1, D’eslire.—C.-à-d. dans le cas de choisir.
2, Terres.—C’est à ce dernier parti qu’il s’arrêta. Charles-Quint revenait d’Afrique, et François Ier avait profité de son éloignement pour renouveler ses tentatives sur le Milanais. L’empereur entra en Provence avec 50.000 h. Le connétable de Montmorency, chargé de lui résister, fit le vide autour de lui, détruisant tout dans le pays, attaquant ses convois, si bien que l’armée impériale, en proie à la famine, dut lever le siège de Marseille et repasser la frontière; son état d’épuisement fut tel, qu’arrivé à Nice, Charles-Quint conclut une trêve de dix ans, qui, de fait, n’en dura que six (1536).
6, Gast.—Desgast, comme portent les éditions antérieures à 1588.
7, Paisant.—L’habitant du pays, la population.
23, Est-ce.—Quoi qu’il en soit, toujours est-il que le roi se décida à rappeler.—Tout ce qui suit est tiré presque mot pour mot d’un discours que François Ier tint en conseil et qui est rapporté par du Bellay, VI.
26, Planté.—Abondance, du latin plenitas, d’où viennent plein, plénitude.
4, Party.—Attendre l’ennemi chez soi, peut être avantageux quand le territoire qu’on cède ainsi est pauvre et vaste, que l’ennemi ne pourra y trouver facilement à vivre, que ses lignes de communication s’allongeront outre mesure, comme en Russie en 1812, ou encore que, de peu de ressources, la population y est par surcroît fanatisée comme en Espagne en 1808; dans le cas contraire c’est presque toujours une faute. En 1536, la Provence était peu riche, et en outre elle ne mène à rien; de plus, à cette époque toutes ses villes étaient fortifiées et en état de résister aux moyens d’attaque d’alors.—Mais on n’est pas toujours libre d’agir comme on le voudrait. Aujourd’hui, il faut s’attendre plus que jamais à voir les hostilités éclater sans déclaration de guerre préalable, comme ont eu lieu en février 1904 les attaques simultanées des Japonais contre Port-Arthur et Tchemulpo; et, étant donné la rapidité avec laquelle on peut entrer en opérations, on est exposé d’un moment à l’autre, en pleine paix, à une invasion que rien ne faisait prévoir alors que déjà elle s’est produite. En présence de l’intérêt qu’il y a à n’être point surpris de la sorte, à rendre impossible toute tentative de cette nature qui trouble la mobilisation, stérilise une partie de vos ressources en hommes et vous enlève toutes autres que présente le territoire envahi, causant en outre un effet moral désastreux dans le pays tout entier; quand on a une frontière, comme notre frontière de l’Est, ainsi menacée de l’irruption soudaine de 111.000 hommes, 10.000 sabres, 888 pièces d’artillerie dont plus de 150 de grosse artillerie (obusiers de 150 et mortiers de 210) capables d’avoir raison de nos forts les plus solidement construits, à laquelle nous ne pouvons opposer que 52.000 hommes, 8.000 sabres et 388 pièces d’artillerie de petit calibre (165 bataillons, 72 escadrons, 148 batteries à effectifs renforcés contre 104 bataillons, 68 escadrons, 89 batteries à effectifs réduits), au total moitié moins; que de plus la forme de notre gouvernement ne nous permet pas de la prévenir et qu’elle ferait tomber, sans coup férir, dès la première heure entre les mains de l’adversaire une ville aussi considérable que Nancy et un territoire aussi populeux et riche que ce qui nous reste de la Lorraine, semblable éventualité est à prévoir et le devoir est de parer à cette situation, en augmentant le nombre des unités de combat que nous avons sur cette frontière, en portant et maintenant constamment ces unités à leurs effectifs de guerre, et construisant autour de Nancy quelques ouvrages non pour en faire une place forte, mais pour la mettre, vu la proximité de la frontière, à l’abri d’un coup de main.—Pour Nancy, c’est uniquement affaire d’argent; pour le relèvement de nos forces, il faudrait supprimer nombre de nos garnisons de l’Ouest et du Sud-Ouest et réorganiser en partie notre état militaire en réduisant à deux dans les régiments d’infanterie des corps d’armée de l’intérieur le nombre des bataillons, en substituant aux brigades de cavalerie de corps de simples régiments, réduisant d’un groupe les régiments d’artillerie de corps, et, avec les économies en hommes, chevaux, bataillons, escadrons et batteries ainsi réalisées, renforcer les effectifs des troupes de l’Est et augmenter le nombre de leurs unités de combat. Il faut, en un mot, placer à demeure sur cette frontière le tiers, la moitié si le tiers ne suffit pas, de notre armée du temps de paix, ne laissant à l’intérieur que des embryons qui ne prendront corps qu’à la mobilisation, par l’incorporation des réserves. Le fera-t-on? Jamais, nous sommes trop veules pour cela; des raisons de politique intérieure interviendront encore, comme toujours: on fera sonner bien haut les dépenses résultant de la construction de nouveaux casernements; les engagements pris vis-à-vis des localités auxquelles on enlèverait ou dont on diminuerait les garnisons; on redoutera leur mécontentement et les conséquences que cela peut avoir pour leurs élus du moment. Ce sera comme pour les sous-préfectures: tout le monde est d’accord sur l’inutilité d’un aussi grand nombre, mais personne ne concède que la sienne soit de celles qui sont à supprimer et toutes demeurent.
