1786. Helix octona Chemnitz, Conchylien cabinet, IX, part. 2, p. 190, Taf. CXXXVI, fig. 1264.

1792. Bulimus octonus Bruguière, Encyclopédie méthod. ; Vers ; I, p. 325, no 47.

1822. Bulimus octonus de Lamarck, Anim. sans vertèbres, VI, part. 2 (avril 1822), p. 125, no 27.

1837. Subulina octona Beck, Index Mollusc., p. 77, no 8.

1838. Bulimus octonus de Lamarck, Anim. sans vertèbres, édit. 2 (par Deshayes), VIII, p. 233, no 27.

1838. Achatina octona Potiez et Michaud, Galerie Mollusques Douai, I, p. 129, Taf. XI, fig. 13.

1848. Achatina octona Pfeiffer, Monogr. heliceor. vivent., II, p. 266, no 65.

1853. Achatina octona d’Orbigny, Mollus. Cuba, I, p. 168, pl. XI, fig. 4-6.

1860. Achatina octona Morelet, Séries Conchyl., I. p. 72.

1889. Achatina octona Morelet, Journ. de Conchyl., XXXVII, p. 363.

1898. Subulina octona Martens, Beschalte Weichth. Ost-Afrik., p. 123.

1900. Stenogyra octona Dautzenberg, Mém. soc. zoolog. France, XIII, p. 153.

1906. Subulina octona Germain, Mollusques Foa lac Tanganika.

Cette espèce, originaire de l’Amérique, a été signalée en de nombreuses localités d’Océanie, notamment à la Nouvelle-Calédonie, à Java et à Sumatra.

En Afrique le Subulina octona se rencontre non seulement à Madagascar, mais encore sur la côte de Zanzibar et du Zanguebar. M. A. Chevalier l’a également recueillie dans les localités suivantes :

Cercle de Krébedjé (septembre 1902) ; 2 exemplaires.

Téte (Dr Decorse, 28 décembre 1902) ; 1 exemplaire.

Subulina krebedjeensis Germain, nov. sp.
PLANCHE V, fig. 17.

Coquille assez grande, très allongée, cylindro-conique ; spire très haute, d’abord presque régulièrement cylindrique dans le premier tiers de son développement, puis conique dans le reste, composée de 11 tours médiocrement convexes séparés par des sutures linéaires assez profondes ; sommet obtus ; dernier tour caréné (carène à peine saillante, fortement émoussée, particulièrement sensible aux environs immédiats de l’ouverture), à peine plus grand que l’avant-dernier et légèrement plus convexe ; ouverture peu oblique, petite, ovalaire, anguleuse en haut et en bas ; columelle courte, incurvée, nettement tronquée à la base ; bords réunis par une callosité à peine indiquée.

Hauteur : 18 millimètres ; diamètre maximum : 4 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 4 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 2 millimètres.

Test médiocrement épais, solide, d’un châtain jaunâtre peu brillant, très fortement strié ; stries saillantes, très serrées, obliques et légèrement onduleuses, particulièrement fortes sur les tours médians, atténuées sur le dernier tour et, plus spécialement, vers l’ombilic.

Cercle de Krebedjé [Dr Decorse, octobre 1902] ; un seul échantillon.

*
* *

Les deux Subulines précédemment étudiées sont les seules qui ont été jusqu’ici signalées dans les contrées traversées par la Mission. Il est à remarquer qu’un grand nombre d’espèces de ce genre et des genres voisins : Opeas Albers, Pseudopeas Putzeys, Hapalus Albers, Geostilbia Crosse, etc., ayant été signalées dans l’Afrique orientale allemande et anglaise, ainsi que dans le haut bassin du Congo, de nouvelles recherches conduiront à la découverte de ces Mollusques dans le bassin du Chari.

Famille des LIMNÆIDÆ
Genre Limnæa Bruguière[355].

Limnæa humerosa Martens.

1898. Limnæa humerosa Martens, Beschalte Weichth. Ost-Afrik. ; p. 135, Taf. VI, fig. 1.

Coquille d’assez grande taille, ovalaire allongée ; spire courte, un peu aiguë, composée de 4 tours à croissance très rapide ; dernier tour très grand, ovalaire-allongé ; columelle mince, tordue ; ouverture grande, subovale, anguleuse en haut, bien arrondie en bas et à bord externe subrectiligne ; bords réunis par une callosité blanche.

Hauteur : 20 1/2 millimètres ; diamètre : 11 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 15 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 7 millimètres[356].

Test mince, fragile, d’un corné pâle, assez finement strié.

Cette espèce, qui était connue du lac Victoria-Nyanza et de l’Uganda, a été recueillie, par M. Chevalier, dans le Mamoun en mars 1903. 1 seul exemplaire.

Limnæa undussumæ Martens.

1898. Limnæa undussumæ Martens, Beschalte Weichth. Ost-Afrik. ; p. 135, Taf. I, fig. 18 et Taf. VI fig. 2 et 5.

Coquille de taille moyenne ; forme ovalaire assez allongée ; spire courte, aiguë, composée de 4-5 tours convexes à croissance très rapide séparés par des sutures profondes ; dernier tour très grand ; ouverture subovalaire, anguleuse en haut, bien arrondie en bas, à bord externe subrectiligne, égale aux 3/4 de la hauteur totale ; bords marginaux réunis par une callosité blanche assez marquée.

Longueur max. : 20 millimètres ; largeur max. : 13 mill. ; hauteur de l’ouverture : 15 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 7 1/2 millimètres.

Test mince, fragile, finement et irrégulièrement strié, d’un jaune corné pâle.

Le Ndellé, avril 1903 (A. Chevalier).

Le Mamoun, territoire du Chari, mars 1903 ; 20 exemplaires recueillis avec Physa (Isodora) strigosa Martens, Sphærium Courteti Germain et Eupera parasitica Parreyss.

Variété Courteti Germain
PLANCHE V, fig. 2.

1904. Limnæa undussumæ var. Courteti Germain, Bullet. Muséum hist. natur., Paris, X, no 7, p. 467.

Coquille différant du type :

Par sa spire plus allongée, à tours plus convexes, séparés par des sutures plus profondes, et surtout par son ouverture plus oblique, moins régulièrement ovalaire. Même test.

Longueur : 17 millimètres, largeur : 8 1/2 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 12 millimètres ; largeur de l’ouverture : 5 millimètres.

Cours d’eau du pays Mamoun ; mars 1903 [A. Chevalier] ; 3 exemplaires.

Limnæa tchadiensis Germain
PLANCHE V, fig. 3.

1905. Limnæa tchadiensis Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris, 1905, XI, no 6, p. 484.

Coquille ovalaire-oblongue, pourvue d’une fente ombilicale presque entièrement recouverte ; spire brièvement conique, composée de 3 1/2-4 tours à croissance rapide ; les deux premiers très peu développés, nettement convexes, séparés par des sutures bien marquées ; sommet obtus ; dernier tour très grand, bien ovalaire-allongé, formant, à lui seul, plus des 4/5 de la hauteur totale de la coquille ; ouverture peu oblique, ovale-oblongue, bien anguleuse supérieurement, largement arrondie inférieurement et à bord externe convexe ; bord columellaire d’abord presque droit, puis très fortement tordu supérieurement ; péristome droit, aigu et fragile.

Hauteur max. : 11 millimètres ; diamètre max. : 6 1/2 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 9 1/4 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 4 1/2 millimètres.

Test fragile, translucide, d’un jaune blanchâtre très pâle, brillant, orné de stries extrêmement fines, serrées et un peu onduleuses.

Cette nouvelle espèce, qui se rapproche surtout du Limnæa undussumæ Martens, s’en distingue facilement :

Par sa forme moins longuement allongée ; par sa spire beaucoup plus brève, composée de tours plus convexes et, par suite, séparés par des sutures plus profondes ; par son ouverture plus largement ovalaire, plus nettement anguleuse en haut, mais beaucoup plus régulièrement arrondie en bas ; par sa columelle extrêmement tordue, remarquable, en outre, par son aspect filiforme ; etc...

Le S.-E. du lac Tchad (A. Chevalier) ; 2 exemplaires.

*
* *

Deux autres Limnées seulement ont, jusqu’ici, été recueillies dans le lac Tchad :

Limnæa africana Ruppell[357]. — Coquille ovalaire-ventrue, très étroitement ombiliquée ; spire courte, subconique, composée de 4 tours à croissance très rapide, le dernier très développé, atteignant les 3/4 de la hauteur totale ; suture peu profonde ; ouverture faiblement oblique, ovalaire-oblongue, sensiblement élargie à sa partie inférieure ; bords marginaux réunis par une callosité très accentuée ; péristome droit et aigu.

Hauteur 20-22 millimètres ; diamètre max. : 10-11 millimètres.

Test mince, fragile, presque transparent, corné pâle ou légèrement ambré, très finement strié.

Le Tchad N.-E., dans la région de Suoulou [M. F. Foureau].

Limnæa exserta Martens[358]. — Coquille fusiforme assez allongée ; spire composée de 5 tours convexes, le dernier très grand, régulièrement convexe ; sommet aigu ; ouverture étroitement ovalaire, égale aux 7/10 de la hauteur totale de la coquille ; columelle médiocrement épaissie et faiblement tordue.

Hauteur : 13 millimètres, diamètre max. : 7 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 10 millimètres, diamètre de l’ouverture : 5 millimètres.

Test mince, fragile, corné pâle, très finement strié[359].

Habite le lac Tchad, dans la région de Suoulou, en compagnie de l’espèce précédente [M. F. Foureau].

Genre Physa Draparnaud[360].

§ 1. — Isodora Ehrenberg[361].

Physa (Isodora) trigona Martens.

1892. Physa trigona Martens, Sitz. ber. d. gesel. nat. Freunde, p. 17.

1898. Isodora trigona Martens, Beschalte Weichth. Ost-Afrik., p. 138, taf. VI, fig. 8 [et figure des dents de la radule, à la p. 138].

Coquille trigone par suite du grand développement de la région supérieure du dernier tour de spire ; spire presque plane, composée de 3 1/2-4 tours, les 3 premiers enroulés sur un même plan, le dernier très grand, formant à lui seul presque toute la coquille, remarquablement turgescent à sa partie supérieure, très atténué en bas ; ouverture semi-elliptique, à peu près aussi haute que la coquille ; columelle assez tordue.

Hauteur : 9-12 millimètres ; diamètre : 8-10 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 8 1/2-11 1/2 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 5-8 millimètres.

Test médiocrement solide, blanchâtre ou jaunacé très clair, finement strié.

Cette espèce est assez polymorphe. Le type figuré par Martens est rare[362] ; dans la grande majorité des cas, l’ouverture ne dépasse pas le sommet, mais atteint seulement la partie supérieure du dernier tour. L’allure de la spire est également variable : certains exemplaires ont une spire plus haute, composée de tours très légèrement étagés et non plans. Enfin, dans quelques cas, la columelle est remarquablement tordue. Nous distinguerons dès lors les variétés ex forma suivantes :

Var. ex forma :

alta Germain.

Spire plus haute, à tours plus convexes.

Var. columellaris Germain.

Columelle beaucoup plus tordue ; même test.

Var. solida Germain.

Test bien plus épais, plus solide.

Le S.-E. du lac Tchad. Une quinzaine d’échantillons (M. Chevalier, 1904).

Physa (Isodora) truncata de Férussac.

1856. Physa truncata de Férussac in : Bourguignat, Aménités malacolog., I, p. 170, pl. XXI, fig. 5-7.

1864. Physa truncata Bourguignat, Malacolog. terr. fluv. Algérie, II, p. 176, pl. X, fig. 47-49.

1866. Physa truncata Martens, Malakozool. Blätter, p. 5.

1886. Physa truncata Clessin in : Martini et Chemnitz, Syst. Conchyl. cabinet ; Limnæiden, p. 321, no 165. Taf. XXXIX, fig. 4.

1905. Physa truncata Germain, Bulletin Muséum hist. natur. Paris, XI, no 6, p. 488.

Cette Physe, surtout abondante en Egypte, n’avait pas encore été signalée dans l’Afrique équatoriale. M. A. Chevalier en a recueilli, en 1904, deux exemplaires dans le S.-O. du lac Tchad. Ils sont parfaitement conformes à ceux figurés par Bourguignat.

Le Physa truncata est une espèce voisine du Physa Brocchii Ehrenberg[363]. On l’en distinguera :

Par sa spire beaucoup plus courte, presque plane en dessus ; par ses tours plus convexes, plus contournés et plus ventrus ; par sa suture plus profonde ; etc.

Physa (Isodora) strigosa Martens.

1892. Physa nyassana ? Smith, Annals and mag. natur. history ; 6e série, X, no 56 (août 1892), p. 123.

1898. Isodora strigosa Martens, Beschalte Weichth. Ost-Afrik., p. 139, Taf. VI, fig. 11.

Cette espèce paraît abondante dans le lac Tchad ; M. Chevalier en a recueilli une vingtaine d’exemplaires ; M. le lieutenant Lacoin en avait également récolté de nombreux échantillons.

A côté des individus typiques dont le test présente, ainsi que l’a fait remarquer Martens[364], une assez grande analogie avec celui de Physa contorta Michaud[365], il existe beaucoup d’exemplaires, provenant du même lot, qui constituent des termes de passage entre cette espèce et le Physa Randabeli Bourguignat[366]. J’ai déjà signalé ce fait à propos des matériaux recueillis par M. Foureau au cours de sa Mission saharienne[367]. Il faudrait cependant de nouveaux documents pour que l’on puisse réunir, en toute connaissance de cause, l’espèce de Martens à celle de Bourguignat.

Physa (Isodora) tchadiensis Germain.

1905. Physa (Isodora) tchadiensis Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris, XI, no 6, p. 485.

1906. Physa (Isodora) tchadiensis Germain, Mémoires soc. zoologique France, XIX, p. 225, pl. IV, fig. 3-6.

Coquille senestre, ovalaire ventrue, très étroitement ombiliquée ; spire très courte, obtuse, très tordue, composée de 4 tours à croissance très rapide, séparés par des sutures très profondes ; dernier tour très grand, régulièrement convexe, formant à lui seul les 7/8 environ de la hauteur totale de la coquille ; sommet nettement déprimé et comprimé ; ouverture presque verticale, ovalaire allongée ; columelle un peu arquée et réfléchie sur l’ombilic ; péristome droit et aigu, bordé intérieurement d’un léger bourrelet blanchâtre ; bords réunis par une callosité blanchâtre assez marquée.

Hauteur : 10-11 millimètres ; diamètre : 7 1/2-8 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 6 1/2 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 4 1/2 millimètres.

Test subtransparent, assez solide, d’un jaune pâle ou ambré plus ou moins foncé, orné de stries fines, peu régulières et légèrement onduleuses.

Le Physa tchadiensis se distinguera toujours du Physa strigosa Martens :

Par sa forme plus allongée ; par sa spire plus haute, à tours beaucoup plus convexes, séparés par des sutures bien plus profondes, ce qui donne à la coquille une apparence scalariforme ; par son dernier tour très ventru ; par son ouverture beaucoup plus petite, moins ovale-allongée, avec un bord externe très largement convexe inséré plus bas.

Cette Physe qui, à première vue, paraît largement ombiliquée, n’a, en réalité, qu’une fente ombilicale extrêmement étroite ; mais elle est bordée, à une distance plus ou moins grande suivant les échantillons, par une saillie très apparente du dernier tour, en tous points comparable à l’angulosité qui entoure l’ombilic chez les Lanistes du groupe du Lanistes lybicus Morelet.

Variété regularis Germain.
PLANCHE V, fig. 6.

1905. Physa (Isodora) tchadiensis var. regularis Germain, loc. cit., XI, no 6, p. 485.

Diffère du type par son enroulement plus régulier, sa spire moins tordue, dont le dernier tour, bien régulièrement convexe, est notablement plus développé. Même test.

Le Physa tchadiensis est une espèce très polymorphe, tant au point de vue de la forme générale qu’au point de vue de la coloration du test. En dehors de la variété regularis, il existe une variété disjuncta Germain, que n’a point rapportée M. Chevalier, qui est caractérisée par une spire extrêmement tordue à tours encore beaucoup plus convexes que chez le type[368].

La région S.-E du lac Tchad. 15 échantillons du type et 2 de la variété regularis.

Lac Tchad, archipel Kouri ; octobre 1903.

Physa (Isodora) Vaneyi Germain, nov. sp.[369].

1907. Physa (Isodora) Vaneyi Germain, Bulletin Muséum hist nat. Paris ; no 1, p. 65.

Coquille senestre, ovalaire-ventrue, très étroitement ombiliquée (ombilic réduit à une simple fente, le plus souvent entièrement recouverte par le bord columellaire) ; spire courte, obtuse (sommet comprimé et déprimé), composée de 4-5 tours, les trois premiers tellement déprimés qu’ils sont presque enroulés sur un même plan ; croissance extra rapide ; dernier tour énorme formant, à lui seul, presque toute la coquille, assez régulièrement convexe, légèrement subtrigone par suite de la turgescence de sa partie supérieure ; suture peu profonde ; ouverture oblique, semi-elliptique, relativement étroite, très anguleuse en haut, subanguleuse en bas ; columelle bien arquée, réfléchie sur l’ombilic ; péristome droit et aigu ; bords réunis par une callosité blanchâtre assez marquée.

Hauteur : 10-12 1/2 millimètres ; diamètre : 7-8 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 9-10 1/2 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 4-5 millimètres.

Test blanchâtre, légèrement jaunacé, assez brillant, un peu mince, assez solide ; stries très fines, bien régulières, médiocrement serrées.

Lac Tchad, archipel Kouri, octobre 1903 [A. Chevalier] ; 3 exemplaires.

§ 2. — Pyrgophysa Crosse[370].

Physa (Pyrgophysa) Forskali Ehrenberg.

1831. Isodora Forskali Ehrenberg, Symbol. physic. animal., no 3.

1856. Physa Forskali Bourguignat, Revue et mag. zool., et Aménités malacolog., I, p. 174.

1866. Physa Forskali Martens, Malakozool. Blätter, p. 6 et p. 100.

1869. Physa Forskali Martens, Malakozool. Blätter, p. 213.

1872. Physa Forskali Morelet, Ann. Mus. civ. Genova, III, p. 208.

1874. Physa Forskali Jickeli, Fauna der land- und Süssw. Mollusken Nord-Ost Afrik., p. 198 (part.), taf. VII, fig. 13 c.

1883. Physa Forskali Bourguignat, Malacolog. de l’Abyssinie, p. 127.

1886. Physa Forskali Clessin, in : Martini et Chemnitz, Syst. Conchyl. Cabinet ; Limnæiden, p. 320, no 164, taf. XXXIX, fig. 2.

1891. Physa Forskali Martens, Sitz. ber. d. gesell. naturf. Freunde, p. 17.

1898. Isodora Forskali Martens, Beschalte Weichth. Ost-Afrik., p. 141, taf. I, fig. 15.

Il est probable que le Physa (Isodora) lamellosa Roth[371] n’est qu’un jeune de cette espèce abondante dans tous les cours d’eau de l’Afrique Orientale.

Pays Batolo, Dar Banda, décembre 1902 [A. Chevalier] ; 7 exemplaires.

Kousri, septembre 1903, 6 échantillons ; et octobre 1903 ; 5 échantillons dont 3 jeunes [Dr Decorse].

Physa (Pyrgophysa) Dunkeri Germain.

1845. Bulinus scalaris Dunker, in : Zeitschr. für Malakozool., p. 164.

1853. Bulinus scalaris Dunker, Index Molluscor. quae itinere Guineam inferior., etc., p. 9, no 23, tab. II, fig. 5-6.

1856. Physa scalaris Bourguignat, Aménités malacolog., I, p. 179.

1862. Isodora scalaris Küster in : Martini et Chemnitz, Conchyl. Cabinet, Limnæus, p. 71, taf. XII, fig. 27-28.

1866. Physa scalaris Martens, Malakozool. Blätt., p. 100.

1869. Physa scalaris Dohrn, Malakozool. Blätt., p. 15.

1886. Physa scalaris Clessin in : Martini et Chemnitz, Conchyl. Cabinet, p. 319, no 363.

1890. Pyrgophysa scalaris Dautzenberg, Mémoires soc. zoolog. France, III, p. 133, pl. I, fig. 12 a-12 b.

1905. Physa (Pyrgophysa) Dunkeri Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris, XI, no 6, p. 486.

J’ai dû changer le nom imposé par Dunker à cette coquille, Jay[372] l’ayant employé antérieurement pour une Physe toute différente de la Floride.

Les exemplaires qui vivent aux environs de Ndellé sont bien conformes à la très exacte figuration donnée par Ph. Dautzenberg. Leur test est assez mince, un peu fragile, subtransparent, d’un corné parfois un peu rougeâtre.

Ndellé, dans le pays de Senoussi, avril 1903 ; 14 exemplaires [A. Chevalier].

Physa (Pyrgophysa) Dautzenbergi Germain[373].
PLANCHE V, fig. 7.

1905. Physa (Pyrgophysa) Dautzenbergi Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris, XI, no 6. p. 486.

Coquille senestre, subconique allongée, très étroitement ombiliquée ; spire haute, très tordue, composée de 4 tours bien convexes, à croissance très rapide, séparés par des sutures extrêmement profondes ; dernier tour grand, régulièrement convexe, formant, à lui seul, environ les 4/5 de la hauteur totale ; sommet obtus et comprimé ; ouverture peu oblique, ovalaire-allongée, un peu étroite ; bord columellaire arqué, légèrement réfléchi sur l’ombilic ; péristome droit et aigu ; bords réunis par une faible callosité blanche.

Hauteur : 7 millimètres ; diamètre : 2 1/2 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 3 1/2 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 2 1/4 millimètres.

Test assez solide, un peu épais, blanc brillant ; stries très fines, irrégulières, légèrement atténuées vers l’ombilic.

Cette espèce se distingue du Physa Forskali Ehrenberg :

Par sa forme bien moins allongée ; par sa spire composée seulement de 4 tours beaucoup plus convexes ; par ses sutures encore plus profondes ; etc...

Habite la région S.-E. du lac Tchad [A. Chevalier]. Cette espèce a, depuis, été recueillie assez abondamment aux environs de Kouloua et de N’Guigmi (lac Tchad), par M. R. Chudeau.

*
* *

Le nombre des espèces appartenant au genre Physa, signalées jusqu’ici dans la région du lac Tchad, est très peu considérable. Avant les recherches de MM. Chevalier et Lacoin on ne connaissait que les deux espèces suivantes :

1o Le Physa (Isodora) Rohlfsi Clessin[374], découvert, en 1886, par G. Rohlfs aux environs de Kouka. C’est une coquille globuleuse, solide, assez étroitement ombiliquée, à spire obtuse composée de 4 tours croissant rapidement et séparés par des sutures bien marquées. Le dernier tour forme environ les 3/4 de la hauteur de la coquille. L’ouverture, ovalaire peu allongée, a ses bords réunis par une faible callosité ; enfin la columelle n’est pas tordue. Longueur : 10 millimètres ; largeur : 7 1/2 millimètres.

2o Le Physa (Isodora) Randabeli Bourguignat[375], recueilli par M. F. Foureau[376], autour des lagunes et des mares du Tchad N.-E., dans la région du Suoulou et de Kokodo. Coquille senestre, ovalaire-subglobuleuse ; spire brève, obtuse, composée de 4-5 tours à croissance très rapide ; dernier tour énorme, subcylindrique, légèrement subcaréné sous la suture ; ouverture peu oblique, ovalaire-oblongue, à bords réunis par une callosité assez forte. Hauteur : 12 millimètres ; diamètre : 11 1/2 millimètres. Test assez solide, d’un corné jaunâtre, peu brillant, finement strié.

Cette espèce habite également le lac Tanganika.

Genre Physopsis Krauss[377].

Physopsis Martensi Germain[378].

1907. Physopsis Martensi Germain, Bulletin Muséum hist. nat. Paris ; no 1, p. 65.

1898. Physopsis ovoidea Martens, Beschalte Weichth. Ost-Afrik. ; p. 142, Taf. VI, fig. 13 (non Bourguignat !)

Le docteur von Martens a décrit et figuré, sous le nom de Physopsis ovoidea, une espèce très différente de celle de Bourguignat, et que M. Chevalier a recueillie dans le S.-O. du lac Tchad. Cette coquille, que je distingue sous le nom de Physopsis Martensi, est de forme globuleuse ovoïde, à spire très courte, composée de 5 tours bien convexes séparés par des sutures profondes. Les 2 premiers tours sont absolument enroulés sur un même plan ; le dernier, très grand, très ventru, est nettement atténué à la partie inférieure ; l’ouverture oblique, relativement étroite, est fort anguleuse à la partie supérieure ; enfin la columelle est forte et tordue.

Hauteur maximum : 16 1/2 millimètres ; diamètre maximum : 11 1/4 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 11 1/2 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 6 millimètres. Test épais, solide, corné très clair, assez fortement strié aux environs de l’ouverture, très finement strié ailleurs.

