Certains nobiles campagnards,

Gens à giboyer des canards,

Grands détrousseurs de marchandises,

De paquets, hardes et valises,

Ont volé, sans dire pourquoi,

Des habits qu'on portoit au Roi,

Parmi lesquels, sans menterie,

Se trouva force pierrerie

Appartenant au Mazarin,

Dont ils firent un gros larcin,

Et jurent qu'ils se lairont prendre

Cent fois plutôt que de le rendre.

(Muse historique de Loret; 23 septembre 1650.)

[172] Il y étoit en apprentissage. (T.)

[173] Le père de l'assesseur y étoit mort. (T.)

[174] Charlotte Melson, fille d'un secrétaire interprète des langues étrangères, épousa André-Girard Le Camus, conseiller d'état. C'étoit une femme très-spirituelle; elle étoit de l'académie des Ricovrati de Padoue. Le Père Bouhouse a inséré sa pièce à Uranie dans son Recueil des vers choisis. (Paris, 1693; p. 151.) On trouve son portrait, composé par elle-même, dans la Galerie des peintures, ou Recueil des portraits et éloges en vers et en prose, dédié à Mademoiselle. (Paris, Charles de Sercy, 1663; in-12, p. 433.) Titon du Tillet a donné place à madame Le Camus de Melson dans le Parnasse françois (p. 489). Elle est morte le 22 juin 1702.

[175] Louise-Marie-Christine de Savoie, née en 1629, épousa, vers 1642, Maurice de Savoie, son oncle, qui pour ce mariage remit au pape son chapeau de cardinal. Elle mourut en 1692.

[176] M. Walkenaer a emprunté plusieurs traits de cette historiette, qu'il a placés dans la Vie de Maucroix, à la tête des poésies publiées avec celles de La Sablière. Paris, Nepveu, 1825, in 8o.

[177] Voyez cette Historiette, plus haut, t. 4, p. 197. Madame de Joyeuse s'appeloit Anne Cauchon; elle étoit fille du baron du Tour et d'Anne de Gondi. Elle épousa, le 2 juillet 1619, Robert de Joyeuse, seigneur de Saint-Lambert, lieutenant du Roi au gouvernement de Champagne.

[178] Tallemant avoit d'abord écrit jeune avocat. En effet, Maucroix a commencé par suivre le barreau.

[179] Henriette-Charlotte de Joyeuse épousa Adrien-Pierre de Thiercelin, marquis de Brosse.

[180] Vers Joyeuse. Un jour, comme c'est un homme naïf, après avoir monté devant elle un cheval d'Espagne fort bien dressé, il s'en vint lui dire: «Ah! qu'il est bon, ma cousine! vous plaît-il pas le monter un peu?» (T.)—Antoine-François de Joyeuse étoit gouverneur de Mouzon, ville forte située sur la frontière, démantelée en 1671. Il étoit devenu comte de Grandpré par son mariage avec Marguerite de Joyeuse, sa cousine.

[181] Mal envis, de mauvais gré, malgré lui; du latin invitus.

[182] Aînée de Roquelaure. (T.)

[183] Escorne, affront, échec, ignominie. (Dict. de Trévoux.) Quoique cette expression soit depuis long-temps vieillie, on la trouve encore dans la première édition de 1694, du Dictionnaire de l'Académie françoise.

[184] On disoit Cravate pour Croate.—Charles-François de Joyeuse, comte de Grandpré, mourut en 1680; il épousa en premières noces Charlotte de Couci.

[185] Chambonnière, célèbre compositeur, avoit la charge de clavecin de la chambre du Roi. Il mourut vers l'an 1670. (Titon du Tillet, Parnasse françois, p. 402.)

[186] Le célèbre acteur. (Voyez son Historiette, au commencement de ce volume.)

[187] Marin Cureau de La Chambre, médecin, membre de l'Académie françoise, mourut en 1669. Les Caractères des passions sont l'ouvrage le plus remarquable de ceux qu'il a laissés.

