[95] Les mots latins de cette colonne qui sont en italique reproduisent exactement l’orthographe du manuscrit de Le Ver. Dans les autres colonnes, l’italique indique l’identité de l’orthographe des mots français avec celle de l’Académie en 1835. Le guillemet (») indique l’absence du mot.

[96] Tipsana, ne, tisenne, id est succus ordei decoctus. Catholicon dicit ptisana. Prima producitur. Vide in p.

ANTONIO
DE LEBRIXA
1524
ROBERT ESTIENNE
1549
LAIMARIE
1586
NICOT
1613
PH. MONET
1630
N. DUEZ
1659
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Le ch (χ) étymologique.          
1.» caractere » id. id. charactere
2.» cholere id. cholére cholere colere
3. chorde corde id. id. id. id.
4. escole id. eschole escole id. id.
5. chelydoyne chelidoine id. id. id. id.
6. estomach id. id. id. estomac id.
7. cirurgien chirurgien id. chirugien chirurgien id.
8.» chiromantie id. id. » chiromantie
9. cresme cresme et mieux chresme id. cresme creme chresme (lit.) et creme (cuisine)
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Le th (θ) étym.          
10.» catholique id. id. id. id.
11.» theatre id. id. id. id.
12.» tesme ou thesme thesme tesme theme id.
13. tresor thresor id. id. tresor thresor
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th et ph          
14.» » » » » »
15. orthographie » » ortographie » ortographie
16. » » » » » »
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Le ph (φ) étymologique.          
17. orphelin orfelin id. id. id. orphelin
18.» physicien id. id. id. id.
19. ptisique » » » phthisique phtisique
20. phantastique fantastique id. id. id. id.
21. fleumatique flegmatique phlegmatique id. id. flegmatique
22.» frenatique frenetique et frenaisie frenatique et frenaisie id. phrenetique et phrenesie
23.» faisant faisan id. id. phaisan
24. souffre soulfre id. id. soufre soulphre
25.» coffre id. id. cofre coffre
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L’y étymologique.          
26. yuer yuer ou hyuer id. id. hiuer hyuer
27.» abysme id. id. abyme abysme
28. tyrant id. tyran id. id. tiran
29.» mystere id. id. id. id.
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30.» » septmaine » semaine id.
31. nepueu id. id. id. neueu nepueu
32. soustraire soubtraire id. id. soutraire soustraire
33. escouter id. id. id. ecouter escouter
34. poux ou poulce poulce id. id. pouce poulce
35.» soubrire id. id. sourire sousrire
36.» souspecon id. soupçon id. id.
37. orfeure orfebure orfeure id. id. id.
38. espoux id. id. id. espous et epous espoux
ANTONIO
DE LEBRIXA
1524
ROBERT ESTIENNE
1549
LAIMARIE
1586
NICOT
1613
PH. MONET
1630
N. DUEZ
1659
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39. tisane tisanne tisane tisanne tisane id.
40. eage aage id. id. id. id.
41. oistre huystre ouystre ou huistre huitre id. huistre
42. coulliere cuilier cueillier cuilier cueillier cuillier
43.» payen » payen paien payen
44. beuf id. id. id. id. bœuf
45. pomme id. id. id. id. id.
46. bonne id. id. id. id. id.
47. raisonnable raisonnement raisonner id. id. id.
48. honneur id. id. id. id. id.
49.» abandonner (de bandon) abandonner id. id. id.
50.» fidele id. fidele et fidelle fidele id.
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51. fillol filleul » id. » id.
52. oureille oreille id. id. id. id.
53. parrin id. id. id. id. parrain
54. marraine marrine id. id. marreine marraine
55. quarre id. id. id. quarré id.
56. eschelle eschele id. id. eschele et echele eschelle
57.» allaicter id. id. allaiter allaicter
58. charete charette charrette id. charrete charette
59. estoille id. id. id. estoile ou etoile estoille
60.» abbatre id. abatre id. abbatre
61.» abbreger id. abreger abbreger id.
62.» condamner id. id. id. id.
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63. damner id. id. id. id. id.
64.» donter id. id. domter dompter
65. solennite solennité id. id. sollamnité solennité
66. colonne colomne id. id. id. id.
67.» contrerolleur » id. contreroleur controlleur
68. congnoistre cognoistre id. id. cognoitre, connoitre connoistre
69. apparoir apparoir ou apparoistre » apparoir ou apparoistre apparoir apparoir et apparoistre
70.» ensemble id. ou ensemblement id. ansemble et ensemble ensemble
71. plain plein id. id. id. et pleinemant plein
