[1001] Les éditions antérieures à 1660 donnent toutes arrouser.

[1002] Var. Mourir est toujours moins que vivre leur sujette. (1647-56)

[1003] Var. Tous ces vieux différends de leur âme exilés. (1647-56)

[1004] L'édition de 1692 substitue pendant à cependant: voyez plus haut, p. 137, note 5.

[1005] Var. Sujets du Roi son frère, et qui fûtes les miens. (1647-56)

[1006] Var. Voici votre roi, peuple, et voici votre reine. (1647-63)

[1007] Var. Je ne puis: la douleur a tous mes sens troublés.
ANTIOCH. Quoi? qu'est-il arrivé? [TIMAG. Le Prince votre frère....]
ANTIOCH. Se voudroit-il bien rendre à mon bonheur contraire? (1647-56)

[1008] Var. Il sembloit soupirer ce qu'il avoit perdu. (1647-56)

[1009] Var. [Il est mort? TIM. Oui, Madame.] ANT. Ah! mon frère! CL. Ah! mon fils!
RODOG. Ah! funeste hyménée! CLÉOP. Ah! destins ennemis!
[Voilà le coup fatal que je craignois dans l'âme.] (1647-56)

[1010] Certains exemplaires de l'édition de 1647 in-4o portent ici en marge: à Rodogune.

[1011] Var. Et de sa propre main il s'est privé du jour. (1647-56)

[1012] Qui cherche à qui se prendre en sa juste colère.
Vous avez vu sa mort, et sans autres témoins. (1647-56)

[1013] Var. Puis, arrêtant sur moi ce reste de lumière,
Au lieu de Timagène, il croit voir son cher frère;
Et plein de votre idée, il m'adresse pour vous. (1647-56)

[1014] Var. Je te perds, mais je trouve en ma douleur extrême. (1652-56)

[1015] Var. Avant qu'en soupçonner ou Madame ou la Reine. (1647-56)

[1016] Var. Contient, Seigneur, sans plus, ce que le Prince a dit. (1647-56)

[1017] Après ce vers, l'édition de 1692 ajoute ce jeu de scène, que Voltaire donne aussi dans la sienne: Il tire son épée et veut se tuer.

[1018] Var. Et me montrez la main qu'il faut que je redoute. (1647-56)

[1019] Var. Puis-je vivre et traîner le soupçon qui m'accable,
Confondre l'innocente avecque la coupable. (1647-56)

[1020] L'édition de 1682 porte: «Vous demandez,» pour: «Vous demandiez.»

[1021] Var. Je ne me veux garder ni de vous, ni de vous. (1647-68)

[1022] Var. Cette coupe est suspecte, elle vient de la sienne;
Ne prenez rien, Seigneur, d'elle, ni de la mienne.
CLÉOPATRE, à Rodogune. Qui m'épargnoit tantôt m'accuse à cette fois!
RODOGUNE, à Cléopatre. On ne peut craindre assez pour le salut des rois.
Pour ôter tout soupçon d'une noire pratique,
[Faites faire un essai par quelque domestique.] (1647-56)

[1023] Il y a tous égarés dans toutes les éditions publiées du vivant de Corneille; tout égarés dans celle de 16..

[1024] Les mots: ou à quelque autre, ont été supprimés dans l'édition de 1692.

[1025] Var. [De ne voir point régner ma rivale en ma place.]
Je n'aimois que le trône, et de son droit douteux
J'espérois faire un don fatal à tous les deux,
Détruire l'un par l'autre, et régner en Syrie
Plutôt par vos fureurs que par ma barbarie.
Ton frère, avecque toi trop fortement uni[1025-a],
Ne m'a point écoutée, et je l'en ai puni.
J'ai cru par ce poison en faire autant du reste;
Mais sa force, trop prompte, à moi seule est funeste[1025-b].
[Règne: de crime en crime enfin te voilà roi.] (1647-60)

[1025-a] Ton rival, avec toi trop fortement uni. (1660)

[1025-b] Voltaire donne ces huit vers dans son édition, et oubliant, je ne sais comment, qu'ils se trouvent dans les premières impressions, jusqu'en 1660, il dit dans une note (1764): «Ces vers ne se trouvent aujourd'hui dans aucune édition connue. Corneille les supprima avec grande raison. Une femme empoisonnée et mourante n'a pas le temps d'entrer dans ces détails; et une femme aussi forcenée que Cléopatre ne rend point compte ainsi à ses ennemis. Les comédiens de Paris ont rétabli ces vers, pour avoir le mérite de réciter quelques vers que personne ne connaissait. La singularité les a plus déterminés que le goût. Ils se donnent trop la licence de supprimer et d'allonger des morceaux qu'on doit laisser comme ils étaient.»

[1026] Corneille paraît se rappeler ici un passage de la Médée de Sénèque dont il n'avait pas profité en traitant ce sujet:

Quoque non aliud queam
Pejus precari, liberos similes patri
Similesque matri.
(Acte I, scène 1, vers 23-25.)

[1027] Var. Encor dans les rigueurs d'un sort si déplorable. (1647-56)

[1028] Voyez le commencement de la Notice, p. 399 et suivantes.

[1029] Histoire du Théâtre françois, tome VI, p. 298-305.

[1030] Voyez ci-dessus, p. 436 et 437, dans la Rodogune de Corneille, les vers 151-168.

[1031] Voyez ci-dessus, p. 470 et 471, les vers 1011-1047.

[1032] Il y a ici un peu d'exagération dans l'analyse des frères Parfait; il faudrait dire simplement que Rodogune, ayant appris que Lydie avait épousé Hydaspe par contrainte, perd sa haine contre elle, et consent à tous les arrangements de famille qui forment ce singulier dénoùment.