9, Sien.—Pour obliger Annibal à évacuer l’Italie méridionale qu’il occupait depuis quatorze ans, Scipion l’Africain passa en Afrique. Carthage menacée rappela ses troupes d’Italie, et bientôt après, la deuxième guerre punique se terminait par la victoire de Zama que Scipion remportait sur Annibal (202).
11, Contraire.—La Sicile était peuplée de colonies grecques de race dorienne et ionienne, les unes clientes de Sparte, les autres d’Athènes. Pendant la guerre du Péloponnèse, les premières profitèrent des embarras de celle-ci pour opprimer les secondes; aussi les Athéniens, qui avaient l’arrière-pensée de s’annexer la Sicile, n’hésitèrent-ils pas à intervenir quand, en 421, venant de signer avec Sparte une trêve de cinquante ans, ils eurent leurs coudées franches; mais cela ne leur réussit pas. V. N. I, 524: Gilippus; N. II, 424: Sicile.
12, Soy.—Agathocle, assiégé dans Syracuse par les Carthaginois, équipa une flotte, en déroba la sortie à ses ennemis, aborda en Afrique, brûla ses vaisseaux pour mettre ses soldats dans la nécessité de vaincre, et, par cette diversion, obligea Carthage à rappeler ses troupes de Sicile (310).—Héraclius, empereur d’Orient, se trouva également bien de quitter Constantinople menacé par les Perses, pour aller porter la guerre chez eux (622).
28, Engage... aussi.—Var. des éd. ant.: n’est pas plus incertaine et temeraire que.
4, Romans.—C.-à-d. les auteurs qui écrivent en roman. La langue romane a pris naissance au moyen âge; elle était alors dénommée «le nouveau langage», et est, à proprement parler, l’origine de la langue française.
5, Equos.—Les chars romains s’attelaient généralement à trois chevaux de front: un dans les brancards, funalis ou d’attelage, les deux autres en dehors, à droite et à gauche; ces deux derniers, ou l’un d’eux seulement, étaient parfois montés. Montaigne appelle celui de droite dextrarius; ce mot ne se trouve que chez certains auteurs du moyen âge.—Les desultorii étaient des chevaux de selle accouplés, desquels on passait, on sautait, comme l’indique leur nom, de l’un sur l’autre.
9, Gendarmes.—Le gendarme était anciennement l’homme de guerre, à cheval, armé de toutes pièces et accompagné de ses suivants; ici ce mot désigne les cavaliers numides.
23, Coustillier.—Valet qui portait la coustille (sorte d’épée ou de long poignard) et se tenait près de l’homme d’armes.
24, Maistre.—Hérodote, V.—La manière de faire du cheval d’Artibius était connue, et l’écuyer d’Onésilus l’avait rassuré en lui disant qu’il se chargeait de l’animal. Le fait se passait en 493, au début de la première guerre médique; Artibius fut tué, mais dans ce même combat périt Onésilus.
28, Vray.—Ce cheval s’appelait Savoye; c’était, dit Philippe de Comines, le plus beau cheval de son temps; il avait 29 ans; un poète de l’époque lui a consacré des vers. A cette même bataille de Fornoue (1495), le cardinal archevêque de Lyon demeura constamment près du roi, à cheval, la mitre en tête et la croix à la main.
35, Bons hommes de.—Var. de 80: bien à.
2, Carriere.—Faire prendre carrière à un cheval, c’était, en langage des gens de cheval du temps, le faire galoper à toute vitesse.—Plutarque, César, 5.
7, Toreau.—D’où son nom «Tête de taureau». Alexandre était de première jeunesse quand ce cheval vint en sa possession, lui-même le dompta et dressa; l’animal ne se laissait monter que par lui et à plusieurs reprises il sauva la vie à son maître en le tirant de la mêlée; il mourut vers 17 ou 18 ans, de fatigue suivant les uns, suivant d’autres de blessures reçues à la bataille livrée contre Porus. Alexandre le fit enterrer et sur l’emplacement éleva une ville qu’il appela Bucéphalie. Bucéphale avait été acheté treize talents (65.000 fr.); on peut rapprocher ce prix de ceux payés de nos jours pour un cheval de course, Gladiateur, et un taureau, Duke of Connaught, vendus aux enchères le premier 200.000 fr., le second 118.125 fr. Disons encore qu’il y a un siècle et demi, en 1764, d’Eclipse, le père de tous les chevaux pur sang anglais, il a été refusé 300.000.
12, Venus.—Suétone, César, 61.
15, Platon.—Lois, VII.
15, Pline.—Liv. XXVIII, 4.
17, Xenophon.—Cyropédie, IV, 3.
17, Loy.—Add. des éd. ant.: de Cyrus.
18, Iustinus.—Liv. XLI.
29, Combat.—Quand le sort des armes était douteux, dit Suétone, César, 60, il renvoyait tous les chevaux, à commencer par le sien, afin d’imposer à ses soldats l’obligation de vaincre, en leur ôtant les moyens de fuir.—Dans les temps modernes, les régiments de dragons ont été créés dans ce double but de pouvoir combattre soit à cheval, soit à pied; actuellement, toute la cavalerie (les cuirassiers exceptés, qui n’ont d’autre raison d’être que la gloriole des potentats du jour de les voir leur servir d’escorte) est dressée en vue de semblable utilité.
29, Tite-Liue.—Liv. IX, 22.
33, Grand Seigneur.—Appellation sous laquelle on désignait le sultan de Constantinople.
1, Anglois.—La guerre de Cent Ans, commencée en 1337 sous Philippe VI de Valois, à l’occasion de la protection accordée par Édouard III, roi d’Angleterre, à Robert, comte d’Artois, condamné par les Pairs de France à la perte de son comté, entremêlée de trêves, et terminée après de nombreux combats et fortunes diverses par l’expulsion hors de France, en 1453, des Anglais qui, au début, y possédaient de nombreux fiefs, l’Anjou, la Guyenne, etc., représentant à un moment beaucoup plus que ce qui demeurait à la France elle-même.
1, Assignées.—Ayant lieu pour ainsi dire de commun accord, d’où le nom de batailles rangées où chacun des adversaires avait pris ses dispositions essentielles de combat avant le commencement de l’action; la guerre de Cent Ans en fournit de nombreux exemples cités par Froissart. Ce qui jadis était presque de règle, est devenu aujourd’hui l’exception; on cherche surtout maintenant à surprendre l’ennemi, et la victoire s’obtient plus par les mouvements subséquents opérés une fois l’action engagée, que par suite des dispositions préliminaires conduites fréquemment davantage en vue de tirer profit de la victoire que de la remporter.
5, Xenophon.—Cyropédie, IV, 3.—Chrysanthe, seigneur perse, fut, auprès de Cyrus, le promoteur de l’usage qui s’établit chez ce peuple, de ne se déplacer qu’à cheval, au point de trouver déshonorant d’aller à pied, sauf le cas de force majeure.
19, Respondre.—C.-à-d. les armes les plus courtes sont les meilleures, ce que corroborait cet adage du temps: «A vaillant homme, courte épée.» Cette assertion n’est vraie que pour le combat corps à corps; exacte pour les guerres anciennes, elle ne l’est plus pour les guerres actuelles, où cette sorte de combat se fait de plus en plus rare.
22, Rouët.—L’un des moyens employés à cette époque pour l’inflammation de la poudre dans les armes à feu portatives, consistait en un silex (pierre à fusil), dont on tirait des étincelles par l’action d’une roue en acier, dite rouet.
29, Nostres.—L’auteur avait vraisemblablement l’intention de traiter ultérieurement en détail cette question des armes; il ne l’a pas fait et s’est borné à cette addition insérée dans l’édition de 1595 qu’on trouve quelques lignes plus bas, commençant à ces mots: «Celle de quoy les Italiens» pour se terminer à ceux-ci: «representoient de bien pres nos inuentions».
32, L’vsage.—On ne prévoyait pas à ce moment à quel degré de puissance et de rapidité de tir en arriveraient canons et fusils; nul doute qu’aujourd’hui Montaigne ne penserait pas ce qu’il dit de leurs effets et de leur abandon.
32, Italiens.—Les Italiens des temps anciens, avant même la fondation de Rome, ainsi qu’il ressort de la citation de Virgile, qui se rapporte à des événements antérieurs à cette fondation et fait expressément mention de cet engin de guerre.
34, Iaueline.—Sorte de trait pouvant être lancé à la main, qui se distinguait du javelot par une plus grande longueur de hampe ou hante, comme on disait et écrivait alors.
14, Destinassent.—Cette adresse évoque le souvenir d’Aster, habile archer qui, au siège de Méthone (Macédoine), creva l’œil droit de Philippe de Macédoine avec une flèche sur laquelle était écrit, dit-on: «Aster, à l’œil droit de Philippe.» A quoi le roi répondit en en faisant lancer dans la place une autre portant: «Si Philippe prend la ville, Aster sera pendu»; ce qui eut lieu (353).—Ou encore, celle de Guillaume Tell abattant d’une flèche une pomme placée sur la tête de son fils (1307), fait discuté qui se retrouve également dans les légendes du Danemark.
