| Tijdvakken van de organische geschiedenis der aarde. | Geologische perioden van de organische geschiedenis der aarde. | Dierlijke voorouders van den mensch. | Levende naaste verwanten der dierlijke voorouders. | ||
| I. Het Archaeolithische of Primordiale tijdvak. | 1. Laurentische periode. 2. Cambrische periode. 3. Silurische periode. |
1. Moneren (Monera). (? ?) | Bathybius. Protamoeba. |
||
| 2. Eencellige oerdieren (oudste Amoeben of Lobvoeten). | Eenvoudige Amoeben (Autamoebae). | ||||
| 3. Veelcellige oerdieren (Synamoebia of Moraeada). | Cystophrys. Labyrinthula. |
||||
| 4. Trilhaarzwermers (Planaeada of Blastaeada). | Planula-larven. | ||||
| 5. Oerdarmdieren (Gastraeada). | Gastrula-larven. | ||||
| 6. Plat wormen (Platoda). | Trilwormen (Turbelleria). | ||||
| 7. Snoerwormen. | Nemertina. | ||||
| 8. Eikelwormen. | Balanoglossus, Cephalodiscus, Rhabdopleuza. | ||||
| 9. Oerchordadieren (Prochordonia). | Copelata (Appendicularia), larven der Ascidiën. | ||||
| 10. Schedelloozen (Acrania). | Slakprikken (Amphioxi). | ||||
| 11. Rondmuilen (Monorrhina). | Lampreien (Petromyzontes). | ||||
| 12. Oervisschen (Selachii). | Haaien (Squalacei). | ||||
| II. Het Palaeolithische of Primaire tijdvak | 4. Devonische periode. 5. Steenkoolperiode. 6. Permische periode. |
13. Ganoida. | Lepidosteus, Polypterus, Amia, Spatularia. | ||
| 14. Dipneusta. | Longvisschen (Protoptera). | ||||
| 15. Stegocephala. | Proteus anguineus. | ||||
| 16. Salamandrina. | Watersalamander (Triton, Salamander). [320] | ||||
| III. Het Mesolithische of Secundaire tijdvak. | 7. Triasperiode. 8. Juraperiode. 9. Krijtperiode. |
17. Prosephelen of Oeramnioten (Protamnia). | Hatteria. | ||
| 18. Zoogdier-reptielen (Theriosauria). | Verwanten komen niet meer levend voor | ||||
| 19. Stamzuigers (Promammalia). | Snaveldieren (Monotremata). | ||||
| 20. Buideldieren (Marsupialia). | Buidelratten (Didelphyes). | ||||
| IV. Het Coenolithische of Tertiaire tijdvak. | 10. Eocene periode. 11. Miocene periode. 12. Pliocene periode. |
21. Halfapen (Prosimiae). | Lori (Stenops), Maki (Lemur). | ||
| 22. Gestaarte Apen (Menocerken). | Neusapen. Slankapen. |
||||
| 23. Menschapen of Ongestaarte Apen (Anthropoïden). | Gorilla, Chimpanzee, Orang, Gibbon. | ||||
| 24. Aapmenschen of Spraaklooze Menschen. | Doofstommen, Cretins en Microcephalen. | ||||
| V. Het Quartaire tijdvak. | 13. Diluvium. 14. Alluvium. |
25. Menschen (Ras van Cannstatt enz.) | Nieuw-Hollanders en Papoea’s. | ||
Dat niet alle volken het denkbeeld om van dieren af te stammen zoo vernederend vinden als vele Europeanen blijkt uit de volgende voorbeelden.
Van zekeren stam van Madagascar wordt in het Fransche tijdschrift „le Tour du Monde”, 7 Oct. 1871, chronique (op den blauwen omslag), een in verband met de theorie van Darwin omtrent het ontstaan van den mensch niet onaardige bijzonderheid verhaald, namelijk: „Les Betanismena, qui semblent être de la même origine que les Hovas, et dont la peau est d’un brun clair, affirment que leurs ancêtres sont issus des Babacoutes ou grands lémures de la forêt. Récemment un des personages de la cour ayant tué un de ces animaux fut dégradé en punition de son crime et dut solennellement enterrer la victime.” Aan het tegenovergestelde uiteinde van het veronderstelde Lemuria, op het schiereiland Malakka, echter vindt men een dergelijke overlevering. Men leest toch in het „Tijdschrift voor Ind. Taal-, Land-, en Volkenkunde”, X, 4de Serie, I, Batavia, Lange & Co, 1861, blz. 415 („Notice sur les Mantras, Tribu sauvage de la Péninsule Malaise”, par Borie, Missionnaire apostolique): „Je me rappelle avoir entendu plusieurs sauvages raconter fort sérieusement, qu’ils descendent tous de deux singes blancs, de deux ounka puteh. Les deux ounka puteh, ayant engendré leurs petits, se rendirent dans la plaine; ils s’y perfectionnèrent si bien, eux et leurs descendants, qu’ils devinrent des hommes”, etc. [321]
Ook bij de Thibetanen heerscht de overlevering, dat zij van apen afstammen; de Roodhuiden wanen zich met den dierenwereld verwant, en, naar ik meen, ook verschillende stammen van Insulinde, Australië en het vasteland van Afrika. Deze overleveringen van wilden en half-beschaafden bewijzen natuurlijk niets voor het stelsel van Darwin, maar zijn toch, in verband daarmede beschouwd, niet onaardig.
(22) De talentvolle Fransche vertaalster van Darwin’s „Origin of Species”, Mme Clémence Royer, zegt in haar Werk „Origine de l’Homme et des Sociétés”, Paris 1870, blz. 149, na een beschrijving te hebben gegeven van de voorstelling die zij zich maakt van den gemeenschappelijken stamvader der Primaten56, zeer schoon:
„En somme, pourquoi rougirions-nous d’un tel ancêtre? Si nous devons rougir de notre généalogie, rougissons plutôt de descendre des sauvages cannibales qui ont habité les cavernes de la Belgique et de la Ligurie, de ces races brutales qui faisaient de la guerre, de la rapine et du vol leurs moyens d’existence et leur gloire; de ces Gaulois qui arrosaient de sang humain les autels de leur dieux aussi féroces qu’eux-mêmes; de ces Francs, de ces barbares, qui, ne connaissant que le droit de leur épée, vinrent envahir et étouffer la civilisation gréco-latine, ajouter leurs vices à ses vices, et replonger le monde pour mille ans dans la barbarie à laquelle il commençait à échapper. Rougissons de compter parmi nos ayeux ces barons pillards du moyen âge, qui n’ètaient que des détrousseurs de grands chemins, libres et privilégiés pour commettre tous les crimes sans crainte de châtiment et irresponsables derrière les crénaux de leurs châteaux-forts; mais rougissons aussi d’être les petits-fils de ces Jacques Bonshommes qui, après avoir été longtemps pillés et pendus par leurs barons, ne surent user de leurs droits reconquis que pour piller et pendre à leur tour. Rougissons enfin d’appartenir à cette race chrétienne qui, sous prétexte de venger Dieu, a fait les croisades, les auto-da-fé, la Saint-Barthélemy, les dragonnades, qui a élevé des bûchers aux Vanini, aux Giordano Bruno, aux Jean Huss, aux Servet, emprisonné les Campanella, fait abjurer les Galilée; rougissons de nos pères eux-mêmes, qui n’ont pas su défendre, sans l’ensanglanter, la liberté qu’ils avaient reconquise; mais surtout rougissons de nous-mêmes, qui laissons périr, sans le faire fructitier, sans savoir même le conserver, l’accroître, l’héritage d’héroïsme et de grandes pensées, de victoires et de sacrifices, de vérités nouvelles et d’aspirations généreuses qu’au prix de leur vie ils nous ont légué.
„S’il est vrai que nous comptions des brutes pour ancêtres, que les progrès [322]déjà accomplis par notre race nous donnent la mesure de ceux que nous pourrons accomplir encore, et que notre retour sur notre passé ne serve qu’à nous donner pour l’avenir de plus magnifiques espérances. Après tout, mieux vaudrait descendre, même en droite ligne, d’un orang inoffensif qui n’a jamais fait la guerre à qui ne l’attaquait pas, que d’être fils d’un Timour, d’un Gengis, d’un Attila, voire mème d’un Alexandre ou d’un César, enfin d’un de ces fléaux de l’humanité qui marquent tous leurs pas d’un sillon sanglant, ne comptent leurs jours que par leurs mensonges et ne fondent leurs empires éphémères que sur les débris frémissants de nations libres faites esclaves!” [323]