[267] On lit dans le Figaro du 27 février 1884: «Il y a encore des enseignes amusantes. Hier, nous en avons remarqué une assez drôle, dans le haut de la rue Pigalle. Cette œuvre d’art, due au pinceau d’un illustre inconnu, a pour but d’attirer l’attention des passants sur les mérites des escargots de Bourgogne, débités par un marchand de vin restaurateur. L’artiste a ainsi conçu son œuvre: dans le haut du tableau, le Père éternel et le bon saint Pierre émergent des nuages et conversent ensemble, en regardant au-dessous d’eux une bande de terrain sur laquelle se promène allégrement un escargot d’appétissante apparence. Une légende traduit ainsi les paroles des personnages célestes: «Pierre, tire le cordon. Il faut que j’aille voir de plus près sur la terre cette bête que je ne connais pas et que je ne me souviens pas d’avoir créée.—Ne vous dérangez pas, Seigneur, c’est un excellent escargot de Bourgogne qui voyage comme échantillon pour la maison X..., de la rue Pigalle.» Et le bon Dieu semble dire à saint Pierre: «Merci du renseignement; on apprend à tout âge.» (Note de l’éditeur.)

[268] L’Hermite du faubourg Saint-Germain, par Ch. Colnet. Paris, Pillet, 1825, 2 vol. in-12.

[269] Étude sur les Enseignes de Paris (Journal des Débats, 25 mai et 1ᵉʳ juin 1848).

[270] Les Enseignes de Paris, feuilleton du Gaulois, 7 juillet 1877.

[271] Les Enseignes, par Firmin Maillard, feuilleton du Journal de Paris. 1ᵉʳ octobre 1859.

[272] Histoire de la Société française pendant la Révolution, par les frères de Goncourt. Paris, E. Dentu, 1854, in-8º, p. 269.

[273] Voir la Feuille du jour, nº 177.

[274] Réimpression du Moniteur universel, in-4º, t. XIX, p. 266.

[275] Journal littéraire de Clément, 1795, t. II, p. 19.—Un peu plus tard reparurent quelques enseignes de dévotion (voir notre chapitre XVI), telles que l’Image Notre-Dame, sous l’invocation de laquelle s’était mis, dès 1701, un commerce de droguerie de la rue des Lombards, transféré aujourd’hui boulevard de Sébastopol, nº 14.

[276] Le Nouveau Paris, par le citoyen Mercier. Brunswick, 1800, 6 vol. in-12, t. III, p. 94.

[277] Au sujet d’une sculpture assez bizarre qui décore la partie supérieure du chevet de cette église, et qui peut passer pour une véritable enseigne en rébus, voir nos Enigmes des rues de Paris, p. 301.

[278] Histoire de la Société française sous le Directoire, par Edmond et Jules de Goncourt. Paris, E. Dentu, 1855, in-8º, p. 88 et 93.

[279] Étude sur les Enseignes de Paris, par Amédée Berger (Journal des Débats, 25 mai et 1ᵉʳ juin 1858).

[280] Œuvres de A.-V. Arnault. Paris, Bossange, 1827, t. VIII, p. 120.

[281] Le Livre des Cent et un. Paris, Ladvocat, 1834, in-8º, t. XV, p. 243.

[282] Le Mercure de France, t. XLV, p. 482.

[283] La France, par Lady Morgan. Paris, Treuttel et Wurtz, 1817, 2 vol. in-8º, t. II, p. 57.

[284] Cette maison, faisant l’angle de la rue de Grammont, et remplacée par l’hôtel du Crédit lyonnais, appartenait alors à M. Pérès, maître serrurier, auquel on doit la belle grille du Palais de justice. (Note de l’éditeur.)

[285] Mémorial parisien, ou Paris tel qu’il est, etc. Paris, Dalibon, 1821, in-12, pages 4, 31, 35 et 214.

[286] Voir la figure page 92.—Mentionnons dans la même rue, plus près de la Bastille, l’enseigne du Chat botté, assez jolie statuette en bois colorié qui décore la boutique d’un cordonnier.

[287] Étude sur les Enseignes de Paris (Journal des Débats, 25 mai et 1ᵉʳ juin 1858).

[288] Cette sculpture décorait l’entrée du collège de Saint-Michel, fondé au XIVᵉ siècle par l’évêque de Paris Guillaume de Chanac et doté en 1510 par Antoine de Pompadour. C’est dans ce collège qu’avait été admis comme domestique-élève le futur cardinal Dubois (Lefeuve, Anciennes Maisons de Paris, t. Iᵉʳ, p. 397-400).—Rappelons en passant que cette rue de Bièvre avait eu pour habitant Dante pendant son séjour à Paris, et qu’il allait suivre les cours des professeurs de la rue du Feurre ou Fouarre, tout près de là.

[289] Recherches historiques sur les Enseignes des maisons particulières, suivies de quelques inscriptions murales, par E. de La Quérière. Rouen, François, 1852, in-8º, p. 53 et suiv.

[290] Aujourd’hui au musée de Cluny.

[291] Mémoires et Correspondance littéraire, dramatique et anecdotique de C.-S. Favart. Paris, Léopold Collin, 1808, 3 vol. in-8º, t. Iᵉʳ, p. 94.

[292] Paris à la fin du XVIIIᵉ siècle, ou Esquisse historique et morale des monuments et des ruines de cette capitale, etc., par J.-B. Pujoulx. Paris, Mathé, 1801, in-8º, p. 14.

[293] Livraison du 10 septembre 1842, p. 38; Bulletin publié sous la direction de Paul Lacroix (bibliophile Jacob).

[294] Catalogue raisonné de l’œuvre, peint, dessiné et gravé, d’Antoine Watteau, par Edmond de Goncourt. Paris, Rapilly, 1875, in-8º, p. 88 à 90.

[295] Voir notre Histoire du Pont-Neuf. E. Dentu, édit., 1862, 2 vol. in-18; t. Iᵉʳ, p. 270-274.

[296] Mémoires inédits sur la vie et les ouvrages des membres de l’Académie royale de peinture et de sculpture, publiés par L. Dussieux, E. Soulié, Ph. de Chennevières, etc. Paris, Dumoulin, 1854, 2 vol. in-8º, t. II, p. 421.

[297] Grétry, par Arsène Houssaye, dans la Revue de Paris, numéro du 4 juillet 1841.

[298] Voir ci-dessus, à la page 363, cette enseigne, la seule peut-être qui n’ait pas quitté sa place depuis le Directoire, sauf qu’elle est maintenant à l’intérieur du magasin au lieu d’être au dehors.

[299] Les Enseignes de Paris, par M. Poignant, feuilleton du Gaulois, 7 juillet 1877.

[300] Voir la remarquable monographie d’Edmond de Goncourt, intitulée: Gavarni, p. 404.—Voir ci-dessus, page 349, la reproduction de cette enseigne, qui existe encore au coin des rues de la Huchette et Saint-Jacques.

[301] Les Enseignes de Paris, feuilleton du Gaulois, 8 juillet 1877.

[302] A propos d’Eugène Delacroix, mentionnons, boulevard du Montparnasse, à quelques pas du boulevard des Invalides, au-dessus d’un magasin de meubles, une copie de son beau tableau représentant Dante conduit par Virgile au séjour des Damnés. Cette enseigne, qui n’a pas d’inscription, est en assez mauvais état, mais on peut voir encore qu’elle a été peinte par un artiste de quelque talent, sans doute un élève du maître.

[303] Voir plus haut, p. 394, une note à ce sujet.—Cette enseigne, qui était telle que nous la dépeignons quand nous en avons fait prendre copie, aurait aujourd’hui bon besoin d’être restaurée; à peine en reconnaît-on le dessin.

[304] Ce Richesource, qui se posa en défenseur de la langue écrite et parlée pendant trente-cinq ans, publia, en 1680, le Camouflet des auteurs négligents en faveur des jeunes orateurs, in-12, et il ne ménagea pas plus les auteurs en renom que s’il avait eu à leur reprocher les monstrueux abus orthographiques et grammaticaux des enseignes de Paris.

[305] Journal de Paris, feuilleton du 1ᵉʳ octobre 1859.

[306] Mémorial parisien, ou Paris tel qu’il fut, tel qu’il est. Paris, Dalibon, 1821, in-12, p. 31.

[307] Tout récemment, en février 1884, le journal la France a inauguré un hôtel somptueux, élevé par l’architecte Ferdinand Bal, sur l’emplacement de l’ancien marché Saint-Joseph. L’angle, en pan coupé, sur la rue du Croissant et la rue Montmartre, est décoré au sommet d’un génie, placé devant un exemplaire typique du journal et montrant au public une pièce de 10 centimes, prix du numéro. Au-dessous, dans un médaillon lauré, est le buste d’Émile de Girardin, fondateur du journal, et plus bas, un bras de bronze, sortant de la muraille, dépose son bulletin dans une urne électorale.—Le Petit Journal montre, au-dessus de l’immeuble où il est installé depuis plus de vingt ans, rue Lafayette, nº 61, une énorme pièce de 5 centimes, entourée de lauriers et autres attributs; encore l’annonce du prix du numéro du journal. (Note de l’éditeur.)

[308] A. Forgeais, Plombs historiés trouvés dans la Seine; 1ʳᵉ série. Méreaux des corporations d’arts et métiers. Paris, 1862, in-8º, p. 125.