XXV
LE SABRE DES PYRAMIDES
Bonaparte fut nommé, le 23 février 1796, général en chef de l'armée d'Italie. Carnot s'était rallié à l'avis de Barras. Rewbell seul y fit opposition, mais ses collègues passèrent outre.
Le 9 mars, c'est-à-dire quelques jours après, le mariage du général et de la veuve Beauharnais fut célébré.
Il est à présumer qu'il avait été consommé auparavant.
Toute cette période de la vie de Bonaparte n'est qu'une fièvre d'amour.
On le vit littéralement à l'adoration de sa Joséphine. Prosterné, extasié, anéanti devant la crèche comme un carmélite, en face de ce saint-sacrement.
Il l'accablait de ses caresses, il l'étreignait furieusement, il se ruait sur elle et l'emportait, comme un fauve sa proie, dans l'alcôve saccagée. Tel qu'un barbare au pillage, il se jetait sur ces voiles légers dont Joséphine, en souvenir des tropicales soirées, se plaisait à envelopper ses charmes. Il arrachait, déchirait, décousait, mettait en lambeaux tout ce qui faisait obstacle à l'impétuosité de ses mains frémissantes, de ses lèvres avides. Toute l'exubérance de sa nature exceptionnelle éclatait dans cette prise de possession brutale comme une charge de cavalerie. Il aimait, il prenait une femme pour la première fois, ou à peu près, et ses réserves de passions accumulées dévalaient comme un torrent, se précipitaient avec la violence d'un fleuve longtemps retenu, les vannes levées. Dans cette expansion vigoureuse, dans cet assouvissement de la chair à jeun, dans cette jouissance double où l'amour-propre satisfait, la vanité flattée, la joie du but atteint, le rêve accompli mêlaient leurs ivresses, Bonaparte en oubliait le rut de la guerre, de la gloire, de la puissance dont ses nerfs furent toute sa vie surexcités. Ce n'était plus le même homme. Il tremblait, il balbutiait, il riait, il pleurait. Il y eut dans cette prise de possession de Joséphine de la folie et de l'intoxication.
La célébration du mariage fut la fin de cette lune de miel si courte.
Deux jours après la cérémonie officielle, il se mettait en route pour l'Italie. Il était désormais sur la route de la gloire et ne s'arrêterait plus à l'hôtellerie de l'amour, qu'en passant, entre deux victoires, jusqu'au jour où la fatalité le ferait trébucher contre le lit éblouissant de l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche.
Dans l'acte de mariage, Bonaparte par galanterie, pour rapprocher les distances d'âge, s'était vieilli de deux ans, et, par coquetterie, Joséphine, par un certificat de nativité, à défaut d'acte de naissance régulier, s'était rajeunie de quatre ans. Cette supercherie d'une jolie femme, désireuse de ne pas paraître trop âgée auprès d'un jeune époux, devait avoir de terribles conséquences pour Joséphine, à l'époque du divorce, au moins sous le rapport de la légalité de cette procédure.
Bonaparte emporta sa fièvre passionnelle en courant vers cette Italie, où les triomphes les plus prodigieux l'attendaient.
Il ne laissait passer aucune journée sans adresser à sa Joséphine des épîtres amoureuses, un peu emphatiques de ton, où l'on retrouvait l'éloquence et la pompe de Saint-Preux écrivant à Julie. Harassé de travaux, las de veiller, à peine descendu de cheval après avoir parcouru les positions où le lendemain il battrait l'ennemi, le jeune général, au milieu de préoccupations et de dangers qui se multipliaient, ne manquait jamais de jeter sur le papier des phrases embrasées, témoignant de l'intensité de son amour, qu'un courrier, galopant nuit et jour, portait aussitôt à Paris avec le bulletin de la bataille gagnée la veille et l'annonce des drapeaux pris à l'ennemi qu'un aide de camp déposerait sur l'autel de la Patrie, dans une cérémonie magnifique présidée par les directeurs.
Et cette fête de la Victoire qu'il organisait de sa tente dressée sur le plateau de Rivoli, cette journée de patriotiques réjouissances qu'il donnait à Paris, quand son ami Junot se présenta à la Convention porteur des étendards autrichiens, c'était pour sa Joséphine que l'idée, un peu théâtrale, lui en était venue.
Elle fut la reine de la France, ce jour-là, l'insignifiante et sensuelle créole. Devant les troupes, en face de tout le peuple rassemblé, au son du canon et des cloches, clamant à la cité en liesse l'alleluia de la victoire, elle parada au bras de Junot, en qui l'on saluait le représentant, l'ami, le compagnon du héros dont le nom montait vers le ciel, proféré par cent mille bouches en délire.
Carnot debout, au centre de l'autel du Champ de Mars, prononçait une harangue où le jeune général victorieux était comparé à Epaminondas et à Miltiade. Lebrun, poète officiel, dirigeait un chœur chantant cet hymne de circonstance:
Tout Paris se montrait alors la citoyenne Bonaparte et son époux, à distance, en donnant l'ordre de marcher sur Mantoue et de la prendre, jouissait du triomphe qu'il lui avait préparé.
Joséphine cependant, le soir même de cette apothéose où elle avait figuré en déesse, ayant congédié un acteur subalterne qui l'occupait depuis quelque temps, couchait avec un joli sous-lieutenant de hussards, M. Charles, auquel elle donnait ce que les fournisseurs, les usuriers, les marchandes à la toilette, lui laissaient de l'argent, qu'en se privant, lui envoyait Bonaparte. C'était sa façon à elle de récompenser l'armée.
Non seulement Joséphine trompait ce jeune mari si ardent, si glorieux, si convoité par toutes les femmes, qu'elle n'aimait pas, mais elle ne feignait même pas d'avoir pour lui les égards que la simple convenance exigeait. Elle se refusa longtemps à se rendre en Italie où il l'appelait de tous ses désirs. Bonaparte, à la pensée surexcitée par la privation, en arrivait aux plus folles divagations: il parlait d'abandonner son commandement, de donner sa démission et d'accourir à Paris, auprès de sa Joséphine, si elle ne se décidait à venir le rejoindre.
Elle consentit enfin, le cœur gros, à quitter ce Paris qui lui tenait tant au cœur, et à se mettre en route. Dans ses bagages, elle emmenait le beau Charles.
Lorsque, dans la suite de ce récit (La Maréchale), nous parlerons du divorce de Napoléon, nous reviendrons sur ces épisodes de la trahison continuelle de cette gourgandine couronnée sur laquelle romanciers, dramaturges, poètes, trompant la postérité, ont apitoyé l'âme populaire.
Napoléon n'a pas été trahi que par les maréchaux qu'il avait gorgés d'honneurs, engraissés de dotations. Les deux femmes qu'il avait appelées à partager la gloire de son nom, furent deux infâmes coquines; même la bestiale fille d'empereur, cette Marie-Louise, archiduchesse toujours en chasse, est-elle plus excusable? Elle n'était pas tirée des boudoirs équivoques de la galanterie directoriale, et l'on ne pouvait exiger d'elle de la reconnaissance pour le soldat couronné qui l'avait conquise l'épée à la main, et était entré dans son lit en vainqueur, comme dans une capitale rendue.
Après la campagne d'Italie, les préliminaires de Léoben, le traité de Campo-Formio, Bonaparte, à la fois triomphateur et pacificateur, se retrouva hanté des visions de l'Orient.
Ce n'était plus alors l'aiguillon de la misère, l'ambition, la vague convoitise d'une femme ardente et cupide de tout ce qui pouvait s'acquérir, se prendre, se tenir dans des mains rapaces et solides comme des serres, dont il se sentait pressé. L'Orient n'était pas seulement pour lui un paradis de conquêtes et de gloire qu'il entrevoyait dans les fumées de son rêve éveillé. C'était aussi un port, un abri.
