NOTES:

[1] Préfet de Loir-et-Cher.

[2] Le but de ce post-scriptum était de m’interdire les ports de la Manche.

[3] Ces guillemets indiquent les phrases dont les censeurs de Paris avaient exigé la suppression. Dans le second volume, ils ne trouvèrent rien de répréhensible, mais les chapitres du troisième sur l’Enthousiasme, et surtout la dernière phrase de l’ouvrage, n’obtinrent pas leur approbation. J’étais prête à me soumettre à leurs critiques d’une façon négative, c’est-à-dire, en retranchant sans jamais rien ajouter; mais les gendarmes envoyés par le ministre de la police firent l’office de censeurs d’une façon plus brutale, en mettant le livre entier en pièces.

[4] Phrase supprimée par les censeurs.

[5] Je n’ai pas besoin de dire que c’était l’Angleterre que je voulais désigner par ces paroles; mais quand les noms propres ne sont pas articulés, la plupart des censeurs, hommes éclairés, se font un plaisir de ne pas comprendre. Il n’en est pas de même de la police; elle a une sorte d’instinct vraiment remarquable contre les idées libérales, sous quelque forme qu’elles se présentent, et dans ce genre elle dépiste, comme un habile chien de chasse, tout ce qui pourrait réveiller dans l’esprit des Français leur ancien amour pour les lumières et la liberté.

[6] M. de Lacretelle

[7] Ce chapitre sur l’Autriche a été écrit dans l’année 1808.

[8] Supprimé par la censure.

[9] Supprimé par la censure.

[10] Supprimé par la censure.

[11] Supprimé par la censure.

[12] Supprimé par la censure sous prétexte qu’il y avait tant de bonheur à Paris maintenant, qu’on n’avait pas besoin de s’en passer.

[13] Supprimé par la censure.

[14] Supprimé par la censure.

[15] Supprimé par la censure. Je luttai pendant plusieurs jours, pour obtenir la liberté de rendre cet hommage au prince Louis, et je représentai que c’était relever la gloire des Français que de louer la bravoure de ceux qu’ils avaient vaincus; mais il parut plus simple aux censeurs de ne rien permettre en ce genre.

[16] On peut en voir une esquisse dans l’ouvrage que M. de Villers vient de publier sur ce sujet. On trouve toujours M. de Villers à la tête de toutes les opinions nobles et généreuses; et il semble appelé, par la grâce de son esprit et la profondeur de ses études, à représenter la France en Allemagne, et l’Allemagne en France.

[17] Ces paroles étaient le refrain d’un chant plein de grâce et de talent, composé pour cette fête. L’auteur de ce chant, c’est madame Harmès, très connue en Allemagne par ses écrits, sous le nom de madame de Berlepsch.

[18] Les poètes anglais de notre temps, sans s’être concertés avec les Allemands, ont adopté le même système. La poésie didactique fait place aux fictions du moyen âge, aux couleurs pourprées de l’Orient; le raisonnement et même l’éloquence ne sauraient suffire à un art essentiellement créateur.

[19] Le chêne est l’emblème de la poésie patriotique, et le palmier celui de la poésie religieuse, qui vient de l’Orient.

[20] J’ai érigé un monument plus durable que l’airain... le souvenir de mon nom sera ineffaçable.

[21] M. de Sabran.

[22] Mana, l’un des héros tutélaires de la nation germanique.

[23] Segeste, auteur de la conspiration qui fit périr Hermann.

[24] Héla, la divinité de l’Enfer.

[25] Nom donné par les Germains à la bataille qu’ils gagnèrent contre Varus.

[26] Le dieu de la guerre.

[27] L’Islande.

[28] Chez les anciens, l’aigle qui s’envolait du bûcher était l’emblème de l’immortalité de l’âme, et souvent même de l’apothéose.

[29] Supprimé par la censure.

[30] Expression de Frédéric Schlegel sur la pénétration d’un grand historien.

[31]

Il est, pour les mortels, des jours mystérieux,
Où, des liens du corps notre âme dégagée,
Au sein de l’avenir est tout à coup plongée,
Et saisit, je ne sais par quel heureux effort,
Le droit inattendu d’interroger le sort.
La nuit qui précéda la sanglante journée,
Qui du héros du Nord trancha la destinée,
Je veillais au milieu des guerriers endormis;
Un trouble involontaire agitait mes esprits.
Je parcourus le camp. On voyait dans la plaine
Briller des feux lointains la lumière incertaine.
Les appels de la garde et les pas des chevaux,
Troublaient seuls, d’un bruit sourd, l’universel repos.
Le vent qui gémissait à travers les vallées,
Agitait lentement nos tentes ébranlées.
Les astres, à regret, perçant l’obscurité,
Versaient sur nos drapeaux une pâle clarté.
Que de mortels, me dis-je, à ma voix obéissent!
Qu’avec empressement sous mon ordre ils fléchissent!
Ils ont, sur mes succès, placé tout leur espoir.
Mais, si le sort jaloux m’arrachait le pouvoir,
Que bientôt je verrais s’évanouir leur zèle!
En est-il un du moins qui me restât fidèle!
Ah! s’il en est un seul, je t’invoque, ô destin!
Daigne me l’indiquer par un signe certain.
 
(Walstein, par M. Benjamin Constant de Rebecque.
Acte II, Scène 1ʳᵉ, page 43).

[32] Il viendra le jour de la colère, et le siècle sera réduit en cendres.

[33] Quand le Juge suprême paraîtra, il découvrira tout ce qui est caché, et rien ne pourra demeurer impuni.

[34] Malheureux! que dirai-je alors? A quel protecteur m’adresserai-je, lorsqu’à peine le juste peut se croire sauvé?

[35] De omnibus rebus et quibusdam aliis.