1899. Thapsia insimulans Smith, Proceed. zoolog. society London (13 avril), p. 583, pl. XXXIII, fig. 16-18.

Coquille petite, déprimée, orbiculaire, étroitement perforée ; spire peu haute (sommet obtus), légèrement conique, composée de 5 tours assez convexes, à croissance lente et régulière ; dernier tour médiocre plus convexe dessous que dessus, nettement subanguleux à sa naissance, sutures bien indiquées ; ouverture oblique, semi-lunaire, plus haute que large, bord columellaire légèrement réfléchi sur l’ombilic ; péristome mince, fragile ; bords aperturaux réunis par une callosité blanche, médiocrement accentuée.

Diamètre maximum : 5 millimètres ; diamètre minimum : 4 1/2 millimètres ; hauteur : 2 3/4-3 millimètres.

Test mince, fragile, d’un corné jaunâtre ou ambré assez brillant, finement et irrégulièrement strié.

Cercle de Krébedjé [Dr Decorse, octobre 1902], 3 échantillons.

Téte, 28 décembre 1902, 1 exemplaire jeune.

J’ai donné la description des exemplaires recueillis par la Mission parce qu’ils diffèrent légèrement du type décrit et figuré par Smith. Le dernier tour notamment, parfaitement arrondi dans le type insimulans, est, ici, nettement subanguleux à sa naissance ; en outre, l’ouverture est plus étroite ; mais comme le test et les dimensions sont identiques et que les autres caractères concordent, je crois qu’il est fort difficile de séparer la forme recueillie par le Dr Decorse de celle figurée par Smith.

Thapsia nyikana Smith.

1899. Thapsia nyikana Smith, Proceed. zoolog. soc. London, 13 avril 1899, p. 584, pl. XXXIII, fig. 24-25.

Le type de cette espèce n’a pas été trouvé par M. A. Chevalier qui a seulement recueilli la variété suivante :

Variété Courteti Germain nov. var.[319].

Coquille déprimée, orbiculaire, étroitement ombiliquée, spire brièvement conique (sommet obtus), composée de 5 tours convexes, légèrement étagés, à croissance régulière assez rapide ; dernier tour relativement médiocre, légèrement comprimé à sa naissance, très légèrement subcaréné, bien plus convexe dessous que dessus ; sutures peu profondes, ouverture très oblique, semi-lunaire, obtusément subanguleuse vers le milieu du bord externe ; péristome mince, fragile, légèrement réfléchi sur l’ombilic.

Diamètre maximum : 12 millimètres ; diamètre minimum : 10 1/2 millimètres ; hauteur maximum : 7 1/2 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 5 1/4 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 5 3/4 millimètres.

Test mince, fragile, presque transparent, d’un corné légèrement ambré, plus pâle dessous que dessus ; stries fines, irrégulières, onduleuses, un peu obliques, beaucoup plus fines dessous que dessus.

Cette variété, qui est avec le Thapsia nyikana la plus grande coquille du genre, diffère de cette dernière :

Par sa spire notablement moins haute bien que ses tours soient sensiblement plus convexes et assez nettement étagés ; par son dernier tour proportionnellement plus développé, présentant, en dessus, une convexité beaucoup plus grande ; par son ouverture encore plus oblique ; enfin par son test encore plus finement strié.

Téte, 28 décembre 1902.

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Le genre Thapsia renferme des espèces ressemblant beaucoup aux Hyalinia de la faune européenne appartenant à la série de l’Hyalinia cellaria Müller. Ce sont des coquilles particulièrement répandues dans les régions côtières, aussi bien sur la côte orientale (Abyssinie, Choa, Zanguebar, etc.), que sur la côte occidentale (Sénégal, Guinée, Gabon et îles voisines de ces régions). Les deux espèces précédemment décrites sont, jusqu’ici, les seules qui aient été signalées aussi loin à l’intérieur du continent. Le Dr Ed. A. Smith a également décrit et figuré quelques Thapsies de l’Afrique centrale ; elles proviennent toutes des montagnes qui s’étendent au N.-O. du lac Nyanza, c’est-à-dire d’une région relativement éloignée de celle dont nous étudions en ce moment la faune. Ces Thapsies, qui vivent à des altitudes variant entre 5.000 et 7.000 pieds (1.500 à 2.200 mètres), sont les Thapsia mixta Smith, Th. masukuensis Smith, Th. simulata Smith et Th. decepta Smith, dont on trouvera les descriptions, accompagnées de très exactes figurations, dans le travail du savant malacologiste anglais[320].

