des 40,000 livres d’épices.

[431] On peut dire que jusqu’à la Révolution, le Barreau bordelais resta uni au Parlement. En 1785, il faisait, en l’honneur de la Compagnie judiciaire, une manifestation éclatante à la suite de laquelle les deux syndics, MMes Plassan et Buhan, furent exilés, l’un à Mézin, l’autre à Mont-de-Marsan. (Le Barreau bordelais, par H. Chauvot, p. 69.)

[432] M. Le Berthon, comme beaucoup de ses collègues, appartenait à la franc-maçonnerie. Il était vénérable d’honneur perpétuel de la loge de Saint-Jean, connue sous le titre de la Française élue Écossaise. Le vénérable en exercice était le comte de Béarn, capitaine de haut bord et lieutenant de maire, et l’ex-maître était M. Le Berthon de Virelade, président à mortier. (Les Loges maçonniques de l’Angoumois, de la Saintonge et de l’Aunis, par Jules Pellisson, p. 24.)

[433] Durant l’exécution des travaux, le Béquet fut transformé en lieu de pèlerinage où défila tour à tour la population entière.

[434] Elle mourut à Bagnères en août 1774.

[435] C’est l’indication fournie par Mme Duplessy. Quelques-uns des exilés, pressés par le besoin ou cédant aux menaces, avaient consenti à se laisser liquider, c’est-à-dire à recevoir le prix de leur charge, moyennant la remise de leur démission. Les esprits étaient si montés qu’on leur fit un grief d’une décision à laquelle la plupart n’avaient pu se soustraire, et qu’on les traita d’une façon presque aussi cruelle que les simples Restants.

[436] C’est sur les conseils de M. Le Berthon que Gensonné se décida à embrasser la carrière du Barreau. (Le Barreau de Bordeaux, par Henri Chauvot, p. 166.)

[437] Les illuminations continuaient encore à la date du 2 mars. Le 3, Mme Duplessy s’exprime en ces termes: «Vous ai-je dit qu’hier soir toute la ville fut illuminée? Les vitriers furent occupés tout le jour à faire des lanternes de papier, sur le devant desquelles étoient peintes les armes de M. Le Berthon, c’est-à-dire une aiguille couronnée, et, en bas, en grosses lettres: Vive Le Berthon, premier président. Je les ai vues, mais je n’en ai pas fait l’emplette. Elles se vendent douze sols pièce. J’ai été dîner chez ma cousine, et j’ai passé rue du Loup, sous un arceau de laurier qui tenoit d’un côté de la rue à l’autre. Au milieu étoit une espèce de tambour blanc, aussi entouré de lauriers, où étoit écrit d’un côté: Vive le Roi et Le Berthon, premier président, et, de l’autre côté: Vive le Parlement et Noailles. On m’a dit qu’il y en avoit une grande quantité dans les autres rues.»

[438] La réouverture du Parlement eut lieu le 2 mars 1775, non au palais de l’Ombrière, abandonné depuis deux ans, mais au collège de la Madeleine, devenu libre par suite de l’expulsion de la Compagnie de Jésus. On y avait également installé la Cour des Aides et le Bureau des finances. Quelque temps après son retour, M. Le Berthon, gêné par le voisinage des prisonniers, qu’on avait également transférés dans la rue du Mirail, rétablit l’ancien ordre de choses.

[439] Me Polverel quitta plus tard le Barreau de Bordeaux, «où il était très renommé, et alla se fixer à Paris. C’est lui qui, en 1793, fut envoyé à Saint-Domingue par la Convention nationale, et que la voix publique a accusé d’être le premier moteur des troubles qui ont désolé cette colonie durant la Révolution.» (Annales de Bernadau, p. 220.)

[440] Notes de Laboubée.

[441] Cizos-Duplessis est une des figures les plus curieuses de l’ancien Bordeaux. Tour à tour comédien, journaliste, avocat, auteur dramatique, chirurgien, magistrat, il eut une vie aussi mouvementée qu’extraordinaire.

[442] M. de Gascq ne survécut pas longtemps à sa disgrâce. Il partagea sa fortune entre M. Valdec de Lessart, le ministre de 1791, et Mmes de Piis et d’Escoussan.

[443] Ce qu’il y a de piquant, c’est que cette boutade se produisit en pleine assemblée des Chambres.

[444] La querelle redoubla de violence à l’époque où M. Dudon de Lestrade fut appelé à remplacer son père dans la charge de procureur général. Les Mémoires secrets de Bachaumont fournissent divers renseignements à cet égard.

[445] Le 13 septembre 1771.

[446] Papiers de l’Académie: lettre du Père François du 18 octobre 1771.

[447] Un contemporain annonce son décès dans les termes suivants: «Le pauvre président Barbot n’est plus. Il mourut vendredi, il fut enterré hier, l’Académie fit les honneurs de ses funérailles. Vous imaginerez sans peine combien il est généralement regretté, parce que vous savez combien il méritoit de l’être...» (Table historique de l’Académie, p. 345.)

[448] M. de Lalanne mourut le 14 juillet 1774. «C’est, dit Mme Duplessy, d’un coup de sang qui lui ôta la parole au premier moment, et il ne l’a point recouvrée; je le regrette beaucoup. Il avoit bien du mérite, comme vous savez, et de l’amitié pour moi.»

[449] Correspondance de Mme du Deffant, édition de Lescure, II, p. 266.

[450] Correspondance de Mme Duplessy.

[451] Conseiller-clerc au Parlement de Paris.

[452] Il était vénérable de la loge la Candeur.—On profita de son passage pour lui faire poser la première pierre de la loge l’Amitié. (Annales de Bernadau, p. 229.)

[453] La fête offerte par les francs-maçons au duc de Chartres coûta 14,630 livres. Le banquet fut compris, dans la dépense, pour une somme de 4,656 livres. (Victor Louis, par Charles Marionneau, p. 279.)

[454] Ainsi que nous l’avons fait connaître, les propriétaires-terriens sur lesquels, en définitive, rejaillissait la majeure partie des taxes, étaient depuis longtemps fort éprouvés. L’exil avait été aussi une cause de dépenses, beaucoup de familles ayant conservé leur personnel de ville pendant qu’elles résidaient hors de Bordeaux. Les habitudes de luxe introduites par Richelieu ne devaient pas non plus être étrangères à cet état de choses. Ce qu’il y a de certain, c’est qu’on voit, à la fin du règne de Louis XV, décliner, dans des proportions considérables, les fortunes des parlementaires.

[455] C’est Richelieu qui, le premier, appela les femmes du négoce à figurer auprès des femmes de la noblesse et de la robe.

[456] Pour le passage du duc de Chartres, M. de Clugny donna une fête qui lui coûta cinquante mille livres: une douzaine de poires y figurèrent pour cinquante écus. On installa dans le jardin de l’Intendance un édifice en bois dans lequel on joua pendant deux jours. Quelques Chartronnais avaient, dans ce but, constitué une bourse de trois cent mille livres pour se mesurer «décemment» avec Son Altesse Sérénissime. Ce sont les suites de cette partie, où furent risquées des sommes folles, qui donnèrent lieu à l’incident auquel nous venons de faire allusion. Mme Duplessy en rend compte dans les termes suivants: «L’intendant, dont la fête a été, de l’aveu de tout le monde, la plus belle et la mieux ordonnée, avoit résolu de laisser subsister ses décorations jusqu’à dimanche pour satisfaire la curiosité du public; mais voyant qu’il ne pouvoit pas faire cesser le jeu, dont les acteurs augmentoient même à chaque instant, lundi il les fit prier fort honnêtement de se retirer au moins à six heures—ce dont ils ne tinrent compte. Et comme il vit que les pelotons de joueurs se multiplioient sans cesse, il prit le parti, après six heures, de faire mettre par M. Louis, architecte, les ouvriers nécessaires pour tout abattre; ce qui força les joueurs et joueuses d’abandonner la partie, peut-être en jurant contre un homme que leur indiscrétion forçoit à détruire sa maison pour les en chasser.»

[457] Avril 1776.

[458] Correspondance de Mme Duplessy.

[459] Le problème fut résolu en faveur des deux états—robe et épée.

[460] L’enthousiasme pour Necker n’était pas moins vif: ses Comptes, imprimés à un grand nombre d’exemplaires, furent enlevés en moins de quatre jours.

[461] «On me dit hier que les actionnaires avoient fait mettre à la porte de la Comédie un tronc avec ces mots: pour les pauvres, et qu’un mauvais plaisant avoit ajouté au-dessous: actionnaires... On fait courir contre eux des vers, des libelles..., etc.»

[462] «Le 13 novembre 1782, est décédée, dans la communion des fidèles, rue du Cahernan, dame Marie Chazot, veuve de messire Duplessy-Michel, conseiller au Parlement, âgée d’environ quatre-vingts ans, et a été inhumée le lendemain dans l’église Saint-Projet où elle avoit sa sépulture. Présents, les bénéficiers.—De Roullier, vicaire.»

Mme de Cursol mourut à Fonchereau le 24 frimaire an XIII.

[463] Duplessis, au lieu de Duplessy.