[188] Voyez la lettre soixante-unième de Voiture, adressée à mademoiselle de Rambouillet. Mademoiselle Coinet n'y est pas nommée.

[189] Pour boire tant, il faut manger un peu.

[190] Le nom est resté en blanc dans le manuscrit.

[191] On appeloit ainsi les valets de collége.

[192] Madame Des Hagens. Tallemant a déjà parlé, dans l'historiette de Lisette, t. 1er, p. 120, du mari de cette femme. Sous le déguisement de ce nom étranger, nous n'avions pas reconnu Deageant, auteur de Mémoires publiés à Grenoble en 1668.

[193] Ses lettres ou diplôme de licencié en droit.

[194] On a fait sur les Jean Doucet des pièces en patois qui sont très-naïves. (Voyez la Conférence de Janot et Piarot Doucet de Villenoce, et de Jaco Paquet de Pantin, sur les merveilles qu'il a veu dans l'entrée de la Reyne, ensemble comme Janot luy raconte ce qu'il a veu au Te Deum et au feu d'artifice. Paris, 1660, in-4o.) Madame de Sévigné leur comparoit Racine et Boileau, lorsque ces deux poètes suivoient le Roi à l'armée, en qualité d'historiographes. «Ils font leur cour par l'étonnement qu'ils témoignent de ces légions si nombreuses, et des fatigues qui ne sont que trop vraies; il me semble qu'ils ont assez l'air des deux Jean Doucet.» (Lettre à Bussy-Rabutin, du 18 mars 1678.)

[195] Maillet, ou plutôt Mailliet, poète satirique et licencieux. On a de lui des épigrammes, dédiées an duc de Luynes; Paris, 1620, in-8o. Ce poète, à la lettre, mouroit de faim. Saint-Amant l'a berné dans le Poète crotté. (Mémoires de Tallemant, t. 2, p. 126.) Il étoit devenu le plastron de toutes les plaisanteries; on peut en juger par cette épigramme de Maynard:

Muses, quand Maillet vous demande

Que vous luy fournissiez de quoy

Mettre un chétif pourpoint sur soy,

Vous le payez d'une guirlande.

Cependant l'incommodité

Qu'il souffre de sa nudité

Ebranleroit un philosophe.

Traitez-le plus utilement;

Le laurier n'est pas une étoffe

Dont il veuille un habillement.

(Œuvres de Maynard. Paris, Courbé, 1646; in-4o, p. 122.)

[196] Théophraste Renaudot, mort en 1653, avoit commencé en 1631 à faire imprimer périodiquement des nouvelles publiques sur des feuilles volantes appelées gazettes. Ce mot vient de l'italien gazetta; c'étoit le nom d'une petite monnoie, avec laquelle on payoit une feuille d'avis écrite à la main. (Dictionnaire italien d'Alberti.)

[197] Six blancs équivaloient à deux sols six deniers.

[198] Le grand Dictionnaire latin de Calepin. Ambroise Calepin mourut en 1511; son Dictionnaire a été augmenté par Passerat et par d'autres savans du seizième siècle.

[199] C'étoit une folie comme une autre.

[200] L'auteur fait ici connoître son nom patronimique; des quittances signées de lui, conservées à la bibliothèque du Roi, nous l'avoient au reste appris.

[201] Ces offices valent cinquante mille livres. (T.)

[202] Je vous envoie cinq dogues.

[203] Bourg à peu de distance de Saint-Denis. (T.)—A deux lieues au-delà, près d'Ecouen.

[204] André Le Nostre remplaça son père dans les fonctions de jardinier, ou plutôt d'intendant des Tuileries. Le roi le fit contrôleur-général de ses bâtiments et dessinateur de ses jardins. C'est lui qui avoit planté le parc de Versailles, les Tuileries et le Luxembourg tels que nous les voyons encore; il a fait la terrasse de Saint-Germain-en-Laye, qu'on admire malgré sa monotonie, et avant que le mesquin eût envahi nos jardins, on rencontroit encore quelques-uns de ces parcs françois, marqués au coin de la grandeur, tels que les avoit conçus le génie de Le Nostre.