Genre Trochonanina Mousson[321].

Trochonanina Adansoniæ Morelet.

1848 Helix Adansoniæ Morelet, Revue zoolog., p. 351.

1858 Helix Adansoniæ Morelet, Séries conchyliolog., I, p. 13, pl. I, fig. 4.

1878 Conulus Adansoniæ Pfeiffer, Nomenclat., p. 74.

1886 Nanina (Trochozonites) Adansoniæ Pilsbry, in Tryon, Manual of Conchology, 2e série, Pulmon., II, p. 52, pl. XXIV, fig. 3.

1889 Trochonanina Adansoniæ Bourguignat, Mollusques Afrique équator., p. 16.

1896 Trochozonites Adansoniæ d’Ailly, Mollusques terr. eau douce Kaméroun, p. 46.

M. le Dr Decorse a recueilli, à Téte, un seul exemplaire de cette espèce. Cet échantillon ne diffère du type, tel qu’il a été figuré par Morelet, que par sa forme un peu moins élevée et ses sutures un peu plus profondes séparant des tours notablement plus convexes. La taille est la même ainsi que la forme de l’ouverture et la sculpture du test qui est représentée par des stries obliques, un peu onduleuses, bien apparentes et paraissant assez profondément sculptées. L’ombilic est étroit, un peu évasé, partiellement recouvert par le péristome qui est réfléchi triangulairement.

Il est particulièrement intéressant de retrouver cette espèce, avec seulement quelques modifications secondaires, aussi loin à l’intérieur du continent, alors que Morelet la signale « au Gabon, où elle est peu commune, sur le tronc d’un Baobab ».

Trochonanina mesogæa Martens.

1895 Trochonanina mesogæa Martens, Nachrichts. deut. Malakoz. Gesell., p. 178, no 10.

1898 Trochonanina mesogæa Martens, Beschalte Weichth. Ost. Afrik., p. 50, taf. III, fig. 15.

Coquille ombiliquée, trochiforme-déprimée ; spire conique composée de 6 tours convexes à croissance lente et assez régulière séparés par des sutures bien marquées ; dernier tour médiocre, un peu plus convexe dessous que dessus, possédant une carène médiane blanche très accusée ; ouverture oblique, semi-lunaire, péristome simple et aigu, bord columellaire réfléchi triangulairement sur l’ombilic.

Diamètre : 19-20 millimètres, hauteur 11-12 millimètres.

Test assez solide, corné fauve, plus brillant dessous que dessus ; stries irrégulièrement et obliquement disposées, plus accentuées dessus que dessous.

Ndellé. Sous l’écorce des arbres, 4 janvier 1903, 6 échantillons.

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Le genre Trochonanina a été créé, par Mousson, aux dépens des Trochomorpha, pour des espèces coniques, nettement carénées, toujours plus striées dessus que dessous, et à péristome réfléchi triangulairement sur l’ombilic. Les Trochonanines sont surtout des espèces côtières qui paraissent particulièrement abondantes dans les régions orientales et, plus spécialement, au Mozambique et dans l’Afrique orientale allemande. Les espèces jusqu’ici signalées dans le centre du continent sont très peu nombreuses.

Trochonanina permanens Smith[322]. Coquille déprimée, étroitement ombiliquée ; spire brièvement conique, composée de 6 1/2 tours à croissance lente et régulière ; dernier tour orné d’une carène saillante, chez les jeunes, émoussée chez les individus adultes, beaucoup plus bombé dessous que dessus ; ouverture oblique, semi-lunaire. Diamètre maximum : 21 millimètres, hauteur : 12 millimètres. Le test est d’un brun pâle orné de zonules un peu plus sombres dirigées dans le même sens que les stries d’accroissement. Les deux premiers tours de spire présentent une striation spirale caractéristique.