17, Asie.—Les Galates, mélange de Gaulois et de Grecs qui, en l’an 278, envahirent l’Asie et s’établirent dans la partie N. de l’Asie Mineure.
24, Retraitte.—Effectuée après la bataille de Cunaxa. V. N. I, 396: Païs; I, 524: Perses.
28, Armé.—Xénophon, Anabase, V, 2.
28, Engeins.—Catapultes qui lançaient des pierres énormes et des pièces de bois dont la tête était armée de fer et dont la longueur atteignait jusqu’à 15 pieds (5 mètres). Elien, Var. Hist., VI, 12, en attribue l’invention à Denys; Diodore de Sicile, XIV, 42, se borne à dire qu’elle fut inventée de son temps à Syracuse; Pline, VII, 56, dit que ce furent les Syro-Phéniciens qui s’en servirent les premiers.
31, Inuentions.—Au temps de Montaigne, les armes à feu commençaient à faire leur apparition. L’arquebuse n’excédait guère en portée l’arbalète, une centaine de mètres, sa justesse était moindre, elle lui était encore plus inférieure sous le rapport de la rapidité du tir; le canon avait un effet notablement supérieur aux balistes et ses boulets de pierre portaient à plusieurs centaines de mètres, un kilomètre, tandis que les quartiers de roche que lançaient celles-ci allaient à peine à cent ou cent cinquante mètres.—Aujourd’hui le fusil, sous un angle de 32°, porte à 3.600m; avec la hausse de 400m, il atteint de 0m à 400m tout homme debout ou à genou; l’écart à cette distance n’est que de 0m,12 (à 800m, de 0m,30); sa balle, à cette même distance de 400m, pénètre de 0m,60 dans de la terre, traverse une lambourde de sapin de même épaisseur et une plaque de fer de 0m,005; la vitesse du tir peut atteindre 12 coups par minute... Le canon de campagne, du calibre de 0m,075, a sous un angle de 17 une portée de 6 kilomètres; son écart à 2 k. est de 10m; à la même distance son obus à mitraille traverse sans se rompre un mur de maçonnerie de 0m,50 d’épaisseur; indépendamment de ses fragments d’enveloppe, il projette en éclatant 180 balles qui, à 200m du point d’éclatement, sont encore meurtrières; sa vitesse de tir peut atteindre seize coups par minute. Les pièces de la marine, pour ne prendre que le canon de 0,305, et il en est de calibre supérieur, ont une portée qui atteint 12 kilomètres; le Variag, lors de la guerre russo-japonaise, a été coulé à la distance de 6 kilomètres; leurs projectiles percent des cuirasses d’acier de 0m,28 d’épaisseur et ils peuvent tirer jusqu’à trois coups en cinq minutes.—Quant aux effets de destruction des engins dont usèrent les anciens, si ingénieusement conçus et si puissants qu’ils aient été, peuvent-ils être comparés pour leurs effets aux énormes projectiles incendiaires de nos jours, qui, chargés de cent à cent cinquante kilos de mélinite (la mélinite est six à huit fois plus brisante que la poudre), qui écrasent les voûtes de maçonnerie de plusieurs mètres d’épaisseur les plus solidement construites, formant en éclatant des entonnoirs qui ont jusqu’à cinq ou six mètres de profondeur et dix ou douze de diamètre; ou à ces torpilles dont une seule suffit pour anéantir en quelques minutes ces colosses que sont les cuirassés d’escadre dont quelques-uns jaugent jusqu’à 18.000 tonneaux, portent un millier d’hommes et coûtent trente millions et au delà!
32, Sur sa mule.—Var. des éd. ant.: à cheual.
33, Paris.—Et ailleurs, aj. les éd. ant.
1, Gascons.—Monstrelet, I, 66; il y joint les Lombards.
4, Mots.—Add. des éd. ant.: Ie ne sçay quel maniement ce pouuoit estre, si ce n’est celuy de noz passades (les carrousels de nos jours).
4, Suede.—César, De Bello Gall., IV, 1.—Il s’agit des Suèves, peuple de Germanie, devenus plus tard les Souabes. Les Bretons, dit César quelques lignes plus bas, avaient un usage semblable.
11, Autresfois.—Dans son voyage en Italie, en 1581, à Rome, du fait d’un Italien qui avait été longtemps esclave en Turquie.
19, Alphonce.—Alphonse XI, roi de Léon et de Castille.
22, D’argent.—Le marc de Castille était de 230 gr., d’une valeur par suite de 46 fr. de notre monnaie, abstraction faite de la plus-value de l’argent à cette époque.
28, Mules.—En Judée, au temps des Hébreux, l’âne servait de monture aux personnages les plus considérés, c’était d’ailleurs la mieux appropriée à la configuration accidentée du pays; c’est sur un âne que Notre-Seigneur fit à Jérusalem l’entrée triomphale que l’Église célèbre le dimanche des Rameaux.—Par contre, dans les pays musulmans où le Juif est un objet de mépris, monter un cheval ou un mulet lui sont interdits; l’âne est la seule monture qui lui soit tolérée. Dans ces mêmes pays, il n’y a pas longtemps encore, un chrétien ne pouvait davantage aller à cheval.
28, Xenophon.—Cyropédie, III, 3.
2, Metellus.—En 118. «Boire leur urine et celle de leurs chevaux ne leur réussit pas; ils excitaient par là leur soif plus qu’ils ne l’apaisaient, et cela leur occasionna des souffrances que le vainqueur lui-même ne les eût pas contraints à endurer.» Valère Maxime, VII, 6.
9, Indes.—Les Indes occidentales; nom donné à l’Amérique lors de sa découverte.
13, Viandes.—Vivres, du latin vivandus, qui sert à vivre. V. N. III, 550.
16, Deçà.—Les Indes orientales; l’Hindoustan actuel.
20, Seul.—Arrien, Hist. Ind., 17.
23, Rutilianus.—Ou plutôt Rullianus, Tite-Live, VII, 30.—En 322, Papirius Cursor étant dictateur. L’idée première d’enlever leurs brides aux chevaux vint de L. Cominius, tribun militaire. Ce combat, où les Romains eurent l’avantage et où périt, dit-on, 20.000 ennemis, fut livré par Fabius, maître de la cavalerie, en l’absence et contre les ordres de Papirius Cursor qui, à l’exemple de Manlius, voulut punir cette désobéissance; et, malgré son nom et sa victoire, Fabius eût payé de mort ce succès, si Rome, toute entière, ne s’était employée à fléchir le dictateur.
34, Transcurrerunt.—Tite-Live, XL, 40.—L’an 180; cette mesure procura cette fois encore le résultat attendu, la cavalerie romaine rompit les Celtibériens contre lesquels s’était brisée l’infanterie et fixa la victoire en faveur de Rome.—A Waterloo, en 1815, la cavalerie anglaise chargeant la nôtre lors de notre première attaque du plateau de Mont Saint-Jean, avait aussi enlevé, dit-on, les gourmettes à ses chevaux.
1, Delices.—Les Tartares font, avec le lait de jument fermenté, une boisson enivrante appelée kumisse, qu’on a employée parfois en Europe comme médicament.
3, Langue.—Cette servitude, qui avait commencé vers le milieu du XIIIe siècle, se maintint jusque vers la fin du XVe.
7, Vitale.—Dans la campagne de Russie de 1812, on a vu des blessés se réfugier dans l’intérieur de chevaux morts.
8, Tamburlan.—En 1402, à la bataille d’Ancyre (auj. Angora), en Asie Mineure, où Bajazet, sultan de Constantinople, fut battu et fait prisonnier par Tamerlan Mogol qui, dit-on, mais le fait semble controuvé, l’enferma dans une cage de fer et le traîna ainsi à la suite de ses hordes. Dans cette bataille, qui dura trois jours et deux nuits, un million d’hommes se combattirent et 240.000 furent mis hors de combat.—Bajazet était borgne; Tamerlan, par suite de blessures reçues à la main et au pied, était manchot et boiteux.
8, Belle erre.—En grande hâte; on retrouve ce mot avec ce sens dans une ballade de La Fontaine:
16, Prodige.—Un mauvais présage pour lui. Hérodote, I, 78.
18, Oreille.—Montaigne ne parle que des crins et de la queue; contre son habitude, il se tient sur la réserve; pour être exact, il eût dû ajouter: et est propre à la reproduction.
18, Montre.—C.-à-d. et on n’en admet pas d’autres dans les montres ou revues.
21, Triomphe.—Plutarque, Nicias, 10. V. N. I, 528: Contraire.
24, L’autre.—Quinte-Curce, VII, 7.
30, Second.—Premier écuyer du roi; Montaigne, lors de son premier voyage à Paris, vers 1555, a pu le voir, dans l’exercice de ses fonctions, donnant aux fils de Henri II leur leçon d’équitation, et peut-être est-ce le souvenir qu’il en a conservé qui lui a fait écrire au ch. VII du liv. III (III, 326): «Vn cheual qui n’est ny flateur ny courtisan, verse le fils du Roy par terre, comme il feroit le fils d’vn crocheteur.»
35, Estrier.—Vers 1840, en Algérie, le commandant de Bonnemain, alors sous-officier de spahis, accomplit un tour de force équestre analogue, mais plus étonnant encore. Élevé depuis l’âge de onze ans parmi les indigènes, même aux yeux des Arabes, c’était un cavalier émérite. Cheminant un jour, avec une troupe nombreuse, dans la plaine des Haractas, un lièvre fut aperçu. Si Mustapha, c’était le nom qu’il avait reçu des indigènes, se lança à sa poursuite, le suivit dans tous ses tours et détours, le força à la course et sans s’arrêter ni descendre de cheval, vidant d’un pied l’étrier et y conservant l’autre, il le saisit et l’enleva à la main.
36, Viuoit.—C’est ce même Italien dont il est question plus haut. V. N. I, 538: Autresfois.
38, A tours.—Tour à tour.
8, Reales.—Petite pièce de monnaie d’Espagne, en argent, valant environ 25 centimes.
14, Lælius.—Les éd. ant. port.: Scipion.
16, Sagos.—Rétablir cette citation ainsi qu’il suit: Sinistras sagis...—Le sagum était l’habit militaire des Romains; en paix, ils portaient la toge. Chez les Gaulois, c’était le vêtement de tout temps; nos paysans le portent encore sous le nom de saye ou blouse.
18, Respondre.—César, De Bello Gall., IV, 5, dit que les Gaulois arrêtaient ceux qu’ils rencontraient, non pour leur demander qui ils étaient, mais pour s’enquérir des nouvelles;—on peut ajouter que cela leur était et est encore commun avec bien d’autres; ce qui l’était moins et explique cette remarque de César, c’est que chez eux il était interdit de répandre des nouvelles dans le public, et cependant le journal n’était pas chose inconnue à ce moment. Il existe trace de journaux, en quelque sorte officiels, en Égypte, 2000 ans avant notre ère; ils publiaient également tous les faits intéressants et notamment les scandales. Les Romains eurent d’abord les Annales tenues par les pontifes, et qui, du temps de César, firent place aux Actes diurnes ou Journaux, lesquels comprenaient à peu près tout ce qu’on trouve dans les feuilles publiques de nos jours, partie officielle et chronique. Ils prirent fin avec l’empire, pour renaître au quinzième siècle, en Italie, où ils se vendaient une «gazetta», petite pièce de monnaie, d’où le nom que Théophile Renaudot donna à sa feuille quand il la créa en 1631. V. N. I, 390: Necessité.
21, Iambes.—Sénèque, Epist. 86.
28, Front.—Les femmes du temps de Montaigne s’épilaient probablement le front, afin d’en augmenter la hauteur.
30, Propres à cela.—Add. des éd. ant.: qui seruoyent à cela de faire tomber le poil.—L’éd. de 88 aj.: qu’ils appelloient «psilotrum».
37, Caton.—Plutarque, Caton d’Utique, 15.
39, Assis.—Les Grecs et les Romains dînaient assis, parce que ce repas était fort court. Au souper, qu’ils prolongeaient beaucoup, étant alors débarrassés de leurs affaires, à l’exception des femmes qui étaient toujours assises, ils mangeaient ordinairement étendus sur des sortes de divans, lesquels, lorsqu’on était nombreux, étaient juxtaposés autour de la table, dont un côté demeurait libre pour le service. Sur chacun de ces lits ou divans, prenaient généralement place trois personnes; on s’y étendait la tête du côté de la table, la poitrine surélevée par des coussins, les pieds à l’opposé, en contrebas. On s’appuyait sur le coude gauche et on se servait avec la main droite; on pouvait ainsi facilement poser la tête sur la poitrine de son voisin de gauche, ainsi que fit saint Jean sur le sein de Jésus-Christ lors de la cène. De nos jours, les Arabes en agissent encore ainsi, sauf que, les divans n’existant pas, on s’étend à même le sol sur des tapis ou des nattes et que l’élévation de la table est réduite en conséquence.
8, L’autre.—Diogène Laerce, VI, 89.
9, Table.—Ab ovo usque ad mala (depuis l’œuf jusqu’à la pomme), dit Horace, Sat., 1.
11, Obscæne.—Sale, malpropre, répugnant en raison de l’usage qui en était fait.
16, Estouffa.—Sénèque, Epist. 70.
16, Catze.—De l’italien cazzo, pénis, membre viril.
20, Passans.—Dans toutes les grandes villes, en France, il est actuellement pourvu à cette nécessité; avant, c’était une servitude des couloirs d’entrée des maisons, dont nombre comportaient des aménagements à cet effet. C’est à M. le Préfet de police de Rambuteau, dont longtemps ils ont gardé le nom, que Paris doit depuis moins d’un siècle environ les édicules dont certaines de ses rues sont pourvues pour cet objet; mais c’est à l’empereur Vespasien, dont ils ont également porté le nom, que l’idée première appartient. En les établissant, il les avait frappés d’un impôt et son fils Titus l’en ayant plaisanté, il lui mit, dit-on, sous le nez, le premier argent en provenant, en lui disant: «Sent-il mauvais?»—A Venise, il n’y a pas encore longtemps, aucune disposition particulière n’existait à cet égard et en certains endroits se prêtant le plus à la satisfaction de ce besoin, était parfois tracée sur le mur une croix noire bien apparente avec cette inscription: Rispetto (à respecter), que Théophile Gautier, qui narre le fait, rend plaisamment par cette traduction du vers d’Horace: «Enfants, allez plus loin; cet endroit est sacré», ajoutant que la recommandation est loin d’être pieusement observée.
26, Trenchans.—Eschançons et trenchans étaient des esclaves dont l’office était, celui des premiers, de verser à boire; celui des seconds, de découper les viandes.
1, Nous.—Montaigne estimait ses contemporains inférieurs aux anciens, en vices et en vertus; était-ce exact? Les hommes semblent à cet égard avoir été, être et devoir être toujours à peu près les mêmes dans tous les siècles; et, pour un observateur consciencieux qui ne se laisse pas arrêter par les apparences et va au fond des choses, la somme des vertus et des vices dans un siècle est sensiblement la même comparée à ce qu’elle est dans un autre siècle. Naigeon.
3, Mal.—La Rochefoucault a exprimé cette même pensée de la sorte: «Un sot n’a pas assez d’étoffe pour être bon».
14, Estuues.—Les Romains, du moins dans le courant de la vie ordinaire, ne prenaient que des bains de vapeur, comme cela se pratique encore dans les pays orientaux; mais ces bains étaient d’usage journalier, ce qu’explique le climat, la vie passée continuellement au grand air et les loisirs de leur existence. Le confort moderne n’avait pas encore introduit chez eux l’eau et le feu à domicile, d’où, à peu d’exceptions près, la nécessité de thermes ou établissements de bains publics dont les ruines attestent les immenses proportions et la magnificence; entre autres, aux Thermes de Caracalla, à Rome, trois mille personnes pouvaient se baigner à la fois; il y avait seize cents sièges de marbre et de porphyre, et des baignoires de granit. On y accédait par des portiques somptueux; à l’intérieur se trouvaient des salles de conversation, des bibliothèques, des jardins décorés de statues et d’œuvres d’art, c’était quelque chose comme les établissements thermaux de nos jours dans certaines villes d’eaux, mais ils étaient publics, à Rome, du moins pendant l’empire; tout le monde y avait accès et il en existait dans la plupart des villes.—Les bains sont bien loin d’être aussi en faveur en France; Louis XIV, dit Saint-Simon, n’en prit jamais que sur ordonnance de médecin, et en ces derniers temps, il nous a été donné d’entendre une femme d’âge, venue à Lourdes y chercher la guérison, justifier son appréhension à descendre dans la piscine de la grotte, en disant qu’elle n’avait jamais pris de bain de sa vie. Actuellement on a tendance à y venir; bains et bains-douches, déjà d’usage courant dans l’armée, s’introduisent dans les populations, du moins dans celles de quelques grandes villes; des piscines municipales ont même été créées dans quelques-unes où pour quinze ou vingt centimes chacun peut se baigner; mais de fait, ce ne sont encore que de rares exceptions.
14, Hommes.—Jusque sous l’empereur Adrien, les bains des femmes n’étaient pas séparés de ceux des hommes.
19, Apollinaris.—Carm. IV, 239.
23, Naulage.—Les éd. ant. port.: voiture.—La question est de peu d’importance; actuellement on opère de deux façons: généralement on paie d’avance quand le prix est élevé ou qu’il peut y avoir grande affluence (chemins de fer, paquebots à destination lointaine, etc.), en cours de route ou à l’arrivée dans le cas contraire (omnibus, petites voitures, etc.).
28, Nicomedis.—Concubine; littéralement «la ruelle de Nicomède». Suétone, César, 49.—César, dans sa jeunesse, avait vécu quelque temps à la cour de ce prince, roi de Bithynie (Asie Mineure), et passait pour avoir été de la plus grande intimité avec lui, ce qui, en ce temps, était fréquent et admis; et c’est pourquoi il avait été gratifié de cette épithète dont l’origine provient de ce que, chez les Romains, la femme au lit couchait d’ordinaire, ainsi que le dit Montaigne, du côté de la ruelle. V. N. II, 634: Nicomedes.
33, Champisses.—Malignes, goguenardes; viendrait de «champis» qui, en Poitou, signifie enfant naturel, comme qui dirait procréé dans les champs, auquel on attribuait plus de malice qu’aux autres.
34, Iane.—Janus, le plus ancien roi d’Italie, XVe siècle. Établi dans le Latium, il y fit régner la paix. Il avait, à Rome, un temple dont les portes étaient ouvertes en temps de guerre et fermées en temps de paix et avant Auguste, elles ne furent closes que deux fois, l’une sous Numa, l’autre après la première guerre punique. C’est de Janus que le mois de Janvier passe pour avoir pris son nom.
37, Romaines.—Hérodien, IV, 2, 6.
39, Creu.—Les reines de France portaient jadis le deuil en blanc; Anne de Bretagne fut la première qui, à la mort de Charles VIII, le porta en noir. Les Chinois le portent également en blanc et, par exception, en rouge éclatant, pendant le premier mois, après la mort d’un père ou d’une mère; les Égyptiens le portaient en jaune; les Éthiopiens, en gris.
7, Ceux.—C.-à-d. et même de ceux.
15, Entiers.—Les éd. ant. aj.: et à fons de cuue.
17, De cent... descouure.—Var. des éd. ant.: De mille visages qu’ils ont chacun, i’en prens celuy qui me plait: ie les saisis volontiers par quelque lustre extraordinaire et fantasque: i’en trieroy bien de plus riches et pleins si i’auoy quelque autre fin proposée que celle que i’ay. Toute action est propre à nous faire connoistre.
21, Inusité.—«Dans la plupart des auteurs, je vois l’homme qui écrit; dans Montaigne, je vois l’homme qui pense.» Montesquieu.
27, Eschecs.—Le jeu d’échec ayant été inventé, dit-on, par Palamède, lors de la guerre de Troie, il est possible qu’Alexandre l’ait pratiqué.
32, Autre.—Socrate.
9, Friuole.—C’est la même idée déjà exprimée, I, 432.
24, Merite.—«Il ne faut pas permettre à l’homme de se mépriser tout entier, de peur que, croyant, avec les impies, que notre vie est un jeu où règne le hasard, il ne marche sans règle et sans conduite au gré de ses aveugles désirs.» Bossuet.
34, Hommes.—Le mot «misanthrope» n’existait pas encore du temps de Montaigne.
2, Peine.—Plutarque, M. Brutus, 3.
4, Face.—Diogène Laerce, II, 95.
6, Fols.—Diogène Laerce, II, 95.
8, Paroles.—Ce chapitre a été traduit, vers 1689, en langage de l’époque par M. de Plassac.
10, Pied.—Ce mot est d’Agésilas. Plutarque, Apophth. des Lacédémoniens.
13, Thucydidez.—Non l’historien, mais le chef à Athènes du parti aristocratique contre Périclès; frappé d’ostracisme en 444, c’est alors qu’il se trouvait à Sparte; le fait est rapporté par Plutarque, Périclès, 5.
23, Orateurs.—Sextus Empiricus, Adv. Math., II.—«Les grands diseurs ne sont pas les grands faiseurs», dit un adage.
24, Peuple.—Quintilien, II, 16.
25, Flatter.—Dans le Gorgias.
15, Rudes.—Du latin rudis, ignorant, grossier, qui n’est pas cultivé.
17, Dit-il.—Tite-Live, X, 22.
22, Caraffe.—D’une illustre famille napolitaine dont la mémoire fut abolie par le Sénat romain, en 1560, à la suite d’un procès amené par les exactions de quelques-uns de ses membres, procès qui, en 1566, fut revisé et suivi de la réintégration dans leurs titres et honneurs des survivants, parmi lesquels le cardinal dont il est ici question, qui personnellement avait été condamné à une amende de 100.000 écus.
13, Macédoine.—Plutarque, Paul-Émile, 15.—En 167. Le discernement, l’attention, l’exactitude qu’apporta Paul-Émile dans les fêtes qu’il donna à la Grèce, après sa victoire de Pydna sur Persée (jeux, sacrifices, festins, fêtes de toute nature), excitèrent l’admiration à l’égard de cet homme qui montrait tant de diligence et de soins dans ces détails, et qui, chargé de si grandes affaires, observait dans les plus petites jusqu’à la moindre bienséance. Que nous sommes donc loin ici de cet adage si fort en honneur maintenant chez nous: «De minimis non curat prætor (le préteur ne porte pas son attention sur les détails)», que l’on a si souvent à la bouche, et qui, exact quand il s’applique à des cas où on ne sait pas faire la part des nécessités, blâmable quand il constitue des empiétements sur les devoirs et attributions d’autrui au lieu de se borner à en être le contrôle, ne fait dans toutes les autres circonstances que favoriser la paresse des uns, les abus des autres, au grand détriment des affaires publiques.
18, Apollidon.—Palais merveilleux qu’éleva, avec le secours de la nécromancie, Apollidon, un des personnages du roman d’Amadis des Gaules.
20, Allegorie.—Métonymie, métaphore, allégorie, sont des termes et figures de rhétorique.
22, Pellegrin.—Fin, poli, délicat; de l’italien pellegrino qui a cette même signification.
26, Puissance.—C’est ainsi, par exemple, qu’à Rome, les consuls étaient les premiers magistrats de la République; qu’au moyen âge, c’étaient dans quelques villes les anciens échevins (conseillers municipaux), dont le mandat avait pris fin; qu’avant la Révolution, on appelait ainsi les juges des tribunaux de commerce; et qu’actuellement, certains de nos représentants à l’étranger, soit diplomatiques, soit simplement commerciaux, portent ce nom.
27, De reproche à.—Les éd. ant. port.: tesmoignage d’vne singuliere vanité de.
27, Indignement.—Var. des éd. ant.: vainement et sans aucune consideration.