XXIX.
Voici l'analyse du traité de Nemours (7 juillet 1585):
«Il y fut convenu qu'il n'y aurait désormais en France qu'une seule religion; que les ministres huguenots sortiraient du royaume dans un mois, et dans six mois tous les autres qui ne voudraient pas rentrer dans la religion catholique; que tout hérétique, pour la seule raison d'hérésie, serait incapable de posséder aucune charge, dignité ou bénéfice; que les chambres mi-parties appelées chambres de l'édit seraient supprimées; que le roi autoriserait ce traité par un édit irrévocable; et que lui, son conseil et tous les corps du royaume le confirmeraient par leur serment; qu'il serait enregistré au parlement et exécuté sans délai; qu'on retirerait des mains des huguenots les villes qu'on leur avait cédées; que le cardinal de Bourbon aurait Soissons pour ville de sûreté; le duc de Mercœur, Dinan et Le Conquet, en Bretagne; le duc de Guise, Verdun, Toul, Saint-Dizier et Châlons; le duc de Mayenne, le château de Dijon, la ville et château de Beaune; le duc d'Aumale, Saint-Esprit de Rue, en Picardie; que le gouvernement de Bourbonnais, vacant par la mort du sieur de Ruffec, serait donné au duc d'Elbeuf; que le cardinal de Bourbon aurait, pour sûreté de sa personne, soixante-dix gardes à cheval et trente arquebusiers; et les ducs de Mercœur, de Guise et Mayenne, trente gardes à cheval; et que tout ce qui avait été fait et entrepris par la Ligue catholique serait avoué et approuvé du roi, comme fait pour son service et pour celui de l'Etat. A tout cela il fut ajouté que la citadelle de Lyon serait rasée, que le roi fournirait aux Ligués la somme de deux cent mille écus, dont les deux tiers seraient employés à payer les troupes étrangères qu'ils avaient levées, et qu'il donnerait cent autres mille écus pour bâtir une citadelle à Verdun, outre l'entretien des gardes qu'il accordait aux princes ligués.
«Tel fut le fameux édit de Nemours, que l'on put appeler le triomphe des rebelles et l'anéantissement de l'autorité royale.» (Page 198.)
XXX.
J.-F. Samazeuilh a recueilli les détails relatifs à l'expédition de Marguerite contre Villeneuve-sur-Lot:
«C'est la reine de Navarre qui conduisit elle-même ses troupes au siège de Villeneuve. Quelques pratiques dans la partie de cette place située sur la rive gauche du Lot lui firent livrer les portes. Mais Nicolas de Cieutat, seigneur de Pujols, premier consul, défendit l'autre partie, sur la rive droite, avec autant de succès que de courage. Marguerite s'empare de ce magistrat, qui se présentait devant elle pour lui offrir de respectueuses observations, et le faisant conduire à la vue des remparts de Villeneuve, elle mande au fils de Cieutat que son père va périr, s'il ne rend la place à l'instant.
«Que l'on juge de la douleur de ce jeune commandant. Cependant il se recueille, il se ranime à la pensée qu'il est possible de sauver à la fois et Villeneuve et le premier consul. Aux signes qu'il fait comme pour parlementer, les gens de Marguerite s'approchent avec leur prisonnier. Aussitôt la porte s'ouvre et vomit sur eux vingt braves. L'ennemi, surpris, déconcerté, cède à cette généreuse attaque, et le père, délivré, rentre dans la ville avec ses libérateurs. Bientôt on entend un bruit de fanfares sur la route de Périgord. De toutes parts on annonce l'arrivée du roi de Navarre; des prisonniers, adroitement relâchés, portent cette nouvelle au camp de Marguerite, et cette princesse s'enfuit vers Agen.» (Page 199.)
XXXI.
Le roi de Navarre fit publier le manifeste de Saint-Paul-de-Cap-de-Joux après avoir conféré dans cette ville avec le prince de Condé et le maréchal de Montmorency. Cet écrit, intitulé: Avertissement sur l'intention et but de Messieurs de Guise dans la prise des armes, et composé par Du Plessis-Mornay, contenait, entre autres choses, les preuves du dessein que les cadets de la Maison de Lorraine avaient formé de se frayer un chemin au trône par la destruction de la Maison royale. Il était signé de Henri et de Condé. Le maréchal de Montmorency publia, de son côté, une déclaration semblable. (Page 202.)
XXXII.
Les sentiments et les arguments de la lettre «à MM. de la Faculté de théologie du collége de Sorbonne», œuvre de Du Plessis-Mornay, sont résumés avec force dans la dernière page:
«Jugez donc ici, Messieurs, qui des deux parties a plus de droit, qui des deux doit avoir plus de respect en son droit, qui des deux aussi propose un expédient plus salutaire à ces Etats, plus favorable à l'Eglise. L'étranger requiert que l'enfant de la maison soit chassé par force, sous prétexte d'hérésie, l'étranger qui de longtemps trame d'entrer en sa place; moi certes, je n'ai désiré et ne désire que d'être ouï en ma cause, d'être instruit en un concile, de mieux faire, si mieux je suis enseigné...
«Si, nonobstant ma requête, on poursuit, contre tout ordre de l'Eglise, par proscriptions, meurtres et autres rigueurs et barbaries, à ces énormes précipitations et violences je me délibère d'opposer une juste défense, et la malédiction en soit sur ceux qui ont troublé cet Etat sous le faux prétexte de l'Eglise...» (Page 204.)
XXXIII.