Cette espèce a été recueillie dans l’Uganda par M. William Doherty (septembre 1900-avril 1901).

Trochonanina mesogæ von Martens var. nseudweensis Dupuy et Putzeys[323]. Cette variété se distingue du type tel que je l’ai décrit précédemment :

Par ses tours un peu plus bombés ; par sa carène plus saillante ; par son ombilic un peu moins ouvert ; enfin par ses stries un peu moins régulières.

M. le lieutenant Dupuis a constaté que cette coquille vivait abondamment dans les régions boisées du Lualaba, ainsi que sur les rives du Haut-Congo, entre Stanley-Falls et Kasongo.

Trochonanina percostulatus Dupuis et Putzeys[324]. Coquille subglobuleuse-conoïde ; spire conique, composée de 6-7 tours convexes à croissance lente et régulière ; dernier tour médiocre, nettement caréné ; sutures profondes ; ouverture oblique, subarrondie, bords marginaux réunis par une faible callosité. Hauteur : 5 millimètres. Test peu solide, d’un fauve-corné, régulièrement et obliquement costulé.

Cette espèce se rapproche surtout du Trochonanina Adansoniæ, mais s’en distingue : par ses tours plus convexes, par ses sutures plus profondes surmontées d’une petite carène ; par sa spire plus étagée, enfin par son ombilic plus grand. Elle habite les environs de Nseudwe, sur les bords du Lualaba[325].

Famille des ENNEIDAE
Genre Ennea H. et A. Adams.[326]

Ennea Gravieri Germain[327] nov. sp.
PLANCHE V, fig. 1.

1907 Ennea Gravieri Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris, no 1, p. 65.

Coquille subcylindrique, à peine ovalaire ; spire composée de 6 tours médiocrement convexes (les 3 premiers tours étant les plus convexes) ; dernier tour relativement peu développé, subcylindrique ; sutures assez profondes, nettement marginées ; sommet très obtus ; ouverture peu oblique, subquadrangulaire, dépourvue de denticulations ; péristome encrassé et légèrement réfléchi ; bord columellaire nettement réfléchi sur l’ombilic qui est relativement large, entouré d’une angulosité assez émoussée.

Longueur : 6 millimètres, largeur max. : 2 1/2 millimètres.

Test assez solide, blanc jaunâtre très clair, orné de flammules blanches obliques, un peu onduleuses et parallèles aux stries qui sont fines, sauf aux environs de l’ombilic où elles sont irrégulières et relativement fortes.

Cette espèce se rapproche de l’Ennea latula découvert par le Dr Stuhlmann, à Butumbi, au S. du lac Albert-Edouard, et décrit par le Dr von Martens[328]. On l’en séparera :

Par sa taille beaucoup plus petite (l’E. latula mesure 13-15 millimètres de hauteur pour 9 millimètres de diamètre maximum) ; par sa forme plus cylindrique et plus élancée ; par ses tours plus convexes et, par suite, séparés par des sutures plus profondes ; par son dernier tour proportionnellement plus développé ; enfin par son ombilic beaucoup plus large.

Cercle de Krébedjé, octobre 1902 [Dr Decorse].

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Bien que la Mission n’ait recueilli qu’une seule espèce du genre, les Ennea sont des coquilles fort abondantes en Afrique, surtout dans les régions côtières. On en connaît également d’assez nombreuses dans le bassin des grands Lacs[329] et dans le Haut-Congo[330]. Il en est de même des Mollusques de la famille des Streptaxidæ[331], inconnus jusqu’ici dans la région du Chari bien qu’un certain nombre de Streptaxis habitent l’Afrique équatoriale et plus spécialement le Bassin du Congo[332]. Comme les Ennea, ces espèces vivent dans la grande forêt équatoriale où on les rencontre soit à terre, sous les détritus de feuilles mortes, soit sous l’écorce des grands arbres.

Il est à présumer que de nouvelles recherches feront découvrir de nombreuses espèces d’Ennea et de Streptaxis dans les pays parcourus par la Mission et, principalement, le long des cours d’eau qui, comme l’Oubangui, sont bordés d’une épaisse végétation.

Famille des ACHATINIDÆ
Genre Limicolaria Schumacher[333]

Limicolaria rectistrigata Smith.

1880 Achatina (Limicolaria) rectistrigata Smith, Proceed. zoolog. society London, p. 346, pl. XXXI, fig. 2 (seulement).

1881 Limicolaria rectistrigata Crosse, Journal de Conchyliologie, XXIX, p. 138 et p. 297.

1885 Limicolaria rectistrigata Grandidier, Bullet. soc. malacolog. France, II [juillet 1885], p. 162.

1885 Limicolaria rectistrigata Bourguignat, Mollusques Giraud Tanganika [août 1885], p. 28.

1889 Limicolaria rectistrigata Bourguignat, Mollusques Afrique équatoriale, p. 103.

1898 Limicolaria rectistrigata Martens, Beschalte Weichth. Ost. Afrikas, p. 110.

1904 Limicolaria rectistrigata Pilsbry in : Tryon, Manual of Conchology, 2e série, Pulmonata, XVI, p. 292, no 33, pl. XXXIII, fig. 27, 28, 31.

1905-1906 Limicolaria rectistrigata Germain, Bullet. muséum hist. natur. Paris, XI, no 4, p. 249, et p. 255 ; XII (1906), no 3, p. 167.

Bourguignat et Grandidier ont séparé, de l’espèce de Smith, deux autres coquilles sous les noms de Limicolaria Bridouxi[334] et Limicolaria Burtoni[334]. La première, qui serait l’espèce figurée par Smith[335] dans les Proceedings de la Société zoologique de Londres comme une variété de son Limicolaria rectistrigata ne saurait se distinguer autrement du type, ainsi que je l’ai montré en étudiant les riches matériaux rapportés du lac Tchad par M. le lieutenant L. Lacoin[336]. Quant au Limicolaria Burtoni[337], il paraît en effet assez distinct du type rectistrigata dont il se sépare : par sa forme générale moins élancée, relativement très ventrue inférieurement ; par son dernier tour plus arrondi et par son ouverture moins nettement ovalaire. De nouveaux matériaux seraient nécessaires pour décider de la valeur de cette coquille que je considère, actuellement, comme une mutation ventricosa du Limicolaria rectistrigata.

Le Limicolaria rectistrigata est une espèce polymorphe. La spire qui, normalement, possède 8 tours à croissance lente et très régulière, s’allonge plus ou moins, donnant parfois à la coquille une apparence très élancée. D’ailleurs, dans beaucoup des exemplaires recueillis sur les bords du Tchad, il y a tendance très nette à l’élongation. L’épiderme est brillant, orné, sur un fond corné pâle, de flammules rougeâtres devenant jaunes après la mort de l’animal.

Dimensions Longueur Largeur
maximum
Hauteur de
l’ouverture
Diamètre de
l’ouverture
Échantillon a) 43 mill. 17 mill. 16 mill. 8 mill.
 —  b) 44  —  17  —  16  —  8 1/4  — [338]
 —  c) 40  —  16  —  16  —  8  — 
 —  d) 42 1/2  —  16  —  17  —  8 1/2  — 
 —  e) 38  —  16  —  15  —  7  — 

Découverte sur les bords du lac Tanganika où cette espèce serait abondante, elle paraît encore plus commune dans le bassin du Tchad où elle semble particulièrement répandue dans les archipels qui couvrent une partie de la région Ouest du lac.

Lac Tchad, archipel Kouri [octobre 1903] ; 10 exemplaires.

Limicolaria Charbonnieri Bourguignat.

1889 Limicolaria Charbonnieri Bourguignat, Mollusques Afrique équator. (mars 1889) ; p. 102 et p. 104, pl. VI, fig. 7-8.

1898 Limicolaria Charbonnieri Martens, Beschalte Weichth. Ost-Afrikas, p. 112, taf. V, fig. 2.

1904 Limicolaria Charbonnieri Pilsbry in : Tryon, Manual of Conchology, 2e série, Pulmonata, XVI, p. 293, no 65, pl. XXXI, fig. 1-2-3 [Copie des fig. de Bourguignat].

1905-1906 Limicolaria Charbonnieri Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris, XI, no 4, p. 225 ; et XII, no 3, p. 167.

Un seul échantillon conforme à la figuration donnée par von Martens. Il a été recueilli sur la terre humide, en juin 1903, entre le lac Iro et le pays de Corbol (territoire du Chari).

Limicolaria centralis Germain.

1904 Limicolaria centralis Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris, X, no 7, p. 466.

Coquille de grande taille, assez étroitement perforée, glandiniforme ; spire allongée, conique, composée de neuf tours très peu convexes, à profil presque plan, séparés par des sutures peu profondes quoique très nettement indiquées ; sommet très obtus ; dernier tour grand, médiocrement convexe, formant les 64/100 de la hauteur totale de la coquille ; ouverture très peu oblique, très anguleuse en haut, bien arrondie en bas, largement convexe extérieurement ; péristome droit et aigu ; bord columellaire à peine arqué, un peu oblique, réfléchi sur l’ombilic ; bords marginaux réunis par une très faible callosité blanche.

Longueur : 79 millimètres ; largeur maximum : 33 1/2 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 37 millimètres ; largeur de l’ouverture : 18 millimètres.

Fig. 85. — Limicolaria centralis Germain. Réduit de 1/3.

Test médiocrement épais, solide, orné de stries très fines et très peu onduleuses, légèrement obliques, régulières, à peine plus saillantes aux environs de l’ouverture, coupées de quelques rares stries spirales fort peu visibles et très espacées. Couleur d’un jaune paille clair, uniforme du côté de l’ouverture, marqué, du côté opposé, de quelques rares flammules légèrement plus sombres que le reste de la coquille.

Ce nouveau Limicolaria se distingue du L. turriformis Martens :

Par sa forme relativement moins haute pour une égale largeur maximum ; par sa spire à tours moins nombreux et à croissance plus rapide ; par son dernier tour relativement beaucoup plus grand puisqu’il atteint les 64/100 de la hauteur totale alors qu’il n’en est que les 57/100 chez le L. turriformis ; par ses sutures moins profondes ; par son ouverture relativement plus grande (elle atteint 37 millimètres pour une coquille de 74 millimètres de hauteur ; un L. turriformis possédant la même ouverture aurait 92 millimètres de hauteur) ; par sa columelle plus fortement plissée ; etc...

Le Soudan français, à travers la boucle du Niger (Mission du général de Trentinian, 1898), 2 exemplaires.

Limicolaria Kambeul Adanson.

1757 Le Kambeul Adanson, Hist. natur. Sénégal, Coquillages, p. 14, pl. I, fig. 1.

1791 Bulimus Kambeul Bruguière, Encyclop. méthod., Vers, I, p. 322, no 40.

1819 Bulimus Kambeul de Lamarck, Anim. sans vertèbres, VI, p. 121, no 15.

1820 Bulimus Kambeul de Férussac et Deshayes, Hist. natur. Mollusques terr. fluv., II, p. 109, pl. 141A, fig. 1-2 (seulement).

1838 Bulimus Kambeul de Lamarck, Anim. sans vertèbres, édition IIe par Deshayes, VIII, p. 227, no 15 (excl. synony.).

1848 Bulimus Adansoni Pfeiffer, Monogr. Heliceorum vivent., II, p. 179 (excl. synony. Cailliaud, etc.).

1886 Limicolaria Kambeul Jousseaume, Bullet. soc. zoologique France, XI, p. 475 (à part, p. 5).

1890 Limicolaria Kambeul Dautzenberg, Mémoires soc. zoolog. France, III, p. 130.

1904 Limicolaria Kambeul Pilsbry in : Tryon, Manual of Conchology, 2e série, Pulmonata, XVI, p. 251, no 7, pl. XXIV, fig. 4.

Parmi les assez nombreux échantillons de cette espèce recueillis au cours de la Mission Chari-Tchad, trois seulement sont adultes. Leur test est assez épais, très solide, d’un brun fauve maculé d’élégantes flammules jaunâtres.

Hauteur : 74-76 millimètres ; diamètre maximum : 36-38 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 35-38 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 20 millimètres[339]. Les échantillons jeunes ont, en moyenne, les dimensions suivantes : hauteur : 59 millimètres ; diamètre : 29 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 32 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 15 millimètres.

Le Soudan français, à travers la boucle du Niger [Mission du général de Trentinian, 1898] ; 3 exemplaires.

M’Baô [Sénégal moyen] [Mission du général de Trentinian, 7 décembre 1898] ; 1 échantillon jeune recueilli dans la brousse.

Carabane (Casamance) [A. Chevalier, janvier 1900] ; 1 exemplaire jeune trouvé dans la brousse.

Région avoisinant le N.-E. du lac Tchad [M. A. Chevalier, octobre 1903] ; 1 échantillon jeune.

Limicolaria turris Pfeiffer.

1860 Limicolaria turris Pfeiffer, Proceed. zoolog. society London, p. 25, pl. II, fig. 3.

1866 Limicolaria turris Pfeiffer, Novitates Concholog., ser. prima, Mollusca extramarina, II, p. 162, pl. XLIV, fig. 1-3.

1873 Achatina turris Martens, Malakozoolog. Blätter, XXI, p. 38.

1874 Limicolaria Adansoni Jickeli, Land- und Süsswass. Mollusk. Nordostafr., p. 154, taf. VI, fig. 3-4 [excl. syn.].

1897 Limicolaria turris Martens, Beschalte Weichth. Ost-Afrik., p. 103.

1904 Limicolaria Kambeul var. turris. Pilsbry in : Tryon, Manual of Conchology, 2e série, Pulmonata, XVI, p. 252, pl. XXV, fig. 9-10-11 [Copie des figures de Pfeiffer].

1906 Limicolaria turris Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris. XII, no 3, p. 168.

Le test est, chez cette espèce, orné de stries longitudinales très serrées coupées par des stries spirales fortes et plus espacées. La coloration est marron, présentant le plus souvent quelques flammules rousses peu apparentes, plus foncées que le reste de la coquille.

Longueur : 99-101-115 millimètres ; diamètre maximum : 43-45-46 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 47-50-54 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 20-23-25 millimètres.

Kaga Pongourou (territoire du Chari), dans les rochers [A. Chevalier, 6 décembre 1902] ; 2 échantillons.

Dans le Baguirmi, au sud-ouest du Dekakiré (territoire du Chari) [A. Chevalier, juillet 1903] ; 1 échantillon.

Région avoisinant le nord-est du lac Tchad ; octobre 1903 ; 1 échantillon.

Les bords du Gribingui [A. Chevalier et Decorse, mars 1904] ; 1 échantillon.

Variété Duperthuisi Germain[340].

1906 Limicolaria turris var. Duperthuisi Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris, XII, no 3, p. 168.

Coquille de très grande taille, différant en outre du type :

Par sa forme plus notablement élancée ; par sa spire composée de 11 à 12 tours (on n’en compte que 10 dans le type turris) ; par son dernier tour relativement moins développé en hauteur ; par sa columelle plus tordue ; par son ouverture plus petite ; enfin par son test beaucoup plus épais, crétacé, d’un jaune rougeâtre, orné de quelques rares flammules plus sombres, surtout visibles sur les premiers tours de spire, très fortement atténuées sur le dernier. Le mode de sculpture du test est le même que chez le L. turris, mais il est beaucoup plus accentué : les stries longitudinales fortes, un peu saillantes, bien onduleuses, sont coupées de stries spirales également très fortes mais un peu espacées ; la coquille présente ainsi une apparence réticulée nettement accentuée.

Longueur max. : 123 millimètres ; diamètre max. : 50 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 55 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 23 millimètres.

Pays de Corbol, entre le lac Iro et le moyen Chari, juillet 1903 ; 1 exemplaire recueilli sur le sol, dans la savane.

Variété pallida Germain, nov. var.

Même forme que le type ; test à sculpture un peu plus délicate, d’une couleur jaune paille uniforme.

C’est cette variété que Pfeiffer a fait très exactement représenter, pl. XLIV, fig. 3, dans le tome II de ses Novitates Conchologicæ.

Les bords du Gribingui [A. Chevalier et Decorse, mars 1904] ; 1 exemplaire.

Limicolaria turriformis Martens.

1893 Limicolaria turriformis Martens, Nachrichts. deutsch. Malakozool. Gesellsch., décembre, p. 181.

1898 Limicolaria turriformis Martens, Beschalte Weichth. Ost-Afrik., p. 102, Taf. IV, fig. 11.

1904 Limicolaria turriformis Pilsbry in : Tryon, Manual of Conchology, 2e série, Pulmonata, XVI, p. 296, pl. XXXII.

1906 Limicolaria turriformis Germain, Mémoires soc. zoolog. France, XIX, p. 221.

1906 Limicolaria turriformis Germain, Bullet. Muséum hist. natur. Paris, XII, no 3, p. 168.

Fig. 86. — Limicolaria turriformis Martens, var. obesa Germain.

Tous les échantillons rapportés par la mission Chari-Tchad se rapportent au type décrit et figuré par von Martens. L’un d’eux passe à la variété obesa Germain[341] [Figure 86], mais la plupart ont, au contraire, tendance à l’élongation de la spire.

Environs du fort de Yelimane (Soudan français), avril 1893 [Mission du général de Trentinian] ; 1 exemplaire.

Loya, dans le sable, 1895 (M. le général de Trentinian) ; 1 exemplaire.

Le Chari, aux environs de Fort-Lamy (Dr Decorse) ; 2 échantillons.

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Le Limicolaria connectens Martens[342] est, en dehors des espèces mentionnées précédemment, la seule coquille de ce genre signalée dans ces régions. C’est une espèce très voisine du Limicolaria rectistrigata Smith et qui s’en distingue par sa forme plus allongée, mais surtout par son test unicolor, généralement d’un corné jaunâtre subtransparent. Hauteur : 39 millimètres ; diamètre : 16 millimètres.

Environs de Sabaukafi, dans le Damergou (M. F. Foureau), 1899.

Archipel Kilewa, lac Tchad, juin 1902 (M. le lieutenant L. Lacoin).

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La grande famille des Achatinidæ paraît, en dehors du genre Limicolaria, assez mal représentée dans le bassin du Chari-Tchad. On n’y connaît, jusqu’ici, aucun représentant des genres Serpæa Bourguignat et Perideris Shuttleworth, bien que d’assez nombreuses espèces du premier aient été signalées dans la région des grands lacs et même dans le Haut-Congo. Les Perideriopsis sont plus répandus : MM. Dupuis et Putzeys en ont décrit plusieurs qui vivent sur les rives du Congo, notamment dans la partie de la grande forêt équatoriale qui s’étend aux environs de Stanley-Falls[343]. D’autre part, MM. A. Chevalier et le Dr Decorse ont recueilli, aux environs de Krebedjé et dans le Mamoun (pays de Senoussi), une vingtaine d’échantillons d’un Perideriopsis malheureusement trop jeune pour être déterminé spécifiquement. Il est donc très probable que de nouvelles recherches conduiront à la découverte d’espèces de ce genre dans le Bassin du Chari, et notamment le long des rives boisées de l’Oubangui.

Par contre, divers explorateurs, et surtout MM. F. Foureau et Duperthuis, ont rapporté les quelques espèces suivantes appartenant aux genres Burtoa et Achatina.

Genre Burtoa Bourguignat[344].

Burtoa nilotica Pfeiffer[345]. — Coquille ovoïde, très ventrue ; spire courte, composée de 6 tours convexes, le dernier énorme, formant à peu près les 2/3 de la hauteur totale ; sommet obtus, ouverture grande, particulièrement dilatée inférieurement, bord columellaire droit et réfléchi. Hauteur : 107 millimètres, largeur max. : 72 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 66 millimètres ; largeur de l’ouverture : 42 millimètres. Test épais, solide, orné de stries longitudinales assez fortes, coupées par des stries spirales plus faibles.

La région du Kanem (région orientale du lac Tchad) [M. le capitaine Duperthuis][346].

Genre Achatina de Lamarck[347].

Achatina marginata Swainson[348]. — Coquille ovalaire ; spire conique, composée de 7 tours convexes, le dernier ventru, formant les 5/9 de la hauteur totale ; sommet obtus ; ouverture ovalaire un peu allongée, columelle épaissie, arquée, brièvement tronquée à la base ; péristome simple, droit et aigu. Longueur : 120 millimètres, largeur : 63 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 70 millimètres ; diamètre : 40 millimètres. Test épais, solide, un peu luisant, finement strié, orné, sur un fond fauve, de flammules fulgurantes d’un châtain foncé.

Bords du Gribingui, 23 mai 1900 [M. F. Foureau].

Achatina Schweinfurthi Martens[349], var. Foureaui[350], Germain[351]. — Cette belle coquille, que je figure ici (fig. 87), diffère du type :

Fig. 87. — Achatina Schweinfurthi Martens, var. Foureaui Germain.

Par sa spire, dont les premiers tours sont proportionnellement moins élevés ; par son ouverture plus élargie à la base et plus largement convexe vers le bord externe ; par sa columelle plus tordue ; enfin par sa taille plus faible. Hauteur max. : 177 millimètres, largeur max. : 58 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 63 millimètres, diamètre de l’ouverture : 36 millimètres.

Bien qu’ayant sensiblement les mêmes dimensions que l’Achatina zanzibarica Bourguignat[352], la variété Foureaui s’en distingue facilement par sa columelle beaucoup plus tordue (chez l’A. zanzibarica,la columelle est encore moins tordue que chez l’A. Schweinfurthi), mais surtout par son ouverture beaucoup plus élargie à la base, ainsi que l’indique la figure ci-dessus (fig. 87).

Les environs de Sabaukafi, dans le Damergou, octobre 1899 [M. F. Foureau].

Achatina Weynsi Dautzenberg[353]. — Coquille ovoïde-allongée ; spire composée de 8 tours convexes séparés par des sutures assez profondes ; dernier tour formant environ les 2/3 de la hauteur totale ; ouverture subovalaire égalant à peu près la moitié de la hauteur totale ; columelle presque droite, à peine tordue. Test orné, sur fond blanc, de flammules d’un brun-noirâtre, très larges et disposées en zigzags. Hauteur 93 millimètres ; diamètre max. : 50 millimètres.

Cette belle coquille, remarquablement figurée par M. Dautzenberg, habite les rives du Haut-Congo. M. Duperthuis a recueilli dans le Kanem, sur la côte orientale du lac Tchad, deux exemplaires d’une Achatina que je rapporte, comme variété, à cette espèce.

var. Duperthuisi Germain, nov. var.

Fig. 88 — Achatina Wynsei Dautzenb., var. Duperthuisi Germ. Réduit de 1/3.

Coquille moins ventrue, spire composée de 9 tours convexes séparés par des sutures plus distinctement marginées ; dernier tour plus étroitement ovoïde, formant les 2/3 de la hauteur totale. Ouverture de même forme, mais plus étroite ; columelle notablement plus tordue.

Hauteur maximum : 98 millimètres, diamètre maximum : 53 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 44-46 millimètres, diamètre de l’ouverture : 22-23 millimètres. Même test.

Achatina rugosa Putzeys[354]. — Coquille de forme subconique très allongée ; spire composée de 7-8 tours convexes, le dernier grand, formant près des 2/3 de la hauteur totale ; ouverture ovalaire, allongée, bien anguleuse en haut, régulièrement arrondie en bas ; bords marginaux réunis par une callosité bleuâtre.

Longueur : 130 millimètres ; diamètre max. : 60 millimètres ; hauteur de l’ouverture : 70 millimètres ; diamètre de l’ouverture : 60 millimètres. Test solide, fauve ou châtain foncé ; stries d’accroissement fortes et rugueuses, coupées par des lignes spirales.

Cette espèce, d’abord découverte dans les forêts qui s’étendent sur la rive droite du Lualaba, a été retrouvée en un grand nombre de points de la rive droite du Congo, jusqu’aux environs de Stanley-Falls. Il est donc probable qu’on la retrouvera un peu plus au nord, sur les rives de l’Oubangui. L’explorateur français Ed. Foa l’a également recueillie dans le Haut Congo.

Genre Subulina Schumacher.

Subulina octona Chemnitz.