Revenu à Paris le 5 décembre 1797, après les ratifications du traité de Campo-Formio, et la signature de la convention militaire qui remettait à la France Mayence et Manheim, c'est-à-dire le Rhin, il n'avait pas tardé, dans son petit hôtel de la rue Chantereine, flatteusement débaptisée et devenue rue de la Victoire, à connaître les dangers de la popularité et les périls d'une situation exceptionnelle dans la République.
Il dut tout d'abord assister à des fêtes célébrées en l'honneur des armées victorieuses. Il en fut le héros. On ne voyait que lui parmi l'éclat frissonnant des drapeaux, et son nom résonnait dans toutes les bouches. Barras, Talleyrand, qui déjà s'essayait au métier de traître, le louangèrent solennellement. Bonaparte répondit en termes vagues. De son remerciement une seule phrase sortait claire, presque menaçante: «Lorsque le bonheur du peuple français sera assis sur de meilleures lois organiques, l'Europe entière deviendra libre» dit-il avec énergie. Un orage était ainsi prophétisé. Le coup de foudre du 18 brumaire s'annonçait sourdement, sous cette phrase grosse de tempêtes.
Bonaparte cherchait alors à se dérober aux ovations qui le poursuivaient. Carnot, proscrit après Fructidor, avait laissé une place vacante à l'Institut. Elle lui fut offerte et depuis, dans les cérémonies publiques, il affecta de se montrer vêtu du modeste habit à palmes vertes. Sous cette livrée de la science, il semblait moins un soldat vainqueur, qu'un laborieux serviteur de l'idée.
On avait proposé de lui donner le château de Chambord, cette merveille de l'art de la Renaissance, à titre de donation nationale. Il refusa. Il déclina également toutes distinctions qui lui furent offertes. Il ne voulut accepter que le titre de général en chef de l'armée d'Angleterre.
Il préparait avec certain fracas un projet de descente en Grande-Bretagne. En réalité, il étudiait le moyen de frapper l'implacable ennemi de la France et de la Révolution, là où surtout elle était vulnérable: dans ses colonies. L'Egypte le tentait. Il résolut d'y entraîner ses compagnons d'armes. Il y avait sur les bords du Nil des lauriers inattendus à récolter. Il reviendrait de ce fabuleux pays avec un prestige éblouissant. Le plan gigantesque et chimérique se développait dans son cerveau bouillonnant de conquérir non seulement l'Egypte, mais la Syrie, la Palestine, la Turquie, d'entrer, comme un chef de croisés, dans Constantinople, et là, de prendre l'Europe à revers, poussant les vagues de son armée, grossies de fellahs, de Bédouins, de Druses, de Turcs et des peuplades attirées de l'Asie Mineure; il battait toutes les armes, il reformait la carte du monde et sous son épée triomphale courbait tous les souverains et toutes les nations.
Bonaparte s'emballait ainsi, devant les plans et les cartes concernant l'Egypte, dans ses fantastiques rêveries d'immense empire occidental. En même temps, sa froide raison lui conseillait une absence. Il n'était pas fâché de prouver que, lui parti, le Directoire ne pouvait commettre que des fautes, les généraux ne connaître que les défaites. Son besoin d'activité le stimulait à chercher de nouvelles occasions de gloire. Il se rendait compte aussi que le peuple est mobile, et qu'il se lasse bien vite d'encenser une idole: «On ne m'aura pas vu trois fois en spectacle, disait-il, qu'on ne me regardera plus.»
Une sourde conspiration le décida à brusquer son départ. La jalousie des directeurs s'était allumée. Déjà Rewbell, un honnête homme mais un parfait imbécile, lui avait tendu la plume, un jour qu'il parlait de donner sa démission, pour qu'il la signât. On cherchait vaguement à le mettre en accusation sous un prétexte de concussion, à propos de sommes touchées en Italie. Le Directoire feignait d'oublier qu'il avait poussé le général à tirer de l'Italie des sommes en argent, des tableaux, des statues, du butin de toute nature, et que chaque mois le victorieux Bonaparte faisait passer à Moreau et à ses autres collègues moins heureux de l'armée du Rhin, des subsides leur servant à régler les soldes en retard.
Le 19 mai 1798, il s'embarquait à Toulon. Avant de prendre la mer, il adressa à ses troupes une proclamation vibrante d'espoir, où miroitait la splendeur de la terre promise:
«Soldats, apprenez que vous n'avez pas encore assez fait pour la patrie, et que la patrie n'a pas encore assez fait pour vous. Je vais vous mener dans un pays où, par vos exploits futurs, vous surpasserez ceux qui étonnent aujourd'hui vos admirateurs, et rendrez à la patrie les services qu'elle a droit d'attendre d'une armée d'invincibles. Je promets à chaque soldat, qu'au retour de cette expédition, il aura à sa disposition de quoi acheter six arpents de terre.»
La campagne d'Egypte, avec ses légendaires étapes,—les soldats plaisamment demandèrent en foulant les sables du désert de Giseh si c'était là que le général voulait leur distribuer les arpents de terre promis,—ses victoires invraisemblables, ses désastres maritimes, sa revanche terrestre d'Aboukir, furent comme un conte des Mille et une Nuits dont le sultan public demeura charmé, impatient d'apprendre la suite.
Le 15 octobre 1799, grande nouvelle: Bonaparte est débarqué à Fréjus. Il se dirige vers Paris, escorté de l'acclamation des foules. Il est le héros, le sauveur, le dieu. La France se donne à lui, dans un rut formidable, comme une gouge pâmée tombant aux bras d'un premier rôle, dans l'entr'acte du drame palpitant.
Avait-il, en revenant ainsi précipitamment, le projet préconçu de renverser le gouvernement et de substituer sa volonté à la Constitution existante? Nullement. C'était un grand rêveur, Napoléon Bonaparte. Il avait entrevu la possibilité d'un changement de régime comme l'hypothèse de la reconstitution d'un empire carlovingien. Il subordonnait aux événements la réalisation de ces utopiques conceptions.
Le 18 brumaire a été commandé par l'opinion, exécuté par Bonaparte. Le Directoire était discrédité; la France, lasse de cette dictature de l'incapacité. Elle ne savait pas ce qu'elle voulait, mais elle le voulait absolument. Si Bonaparte n'eût pas tenté le coup de Brumaire, Augereau, Bernadotte ou Moreau l'eussent essayé.
Bonaparte avait groupé autour de lui tout un état-major brillant et valeureux: Lannes, Murat, Berthier, Marmont, puis des légistes, inclinant la jurisprudence devant la force comme Cambacérès, des pêcheurs en eaux troubles comme Fouché et Talleyrand. Ses deux frères, Lucien et Joseph, travaillaient activement pour lui, Lucien surtout qui était membre des Cinq-Cents.
Le complot s'organisa sans grandes précautions.
Tout le monde en était, ou à peu près.
Le 18 brumaire,—9 novembre 1799,—à six heures du matin, tous les généraux et officiers supérieurs, convoqués par Bonaparte, se trouvaient rassemblés dans son hôtel de la rue de la Victoire, sous le prétexte d'une revue à passer. Il y avait les six adjudants de la garde nationale, et, à leur tête, Moreau, Macdonald, Murat, Sérurier, Andréassy, Berthier, plus le prudent Bernadotte, seul en civil.
Un seul général important manquait. Bonaparte en fit la remarque avec inquiétude:
—Où donc est Lefebvre? demanda-t-il à Marmont. Lefebvre ne serait-il pas avec nous?...
Au même instant, on annonça le général Lefebvre.
Il avait fait du chemin, le mari de la Sans-Gêne.
L'ancien garde-française, le lieutenant de la milice, le capitaine de Verdun à l'armée du Nord, était devenu le général commandant la 17e division militaire, c'est-à-dire le gouverneur de Paris.
De capitaine au 13e d'infanterie légère à Jemmapes, il avait été nommé chef de bataillon, chef de demi-brigade, puis général de brigade à l'armée de la Moselle, sous les ordres de son ami Hoche.
Le 10 janvier 1794, il était promu général de division et commandait l'immortelle armée de Sambre-et-Meuse, à la mort de Hoche. A Fleurus, à Altenkirchen, il s'était comporté en héros.
Après avoir commandé l'armée du Danube, il avait été candidat au Directoire, mais écarté à raison de ses opinions très républicaines et de sa qualité de militaire.
Nommé au commandement en chef de l'armée de Paris, Lefebvre était peut-être le général dont le concours se trouvait le plus indispensable à la réussite des desseins de Bonaparte.
Il n'avait pas été averti des projets du futur maître de la France.
A minuit, ayant appris que des mouvements de troupes s'opéraient, il était monté à cheval et avait parcouru la ville.
Surpris de voir sans son ordre de la cavalerie prête à se mettre en route pour une destination inconnue, il avait interrogé sévèrement le commandant: Sébastiani. Celui-ci l'avait renvoyé à Bonaparte.
Lefebvre arrivait donc de fort méchante humeur chez le général.
Bonaparte, l'apercevant, courut à lui, les bras ouverts:
—Eh bien, mon vieux Lefebvre, lui cria-t-il familièrement, comment cela va-t-il?... Et ta femme, la bonne Catherine? Toujours le cœur sur la main et la réplique alerte, je suppose?... Madame Bonaparte se plaint de ne pas la voir assez souvent...
—Ma femme se porte fort bien, je vous remercie, général, dit Lefebvre, très froid, mais il ne s'agit pas d'elle pour le moment...
Bonaparte l'interrompit.
—Voyons, Lefebvre, mon cher camarade, dit-il avec le ton affectueux et l'air bon garçon qu'il savait prendre à l'occasion, vous, l'un des soutiens de la République, la laisserez-vous périr entre les mains de ces avocats?... Tenez, voilà le sabre que je portais aux Pyramides, je vous le donne comme un gage de mon estime et de ma confiance...
Et il tendit à Lefebvre, hésitant et flatté, un magnifique sabre, à poignée ornée de pierreries, le cimeterre de Mourad-bey.
—Vous avez raison, dit Lefebvre subitement calmé, jetons les avocats à la rivière!...
Et il ceignit le sabre des Pyramides.
Le 18 brumaire était accompli.
Le soir de cette journée décisive, qui changeait encore une fois la destinée de la France, Lefebvre, embrassant Catherine, lui dit, tirant à demi du fourreau le don de Bonaparte:
—Ça, vois-tu, femme, c'est un sabre de Turc, ce n'est bon qu'à la parade ou à taper du plat dans le dos des avocats... nous le laisserons au fourreau... il nous rappellera seulement l'amitié du général Bonaparte... un parvenu comme nous, ma Catherine!...
—Tu ne t'en serviras pas de ce beau sabre? demanda la Sans-Gêne.
—Non... pour défendre la patrie... pour taper sur les Autrichiens, les Anglais, les Prussiens, partout où Bonaparte voudra nous conduire, fût-ce au tonnerre de Dieu, j'ai le mien, femme, mon sabre de Sambre-et-Meuse, il me suffit!...
Et le général Lefebvre, attirant à lui sa bonne épouse, qu'il aimait toujours comme au 10 août, déposa sur ses grosses joues un long baiser, franc et pur comme son sabre de combat.
FIN DE LA DEUXIÈME PARTIE[1]
[1] L'épisode qui complète l'ouvrage a pour titre: Madame Sans-Gêne, la Maréchale, et paraîtra à la fin du mois de mai prochain.
TABLE DES MATIÈRES
| PREMIÈRE PARTIE LA BLANCHISSEUSE |
||
| I.— | La fricassée | 1 |
| II.— | La prédiction | 10 |
| III.— | La dernière nuit de la royauté | 20 |
| IV.— | Un chevalier du poignard | 31 |
| V.— | La chambre de Catherine | 50 |
| VI.— | Le petit Henriot | 56 |
| VII.— | Le locataire de l'hôtel de Metz | 71 |
| VIII.— | Le joli sergent | 85 |
| IX.— | Le serment sous les peupliers | 95 |
| X.— | L'enrôlement involontaire | 114 |
| XI.— | La créance de madame Sans-Gêne | 129 |
| DEUXIÈME PARTIE LA CANTINIÈRE |
||
| I.— | En chaise de poste | 138 |
| II.— | Chez la fruitière | 147 |
| III.— | La demoiselle de Saint-Cyr | 158 |
| IV.— | Première défaite de Bonaparte | 169 |
| V.— | Le siège de Verdun | 174 |
| VI.— | A l'étape | 179 |
| VII.— | L'abandonnée | 193 |
| VIII.— | L'arrivée des volontaires | 203 |
| IX.— | L'envoyé de Brunswick | 210 |
| X.— | Le serment de Beaurepaire | 217 |
| XI.— | La mission de Léonard | 228 |
| XII.— | Le camp des émigrés | 233 |
| XIII.— | Le second enfant de Catherine | 246 |
| XIV.— | La fin d'un héros | 253 |
| XV.— | Au bord du néant | 265 |
| XVI.— | Jemmapes | 273 |
| XVII.— | La messe de mariage | 289 |
| XVIII.— | Dette de reconnaissance | 306 |
| XIX.— | Avant l'attaque | 321 |
| XX.— | La victoire en chantant... | 332 |
| XXI.— | L'étoile | 343 |
| XXII.— | Yeyette | 353 |
| XXIII.— | Madame Bonaparte | 370 |
| XXIV.— | Chez Barras | 377 |
| XXV.— | Le sabre des Pyramides | 391 |
ÉMILE COLIN—IMPRIMERIE DE LAGNY
Corrections:
| Page | |
| 38 | «bouique» remplacé par «boutique» (dans sa boutique dont elle avait). |
| 58 | «uste» par «juste» (Hein? suis-je tombé juste?...). |
| 79 | «pratiquai» par «pratiquait» (pratiquait toujours sa sévère philosophie). |
| 105 | «vervoyant» par «verdoyant» (dans un verdoyant fouillis). |
| 107 | «se» par «ses» (c'est que, dans ses réticences et ses grognements). |
| 116 | «qu» par «qui» (cette appréhension vague qui pénétrait son âme). |
| 134 | «ajouta-il» par «ajouta-t-il» (ajouta-t-il avec un soupir). |
| 174 | «Crépi-en-Valois» par «Crépy-en-Valois» (qui séparait Crépy-en-Valois de Verdun). |
| 203 | «Catheriue» par «Catherine» (--Ce que nous venons faire? dit Catherine). |
| 219 | «l'Hymme» par «l'Hymne» (l'Hymne des Marseillais). |
| 230 | «Commercv» par «Commercy» (sur la route de Commercy...) |
| 238 | «C'étai,» par «C'était» (C'était touchant et grotesque). |
| 289 | «Lavelide» par «Laveline» (et le marquis de Laveline). |
| 338 | «ne ne» par «ne» (Ça ne nous disait rien de bon). |
| 341 | «skako» par «shako» (il m'a fendu mon shako). |
| 357 | «j'en je ne» par «je ne» (je ne la remettrai au fourreau). |
| 381 | «volupteux» par «voluptueux» (le voluptueux et intelligent Barras). |
| 397 | «L'Orien» par «L'Orient» (L'Orient n'était pas seulement pour lui). |
| 405 | Appel de la note [1] ajouté. |