Diane d'Andouins, vicomtesse de Louvigny, surnommée la «belle Corysandre», était fille unique de Paul d'Andouins, vicomte de Louvigny, seigneur de Lescun. Elle épousa, en 1567, Philibert de Gramont, comte de Guiche, qui eut un bras emporté au siège de La Fère, en 1580, et mourut de ses blessures. Sa liaison avec le roi de Navarre paraît remonter aux premières années de son veuvage.
La comtesse de Gramont fut la constante amie de Henri, qui songea, quelque temps, avant son avènement au trône de France, à répudier Marguerite de Valois pour épouser cette femme, dont l'affection et la générosité efficace l'avaient si puissamment soutenu au milieu de tant de luttes. Après leur rupture, graduellement amenée par les infidélités du roi, Corysandre, qui était, depuis longtemps, la confidente de Catherine de Bourbon, encouragea et servit son projet de mariage avec le comte de Soissons. Il s'ensuivit, entre elle et le roi, une irrémédiable froideur. La comtesse survécut à Henri IV. On date sa mort de l'année 1624. Son souvenir est inséparable, dans l'histoire, de celui du prince dont elle aima avec une passion désintéressée la personne et la cause.
La comtesse de Gramont était une femme lettrée. Elle composait de beaux vers, qui malheureusement ne sont pas venus jusqu'à nous, et on vantait son habileté à chanter en s'accompagnant sur le luth. Michel de Montaigne lui a décerné un glorieux témoignage en lui dédiant les sonnets d'Etienne de La Boétie, «pour l'honneur, disait-il, que ce leur sera d'avoir pour guide cette grande Diane d'Andouins, d'autant qu'il y a peu de femmes en France qui jugent mieux et se servent plus à propos que vous de la poésie.» (Page 206.)
XXXIV.
Léo Drouyn, dans les Variétés girondines, reproduit les protestations des officiers de la garnison de Monségur en faveur d'André de Meslon. Nous donnons un de ces certificats:
«Je soussigné déclare que je n'ai jamais tenu langage à personne du monde au préjudice de l'honneur du sieur de Meslon, ni n'ai jamais dit qu'il eût failli aux devoirs de sa charge de gouverneur de Monségur, et qu'il n'eût fait ce qu'homme d'honneur doit faire, durant le siège; et s'il y a quelqu'un qui ait dit ou veuille dire que j'ai parlé au contraire, je dis qu'il a menti.
«La Croix.»
Ce La Croix était capitaine au régiment des gardes du roi de Navarre. (Page 224.)
XXXV.
Par le récit du siège de Castillon (1586) qui, rédigé d'après d'Aubigné et de Thou, se trouve dans l'Histoire de Libourne, par M. Raymond Guinodie, on peut se convaincre que ce siège fut un des plus remarquables de l'époque. Les assiégés y firent preuve d'héroïsme, et les assiégeants, d'une énergie passionnée. Il ne restait plus à la place qu'une centaine de défenseurs valides, lorsqu'elle capitula. Turenne, Vivans et Favas prolongèrent sa résistance par les attaques continuelles dont ils harcelaient les troupes de Mayenne. Il paraît certain que si la peste n'avait pas régné dans les murs de Castillon, d'où finirent par s'écarter les secours envoyés par les réformés, le duc, à bout de forces lui-même, aurait compté un échec de plus dans sa campagne. (Page 230.)
XXXVI.
Loin de reconnaître l'insuccès de la campagne de Mayenne (1586) en Guienne et en Gascogne, les partisans de la Maison de Guise exaltèrent outre mesure les prétendus exploits d'un de leurs princes. Mais les réformés ne laissèrent point passer ces éloges sans critique. La réplique suivante de Du Plessis-Mornay donnera une idée de cette polémique:
«La vérité est que 15 ou 16 arquebusiers furent taillés en pièces. Pour telle victoire on n'accorda jamais triomphe à Rome. Mais il aurait dû dire que le sieur de Béthune, gouverneur de Monflanquin, lui défit, en ce temps, une compagnie de gendarmes entière; que celles de Clairac, en moins d'une semaine, lui taillèrent en pièces 18 corps de garde... De même nature sont les conquêtes qu'il fit du Mas-d'Agenais, Damazan, Tonneins, Meilhan, etc., et faut dire qu'il est malicieux ou mauvais capitaine; car on sait qu'il y a deux sortes de places: les unes qui peuvent soutenir les efforts d'une armée, les autres, non. Celles-là, on les débat jusqu'à l'extrémité, ce que M. de Mayenne a très bien expérimenté; celles-ci, et de cette espèce sont celles qu'il nomme, on les garde pour faire vivre les troupes et pour être au large, si longtemps qu'on peut, résolu de les quitter, à la venue d'une grande force. Et de fait, Le Mas et Damazan sont deux villettes qui ne valent pas Toury en Beauce; et la reine de Navarre ayant fait prendre Tonneins par ses gardes, le roi de Navarre les y força, le même jour, à coups de main. Et Meilhan qu'il dit ici, a été, depuis, repris sans peine par le sieur de Vivans, qui le tient aujourd'hui. Mais pensons certainement qu'ils ont bien peu de villes, puisqu'ils font mine de ces villages.» (Page 231.)
XXXVII.
La harangue historique et immortelle du roi de Navarre avant la bataille de Coutras est celle que nous avons rapportée: «Souvenez-vous que vous êtes Bourbons!» Elle fut prononcée, le pied à l'étrier. La tradition en a fait parvenir jusqu'à nous deux autres, dont voici le texte:
«Au prince de Condé et au comte de Soissons.
«Vous voyez, mes cousins, que c'est à notre Maison que l'on s'adresse. Il ne serait pas raisonnable que ce beau danseur et ces mignons de cour en emportassent les trois principales têtes, que Dieu a réservées pour conserver les autres avec l'Etat. Cette querelle nous est commune; l'issue de cette journée nous laissera plus d'envieux que de malfaisants, nous en partagerons l'honneur en commun.»
«Aux capitaines et soldats.
«Mes amis, voici une curée qui se présente bien autre que vos butins passés; c'est un nouveau marié qui a encore l'argent de son mariage en ses coffres; toute l'élite des courtisans est avec lui. Courage! il n'y aura si petit entre vous qui ne soit désormais monté sur de grands chevaux et servi en vaisselle d'argent. Qui n'espérerait la victoire, vous voyant si bien encouragés? Ils sont à nous; je le juge par l'envie que vous avez de combattre; mais pourtant nous devons tous croire que l'événement en est en la main de Dieu, lequel sachant et favorisant la justice de nos armes, vous fera voir à nos pieds ceux qui devraient plutôt nous honorer que combattre. Prions-le donc qu'il nous assiste. Cet acte sera le plus grand que nous ayons fait; la gloire en demeurera à Dieu, le service au roi, notre souverain seigneur, l'honneur à nous, et le salut à l'Etat.»
Pendant la déroute de l'armée de Joyeuse, un mouvement confus s'étant produit à l'horizon du champ de bataille, quelque alarme se répandit autour du roi, et il entendit les officiers se demander entre eux s'il n'y avait pas à redouter l'arrivée de l'armée du maréchal de Matignon: «—Eh bien! s'écria gaîment Henri, ce sera ce qu'on n'a jamais vu: deux batailles en un jour!»
La plupart des détails relatifs à la journée de Coutras sont littéralement empruntés à l'Histoire du Père Daniel, qui, résumant les relations contemporaines, a donné de cette bataille le récit le plus clair et le plus complet. (Page 256.)
XXXVIII.
On lit dans une lettre d'Etienne Pasquier adressée à son fils Nicolas Pasquier:
«La reine-mère est décédée, à Blois, la veille des Rois dernière, au grand étonnement de nous tous; je ne doute point que les nouvelles n'en soient arrivées jusqu'à vous: toutefois peut-être n'en avez-vous entendu toutes les particularités. Elle avait été grandement malade et gardait encore la chambre, quand soudain, après la mort de M. de Guise, le roi la lui vint assez brusquement annoncer: dont elle reçut tel trouble en son âme, que dès lors elle commença d'empirer à vue d'œil. Toutefois, ne voulant déplaire à son fils, elle couvrit son maltalent (chagrin) au moins mal qu'il lui fut possible, et quatre ou cinq jours après voulut aller à l'église, et au retour vint visiter M. le cardinal de Bourbon, prisonnier, qui commença, avec abondance de larmes, de lui imputer que, sans la foi qu'elle leur avait baillée, ni lui ni ses neveux de Guise ne fussent venus en ce lieu. Lors ils commencèrent tous deux de faire fontaine de leurs yeux, et soudain après, cette pauvre dame, toute trempée de larmes, retourne en sa chambre, sans souper. Le lendemain, lundi, elle s'alite, et le mercredi, veille des Rois, elle meurt.» (Page 275.)
XXXIX.
Par le traité de Tours, il est convenu que «le roi de Navarre, avec toute fidélité et affection, servira le roi de toutes ses forces et moyens dépendant tant de son particulier que de tout son parti, contre ceux qui violent l'autorité de S. M. et troublent son Etat, et ne les emploiera ailleurs, soit dedans ou dehors, sans le commandement ou consentement de S. M.».
Pour faciliter l'accomplissement de cette tâche, «est faite et accordée trêve générale et suspension d'armes et de toute hostilité par tout le royaume de France entre S. M. et ledit sieur roi de Navarre...».
Pour «plus grande commodité, la place des Ponts-de-Cé sera remise entre les mains du roi de Navarre, qui, en ce lieu, passera la Loire. Le passage effectué, le roi de Navarre marchera droit à l'ennemi».
D'autres stipulations sont faites au sujet des impositions, des questions financières et de l'exercice du culte. (Page 283.)
XL.
C'est d'après le recueil de Musset-Pathay que nous avons donné en partie les paroles adressées par le roi de Navarre à Henri III, en l'abordant à Plessis-lès-Tours. Elles sont peu connues, mais on ne peut guère douter de leur authenticité, tant elles sont conformes, par la pensée et par l'expression, au langage habituel de Henri. (Page 285.)
Voici le texte complet de la lettre reproduite en fac-simile:
«Monsieur de Batz, j'ai entendu avec plaisir les services que vous et M. de Roquelaure avez faits à ceux de la Religion, et la sauveté que vous particulièrement avez donnée, en votre château de Suberbies, à ceux de mon pays de Béarn, et aussi l'offre, que j'accepte pour ce temps, de votre dit château. De quoi je vous veux bien remercier, et prier de croire que, combien que soyez de ceux-là du Pape, je n'avais, comme vous le cuydiez, méfiance de vous dessus ces choses. Ceux qui suivent tout droit leur conscience sont de ma religion, et moi je suis de celle de tous ceux-là qui sont braves et bons. Sur ce, je ne ferai la présente plus longue, sinon pour vous recommander la place qu'avez en mains, et d'être sur vos gardes, pour ce que ne peut faillir que n'ayez bientôt du bruit aux oreilles. Mais de cela je m'en repose sur vous, comme le devez faire sur
«Votre plus assuré et meilleur ami.
«Henry.»
Le portrait placé au frontispice a été révélé dans les Châteaux historiques de la France. Il fait partie de la galerie des tableaux du château de Sully-sur-Loire.
Le roi de Navarre «approche de la trentaine; l'œil est vif, le teint clair, la bouche narquoise, la barbe terminée en pointe, ce qui était encore la mode à ce moment». La date approximative de 1580 peut être placée au bas de ce portrait.
ERRATA
- Page 17 ligne 5.—Chambres de comptes; lisez: des comptes.
- — 39 ligne 36.—Couru; lisez: courus.
- — 63 en tête.—Chapitre IV; lisez: VI.
- — 97 en tête.—Livre I; lisez: II.
- — 129 ligne 12.—Le tout s'entr'ouvrit; lisez: la tour.
- — 144 ligne 9.—Après mains, il faut le renvoi (1).
- — 153 en tête.—Chapitre VI; lisez: VII.
- — 157 en tête.—Henri IV en Gascogne; lisez: Livre II. Chapitre VII.
- — 161 en tête.—(1581-1586); lisez: (1581-1585).
- — 167 au renvoi.—XVIII; lisez: XXIII.
- — 194 ligne 12.—Fut; à annuler.
- — 205 ligne 39.—Confications; lisez: confiscation.
- — 210 ligne 23.—Plus faibles; lisez: faible.
- — 265 ligne 20.—Huguemots; lisez: huguenots.
TABLE DES MATIÈRES
| LIVRE PREMIER. (1553-1575) |
|
|---|---|
| CHAPITRE PREMIER | |
| Le royaume de Navarre depuis les Carlovingiens jusqu'aux Valois.—Son démembrement par Ferdinand le Catholique.—Les Etats de la Maison d'Albret.—Les prétendants de Jeanne d'Albret.—Ses fiançailles, à Châtellerault, avec le duc de Clèves.—Marguerite, reine de Navarre, et la Réforme.—Antoine de Bourbon, duc de Vendôme, épouse Jeanne d'Albret.—Leurs deux premiers enfants.—Mort de la reine Marguerite.—Henri d'Albret et sa fille.—Naissance de Henri de Bourbon, prince de Navarre.—Ses huit nourrices.—Le baptême catholique de Henri.—Le calvinisme en 1553. | 5 |
| CHAPITRE II | |
| La gouvernante du prince de Navarre.—Le château de Coarraze.—L'éducation à la «béarnaise».—Les premières leçons.—Mort de Henri d'Albret.—Résumé de son règne.—L'aïeul et le petit-fils.—Avènement de Jeanne et d'Antoine.—Les desseins de Henri II sur la Navarre et le Béarn.—Antoine protège la Réforme.—Menaces du roi de France.—Le prince de Navarre à la cour de Henri II.—Naissance de Catherine de Bourbon.—La paix de Cateau-Cambrésis.—Mort de Henri II et avènement de François II.—La politique de Catherine de Médicis.—Les Bourbons évincés par les Guises.—La revanche du roi et de la reine de Navarre.—La conjuration d'Amboise.—Mort de François II et avènement de Charles IX.—Catherine de Médicis régente.—Le triumvirat.—Le chancelier Michel de l'Hospital et l'édit de Janvier.—Les troubles.—La prise d'armes de Condé et de Coligny. | 14 |
| CHAPITRE III | |
| L'éducation du prince de Navarre.—Ses gouverneurs et son premier précepteur.—Le caractère et la méthode de La Gaucherie.—Maximes et sentences.—Le Coriolan français et le chevalier Bayard.—La première lettre connue de Henri.—Ses condisciples au collège de Navarre.—Le sentiment religieux du maître et de l'élève.—Pressentiments de La Gaucherie.—L'instruction militaire.—Le plus bel habit de Henri.—L'otage de Catherine de Médicis.—Le «petit Vendômet».—Choix d'une devise.—Les deux premiers amis du prince.—Mort de La Gaucherie. | 26 |
| CHAPITRE IV. | |
| Catherine de Médicis entre les catholiques et les protestants.—Antoine de Bourbon retourne au catholicisme.—Ses querelles avec Jeanne d'Albret, résolument calviniste.—Henri entre la messe et le prêche.—Réponse de la reine de Navarre à Catherine de Médicis.—Jeanne quitte la cour de France.—Lettre de Henri.—La guerre civile.—Le siège de Rouen.—Mort d'Antoine de Bourbon.—Jeanne d'Albret zélatrice de la Réforme.—Le monitoire de Pie IV contre la reine de Navarre, dont Charles IX prend la défense.—Jeanne ramène son fils en Béarn.—Le complot franco-espagnol contre Jeanne et ses enfants.—Catherine de Médicis ressaisit son «otage».—Voyage de la cour en France.—Charles IX dans le Midi.—La prédiction de Nostradamus.—L'entrevue de Bayonne.—Le prince de Navarre devant l'ennemi héréditaire.—La cour à Nérac.—L'assemblée de Moulins.—Retour de Jeanne et de Henri en Béarn. | 33 |
| CHAPITRE V. | |
| La popularité du prince de Navarre.—Florent Chrestien.—L'éducation littéraire, militaire et politique.—Voyage de Henri dans les Etats de sa mère.—Son séjour à Bordeaux.—Reprise des hostilités entre les protestants et la cour.—La tentative de Meaux.—Bataille de Saint-Denis.—Paix de Lonjumeau.—Le geôlier politique et militaire de Jeanne d'Albret.—Henri réclame vainement le gouvernement effectif de Guienne.—Autres griefs des réformés.—Projet d'arrestation de Condé, de Coligny et de plusieurs autres chefs calvinistes.—Ils se sauvent à La Rochelle.—Retraite du chancelier de l'Hospital.—Boutade du prince de Navarre contre le cardinal de Lorraine.—Jeanne quitte ses Etats, malgré Montluc, et se retire à La Rochelle avec ses enfants.—Ses lettres à la cour de France et à la reine d'Angleterre.—L'organisation militaire du parti calviniste.—La première armure de Henri.—Essai de pacification.—Edit de Saint-Maur contre les protestants.—Les forces des calvinistes et leurs succès. | 46 |
| CHAPITRE VI. | |
| L'armée du duc d'Anjou.—Temporisation.—Escarmouche de Loudun.—Les renforts attendus.—Bataille de Bassac ou de Jarnac.—Mort du prince de Condé.—Son éloge par La Noue.—Jeanne d'Albret à Tonnay-Charente.—Henri proclamé généralissime.—Affaires de Béarn.—Arrivée des reîtres en Limousin.—La campagne de Montgomery en Gascogne et en Béarn.—Combat de la Roche-Abeille.—Siège de Poitiers, désapprouvé par le prince de Navarre.—Tactique du duc d'Anjou.—Combat de Saint-Clair.—Mesures de proscription contre Coligny.—L'avis avant la bataille.—Bataille de Moncontour.—L'inaction de Henri et la grande faute de l'amiral.—Héroïsme de Jeanne d'Albret. | 56 |
| CHAPITRE VII. | |
| Les lenteurs du duc d'Anjou.—Les desseins des réformés.—Siège de Saint-Jean-d'Angély.—Commencement de la grande retraite de Coligny.—Le passage de la Dordogne.—Le pont et le moulin du Port-Sainte-Marie.—Jonction avec l'armée de Montgomery.—L'armée des princes en Languedoc.—«Justice de Rapin.»—Négociations pour la paix.—La «pelote de neige».—Passage du Rhône.—Arrivée à Saint-Etienne.—Maladie de l'amiral.—Combat d'Arnay-le-Duc.—Première victoire de Henri.—Ce qu'il apprit dans la retraite de Coligny.—Les affaires en Saintonge et en Poitou.—Bataille de Sainte-Gemme.—La Noue Bras-de-fer.—Montluc à Rabastens.—Coligny à La Charité.—La trêve.—Paix de Saint-Germain. | 64 |
| CHAPITRE VIII. | |
| Le piège manifeste.—Aveuglement des calvinistes.—Coligny séduit.—Résistance de Jeanne d'Albret et de Henri.—Jeanne cède enfin.—La reine de Navarre à Blois.—Ses tribulations.—Sa lettre au prince de Navarre.—Signature du contrat de mariage de Henri avec Marguerite de Valois.—Jeanne d'Albret à Paris.—Sa maladie et sa mort.—Elle ne fut pas empoisonnée.—Son testament.—Jugement sur la vie de cette reine. | 70 |
| CHAPITRE IX. | |
| Henri roi de Navarre.—Ses hésitations à Chaunai.—Il entre dans Paris avec huit cents gentilshommes.—Son mariage.—La Saint-Barthélemy.—Le «Discours de Cracovie».—La préméditation.—Le roi de Navarre et le prince de Condé sommés d'abjurer.—Conséquences de l'abjuration.—Abjuration forcée, comédie obligatoire.—Comment Henri joua son rôle.—Révolte de La Rochelle.—Siège de La Rochelle.—Défense héroïque.—Le duc d'Anjou élu roi de Pologne.—Accommodement avec les Rochelais.—L'édit par ordre.—Le massacre de Hagetmau.—Naissance du parti des «Malcontents». Le duc d'Alençon et ses complots.—La conspiration de 1574.—La déposition du roi de Navarre.—Les calvinistes reprennent les armes et sont combattus par trois armées royales.—Mort de Charles IX.—Ses dernières paroles au roi de Navarre.—Henri III fait bon accueil à son beau-frère.—Autres complots du duc d'Alençon.—Il s'échappe de la cour et se ligue avec les protestants.—Le roi de Navarre médite un projet d'évasion. | 79 |
| LIVRE DEUXIÈME (1576-1580) |
|
| CHAPITRE PREMIER | |
| L'évasion.—Henri, libre, retourne au calvinisme.—Le frère et la sœur.—Le traité de Beaulieu et ses conséquences.—Naissance et organisation de la Ligue.—Situation difficile.—Esprit politique de Henri.—Sa correspondance avec les Rochelais.—Séjour à La Rochelle.—Lettre du roi de France à Montluc.—Le roi de Navarre, le maréchal de Damville et les «politiques».—Lettre de Henri à Manaud de Batz.—Requête des Bordelais. | 89 |
| CHAPITRE II. | |
| Henri à Brouage et à Périgueux.—Séjour à Agen.—Entrevues politiques.—Du Plessis-Mornay.—Conquêtes pacifiques.—Surprise de Saint-Jean-d'Angély par le prince de Condé.—La convocation des Etats-Généraux.—Les députés calvinistes.—Henri à Nérac.—Démarche de la reine-mère.—Bordeaux ferme ses portes au roi de Navarre.—Exhortation aux Bordelais.—Les Etats de Blois.—Le vote contre l'hérésie.—Protestation des députés calvinistes.—La triple députation.—Révocation de l'édit de Beaulieu.—Henri III approuve et signe la Ligue.—Reprise des hostilités.—Protestation de Condé et manifeste du roi de Navarre.—L'aventure d'Eauze.—La pitié sous les armes.—Le «Faucheur».—Les affaires de Mirande, de Beaumont, de Lomagne et du Mas-de-Verdun.—Henri et les pauvres gens.—Jean de Favas.—L'attentat de Bazas.—Prise de La Réole.—Attaque de Saint-Macaire. | 98 |
| CHAPITRE III. | |
| Le siège de Marmande.—Bravoure du roi de Navarre.—Arrivée de la députation des Etats.—La trêve de Sainte-Bazeille.—Démêlés de Henri avec la ville d'Auch.—Réponse de Henri aux députés.—Sa lettre aux Etats.—Autre députation.—La diplomatie du roi de Navarre.—L'armée de Monsieur sur la Loire et en Auvergne.—Le duc de Mayenne en Saintonge.—Mésintelligence entre Henri et Condé.—Prise de Brouage.—Situation critique des réformés.—Le maréchal de Damville se sépare d'eux.—La cour leur offre la paix.—Négociations.—Déclaration de Henri au duc de Montpensier.—La paix de Bergerac. | 112 |
| CHAPITRE IV. | |
| Paix illusoire.—Le nouveau lieutenant-général en Guienne.—Henri ne gagne pas au change.—Biron et l'éducation militaire du roi de Navarre.—Henri et Catherine de Médicis.—La cour de Navarre s'établit à Nérac.—L'affaire de Langon.—Le voyage de Catherine et de Marguerite en Gascogne.—Les deux reines à Bordeaux.—Henri les reçoit à La Réole.—Séjour à Auch.—La Réole livrée aux troupes royales.—L'«Escadron volant».—Surprise de Fleurance.—«Chou pour chou.»—Surprise de Saint-Emilion.—La conférence de Nérac.—Traité favorable aux calvinistes.—La cour de Nérac.—Galanteries dangereuses.—Les revanches de Catherine de Médicis.—Séductions et calomnies.—Le roi de Navarre entre les protestants et les catholiques.—Beaux traits de caractère.—Mémorable déclaration.—Départ de la reine-mère.—La chasse aux ours.—Mésaventures de la reine de Navarre à Pau. | 121 |
| CHAPITRE V. | |
| Départ de Pau.—Henri malade à Eauze.—Les Etats de Béarn.—Fragilité de la paix.—La surprise de Figeac.—La paix prêchée, la guerre préparée.—Le rôle de Condé et celui de Damville.—Assemblée de Mazères.—L'embuscade sur la route de Castres.—Entente du roi de Navarre avec Châtillon et Lesdiguières.—Desseins belliqueux.—Lettre à Henri III.—Lettre-manifeste à la reine de Navarre.—Manifeste de l'Isle à la noblesse.—Correspondance avant l'entrée en campagne. | 137 |
| CHAPITRE VI. | |
| La «guerre des Amoureux».—La dot de Marguerite.—Révolte de Cahors.—Le baron de Vesins.—Préparatifs de l'expédition contre Cahors.—Cahors au xvie siècle.—Le plan de l'attaque.—Les pétards.—Succès et revers.—Conseils de retraite et réponse du roi.—Bataille de rue.—Le roi soldat.—Arrivée de Chouppes.—Le terrain gagné.—Arrivée et défaite d'un secours.—Prise du collège.—Les quatorze barricades.—Exploit du roi de Navarre.—Cri magnanime.—Le post-scriptum royal.—La lettre à Madame de Batz.—Effets de la prise de Cahors.—La petite guerre.—Prise de Monségur par le capitaine Meslon.—Négociations pour la levée d'une armée auxiliaire. | 147 |
| CHAPITRE VII. | |
| La campagne du maréchal de Biron.—Combats devant Marmande.—Les menées du prince de Condé.—Le stratagème de Biron.—Les boulets mal-appris.—Mayenne en Dauphiné.—Lesdiguières.—Siège et prise de La Fère par le maréchal de Matignon.—Surprise de Mont-de-Marsan par Baylens de Poyanne.—Désarroi des calvinistes.—Les vues de Monsieur, duc d'Anjou et d'Alençon.—Son entremise pour amener la paix.—Traité de Fleix.—Séjour de Monsieur en Guienne et en Gascogne.—La chambre de justice de Guienne.—La demi-promesse de Henri.—Monsieur recrute des officiers à la cour de Navarre. | 154 |
| LIVRE TROISIÈME (1581-1585) |
|
| CHAPITRE PREMIER | |
| Le triomphe de la patience.—Le roi de Navarre et Théodore de Bèze.—Surprise de Périgueux par les catholiques.—Correspondance de Henri avec Brantôme.—Assemblée de Béziers.—Velléités pacifiques.—Préparatifs de voyage de Marguerite à la cour de France.—Les toilettes de la reine de Navarre.—Henri à Saint-Jean-d'Angély.—Son entrevue avec Catherine de Médicis, à Saint-Maixent.—La cure aux Eaux-Chaudes.—Assemblée de Saint-Jean-d'Angély.—Les projets de mariage de Catherine de Bourbon.—Négociation avec le duc de Savoie.—L'affaire des frères Casse.—Invitation de Henri III et réponse du roi de Navarre. | 161 |
| CHAPITRE II. | |
| Déclarations de Henri au coadjuteur de Rouen.—Désordres en Rouergue, en Quercy et à Mont-de-Marsan.—Tentatives de corruption de l'Espagne, révélées par Henri au roi de France.—Correspondance latine avec les princes protestants de l'Europe.—Querelles de Henri III avec la reine de Navarre.—Marguerite chassée de la cour.—Arrestation de ses dames d'honneur.—Duplicité de Henri III.—Reprise de Mont-de-Marsan par le roi de Navarre.—Michel de Montaigne.—Actes arbitraires du maréchal de Matignon.—Réclamation de Henri.—Attitude des habitants de Casteljaloux.—Négociations au sujet du retour de Marguerite à Nérac.—La Ligue protestante: vues chimériques et but pratique. | 171 |
| CHAPITRE III. | |
| Mort de Monsieur, duc d'Anjou et d'Alençon.—La «folie d'Anvers» et l'incurie politique des Valois.—Conséquences de la mort de Monsieur.—Le roi de Navarre sur la première marche du trône.—Visées de la Maison de Lorraine.—Henri revendique son titre de «seconde personne du royaume».—Mission du duc d'Epernon auprès du roi de Navarre.—La conférence de Pamiers.—Le pour et le contre.—Détermination de Henri.—Indiscrétion de Du Plessis-Mornay.—Rapprochement entre les deux rois.—Assemblée de Montauban.—Traité de Joinville entre la Ligue et le roi d'Espagne.—Négociations en Suisse.—Ambassade des Pays-Bas à Henri III.—Déclaration de la Ligue.—La Ligue en armes. | 181 |
| CHAPITRE IV. | |
| Entrevue, à Castres, du roi de Navarre et du maréchal de Montmorency.—L'avis de Henri III.—Offres du roi de Navarre au roi de France.—L'assemblée de Guîtres et ses résolutions.—Négociations de Ségur en Angleterre et en Allemagne.—Déclaration de Henri.—Les hostilités de la reine de Navarre.—Surprise de Bourg par la Ligue.—Prise du Bec-d'Ambès par Matignon.—Gabarret. | 191 |
| CHAPITRE V. | |
| Le traité de Nemours.—Les «funérailles en robe d'écarlate».—Alliance définitive du roi de Navarre et du maréchal de Montmorency.—Préparatifs de Henri.—Lettre à Henri III.—La guerre de la reine Marguerite.—Elle est chassée d'Agen.—Sa chute.—Les Seize.—Les Guises somment Henri III de faire la guerre au roi de Navarre.—Nouvelle démarche de Henri III auprès de son beau-frère.—Insuccès de cette démarche.—Le manifeste de Saint-Paul-Cap-de-Joux. | 197 |
| CHAPITRE VI. | |
| Sixte-Quint et la Ligue.—La bulle du 9 septembre 1585 contre le roi de Navarre et le prince de Condé.—Réponse de Henri à la bulle.—Début de la «guerre des Trois Henri».—Condé reprend les armes en Poitou et en Saintonge.—Il assiège Brouage.—Sa désastreuse expédition dans l'Anjou.—Henri III se décide à faire la guerre aux calvinistes.—Formation de trois armées royales.—Energie du roi de Navarre.—La comtesse de Gramont.—Son caractère; son dévouement au roi de Navarre; son rôle.—Voyage de Henri à Montauban. | 203 |
| LIVRE QUATRIÈME (1586-1589) |
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| CHAPITRE PREMIER. | |
| Les quatre manifestes du roi de Navarre.—Jonction de l'armée de Mayenne et de l'armée de Matignon.—Conduite du maréchal.—Prise de Montignac en Périgord par Mayenne.—Dénombrement des deux armées royales.—Résolution et bonne humeur.—Premier siège de Castets.—Henri fait lever ce siège à Matignon.—Le plan du roi de Navarre.—Voyage de Henri à Pau.—Les Etats de Béarn et les subsides.—Retour précipité.—Le roi cerné.—Les deux messages de Henri à son «Faucheur».—La comédie militaire de Nérac.—Illusions de Mayenne et de Poyanne.—Odyssée du roi de Navarre, de Nérac à Sainte-Foy.—Le duc de Mayenne et le vicomte d'Aubeterre. | 209 |
| CHAPITRE II. | |
| Caumont et Sainte-Bazeille.—Préparatifs de résistance.—Le chroniqueur royal.—Siège et reddition de Sainte-Bazeille.—Sévérité du roi de Navarre.—Castets acheté à Favas par le duc de Mayenne.—Mésintelligence entre Mayenne et Matignon.—Siège et reddition de Monségur.—André de Meslon.—Séjour et intrigues de Mayenne à Bordeaux.—Affaires de Poitou et de Saintonge.—Retour d'Angleterre de Condé.—Prise du château de Royan.—Exploits de Condé.—Siège de Brouage.—Arrivée du roi de Navarre devant cette place.—Obstruction du second havre de France.—Le maréchal de Biron en Saintonge.—Siège de Marans.—Trêve entre le roi de Navarre et le maréchal.—Le vrai motif de cette trêve.—Tentatives de négociation.—Un chef-d'œuvre épistolaire.—Lettre prophétique d'Elisabeth d'Angleterre à Henri III.—Siège et prise de Castillon par Mayenne et Matignon.—Le dernier exploit du duc de Mayenne en Guienne.—Brocard huguenot.—Apologie du duc et réponse des calvinistes. | 219 |
| CHAPITRE III. | |
| Les ambassadeurs des princes protestants à Paris.—Leur requête et la réponse de Henri III.—Entrevue de Saint-Brice.—Méfiance des calvinistes.—Discussions pendant l'entrevue.—Ajournement et reprise des négociations.—Catherine de Médicis et Turenne.—Perfidie de la reine-mère.—Rentrée en campagne.—Reprise de Castillon par Turenne.—Succès du roi de Navarre en Saintonge et en Poitou.—L'armée du duc de Joyeuse et ses succès.—Joyeuse retourne à la cour.—Expédition de Henri jusque sur la Loire.—Le comte de Soissons et le prince de Conti entrent à son service.—Henri rétrograde jusqu'en Poitou.—Les trois nouvelles armées royales.—Henri III à Gien.—Le nouveau manifeste du roi de Navarre. | 232 |
| CHAPITRE IV. | |
| Le duc de Joyeuse cherche la bataille, et le roi de Navarre temporise.—Les motifs de la poursuite et ceux de la temporisation.—Joyeuse dédaigne l'appui de Matignon.—Occupation de Coutras.—Henri veut éviter la bataille en passant l'Isle.—Joyeuse ne lui laisse pas achever cette manœuvre.—Jactance de Joyeuse.—Journée de Coutras.—Le champ de bataille.—Les deux armées.—Echec des calvinistes.—Revanche.—Les grandes charges et la mêlée.—Défaite de l'armée catholique.—Exploits du roi de Navarre.—Mort de Joyeuse.—Les pertes des deux armées.—Après la victoire.—Grandeur d'âme de Henri.—Controverses sur la journée de Coutras.—Lettre au roi de France.—Lettre à Matignon. | 243 |
| CHAPITRE V. | |
| Voyage de Henri en Gascogne et en Béarn.—Le comte de Soissons et ses vues d'avenir.—Défaite des auxiliaires allemands et suisses.—Saül et David.—Conseil de la Ligue à Nancy.—Siège de Sarlat par Turenne.—Défense victorieuse.—Expédition de Favas en Gascogne.—Petits faits de guerre racontés par Henri.—Le mal domestique.—Mort du prince de Condé à Saint-Jean-d'Angély.—Arrestation de la princesse de Condé.—Les récits du roi de Navarre.—Nouveaux projets d'attentat contre sa personne.—Perte de Marans.—Monbéqui et Dieupentale.—Les menées factieuses des Seize.—Menaces de Henri III.—Les Seize appellent le duc de Guise à leur aide.—La journée des Barricades.—Henri III en fuite.—Négociations des factieux avec le roi.—Il leur accorde l'édit d'union du 21 juillet.—Toute-puissance des Guises et de la Ligue.—Henri III reconnaît pour héritier présomptif le cardinal de Bourbon.—L'arrière-pensée royale. | 257 |
| CHAPITRE VI. | |
| La politique du roi de Navarre en face de Henri III et de la Ligue.—Lettre à l'abbesse de Fontevrault.—Lettre au vicomte d'Aubeterre.—La ruine de l'Armada.—Les affaires des calvinistes en Dauphiné, en Languedoc et en Guienne.—Sage activité de Henri.—Grandes et petites négociations.—Les Etats-Généraux à Blois.—Discours de Henri III.—La Ligue amnistiée dans le passé et incriminée dans l'avenir.—Revanche des Guises.—Condamnation du roi de Navarre par les Etats.—Résistance de Henri III.—Le roi de Navarre à l'assemblée de La Rochelle.—Réclamation des députés, à Blois et à La Rochelle, contre les abus de pouvoir.—Henri reprend le harnais.—Prise de Niort.—Le coup d'Etat de Blois.—Les deux conseils donnés au roi de France.—Assassinat du duc de Guise.—Henri III ne sait pas profiter de son crime.—Négociations puériles.—Soulèvement universel contre le roi de France.—Menaces du Saint-Siège.—Débandade de l'armée royale.—Mort de Catherine de Médicis.—Son dernier conseil à Henri III.—Il se décide à négocier avec son beau-frère.—Expéditions et maladie du roi de Navarre. | 267 |
| CHAPITRE VII. | |
| Négociation entre les deux rois.—Le rôle de Rosny et celui de Du Plessis-Mornay.—Opposition et intrigues de Morosini, légat du pape.—Prise de Châtellerault et de l'Ile-Bouchard.—Tergiversations de Henri III.—Ferme attitude du roi de Navarre.—Le «moyen de servir».—L'accord s'établit.—Le manifeste de Châtellerault. | 278 |
| CHAPITRE VIII. | |
| La trêve de Tours.—Passage de la Loire.—Nouvelle déclaration.—Henri III veut recevoir le roi de Navarre.—Méfiance et murmures des vieux huguenots.—Henri va au rendez-vous.—Entrevue de Plessis-lès-Tours.—Paroles du roi de Navarre.—Heureux effets de la réconciliation.—Henri se remet en campagne.—Attaque de Tours par l'armée de Mayenne.—Conseils salutaires du roi de Navarre à Henri III.—Succès des royalistes.—La grande armée royale.—Monitoire de Sixte-Quint contre Henri III.—Siège de Pontoise.—Les deux rois devant Paris.—Assassinat de Henri III à Saint-Cloud.—Sa mort.—Henri IV en Gascogne et Henri IV en France. | 283 |
| CONCLUSION | 291 |
| APPENDICE | 295 |
| ERRATA | 330 |
POITIERS.—TYPOGRAPHIE OUDIN.