72.» hierre id. id. hierre et lierre id.
73. eaue eaue et eau id. eage ou eau eau id.
74.» rossignol id. id. id. id.
ANT. OUDIN 1660 RICHELET 1680 FURETIÈRE 1690 ACADÉMIE 1694 ACADÉMIE 1740 ACADÉMIE 1835
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Le ch (χ) étymologique.          
1. charactere caractêre caractere id. caractére caractère
2. cholere et colere colére colere id. colère id.
3. corde id. id. id. id. id.
4. escole école escole id. école id.
5. chelidoine chélidoine chelidoine » » chélidoine
6. estomac et estomach estomac id. id. id. id.
7. chirurgien id. id. id. id. id.
8. chiromantie id. chiromance id. id. chiromancie
9. chresme (lit.) et creme (cuisine) chrême et crême chresme et cresme chresme et créme chrême et crême chrême et crème
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Le th (θ) étym.          
10. catholique catolique catholique id. id. id.
11. theatre téâtre theatre id. théatre théâtre
12. theme téme ou théme theme id. thème id.
13. thresor tresor id. thresor trésor id.
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th et ph          
14.» » » orthographier id. id.
15. ortographie id. orthographe orthographe id. id.
16. » » » » » »
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Le ph (φ) étymologique.          
17. orphelin id. orfelin orphelin id. id.
18. physicien phisicien physicien id. id. id.
19. phtisique id. id. id. phthisique id.
20. fantastique id. id. id. id. id.
21. phlegmatique flegmatique phlegmatique id. id. flegmatique
22. phrenetique et phrenesie phrénetique et phrénesie frenetique et frenesie id. frénétique et frénésie id.
23. phaisan faisan id. id. id. id.
24. soulphre soufre soulfre soufre id. id.
25. coffre cofre coffre id. id. id.
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L’y étymologique.          
26. hyver hiver id. id. id. id.
27. abysme abîme abyme abysme abyme abîme
28. tiran et tyran tiran tyran id. id. id.
29. mistere et mystere mistere mystere id. mystère id.
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30. semaine id. id. id. id. id.
31. neveu id. id. id. id. id.
32. soustraire id. id. id. id. id.
33. escouter écouter escouter id. id. écouter
34. poulce pouce poulce pouce id. id.
35. sousrire sourire sousrire id. sourire id.
36. soupçon id. id. id. id. id.
37. orfebvre orfèvre orfevre orfévre id. id.
38. espoux époux espoux id. époux id.
ANT. OUDIN 1660 RICHELET 1680 FURETIÈRE 1690 ACADÉMIE 1694 ACADÉMIE 1740 ACADÉMIE 1835
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39. ptisanne tisanne tisane ptisanne id. tisane
40. aage âge id. id. id. id.
41. huistre huître huistre id. huitre id.
42. cuiller cuilier cuiller ou cuilliere cuillier ou cuiller id. cuiller
43. payen païen payen id. id. païen
44. bœuf beuf bœuf id. id. id.
45. pomme id. id. id. id. id.
46. bonne id. id. id. id. id.
47. raisonner id. id. id. id. id.
48. honneur id. id. id. id. id.
49. abandonner id. id. id. id. id.
50. fidelle fidéle fidelle id. fidèle id.
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51. filleul id. id. id. id. id.
52. oreille id. id. id. id. id.
53. parrain parrein et parrain id. parrain id. id.
54. marraine marreine et marraine marreine marraine id. id.
55. quarré id. id. quarré ou carré carré id.
56. eschelle échelle eschelle id. échelle id.
57. allaicter alaiter id. allaicter allaiter id.
58. charette id. charrette id. id. id.
59. estoille étoile estoile id. étoile id.
60. abbatre abatre id. abbatre abattre id.
61. abbreger abreger id. abbréger abréger id.
62. condamner condanner ou condâner condamner id. id. id.
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63. damner dâner damner id. id. id.
64. dompter domter id. id. id. dompter
65. solemnité ou solennité solennité solemnité solemnité ou solennité solennité id.
66. colomne colonne colomne id. colonne id.
67. contrerolleur et controolleur contrôleur controlleur contrôleur id. id.
68. connoistre connoître connoistre id. connoître connaître
69. apparoir et apparoistre aparoitre apparoistre, apparoître, apparoir, t. d. pal. apparoistre, apparoir apparoître, apparoir apparaître
70. ensemble id. id. id. id. id.
71. plain id. id. id. id. id.
72. lierre id. id. id. id. id.
73. eau id. id. id. id. id.
74. rossignol id. id. id. id. id.