S.-O. du lac Tchad ; 2 échantillons.

Le Physopsis ovoidea Bourguignat[379] est une espèce toute différente et qui n’a jamais été figurée, ce qui explique les confusions qui ont été faites par divers auteurs au sujet de cette coquille. Je donne ici (pl. V, fig. 4) la figuration du type de l’auteur, déposé au Muséum d’histoire naturelle de Paris. Il provient de Kondoa (Ousaghara) où il a été recueilli par M. Bloyet. C’est une coquille globuleuse-ovoïde un peu allongée, à spire convexe composée de 5 tours séparés par des sutures peu profondes, presque linéaires.

Le sommet, lorsqu’il existe, est relativement aigu. Le dernier tour, très grand, est assez régulièrement ellipsoïde. L’ouverture est verticale, fort étroite, anguleuse en haut, canaliforme inférieurement. La columelle droite, forte, est « très atténuée à sa base, offrant vers sa partie inférieure une lamelle torse, très obliquement descendante jusqu’à la dilatation canaliforme de la base de l’ouverture. » (Bourguignat.)

Hauteur : 15 millimètres ; diamètre maximum : 9 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 11 millimètres ; largeur : 4 millimètres.

Test peu épais, médiocrement solide, d’un corné très pâle subtransparent, très finement strié.

Les descriptions qui précèdent font saisir les différences qui séparent les deux espèces. Le Physopsis ovoidea Bourguignat est d’ailleurs beaucoup plus voisin du Physopsis nasuta Martens[380] que du Phys. Martensi Germain. Le Physopsis nasuta, qui habite également les cours d’eau des environs de Zanzibar est, comme le Phys. ovoidea Bourguignat, une coquille globuleuse-ovoïde, mais elle est plus étroitement allongée ; sa spire, un peu plus haute, est un peu moins obtuse ; ses sutures ne sont pas linéaires ; son ouverture, plus étroite, est plus fortement canaliculée à la base ; enfin son test, plus délicat, est encore plus finement strié. C’est avec raison que le Dr von Martens considère le Physopsis Bloyeti Bourguignat[381] comme synonyme de son Phys. nasuta.

Genre Planorbis Guettard[382].

Planorbis sudanicus Martens.

1870. Planorbis sudanicus Martens, Malakozool. Blätter, XVII, p. 35.

1871. Planorbis sudanicus Martens in Pfeiffer, Novitates Concholog., IV, p. 23, no 694, Pl. CXIV, fig. 6-9[383].

1874. Planorbis sudanicus Martens, Malakozool. Blätter, XXI, p. 41.

1880. Planorbis sudanicus Smith, Proceed. zool. soc. London (20 avril 1880), p. 349.

1881. Planorbis sudanicus Smith, Proceed. zool. soc. London (15 février 1881), p. 294.

1881. Planorbis sudanicus Crosse, Journal de Conchyliologie, XXIX, p. 109 et p. 278.

1886. Planorbis sudanicus Clessin in : Martini et Chemnitz, Syst. Conchyl. Cabin. ; Limnæiden, p. 135, Taf. XXII, fig. 5.

1888. Planorbis sudanicus Smith, Proceed. zool. soc. London, p. 55.

1888. Planorbis sudanicus Bourguignat, Iconogr. malacol. lac Tanganika, Pl. I, fig. 13-15.

1890. Planorbis sudanicus Bourguignat, Hist. malacol. lac Tanganika, p. 15, Pl. I, fig. 13-15 ; et Ann. sc. naturelles ; X, même pagination.

1898. Planorbis sudanicus Martens, Beschalte Weichth. Ost-Afrik., p. 146, Taf. I, fig. 17.

1904. Planorbis sudanicus Smith, Proceed. malacol. soc. London ; VI, no 2, p. 98.

1905. Planorbis sudanicus Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris ; p. 253.

Le Planorbis sudanicus est une espèce qui paraît fort abondante dans toute l’Afrique tropicale. Elle y varie dans d’assez grandes proportions pour qu’on puisse y distinguer les variétés suivantes :

α) var. subsudanicus Germain.

Coquille un peu plus petite, de forme convexe en dessus, par suite de la proéminence très notable de l’avant-dernier tour, les 2 premiers seuls, restant dans le plan du dernier, limitent une concavité très restreinte, d’ailleurs peu profonde ; spire composée seulement de 4 1/2 tours, notablement plus convexes-arrondis, le dernier plus développé, surtout en dessous, où il forme une grande partie de la coquille qui est, en dessous, profondément ombiliquée en entonnoir ; ouverture plus régulièrement ovalaire, bien moins anguleuse ; même test.

Habite le S.-E. du lac Tchad ; 2 exemplaires.

β) var. globosa Germain.

Coquille de taille un peu plus petite ; forme moins aplatie ; spire composée de 5 tours plus hauts et notablement plus arrondis ; même test.

γ) var. minor Martens.

1898. Planorbis sudanicus var. minor Martens, loc. cit., p. 146.

Coquille de même forme, n’atteignant que 9 à 11 millimètres de diamètre pour 3 1/2 millimètres de hauteur.

δ) var. major Martens.

Cette variété, nommée par Martens en 1898 (loc. cit., p. 146), avait déjà été signalée par Smith en 1880 (Proceed. zool. soc. London, p. 349). Elle mesure 15-18 millimètres de diamètre pour 4 1/2 millimètres de hauteur.

ε) var. magnus Sturany.

1896. Planorbis sudanicus var. magnus Sturany, in : Baumann, Durch Massailand zur Nilquelle, p. 14, Taf. I, fig. 10, 14 et 29.

Coquille de même forme, atteignant jusqu’à 22 millimètres de diamètre.

Toutes les variétés que je viens de signaler se retrouvent dans l’envoi du Dr Chevalier et notamment dans les nombreux échantillons recueillis dans la région du Ndellé. Les formes major et magnus y sont particulièrement abondantes. On y observe également quelques exemplaires d’une variété dans laquelle la dépression ombilicale est plus profonde en dessus, les tours étant, en même temps, un peu plus serrés. Le test est d’un corné ambré ou marron, parfois rougeâtre, très souvent corrodé.

Ndellé, avril 1903 ; 40 exemplaires.

S.-E. du lac Tchad ; 15 échantillons.

S.-O. du lac Tchad ; 4 échantillons.

Planorbis tetragonostoma Germain.
PLANCHE V, fig. 10-11.

1905. Planorbis tetragonostoma Germain, Bullet. Muséum hist. nat. Paris, p. 466.

Coquille discoïde ; face supérieure presque plane à concavité centrale très étroite et médiocrement profonde ; surface inférieure à concavité large et régulière ; 5-5 1/2 tours à croissance régulière, peu rapide en dessus, bien plus rapide en dessous ; dernier tour médiocre en dessus, à peine dilaté aux environs de l’ouverture, presque plan en dessus, assez bombé en dessous, présentant trois carènes : l’une inférieure assez aiguë, l’autre médiane, très émoussée, enfin une troisième, supérieure, également très émoussée ; suture bien marquée en dessus, plus profonde en dessous, de plus en plus marquée à mesure que l’on s’approche du dernier tour ; ouverture peu oblique, subrectangulaire, plus large que haute, à bords convergents réunis par une très faible callosité blanchâtre.

Diamètre maximum : 11 1/2-14 1/2 millimètres ; hauteur : 3 1/2-3 3/4 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 3 1/2-3 2/3 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 4 1/2-4 3/4 millimètres.

Test d’un corné pâle, médiocrement brillant, un peu épais, assez solide, orné de stries relativement fortes, très irrégulièrement arquées, beaucoup plus accentuées dessus que dessous ; intérieur de l’ouverture d’un corné jaunâtre plus foncé et un peu plus brillant que le reste de la coquille.

Cette espèce appartient au groupe du Planorbis sudanicus Martens ; c’est évidemment avec cette dernière coquille et avec le Pl. tanganikanus Bourguignat[384], qu’elle a le plus d’affinités ; on l’en distinguera cependant :

Par sa croissance spirale très régulière, à concavité supérieure tout à fait centrale, n’intéressant que les tours embryonnaires ; par son épaisseur relativement faible pour les dimensions de la coquille ; par son ouverture, non pas « sensiblement ascendante et semi-arrondie » comme chez le P. tanganikanus ou médiocrement oblique, semi-arrondie comme chez le P. sudanicus, mais bien absolument verticale, ne dépassant pas, au-dessus, le plan du dernier tour de spire, de forme rectangulaire et plus large que haute.