[205] C'est celle qui, ayant épousé André Girard Le Camus, acquit quelque célébrité. (Voyez la note [174] de la page 124 de ce volume.)

[206] Le beau-père de l'auteur.

[207] C'est à peu près comme madame de Sévigné, quand elle adressoit une question à la petite personne sur le lendemain de la veille de Pâques.

[208] Pompone de Bellièvre, deuxième du nom, premier président du parlement de Paris, mourut en 1657. Il avoit épousé Marie de Bullion, dont il n'eut pas d'enfant.

[209] L'Amadis en effet commence ainsi:

«Peu de temps après la passion de Nostre Sauveur Jésus-Christ, il fut un roy de la petite Bretaigne, nommé Garintec, etc., etc.» (Le premier livre d'Amadis de Gaule, traduit d'espagnol en françois par le seigneur des Essars, Nicolas de Herberay. Paris, Vincent Sertenas; in-8o, 1560.)

[210] Nicolas Bourbon, né en 1574, professeur de grec au Collége royal, Père de l'Oratoire, membre de l'Académie françoise en 1637, mourut à Paris en 1644. Il étoit petit-neveu d'un autre Nicolas Bourbon, poète latin dont on estime le poème de la Forge (Ferraria).

[211] Le nom biffé est entièrement illisible.

[212] C'étoit un rossignol. (T.)

[213] La maison de Marle étoit une des plus anciennes de la robe. Henri de Marle, quatrième président du parlement en 1393, fut fait chancelier de France en 1413. Cette famille est depuis long-temps éteinte. (Voyez les Présidents au mortir du Parlement de Paris, par Blanchard; Paris, 1647; in-folio, p. 89.)

[214] Jean Bauyn avoit été reçu conseiller au Parlement le 13 décembre 1597 et Christophe Perrot l'étoit depuis le mois d'août de la même année. (Voyez le Catalogue de tous les conseillers du Parlement de Paris, par François Blanchard, à la suite des Présidents au mortier; Paris, 1647; in-folio, p. 111.)

[215] L'église est dédiée à cette sainte. (T.)

[216] Ordures, souillures.

[217] Tallemant fit avec son frère aîné et l'abbé de Retz un voyage en Italie, vers 1637. (Voyez le chapitre intitulé les Amours de l'auteur, précédemment, p. 81, et l'Historiette du Cardinal de Retz, tom. 4, p. 109 et suivantes.)

[218] Belle-sœur de Tallemant des Réaux.

[219] Marguerite d'Apchier, fille unique et héritière de Christophe, comte d'Apchier, et de Marguerite de Flageac, seconde femme du duc d'Uzès, épousa François de Crussol, duc d'Uzès, après son père, par contrat du 28 septembre 1636.

[220] Le Clerc du Tremblay, gouverneur de la Bastille sous Louis XIII. (Voyez la Bastille dévoilée; Paris, 1789; 3e livraison, p. 148.)

[221] Les grands d'Espagne se couvrent devant le Roi. Le marquis de Santa-Cruz avoit pensé qu'en lui disant de se couvrir, Philippe III le faisoit grand d'Espagne.

[222] Aux fourches patibulaires.

[223] Elisabeth Rambouillet n'avoit que treize ans quand elle épousa Tallemant des Réaux, son cousin.

[224] La Revue rétrospective (t. 5, p. 321, première série) a donné le récit, par mademoiselle Angélique de Longueval, fille de M. d'Harancourt, d'un enlèvement dont elle fut l'héroïne en 1632. Le ravisseur se nommoit La Corbinière. Est-ce cette même demoiselle de Longueval que le baron de Ville enleva plus tard? C'est ce qu'il nous est impossible de vérifier.

[225] Charles Ier.

[226] Jean de Rotrou, né à Dreux en 1609, y mourut en 1650. Il a eu la gloire d'approcher de P. Corneille dans sa tragédie de Venceslas.

[227] Camma, reine de Galatie, tragédie de Thomas Corneille, représentée en 1661. Cette pièce eut un grand succès. Ecoutons Loret:

Un curieux assuré m'a

Qu'hier la pièce de Camma,

Sujet tiré des opuscules

De Plutarque, auteur sans macules,

Fut représenté à l'Hôtel,

Avec un ravissement tel,

Des judicieux qui la virent,

Qui mille et mille biens en dirent,

Qu'on n'avoit vu depuis long-temps

Tant de rares esprits contents.....

Tout de bon le cadet Corneille,

Quoiqu'il ait fait mainte merveille

Et maint ouvrage bien sensé,

En celuy-cy s'est surpassé, etc.

(Muse historique, 29 janvier 1661.)

[228] Claude de L'Estoile, poète dramatique, membre de l'Académie françoise, mourut en 1652.

[229] Expression empruntée du manége; il fit une volte pour se retirer.

[230] Nicolas-Savinien Cyrano de Bergerac, né vers 1620, mourut en 1655. Il a composé divers ouvrages singuliers, où la hardiesse des pensées est voilée sous une forme facétieuse. Son Histoire comique des états et empires de la lune, l'Histoire comique des états et empires du soleil, son Pédant joué, ses Lettres, etc., etc., n'ont été imprimés qu'avec des retranchements considérables. Un manuscrit des Etats de la lune et du Pédant joué existe dans la bibliothèque de M. Monmerqué. Il contient des passages inédits qui ne sont pas sans quelque curiosité.

[231] Leur nom est Saint-Simon; ils sont de Normandie. (T.)

[232] Voyez la note de la page 204 du tome 5.

[233] René de Courdouan, marquis de Langey, ou Langeais.

[234] Remariée au marquis de La Caze, de la maison de Pons. (T.)

[235] Jacques Magdelaine, reçu conseiller au Parlement, le 23 janvier 1615. (Voyez Blanchard, au lieu déjà cité, page 118.)

[236] C'est peut-être la première fois que l'on trouve la mention d'un congrès extrajudiciaire.

[237] Catherine de Parthenay, demoiselle de Soubise, âgée de douze ou treize ans, épousa, le 20 juin 1568, Charles de Quellence, baron du Pont. (Voyez la Relation de ce qui s'est passé au sujet de la dissolution du mariage de Charles de Quellence, etc., à la suite du Traité de la dissolution du mariage pour cause d'impuissance; Luxembourg, 1735, in-8o; ouvrage anonyme du président Bouhier.) Le procès-verbal dont arguoit madame Le Cocq ne s'y trouve pas. La nullité du mariage fut prononcée, et le procès étoit pendant sur l'appel, quand le baron du Pont fut assassiné à la Saint-Barthélemy.

[238] Renevilliers-Galand, alors conseiller au Châtelet, disoit: «On ne peut pas dire que Langey, durant ces quatre ans, n'a pas fait œuvre de ses dix doigts.» (T.)

[239] Marie de Rabutin de Chantal, marquise de Sévigny ou Sévigné; l'usage de ce dernier nom avoit prévalu.

[240] M. Le Camus.

[241] Cela paroît signifier que les paroles sortent de sa bouche sans choix et sans discernement, ou bien toutes à la fois.

[242] L'hôtel de La Rochefoucauld-Liancourt a été abattu il y a quelques années; la rue des Beaux-Arts a été construite sur son emplacement.

[243] Madame de Liancourt avoit contracté avec le comte de Brissac un premier mariage, qu'elle parvint à faire déclarer nul, sous prétexte d'impuissance. (Voyez les Mémoires de Tallemant, t. 3, p. 304.) Quant à madame de Guébriant, elle avoit aussi été démariée d'avec un homme de qualité, nommé Des Spy ou Chepy. (Ibid., p. 181.)

[244] Quelques caractères magiques, quelques prétendus talismans.

[245] Trouver blanque, c'est ne pas trouver ce qu'on cherche. Cette expression est empruntée de la loterie, où tirer un billet blanc, c'est avoir perdu son argent. (Dict. de Trévoux.)

[246] Un ministre. (T.)

[247] L'arrêt est du 8 février 1659.

[248] La danseuse choisissoit alors son cavalier.

[249] Louis XIV adressa quelques hommages à mademoiselle de La Motte-Argencourt. Mais il ne peut être ici question d'elle, car, n'ayant pu conserver son royal amant, elle se retira aux Filles de Sainte-Marie de Chaillot, où elle est morte. (Voyez les Mémoires de madame de Motteville, deuxième série de la Collection des Mémoires relatifs à l'Histoire de France, t. 39, p. 401.) Peut-être Tallemant a-t-il voulu parler de mademoiselle de La Motte-Houdancourt, qui a souvent été confondue avec mademoiselle de La Motte-Argencourt.

[250] Jean-Louis de Louet, marquis de Calvisson, lieutenant de roi au gouvernement de Languedoc, épousa, le 17 février 1661, Anne-Madeleine de Lisle, fille du marquis de Marivaux.

[251] Suzanne d'Aumale, dame d'Haucourt, fille de Daniel d'Aumale, seigneur d'Haucourt, épousa depuis le maréchal de Schomberg. Son nom de précieuse étoit Dorinice. Voici son article tiré de leur Dictionnaire: «Dorinice est une précieuse de grand esprit et de grande naissance; cette fille voit le grand monde et écrit fort bien en vers et en prose.» (Voyez le Grand Dictionnaire des précieuses et sa Clef, par le sieur de Saumaize; Paris, 1661, t. 1er, p. 140.)

[252] Sœur aînée de mademoiselle d'Aumale.

[253] Christine d'Estrées, fille du maréchal, avoit épousé, le 3 septembre 1658, François-Marie de Lorraine, comte de Lillebonne. Elle mourut le 18 décembre suivant.

[254] Le comte de Grignan, qui fut depuis le gendre de madame de Sévigné, avoit épousé, le 27 avril 1658, mademoiselle de Rambouillet. (Voyez plus haut, t. 2, p. 362 de ces Mémoires.)

[255] On fit alors une multitude de caricatures sur Lustucru. Celle que Tallemant a décrite est au cabinet des estampes de la Bibliothèque du Roi, au volume 2133, p. 58. Elle est répétée dans le Recueil des plus illustres proverbes, no 2239 du même cabinet. On lit au bas: «Céans M. Lustucru a un secret admirable qu'il a apporté de Madagascar, pour reforger et repolir, sans faire mal ni douleur, les testes des femmes acariastres, bigeardes, criardes, diablesses, enragées, fantasques, glorieuses, hargneuses, insupportables, lunatiques, meschantes, noiseuses, obstinées, pie-grièches, revesches, sottes, testues, volontaires et qui ont d'autres incommodités, le tout à prix raisonnable, aux riches pour de l'argent, et aux pauvres gratis.» On voit à la page 24 du volume 2133, l'Illustre Lustucru en son tribunal; des maris viennent de toutes les parties du monde le remercier et lui offrir des présents en reconnoissance des services qu'il leur a rendus. Au Recueil des plus illustres proverbes, no 69, on voit le massacre de Lustucru par les femmes. Ces dernières ne se contentèrent pas de cette vengeance. On trouve au volume 2133, page 83, l'Invention des femmes qui font ôter la méchanceté de la tête de leurs maris.

[256] Nom illisible au manuscrit.

[257] Marie-Hortense Des Jardins, dame de Villedieu. (Voyez ci-après son Historiette qui est la dernière de ces Mémoires.)

[258] Cette historiette est publiée sur un manuscrit autographe de Tallemant des Réaux. Il fait partie du recueil de chansons et de pièces du temps, appartenant à M. Monmerqué, et décrit dans la notice.

[259] Marie-Hortense Des Jardins, dame de Villedieu, née en 1632, mourut en 1683.

[260] Ce sonnet, qui commence par ce vers:

Aujourd'hui dans tes bras j'ai demeuré pâmée, etc.

fut fait à Dampierre, où madame de Chevreuse et mademoiselle de Montbazon lui reprochoient qu'on ne savoit plus ce que son Tendre étoit devenu depuis deux mois qu'elle étoit à la campagne. (T.)—Ce sonnet n'est pas dans les Œuvres de madame de Villedieu. Quant au Récit en prose et en vers des Précieuses, le duc de La Vallière (Bibliothèque du Théâtre-François, t. 3, p. 59) l'attribue à tort à Somaize; on voit ici qu'il est de mademoiselle Des Jardins.

[261] Tallemant a raconté fort en détail les aventures de la duchesse de Rohan. (Voyez l'Historiette de cette dame au t. 3, p. 56 et suiv.)

[262] Voyez les Œuvres de madame Villedieu, t. 2, p. 116; Paris, 1720. Cette pièce est la première de ses églogues; nous croyons devoir y renvoyer les lecteurs.

[263] C'est une petite pièce en prose et en vers, imprimée à part en 1662. L'auteur de l'article de mademoiselle Des Jardins, dans la Biographie universelle, a dit par erreur que ce Carrousel étoit une pièce de théâtre.

[264] François Hedelin, abbé d'Aubignac, né en 1592, mourut en 1673. Il a composé un assez grand nombre d'ouvrages, dont le plus connu est la Pratique du théâtre, qu'on ne lit plus depuis long-temps.

[265] Cet ouvrage parut en 1666, en 2 vol. in-8o.

[266] On l'appeloit plutôt l'Académie des allégoriques. (Voyez les Mémoires de Sallengre; Paris, 1715, t. 1er, p. 315.) On y trouve une lettre curieuse d'un sieur Boscheron, sur l'abbé d'Aubignac.

[267] Il y a au bas du quatrain Acheman; c'est quelque nom retourné.

(T.)

[268] Ogier, Giry et Patru. On ne connoît pas les autres. (T.)—Despréaux avoit aussi fait des vers sur la Macarise; dans sa lettre à Brossette, du 9 avril 1702, il dit qu'il les porta trop tard à l'abbé d'Aubignac. Il les a insérés dans l'édition de 1701, et depuis, elle a toujours été comprise dans ses œuvres. (Voyez le Boileau de M. de Saint-Surin, t. II, p. 496.)

[269] Voyez le Théâtre de Corneille, en deux parties in-folio; Paris, chez Louis Billaine, au Palais, 1664. On voit au frontispice le buste de Corneille couronné de lauriers par Melpomène et Thalie. La muse de la tragédie foule à ses pieds l'Envie, à laquelle le graveur a donné des traits masculins. Une renommée, qui sonne à la fois de deux trompettes, est placée au-dessus du buste du poète dont elle proclame la gloire.

[270] Othon a été représenté en 1665. Louis XIV avoit pris la direction des affaires en 1661, à la mort du cardinal Mazarin, et il put considérer comme allusion au commencement de son règne ces vers placés dans la bouche d'un courtisan ambitieux du pouvoir:

Sous un tel souverain nous sommes peu de chose: Son soin jamais sur nous tout-à-fait ne repose: Sa main seule départ ses libéralités; Son choix seul distribue états et dignités. Au timon qu'il embrasse il se fait le seul guide, Consulte et résout seul, écoute et seul décide; Et quoique nos emplois puissent faire de bruit, Sitôt qu'il nous veut perdre, un coup-d'œil nous détruit.