ORTHOGRAPHE DE L’ACADÉMIE EN 1694, DATE DE LA PREMIÈRE ÉDITION DU DICTIONNAIRE.

Il n’est peut-être pas sans intérêt de rechercher quels principes ont dirigé l’Académie française dans l’établissement des règles d’orthographe adoptées dans la première édition de son Dictionnaire en 1694. Ces règles sont, pour la plupart, tombées en désuétude sous l’action du temps, mais il en reste encore des traces nombreuses dans presque toutes les parties de la sixième édition.

Pour déterminer ces principes, je m’attacherai à trois documents officiels:

La Préface du Dictionnaire même;

Les Cahiers de remarques sur l’orthographe françoise pour estre examinez par chacun de messieurs de l’Académie, sorte de mémento particulier destiné à assurer une certaine unité dans la discussion académique et à préparer la solution des difficultés grammaticales;

La Grammaire de Regnier des Marais, secrétaire perpétuel de la Compagnie, et chargé par elle de rédiger la Grammaire mentionnée dans les statuts de sa fondation.

1o Préface du Dictionnaire de l’Académie.

En 1694, l’Académie s’exprimait ainsi dans sa préface:

«L’Académie s’est attachée à l’ancienne orthographe receuë parmi tous les gens de lettres, parce qu’elle ayde à faire connoistre l’origine des mots. C’est pourquoy elle a creu ne devoir pas authoriser le retranchement que des particuliers, et principalement les imprimeurs, ont fait de quelques lettres, à la place desquelles ils ont introduit certaines figures qu’ils ont inventées[97], parce que ce retranchement oste tous les vestiges de l’analogie et des rapports qui sont entre les mots qui viennent du latin ou de quelque autre langue. Ainsi elle a écrit les mots corps, temps avec un p et les mots teste, honneste avec une s pour faire voir qu’ils viennent du latin tempus, corpus, testa, honestus... Il est vray qu’il y a aussi quelques mots dans lesquels elle n’a pas conservé certaines lettres caracteristiques qui en marquent l’origine, comme dans les mots devoir, fevrier, qu’on escrivoit autrefois debvoir et febvrier pour marquer le rapport entre le latin debere et februarius. Mais l’usage l’a decidé au contraire; car il faut reconnoistre l’usage pour le maistre de l’orthographe aussi bien que du choix des mots. C’est l’usage qui nous mene insensiblement d’une maniere d’escrire à l’autre, et qui seul a le pouvoir de le faire. C’est ce qui a rendu inutiles les diverses tentatives qui ont esté faites pour la reformation de l’orthographe depuis plus de cent cinquante ans par plusieurs particuliers qui ont fait des regles que personne n’a voulu observer[98]. Ce n’est pas qu’ils ayent manqué de raisons apparentes pour deffendre leurs opinions qui sont toutes fondées sur ce principe, qu’il faut que l’escriture represente la prononciation; mais cette maxime n’est pas absolument veritable; car si elle avoit lieu, il faudroit retrancher l’r finale des verbes aymer, ceder, partir, sortir[99], et autres de pareille nature dans les occasions où on ne les prononce point, quoy qu’on ne laisse pas de les escrire. Il en estoit de mesme dans la langue latine où l’on escrivoit souvent des lettres qui ne se prononçoient point. Je ne veux pas, dit Ciceron, qu’en prononçant on fasse sonner toutes les lettres avec une affectation desgoustante: Nolo exprimi litteras putidius (3, de Orat.). Ainsi on prononçoit multimodis et tectifractis quoy qu’on écrivist multis modis et tectis fractis, ce qui fait voir que l’escriture ne represente pas tousjours parfaitement la prononciation; car comme la peinture qui represente les corps ne peut pas peindre le mouvement des corps, de mesme l’escriture qui peint à sa maniere le corps de la parole, ne sçauroit peindre entierement la prononciation qui est le mouvement de la parole. L’Académie seroit donc entrée dans un détail tres-long et tres-inutile, si elle avoit voulu s’engager en faveur des estrangers à donner des regles de la prononciation. Quiconque veut sçavoir la veritable prononciation d’une langue qui luy est estrangere, doit l’apprendre dans le commerce des naturels du pays; toute autre methode est trompeuse, et pretendre donner à quelqu’un l’idée d’un son qu’il n’a jamais entendu, c’est vouloir donner à un aveugle l’idée des couleurs qu’il n’a jamais veuës. Cependant l’Académie n’a pas negligé de marquer la prononciation de certains mots lors qu’elle est trop esloignée de la maniere dont ils sont escrits et l’s en fournit plusieurs exemples; c’est une des lettres qui varient le plus dans la prononciation lors qu’elle precede une autre consone, parce que tantost elle se prononce fortement, comme dans les mots peste, veste, funeste, tantost elle ne sert qu’à allonger la prononciation de la syllabe, comme dans ces mots teste, tempeste; quelquefois elle ne produit aucun effet dans la prononciation, comme en ces mots, espée, esternuer; c’est pourquoy on a eu soin d’avertir le lecteur quand elle doit estre prononcée. Il y a des mots où elle a le son d’un z, et c’est quand elle est entre deux voyelles, comme dans ces mots aisé, desir, peser. Mais elle n’est pas la seule lettre qui soit sujette à ces changemens. Le c se prononce quelquefois comme un g, ainsi on prononce segret et non pas secret, segond et non pas second, Glaude et non pas Claude, quoy que dans l’escriture on doive absolument retenir le c. Ainsi les Romains prononçoient Gaius, quoy qu’ils escrivissent Caius, Amurga quoy qu’ils escrivissent Amurca, selon l’observation de Servius sur le premier livre des Georgiques; ce qui acheve de confirmer ce qu’on vient de dire que la prononciation et l’orthographe ne s’accordent pas tousjours et que c’est de la vive voix seule qu’on peut attendre une parfaite connoissance de la prononciation des langues vivantes et qu’on n’appelle vivantes que parce qu’elles sont encore animées du son et de la voix des peuples qui les parlent naturellement; au lieu que les autres langues sont appellées mortes, parce qu’elles ne sont plus parlées par aucune nation, et n’ont plus par consequent que des prononciations arbitraires au deffaut de la naturelle et de la veritable qui est totalement ignorée[100]

[97] Les accents.

[98] Moins de cent ans après, l’Académie devait, conformément aux propositions de la plupart des novateurs, simplifier l’écriture de près de cinq mille mots et introduire les accents dans le corps d’une grande partie d’entre eux.

[99] Par cet exemple, on voit que dans partir, sortir, on ne prononçait pas le r, de même que nous ne le faisons pas sentir dans aimer, céder non suivis d’une voyelle.

[100] La préface du premier Dictionnaire de l’Académie, en 1694, a été écrite par Regnier des Marais, et l’epître dédicatoire au Roi, par Perrault. On croit que les observations sur cette dédicace publiées par d’Olivet, à la fin de ses Remarques sur les tragédies de Racine (Paris, Gandouin, 1738, in-12), sont dues à Racine et à Regnier des Marais.

Dans cette préface comme dans les autres citations, j’ai suivi scrupuleusement l’orthographe même des textes. Quant à la ponctuation qui, n’étant soumise à aucune règle fixe, nuit parfois à l’intelligence du sens, j’ai dû la rétablir d’après l’usage des bonnes imprimeries. Le grand nombre des majuscules, employées souvent d’une façon arbitraire, est modifié selon habitudes actuelles.

On doit cependant signaler dans cette préface l’emploi du (;) suivi d’une majuscule qui remplit la fonction d’une ponctuation intermédiaire entre le point-virgule (;) et le point. (Les deux points (:) remplissent une autre fonction.) Il est regrettable qu’on ait abandonné un secours utile quelquefois et qui, du reste, avait un précédent, ainsi qu’on en peut juger par les textes grecs de ma Bibliothèque des auteurs grecs. Cette ponctuation intermédiaire s’y trouve remplacée par l’emploi de la minuscule simple après le point, pour indiquer une suspension moins forte que lorsque le point est suivi de la majuscule.

La comparaison de notre orthographe académique, d’après la dernière édition du Dictionnaire de 1835, avec celle du Dictionnaire de 1694, prête une grande force aux instances de ceux qui veulent améliorer l’état de choses actuel.

2o Cahiers de remarques rédigés pour le Dictionnaire de 1694.

Dans les Cahiers dressés par l’Académie pour éclairer la discussion des mots du Dictionnaire de 1694, se trouvent des règles de détermination orthographique qu’elle n’a formulées nulle part ailleurs. Ces Cahiers étaient tirés strictement à quarante exemplaires au nom de chacun des membres. Il en existe deux éditions[101]. C’est sur l’exemplaire de Racine de la première édition, conservé à la Bibliothèque impériale, que j’ai transcrit ce qui suit. On y voit établie la règle du doublement de la consonne avec ses nombreuses exceptions, celle de la composition de nos mots avec les prépositions latines. La loi de la configuration étymologique paraît déjà subir de notables restrictions, faites au nom de l’usage. Voici l’analyse de quelques-unes des principales remarques: