[160]Voir la carte en couleurs hors texte.

[161]Étienne Ritter, Le Djebel Amour, Bulletin du service de la carte géologique de l’Algérie, Alger, 1902.

M. Flamand attribue au Néocomien les grès du Gourara, mais dans un travail ancien, qui a précédé celui de Ritter (Flamand.... dans Documents pour servir à l’étude du Nord-Ouest Africain, par Lamartinière et Lacroix, Alger 1897).

[162]Foureau, Documents, etc., p. 824.

[163]Flamand, Sur la présence du Dévonien à Calceola sandalina dans le Sahara occidental, C. R. Ac. Sc., 1er juillet 1901.

[164]Ém. Haug, Sur deux horizons à Céphalopodes du Dévonien supérieur dans le Sahara oranais, C. R. Ac. Sc., 6 juillet 1903.

[165]Note de M. Chudeau : « Le sondage de Tiberkamin atteignait 66 mètres : il y aurait : alluvions, 3 mètres ; Crétacé, 7 mètres ; Primaire. Le fossile m’a paru être Atrypa reticularis ? »

[166]Observation de M. Chudeau.

[167]Flamand, Sur la présence du Dévonien inférieur dans le Sahara occidental, C. R. Ac. Sc., 2 juin 1902.

[168]Supplément au Bulletin, etc., juillet 1907.

[169]Supplément au Bulletin, etc., juillet 1907 ; voir en particulier les coupes, p. 151 et 152.

[170]Les grès dévoniens de Maurétanie sont eux aussi horizontaux, d’après le témoignage oral et les carnets de M. Dereims, le seul géologue professionnel qui les ait vus.

[171]Un tronc de 30 centimètres de diamètre (Note de M. Chudeau).

[172]Bornhardt, Deutsch Ost. Afrika, Berlin, 1900, t. VII.

[173]On ne les trouvera pas sur les anciennes cartes. Il faut les chercher sur les cartes Prudhomme et Niéger.

[174]Brunhes, L’Irrigation.

[175]Lieutenant Niéger : Le Touat, Bulletin du comité de l’Afrique française. Suppléments no 7 et 8, juillet et août, 1904.

[176]Dr Siegfried Passarge, Die Kalahari. Berlin, 1904, p. 667.

[177]Hartmann, dans Zeitschrift für assyriologie, Bd XIX, p. 352.

[178]La carte Mussel, encore inédite, est le document le plus sérieux.

[179]Martin, Oasis sahariennes, Bulletin de la Société de géog. d’Alger, 1906, p. 395.

[180]René Basset, Étude sur la zénatia du Mzab, de Ouargla et de l’Oued-R’ir. Publication de l’École des Lettres d’Alger, 1893.

Du même auteur une étude sur le dialecte du Gourara dans : Journal Asiatique, 1885, Notes de Lexicographie berbère.

[181]W. Marçais, Le Dialecte arabe parlé à Tlemcen, publication de l’École des Lettres, 1902, p. 13 et 14.

[182]Publiée par le Dr Hamy, on la donne en appendice.

[183]Siegfried Passarge, Die Kalahari.

[184]René Basset, dans Journal Asiatique, VIII, série X, 1887, p. 365 et s.

[185]Bull. Soc. de Géogr. d’Alger.

[186]Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions, mai 1903, voir aux appendices.

[187]A l’étude au laboratoire géologique de M. Flamand.

[188]Barth, Reisen und Entdeckungen, II, p. 83.

[189]Également à l’étude au laboratoire de M. Flamand.

[190]Corippus, Johannide, II, 109 ; IV, 667. El Bekri, Texte arabe de de glane, p. 161.

[191]Laquière, La colonne Servières : publication du Bulletin du comité de l’Afrique française, p. 21.

[192]Wattin, l. c.

[193]Segonzac, Voyages au Maroc, 1899-1901, p. 160, fig. 92 ; voir aussi les fig. 95, 104, 105, 109.

[194]Duveyrier en signale d’analogues, qu’il qualifie de garamantiques, à R’adamès et au Fezzan (Voir Exploration du Sahara, p. 251).

[195]Louis Watin, Origine des populations du Touat, Bull. Soc. Géogr. Alger, 1905, 2e trimestre, 209, etc.

[196]Ernest Mercier, Histoire de l’Afrique septentrionale, t. II, p. 382.

[197]Nedromah et les Traras. Publication de l’École des Lettres d’Alger. 1901, p. VII.

[198]L. c., p. XV et XVI.

[199]L. c., p. V.

[200]L. c., p. 66.

[201]René Basset, Notes de lexicographie berbère. Le dialecte des Beni Menacer, Journal asiatique, 1885, p. 5.

[202]Id., p. 20 en note.

[203]René Basset, Les dictons satiriques attribués à Sidi Ahmed ben Yousof, Journal asiatique, 1890, p. 6.

[204]R. Basset, Histoire de Tombouctou, p. 21.

[205]Notons qu’il y a eu un empire Saharien Zenati, dont le centre était à Sidjilmessa (Tafilalet), mais sur lequel on a actuellement des données bien vagues.

[206]Archives marocaines, no II, p. 216.

[207]Journal asiatique, VIIIe série, X, 1887, p. 365 et suiv.

[208]Flye Sainte-Marie, Bulletin de la Société de Géographie d’Oran, 1904, p. 345 et suiv. Niéger, l. c. Laquière, l. c.

[209]Bibliothèque de l’enseignement agricole, publiée sous la direction de Münz, t. II, p. 292.

[210]Communication orale.

[211]Voir Bulletin du Comité de l’Afrique française. Renseignements coloniaux. Septembre 1905, p. 350.

[212]Bull. Société d’Oran, 1904, p. 370.

[213]L’Évolution du Nomadisme en Algérie, p. 238 et 239.

[214]L. c., p. 380.

[215]L. c., p. 387.

[216]G.-B.-M. Flamand, Aperçu sur la géologie du bassin de l’oued Saoura (Extrait des Documents pour servir à l’histoire du Nord-Ouest Africain par Lamartinière et Lacroix, Alger, 1897, p. 108). — Id., De l’Oranie au Gourara, 1897. — Id., Observations sur les nitrates du Sahara... (Bull. Soc. géol. de Fr., IVe série, 1902, p. 366-368).

[217]Extrait d’une note de M. Pouget, qu’on donne intégralement dans l’appendice IX.

[218]G.-B.-M. Flamand (Aperçu..., p. 113) donne là-dessus d’intéressants détails d’après le capitaine Carette (1844) et l’ingénieur Dubocq (1852).


CHAPITRE VII

TIDIKELT ET MOUIDIR-AHNET[219]

Il y a de bonnes raisons, géologiques, hydrographiques et de géographie humaine, pour réunir dans une étude commune le Tidikelt et les premiers plateaux touaregs.

La région étudiée et qui fait l’objet d’une carte d’ensemble se divise commodément en trois régions naturelles qu’on étudiera à part : 1o le Tidikelt, 2o la pénéplaine inhabitée entre le Tidikelt et le Mouidir-Ahnet, 3o le Mouidir-Ahnet.

Géologie du Tidikelt.

Le Tidikelt s’allonge à la bordure méridionale du grand plateau de Tadmaït. Il fait donc pendant au Touat et au Gourara qui sont les bordures occidentale et septentrionale du même plateau.

Crétacé. — Les roches crétacées sont ici les mêmes qu’à l’ouest et au nord. Un magnifique gisement de fossiles se trouve à la tête de l’oued Aglagal ; les Ostrea olisiponensis sont très nombreuses et très belles ; c’est toujours comme à Matriouen et à el Goléa le même étage qui est fossilifère, Cénomanien-Turonien.

La falaise de l’oued Aglagal, haute environ de 200 mètres, est une magnifique coupe naturelle qui s’applique à la presque totalité des couches crétacées au Tadmaït. Les étages supérieurs et moyens du Crétacé sont ainsi représentés de haut en bas (fig. 53) :

10. Calcaire à silex. une soixantaine de mètres.
supposé, d’après la stratigraphie, représenter le Sénonien, mais sans preuves paléontologiques.
9. Argile.
8. Grès.
7. Argiles à silex.
5. Calcaire compact. une centaine de mètres.
4. Argiles ou marnes à Ostrea olisiponensis.
3. Calcaires à Ostrea olisiponensis.
2. Argiles très puissantes.

Au pied de la falaise s’étend très loin une plaine d’ennoyage, alluvions quaternaires et dunes, et c’est à une quinzaine de kilomètres plus loin seulement et en contre-bas de cent mètres, au Kreb er Rih, qu’on voit réapparaître le Crétacé, représenté par l’Albien gréseux du type habituel.

Cette falaise, que mon itinéraire s’est trouvé croiser à l’oued Aglagal (pl. XLIII, 81), est un accident très important. C’est elle qui limite au sud le Tadmaït, elle dépasse 300 kilomètres de long, et son altitude, d’un seul jet, dépasse parfois 300 mètres et n’est jamais inférieure à 150. Elle est jalonnée par des sources A. Tabbagueur, A. Souf, A. el Hadjadj, A. Guettara. C’est la lèvre en rejet d’une superbe faille est-ouest qui se constate directement. Au sud de la falaise, au pied de laquelle affleure le grès albien, on voit réapparaître, en contre-bas de plusieurs centaines de mètres, toute la série des calcaires crétacés ; qui constituent des causses étendus entre In Salah et la falaise[220] (Voir la carte en couleurs.)

Fig. 53. — Falaise terminale du Tadmaït. — 1/600000.

1, grès albiens ; a, sol masqué par des formations récentes ; pour 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10, se rapporter au texte.

(Bull. Soc. géol. Fr., 4e série, t. VII, p. 196, fig. 1.)

Il est donc certain que le Tidikelt représente par rapport au Tadmaït un compartiment effondré.

Les grès albiens jouent au Tidikelt le même rôle prépondérant qu’au Touat et au Gourara, mais ils sont développés surtout aux deux extrémités, orientale et occidentale ; les bois silicifiés caractéristiques sont épars sur le sol dans toutes les directions autour d’In Salah comme autour d’Aoulef.

Au centre, entre In R’ar et Tit, la continuité du placage albien est tout à fait interrompue. Un grand affleurement primaire s’avance en golfe jusqu’auprès d’In R’ar. L’érosion de l’oued Souf y est certainement pour quelque chose ; mais l’explication est insuffisante ; il faut admettre l’existence de failles nord-sud ; de part et d’autre de l’affleurement primaire en effet on retrouve des lambeaux importants de calcaires crétacés (étage moyen ou supérieur ?) qui se présentent à la place et au niveau des grès albiens.

E.-F. Gautier. — Sahara Algérien. Pl. XLIII.

Cliché Pichon

81. — OUED AGLAGAL, entaillant la falaise terminale du Tadmaït au sud.

Argiles et calcaires crétacés.

Je les ai vus à Baba-Ahmed et à Aïn Tarlift.

La falaise de Baba Ahmed a 60 à 70 mètres de haut (5 mm. de différence au baromètre anéroïde).

Les couches se succèdent ainsi de la base au sommet.

Calcaires massifs 40 mètres.
Argiles schisteuses rouge brique 10
Calcaire 5
Argiles ? où se trouve la source 5

A l’Aïn Tarlift la falaise terminale est beaucoup moins haute, une vingtaine de mètres et présente approximativement la composition suivante de la base au sommet :

Grès 6 mètres.
Argiles 7
Calcaires 7

Contre cette formation sensiblement horizontale viennent buter, au pied de la falaise, les couches carbonifériennes énergiquement plissées ; à Baba Ahmed la couche calcaire supérieure contient des fossiles, malheureusement très friables et indéterminables.

Malgré l’absence de fossiles, l’âge crétacé de ces formations n’est pas douteux, mais elles n’ont plus du tout le facies de l’Albien, au niveau duquel elles se présentent pourtant, et dont il parait difficile d’admettre qu’elles représentent, par transformation latérale ; un facies particulier. Un système de failles est donc vraisemblable.

Notons d’ailleurs que le golfe primaire d’In R’ar, sur tout son pourtour, c’est-à-dire sur le trajet probable des failles, est jalonné de sources très nombreuses qui jaillissent au sommet des falaises ; Aïn Baba Ahmed, Imellal, Aïn Othman, el Mouizzir, etc. ; la carte Prudhomme n’en donne pas moins de dix-huit.

Des accidents tectoniques beaucoup moins importants, mais de même orientation nord-sud jouent au Tidikelt au point de vue humain un rôle considérable, toutes les palmeraies du Tidikelt sont des lignes de végétation allongées nord-sud ; c’est particulièrement marqué à Foggaret ez Zoua, In Salah, Aoulef. En général la ligne des palmiers est doublée d’une sebkha étirée dans le même sens. Cela revient à dire que les eaux du Tidikelt sont concentrées dans des poches ou plus précisément, dans des cuvettes synclinales, très allongées dans le sens de la méridienne. M. Flamand, à propos de Foggaret ez Zoua et d’In Salah, était arrivé à cette conclusion, et elle paraît incontestable ; les couches crétacées de Baba Ahmed ont une allure synclinale, en cuiller, sensible à l’œil. En somme, les terrains du Tidikelt, en général crétacés, sont affectés des plis posthumes, dont la direction est imposée par celle des plis primaires sous-jacents ; car tous, les calédoniens, comme les hercyniens, ont ici une direction uniformément subméridienne[221]. Ces plis ont rejoué, et les failles profondes se sont traduites en surface par des fléchissements en cuvettes synclinales de la couverture crétacée.

Sous-sol primaire. — La couverture crétacée est sans épaisseur au Tidikelt et, à sa limite sud, il est facile d’étudier le sous-sol primaire. Cette limite est très nette, elle est marquée presque partout par des falaises abruptes mais peu élevées (quelques dizaines de mètres).

Les formations primaires qu’on observe au pied des falaises et dans le golfe d’In R’ar sont généralement carbonifériennes, ou du moins presque tous les gisements de fossiles signalés sont carbonifériens.

Les fossiles abondent dans la dépression d’In R’ar (Aïn In Mellal, Aïn Mouizzir Sr’ir, Aïn Othman). Des fossiles de cette provenance ont été étudiés par M. Flamand[222] qui conclut ainsi : « On voit que toute cette faune, dans son ensemble, est bien caractéristique du terrain carboniférien et que — la présence d’espèces telles que Plectambonites analoga, Productus semireticulatus, Michelinia favosa, Fenestella membranæ, Pleurotomaria Yvani, etc., indique vraisemblablement l’existence de deux étages viséen et tournaisien. »

Des fossiles d’Aïn Tar’lift appartiennent au même étage.

Au chapitre précédent on a déjà mentionné les gisements de fossiles carbonifériens limitrophes du Touat et du Tidikelt, à Aïn Cheikh et Hacian Taïbin ; ainsi que le gisement authentiquement éo-dévonien d’Aïn Cheikh.

M. Flamand qui en a étudié le premier les fossiles, conclut ainsi[223] : « L’ensemble de cette faunule caractérise nettement le Dévonien inférieur ; de plus, la présence et l’association de quelques formes : Chonetes sarcinulata Schloth., Spirifer cf. Rousseaui Rouault, Pleurodictyum du groupe du constantinopolitanum, etc., permettent de considérer les assises gréseuses d’Haci Cheikh comme appartenant vraisemblablement à l’étage coblentzien. »

Ce sont les seuls fossiles dévoniens qui aient encore été signalés au Tidikelt. Les formations carbonifériennes sont malheureusement bien loin d’avoir ici la même uniformité de facies que dans le nord : dans la zone du Béchar, par exemple, ou même encore au Gourara, le Carboniférien (Dinantien) se distingue aisément à ses assises massives de calcaire bleuâtre.

Au Tidikelt, le calcaire n’a pas tout à fait disparu (Hacian Taibin, par exemple). Mais les marnes prédominent ; ce sont elles qui fournissent les plus beaux fossiles (Aïn Cheikh, Tar’lift). Elles sont interstratifiées de schistes très fissiles (ktoub), de grès très fissiles ou même de grès en bancs assez épais, qui paraissent appartenir à l’étage.

Fig. 54. — Coupe d’Aïn Cheikh.

Ce caractère protéiforme du Carboniférien est d’autant plus regrettable qu’on peut être amené à confondre ces formations avec d’autres d’un âge tout différent. S’il y a lieu de croire, en effet, que le Carboniférien soit au Tidikelt l’étage primaire le plus largement représenté en surface, il est incontestable que les plis et les accidents primaires ont chance d’avoir amené à l’affleurement tous les étages du Dévonien et du Silurien.

En effet l’architecture de la pénéplaine primaire apparaît au Tidikelt avec plus de netteté relative qu’au Touat ; dans le Tidikelt occidental, en particulier, l’étude du plissement hercynien à Aïn Cheïkh et au dj. Aberraz est très instructive. Les deux coupes s’appliquent au même plissement, à 20 kilomètres environ de distance l’une de l’autre, et elles sont bien symétriques.

Aïn Cheikh. — La coupe (fig. 54) est loin de me satisfaire ; je l’ai relevée trop vite en 1903 et je n’ai pas revu Aïn Cheikh depuis. La coupe a environ 4 kilomètres de long, transversalement à la direction du pli. C’est une fenêtre ouverte à travers les grès du Crétacé inférieur par l’érosion de l’oued Chebbi. Voici d’ouest en est la succession des affleurements primaires.

1. Marnes et calcaires intercalés, fossiles carbonifériens abondants.

2. Formations peu résistantes, accusées en creux et couverts de débris, supposées représenter le Méso et le Néo-dévonien ?

3. Les grès éodévoniens, avec intercalations d’argile, fossilifères. La source d’Aïn Cheikh jaillit entre deux feuillets de grès. Des dépôts travertineux tout voisins attestent l’importance de la source à l’époque quaternaire.

4. Argiles ou marnes, formation peu résistante, accusée en creux et couverte de débris, difficile à observer. (Méso-dévonien ?)

5. Couches de calcaire amarante compact, contenant des fossiles, en particulier des orthocères, indéterminables. (Méso-dévonien ?)

6. Schistes noirs, fissiles, puissants, l’oued Chebbi y a creusé son lit. Il doit son nom à un gisement d’alun (chebbi) qui se trouve en grands cristaux dans un lambeau d’alluvions quaternaires à proximité de la source. Il semble donc bien que ces schistes soient alunifères.

Or les schistes à graptolithes, rapportés par Foureau du Tindesset, sont des schistes alunifères, et jamais encore on n’a signalé d’alun au Sahara dans une formation autre que silurienne. D’autre part, la source d’Aïn Chebbi, qui est abondante et pérenne, est probablement en relation avec un accident, une faille.

Les couches 1, 2, 3, 4, 5 plongent toutes à l’ouest, sous un angle de 45° peut-être. Le grès éodévonien recouvre les calcaires à orthocères, plus jeunes que lui. De part et d’autre de l’affleurement éodévonien qui marque nécessairement l’axe du pli, les affleurements de couches plus jeunes ne sont nullement symétriques.

Nous avons donc un pli orienté nord-sud (simple ou double ?), vigoureusement déversé sur l’est, et qui vient s’écraser le long d’une faille contre un horst silurien.

Notons que ceci est une interprétation tardive, après des années écoulées, de la coupe notée sur le carnet.

Djebel Aberraz. — Celle du dj. Aberraz en revanche (fig. 55), encore que lacunaire, ne fait aucune part à l’hypothèse interprétative ; elle est due à M. Chudeau.

Le djebel Aberraz est formé par deux anticlinaux déversés vers l’est ; le pli occidental surtout est important ; ils contrastent nettement avec la région située plus à l’est (jusqu’à Bled el Mass) où les plis à peine marqués forment une série de dômes et de cuvettes nettement fermés.

Les couches carbonifériennes fossilifères s’observent au voisinage de Hacian Taïbin sur le versant ouest du pli occidental.

Au sommet de ce pli, au dj. Aberraz proprement dit, affleurent en puissantes assises des grès qui ont le facies et la masse des grès éodévoniens. Cette partie du pli ayant été malheureusement traversée de nuit la succession des couches n’a pas pu y être notée.

Ce plissement hercynien est arrêté à l’est par le horst calédonien de Bled el Mass. Il est composé de grès et de schistes verts et violets, parfois de couleur claire, très plissés et injectés de quartz. (Voir pl. XLIX, 90.)

Ce horst silurien était déjà arasé à l’époque dévonienne, puisque le grès dévonien de Garet Tamamat repose dessus en couches horizontales.

Fig. 55. — Coupe d’H. Taïbin à Garet el Diab. — 1/600000,

Cr, Crétacé inf. ; C, Carbonifère ; D, Dévonien ; S, Silurien ; Ŧ, pointe fossilifère ; F, faille et diaclase.

(Bull. Soc. géol. Fr., 4e série, t. VII, p. 202, fig. 2.)

Il semble donc bien établi qu’un horst silurien, bordé à l’ouest par une faille nord-sud, s’étend d’Aïn Chebbi à Bled el Mass ; c’est le butoir contre lequel est venu se déverser sur toute sa longueur visible le pli hercynien d’Aïn Cheikh-Dj. Aberraz ; et nous constatons ici, avec une grande précision, la limite entre les domaines respectifs des plis hercyniens et calédoniens.

Si mes souvenirs, un peu lointains, sont exacts, les schistes alunifères d’Aïn Chebbi sont bien moins dérangés que les couches de Bled el Mass. — Ceux du Tindesset, photographiés par Foureau[224], paraissent assez voisins de l’horizontale. Il n’y a là aucune contradiction puisque les schistes à graptolithes sont rattachés par M. Haug au Silurien supérieur[225]. Les couches de Bled el Mass sont probablement du Silurien inférieur[226].

Pli d’In R’ar. — Le pli hercynien d’In R’ar est encore plus mal connu que celui d’Aïn Cheikh, pourtant son étude nous conduit à des conclusions identiques.

D’après un rapport manuscrit de M. Voinot, les couches primaires plongent en sens inverse de part et d’autre du golfe primaire.

D’autre part, sur l’itinéraire de Tirechoumin à Baba-Ahmed et dans le prolongement du golfe, on rencontre successivement des couches qui plongent à l’est, au voisinage de Tirechoumin, et à l’ouest au voisinage de Baba Ahmed. Il ne semble donc pas douteux qu’il n’y ait là un grand pli anticlinal étiré nord-sud.

Le pli d’In R’ar s’arrête brusquement à 15 kilomètres environ au sud de Tirechoumin, à une ligne de faille au delà de laquelle le Carboniférien fossilifère se présente brusquement en couches horizontales sur de grandes étendues. Plus au sud, on ne retrouve plus de couches carbonifériennes ou dévoniennes plissées, et quand on arrive à des couches plissées, elles appartiennent au substratum calédonien. Ici donc encore nous pouvons délimiter avec précision les domaines respectifs des plissements hercyniens et calédoniens (fig. 50).

En somme, dans le Tidikelt occidental, d’In R’ar à Aïn Cheikh, le sous-sol primaire est une pénéplaine où l’on distingue deux faisceaux de plis hercyniens, entre lesquels le horst calédonien projette un promontoire jusqu’à la falaise crétacée. Et si les détails manquent, ce sont là du moins des traits généraux absolument exacts.

Sud d’In Salah. — Dans le Tidikelt oriental (In Salah), la structure de la plate-forme primaire est plus mal connue et plus incertaine ; je n’ai de documents que sur la route d’In Salah au Mouidir par Haci el Kheneg (route faite en partie de nuit).

Le puits d’el Kheneg est dans des grès bien lités, interstratifiés de quelques lamelles argileuses ; à travers les couches minces d’argile les couches gréseuses sont réunies par des colonnettes de grès, très régulières, qui se débitent en rondelles tout à fait semblables, comme forme et comme dimension, à des bourres de fusil de chasse ; dans les argiles, j’ai recueilli une Rhynchonnelle.

Malheureusement, ce fossile n’est pas caractéristique. D’après le facies, on pourrait croire les couches d’el Kheneg éodévoniennes ? (surtout à cause des « bourres de fusil », mais c’est naturellement un indice très faible). En tous les cas elles appartiennent plutôt à la série dévonienne.

On sait que dans un échantillon de schistes provenant de Haci el Kheneg et rapporté par le lieutenant Cottenest, M. Flamand a découvert des Graptolithes[227] ; ces schistes ont été recueillis au campement à quelques centaines de mètres du puits. Leurs relations stratigraphiques avec les terrains voisins sont inconnues.

Il semble impossible d’attribuer au Silurien les grès à colonnettes de H. Kheneg — qui par définition ne sont pas des schistes à graptolithes. Mais ces grès supposés éodévoniens sont à peine dérangés, ils plongent vers l’ouest d’une inclinaison très légère. Ils ont donc échappé au plissement hercynien, et, comme à Garet Tamamat ils reposent vraisemblablement sur le horst silurien.

Seulement je ne puis pas indiquer, dans le Tidikelt oriental les limites exactes de ce horst.

Le substratum primaire apparaît, le long de l’oued Inesmit, au pied de la falaise crétacée, à une quarantaine de kilomètres au S.-S.-E. d’In Salah. Il est représenté par des schistes fissiles noirs, des calcaires bleus à Crinoïdes et à Cyathophyllum en bancs réguliers, des marnes, des grès en plaquettes.

C’est un facies qui rappelle celui des couches carbonifériennes. Les strates plongent au N.-N.-O., d’une inclinaison légère, mais plus accusée qu’à H. el Kheneg. Je n’ose pas risquer d’hypothèse explicative.

Malgré l’incertitude des limites exactes, il n’est pas douteux que l’extrémité du horst calédonien ne voisine avec In Salah puisque Haci el Kheneg est à une centaine de kilomètres seulement de l’oasis.

Nous sommes donc certains que le placage crétacé du Tidikelt, sur toute sa longueur, recouvre à peu près la vieille suture en zigzag des domaines hercynien et calédonien.

M. Flamand a signalé un plissement hercynien à l’est du Tidikelt (Aïn Kahla)[228], et rien naturellement n’empêche de croire que la zone des plis hercyniens ne réapparaisse plus loin à l’est.

Pourtant le pli d’Aïn Kahla a un axe cristallophyllien ou cristallin, et cela le rapprocherait plutôt des plis calédoniens que des hercyniens. La question n’existait pas au moment où M. Flamand a vu ce pli ; puisque alors, l’existence au Sahara de plis calédoniens n’était pas soupçonnée. Elle mériterait un supplément d’information ; si le pli d’Aïn Kahla est hercynien, il faudrait conclure que les plis hercyniens gagnent en intensité, d’ouest en est. Car les plis occidentaux ne sont pas assez énergiques pour amener à l’affleurement des couches aussi anciennes.

Géologie de la pénéplaine entre le Tidikelt et le Mouidir-Ahnet.

Entre le Tidikelt et les premiers contreforts du Mouidir, de l’Ahnet et de l’Açedjerad s’étend une région naturelle, caractérisée par son extrême aridité. Elle est donc particulièrement difficile à connaître puisqu’on la traverse à marches forcées. Nous en avons amorcé l’étude en étudiant le substratum primaire du Tidikelt.

Cette région a été traversée par moi, seul ou en compagnie de M. Chudeau, suivant trois itinéraires différents — d’In Salah au Mouidir — de Taloak à Baba Ahmed — de Taourirt à Taloak.

D’In Salah au Mouidir. — On a déjà parlé des premières couches rencontrées, celles de l’O. Inesmit et de Haci el Kheneg.

Au pied des premières pentes du Mouidir, aux puits de Afoud dag Rali, Bel Rezaïm et In Belrem, on rencontre des couches particulièrement intéressantes parce qu’elles sont très fossilifères. Les fossiles, étudiés par M. Haug, appartiennent au Dévonien supérieur[229].

La succession des couches est la suivante de bas en haut :

1. Schistes bariolés 10 mètres.
2. Grès 5
3. Calcaires 3
4. Grès à grain fin clairs 10
5. Grès rouge 3

Toutes ces couches sont peu ou prou fossilifères, mais surtout les calcaires. Dans les schistes et dans les grès rouges, on trouve des dépôts plâtreux, parfois cristallisés. Cette formation constitue une arête de faible altitude, — une vingtaine de mètres, très continue sur une trentaine de kilomètres et jalonnée par les trois puits.

Ces couches, au moins dans la partie nord de l’arête, plongent à l’ouest de 45° au moins, et d’autre part sur la rive droite de l’O. In Belrem dont elles longent la rive gauche, les grès éodévoniens plongent dans le même sens et semblent s’enfoncer en stratification concordante sous le Néo-Dévonien, le contact étant ennoyé. De sorte qu’on croirait avoir affaire à un plissement qui aurait affecté les deux terrains. Une étude attentive montre qu’il n’en est rien.

En effet, les coupes aux deux puits septentrionaux Afoud dag Rali et Bel Rezaïm montrent bien les couches néo-dévoniennes plongeant à l’ouest de 45°.

Mais, au puits d’In Belrem, la stratigraphie est bien différente. Au puits même on retrouve, parfaitement horizontaux, ces mêmes calcaires fossilifères qui, aux deux autres puits, sont redressés énergiquement. Au sud du puits d’In Belrem, l’accident néo-dévonien n’est plus une arête, c’est une falaise où les couches néo-dévoniennes sont horizontales. Au pied de la falaise on voit affleurer un paquet de ces mêmes couches (ou du moins elles m’ont paru telles), extrêmement redressées et voisines de la perpendiculaire. La faille se constate donc directement.

En somme, le long de l’O. In Belrem, le contact est anormal entre l’Éo- et le Néo-Dévonien.

De Taloak à Baba Ahmed. — On a déjà parlé de la section septentrionale de cet itinéraire, depuis Baba Ahmed jusqu’à une quinzaine de kilomètres au sud de Tirechoumin. On a dit qu’il court là un pli hercynien, où le Carboniférien joue un rôle important, et qui s’arrête court à une ligne de faille, au delà de laquelle les couches carbonifériennes sont horizontales.

Ces couches horizontales s’étalent en plateau jusqu’à Haci Ar’eira sur un trajet d’une quinzaine de kilomètres. A la base sont des schistes très fissiles (ktoub), passant au grès en plaquettes. Au sommet, des calcaires violets fossilifères.

D’autre part, M. Villatte a rapporté des fossiles carbonifères de deux points situés à une petite distance dans l’ouest (Tin Tenaï et l’O. Kraam). La bande carboniférienne s’étend donc jusque-là. Au delà, entre Haci Ar’eira et l’oued In Gharen, à travers l’ennoyage, on voit percer, à deux ou trois reprises, des couches dont je ne puis pas indiquer la succession exacte, mais qui sont des bancs de grès bien lités, des grès en plaquettes, des schistes fissiles, des argiles schisteuses et des bancs de calcaires bleus à Crinoïdes. Le facies est à peu près le même que celui du Carboniférien (?) de l’oued Inesmit. Ces couches, quand elles ne sont pas horizontales, sont affectées d’une plongée légère vers le nord ; je crois que leur horizontalité a été dérangée par de petites failles.

Au sud de l’O. In Gharen, le long de l’oued Adrem, jusqu’à Taguerguera, sous les ergs Tessegafi et Ennfouss, le placage des alluvions et des dunes soustrait le sous-sol primaire à l’observation sur de grands espaces. La région est une vaste cuvette où viennent converger tous les oueds de l’Ahnet et de l’Açedjerad ; l’oued Adrem est souvent encaissé entre des terrasses d’alluvions anciennes (terrasses de cailloutis auprès de H. Tadounasset).

Toutes les fois que le sous-sol primaire apparaît, il est d’aspect assez uniforme, des argiles et des marnes schisteuses de couleurs vives, avec d’assez rares intercalations de bancs calcaires très minces. Malgré l’uniformité du facies, cette formation essentiellement argileuse ou marneuse se rapporte à deux étages, Méso- et Néo-Dévonien. En effet, sur tout le pourtour méridional de l’erg Tessegafi les gisements fossilifères abondent.

Au-dessus des berges de l’O. Tadounasset sur les flancs d’une gara haute de 50 mètres environ, M. Villatte a recueilli dans des marnes une faune étudiée par M. Haug, qui conclut ainsi[230] : « L’ensemble de la faune possède incontestablement un cachet néo-dévonien. »

D’autre part, « un peu à l’est du campement de l’O. Tadounasset, à Tin Taggaret, M. Villatte a recueilli encore dans des marnes » plusieurs fossiles méso-dévoniens étudiés par M. Haug[231].

Enfin, nous pouvons signaler deux nouveaux gisements méso-dévoniens à Meghdoua et près de Taloak (à 3 ou 4 kilomètres N.-E. en bordure de l’erg).

A Meghdoua la formation a une vingtaine de mètres, se décomposant ainsi de la base au sommet.

1. Argiles bleues 10 mètres.
2. Calcaires et grès 5
3. Calcaires à Orthocères 5

A Taloak cette couche calcaire, qui semble caractéristique du Méso-Dévonien, ne fait pas défaut non plus, mais elle est réduite à quelques centimètres d’épaisseur. Le Méso-Dévonien, d’une façon générale, repose en concordance sur l’Éodévonien.

Pas toujours cependant. A Tikedembati on constate (comme à In Belrem) un contact anormal le long d’une faille. La faille se voit directement, et on la suit depuis sa naissance, sous forme de flexure dans les hauts de Foum Zeggag.

En somme, entre Taloak et Baba Ahmed l’itinéraire traverse une série d’auréoles qui représentent en succession régulière tous les étages depuis l’Éodévonien jusqu’au Dinantien.

Taourirt à l’Açedjerad. — Le long d’un dernier itinéraire qui va de Taourirt à l’Açedjerad[232], on rencontre d’abord le pli hercynien du dj. Aberraz et le horst silurien du Bled el Mass, qui ont été étudiés plus haut. Les grès dévoniens, jaunes clairs à patine noire, qui reposent horizontalement sur les plis calédoniens arasés, ont le facies éodévonien. Pourtant ils ne sont pas fossilifères, et ils sont peut-être un facies littoral du Dévonien moyen ; ils sont en effet en bancs minces, à stratifications obliques, indiquant le voisinage d’un rivage ; d’autre part, entre la garet Tamamat et l’erg Fisnet, sur 250 kilomètres, on ne sort pas du Méso-Dévonien étalé en couches horizontales et souvent fossilifères. Il s’annonce par Garet ed Diab, un récif de calcaire fossilifère intercalé au milieu des argiles, et qui témoigne lui aussi d’une mer peu profonde.

Les argiles méso-dévoniennes constituent apparemment le fond de l’immense sebkha Mekhergan ; mais elles sont recouvertes par des dépôts quaternaires et on ne peut pas les observer directement.

Au delà de la sebkha du moins, on retrouve le Méso-Dévonien fossilifère au nord de Haci Tikeidi.

De grandes falaises d’érosion permettent d’observer la succession des couches qui est à peu près, de la base au sommet.

Les argiles se retrouvent à Kokodi, et les calcaires à Orthocères à Ridjel Imrad.

Notons enfin au nord de Tikeidi la présence de dépôts d’eau douce (quaternaire ancien à Cardium edule) ; ces dépôts très érodés sont à 5 mètres au-dessus du niveau de la vallée.

En résumé, et malgré d’énormes lacunes, trois itinéraires transversaux permettent de se rendre un compte général de la grande pénéplaine qui sépare le Tidikelt du Mouidir-Ahnet.

A de rares affleurements siluriens près, les couches appartiennent aux étages moyen et supérieur du Dévonien et au Carboniférien. Ces couches affleurent en auréoles grossièrement concentriques, se succédant régulièrement par ordre d’ancienneté décroissante du sud au nord. Dans le nord, au voisinage du Tidikelt, on observe quelques lambeaux de pénéplaine hercynienne.

Mais la plus grande partie de la région étudiée appartient au domaine des plissements calédoniens. Sur un socle silurien qui apparaît exceptionnellement, les couches méso- et néo-dévoniennes et dinantiennes reposent à peu près horizontales. Cette horizontalité est pourtant interrompue par des failles et surtout des diaclases, mais qui n’ont amené nulle part de dénivellation apparente supérieure à 70 ou 80 mètres.

C’est précisément ce qui fait l’unité géographique de cette région. D’une part, c’est une pénéplaine sans relief et l’on sait que, au Sahara, les plaines et les pénéplaines sont précisément les parties les plus arides. D’autre part, les couches géologiques qui forment la surface sont, en général, marneuses et argileuses ; il se trouve que les marnes et les argiles dominent dans les trois étages représentés. Le sol est donc imperméable, ce qui constitue une nouvelle cause d’aridité.

Entre le Tidikelt, pays d’oasis, et le Mouidir-Ahnet, pays de pâturages, la pénéplaine qui nous occupe est un pays absolument désolé et inhabitable.

Géologie du Mouidir-Ahnet.

Le Mouidir, l’Ahnet et l’Açedjerad forment une grande région naturelle, très uniforme, favorisée au point de vue de la végétation et de l’habitabilité, où l’on retrouve partout les mêmes grès éodévoniens et le même substratum silurien.

J’ai parcouru la partie occidentale du Mouidir et orientale de l’Ahnet, en 1903 ; et l’Açedjerad, en 1905, en compagnie de M. Chudeau.

Silurien de Tadjemout. — Dans la partie occidentale du Mouidir, le substratum prédévonien affleure très largement dans un cirque immense où les oueds Arak, Tadjemout, etc., se réunissent pour former l’oued Tibratine.

Ce cirque est encombré d’alluvions anciennes et récentes et de dunes, mais ce tapis superficiel est crevé fréquemment par des arêtes et des chapelets d’arêtes prédévoniennes, qu’on peut observer aussi sur les bords de la cuvette, qu’elles limitent en muraille.

Les roches sont certainement très variées. La première arête qui se dresse au débouché des gorges de l’Arak est gneissique. Dans les gorges mêmes on observe, à l’entrée, des schistes noirs très fissiles, qui m’ont paru des micaschistes, et un peu plus loin, derechef, du gneiss. (Pl. XLV, 83.)