(Othon, acte 2e, scène 4e.)

[271] Le Roman de l'abbé d'Aubignac et de la philosophie des stoïciens.

(T.)

[272] Richelet est un des approbateurs de l'ouvrage de l'abbé. (T.) Ces quatre vers de Richelet se trouvent partout.

[273] Il ne voit quasi-goutte. (T.)

[274] Pierre du Pelletier, éternel faiseur de mauvais sonnets; il en portoit à tous ceux qui faisoient imprimer quelque chose. Il est l'un des mauvais poètes dont le nom s'est le plus souvent rencontré sous la plume de Despréaux.

[275] Le Favori, tragi-comédie de mademoiselle Des Jardins, fut représenté sur le théâtre du Palais-Royal, au commencement du mois de juin 1665, et le 13 du même mois cette pièce fut jouée à Versailles. C'est ce qu'on voit dans une lettre de Robinet, continuateur de Loret:

Dessus la scène du milieu,

La troupe plaisante et comique,

Qu'on peut nommer Moliérique,

Dont le théâtre est si chéri,

Représente le Favori,

Pièce divertissante et belle,

D'une fameuse demoiselle

Que l'on met au rang des neuf sœurs,

Pour ses poétiques douceurs, etc.

(Histoire du Théâtre-François, t. 9, p. 358.)

Madame de Villedieu adressa au duc de Saint-Aignan une description en vers de la fête de Versailles; elle y rend justice à Molière:

Ce Térence du temps que l'univers admire,

Dont la fine morale instruit en faisant rire, etc.

(Œuvres de madame de Villedieu, t. 1er, p. 409.)

[276] Nous laissons à d'autres le soin d'expliquer ce passage; le temps amènera peut-être d'autres renseignements sur madame de Villedieu et sur son existence romanesque. Il résulteroit de ces lignes de Tallemant qu'elle auroit joué la comédie à Narbonne, dans la troupe de Molière.

[277] Voyez le Menagiana; édition de 1715, t. 1er, p. 287. Le Menagiana n'est pas ici entièrement d'accord avec l'auteur de la Vie de Costar. (Voyez plus bas, p. 249 de ce volume.)

[278] Corbinelli n'a pas dédaigné de faire un long extrait des lettres de Costar. (Extraits de tous les beaux endroits des ouvrages des plus célèbres auteurs de ce temps, tirés de Balzac, Voiture, Costar, Urfé, Gomberville, Molière, Scudéry, Bergerac, etc., par le sieur Corbinelli; Amsterdam, 1681, t. 1er, p. 441.)

[279] Expression de Tallemant. (Mémoires, t. 2, p. 278.)

[280] Œuvres de Balzac, aux Lettres, liv. 16. Ce billet est du 1er février 1642.

[281] On peut juger de sa manière d'écrire par ce passage d'une de ses lettres: «Je m'en vois vous entretenir de la même sorte que je fais M. de Voiture, et vous faire part de ce que je trouverai de beau dans mes livres, aux heures que je dérobe à Aristote et à Saint-Thomas.» (Lettre à M. de Seurhomme, chanoine d'Angers, dans les Entretiens de Voiture; Paris, 1654, in-4o, p. 405.)

[282] Jean Coustart, reçu notaire à Paris le 30 avril 1625, en exerça les fonctions jusqu'au 6 novembre 1637. Son étude est maintenant possédée par M. Tourin, notaire, rue de Grenelle-Saint-Germain. (Registre des mutations des notaires de Paris.)

[283] Voyez le Menagiana, édition de 1715, t. 1er, p. 288.

[284] Trait de caractère de Costar. Il ne reconnoît son cousin que dans l'espérance qu'il pourra l'aider à augmenter son crédit et sa fortune.

[285] L'officier appointé étoit celui qui recevoit du Roi une pension ou une gratification annuelle au-delà de sa solde.

[286] Dans cette lettre, adressée à M. Coustart, capitaine appointé de cavalerie dans la compagnie des gendarmes du Roi, Costar, après avoir fait faire un compliment respectueux et passionné au maréchal d'Albret, ajoute: «Mais je suis un obscur et inutile provincial que l'on ne connoît que par un nom qui fait quelque bruit depuis quelque temps dans la Galerie du Palais; encore l'a-t-on changé, comme vous voyez, et les imprimeurs, sans que je le susse, en ont retranché un u. Je ne me suis aperçu de cette faute que lorsqu'elle étoit sans remède, et j'ai pensé qu'il falloit souffrir ce changement avec patience. Au pis aller, mon cher cousin, dites si vous voulez que je m'appelois Coustar, quand on disoit chouse, et qu'on m'a appelé Costar, quand chose est revenu à la mode, etc.» (Lettres de M. Costar, 2e partie; Paris, 1659, in-4o, p. 62.)

[287] Tallemant raconte la même anecdote avec quelques différences, dans l'article de Bois-Robert. (Voyez ses Mémoires, t. 2, p. 148.)

[288] Ce passage a été cité à l'article de Costar. (Tom. 4, p. 90.)

[289] Costar adressoit aux autres le reproche qu'il méritoit tout le premier, et il citoit ce même texte de Martial: «Ces Messieurs, dit-il, s'accoutument à rêver profondément, et à ne souffrir pas qu'il leur échappe un seul mot dans les discours les plus familiers et les plus communs, qu'ils n'aient pesé au trébuchet, qu'ils n'aient limé, qu'ils n'aient ajusté, qu'ils n'aient fait au tour, et c'est ce défaut importun et odieux que Martial reproche à un beau parleur de son siècle, dont il se moque en ces termes: Si tu veux dire toutes choses avec élégance, crois-moi, prends soin de dire quelquefois bien, n'évite pas de dire quelquefois mal, et ne dis quelquefois ni bien ni mal.» (Lettre de Costar, adressée à Bautru, p. 123 du premier volume des Lettres.)

[290] Voyez dans les Mémoires de Tallemant l'article de madame de Sablé, tom. 2, pag. 320.

[291] Virg., Æneid., liv. 6, v. 616.

[292] Allusion au reproche que faisoit Pollion à Tite-Live, de sentir sa Patavinité (Padoue, sa ville natale).

[293] Paranymphes; c'étoient des discours qui se prononçoient en théologie à la fin de chaque licence. (Dict. de Trévoux.)

[294] Le Mans.

[295] Nicolas de Verdun, premier président du Parlement de Paris, avoit succédé à Achille de Harlay. Il mourut le 16 mars 1627.

[296] L'abbé de Marolles fit, en 1633, un voyage à Angers. «Je fus, dit-il, visiter M. de Rueil, évêque d'Angers, prélat civil, obligeant et de bonne mine, qui avoit près de lui M. Costar, homme de belles-lettres et d'un esprit agréable, que j'avois connu à Paris, avec estime, dès le temps que nous demeurions dans l'Université.» (Mémoires de Marolles; Paris, 1656, in-fol., p. 95.)

[297] Ce nom n'est indiqué dans le manuscrit que par cette lettre initiale.

[298] C'étoit apparemment à l'imitation de ce qui se pratique dans les établissements par mariage.

[299] Application du proverbe italien: Chi offende non perdona.

[300] Neque enim cuiquam tam clarum statim ingenium est, ut possit emergere, nisi illi materia, occasio, fautor etiam commendatorque contingat. (Pline le Jeune, liv. 6, épître 23, à Triarius.)

(Note de l'auteur.)

[301] «Voiture, dit Tallemant, est le père de l'ingénieuse badinerie, mais il n'y faut chercher que cela.» (Mémoires de Tallemant, t. 2, p. 278.)

[302] Philippe de Cospean, évêque de Lisieux. (Voyez son article dans Tallemant, t. 2, p. 338.)

[303] Voici le passage d'Horace: