[260] Angola, vol. I.
[261] Correspondance secrète, passim.
[262] Correspondance secrète, vol. VII.
[263] Choix de chansons mises en musique par M. de Laborde. Paris, Delormel, 1773.
[264] Correspondance secrète, vol. II.
[265] Entretiens du Palais-Royal. Paris, Buisson, 1786.
[266] Voyez la planche de Queverdo dédiée à M. le comte de Saint-Marc.
[267] Les Contemporaines, par Rétif, passim.
[268] Le Tailleur pour femmes, dessiné par Cochin.
[269] Voyez dans d'Argenson la façon dont il est reçu par Mme de Prie à sa toilette.
[270] Mémoires de Richelieu, vol. VIII.
[271] Correspondance inédite de Mme du Deffand. Michel Lévy, 1859, vol. I.
[272] Mémoires de Mme d'Épinay, vol. I.
[273] Mémoires de la République des lettres, vol. V.
[274] Correspondance secrète, vol. VIII.
[275] Mémoires de la République des lettres, vol. XXVI.
[276] Mémoires de Mme d'Épinay, vol. I.
[277] Souvenirs de Félicie.
[278] Correspondance inédite de Mme du Deffand. Paris, 1859, vol. II.
[279] Contes moraux de Marmontel. Merlin, 1765, vol. I. Le Scrupule.
[280] La Réunion des Amours, par Marivaux, 1731.
[281] La Nuit et le Moment, ou les Matines de Cythère. Collection complète des œuvres de Crébillon le fils. Londres, 1772, vol. I.
[282] Bibliothèque des petits maîtres pour servir à l'histoire du bon ton et de l'extrêmement bonne compagnie. Au Palais-Royal, chez la Petite Lolo, marchande de galanteries, à la Frivolité, 1742.
[283] Dialogue entre l'Amour et la Vérité. Mercure de France, mars 1720.
[284] Mémoires de Besenval.
[285] Les Égarements du cœur et de l'esprit, ou Mémoires de M. de Mellcourt. Œuvres de Crébillon le fils, vol. I.
[286] Contes moraux de Marmontel, 1765, vol. I. L'Heureux Divorce.
[287] Œuvres de Marivaux. Paris, 1830, vol. IX. Le Spectateur français.
[288] Correspondance de Mme du Deffand.—Mémoires d'un voyageur qui se repose, par Dutens.
[289] Œuvres de Marivaux, vol. IX. Pièces détachées. Première Lettre de M. de M. contenant une aventure.
[290] Œuvres de Marivaux, vol. IX.
[291] Les Confessions du comte de ***, par feu M. Duclos. Amsterdam, 1776, vol. I.
[292] Mémoires de M. le duc de Lauzun. Paris, 1822.
[293] Mélanges militaires, littéraires et sentimentaires (par le prince de Ligne). Dresde, 1795-1811, vol. VIII.
[294] Contes moraux par Marmontel, 1765, vol. I. Tout ou rien.
[295] Le Sopha.—Œuvres complètes de Dorat. 1764-1789. Point de lendemain.
[296] Réflexions nouvelles sur les femmes, par une dame de la cour. Paris, 1727.
[297] Adèle et Théodore.
[298] Dialogues moraux d'un petit maître philosophe et d'une femme raisonnable. Londres, 1774.
[299] La Coterie des Antifaçonniers. A Bruxelles, 1739.—Histoire de la Félicité. Amsterdam, 1741.—L'Isle de la Félicité. A Babiole, 1746.—Formulaire du cérémonial en usage dans l'ordre de la Félicité, 1745.
[300] Mémoires de la République des lettres, vol. XIX.
[301] Mémoires de Mme de Genlis, vol. I.
[302] Mémoires de Tilly, vol. I.
[303] Mélanges militaires, littéraires et sentimentaires (par le prince de Ligne), vol. XX.
[304] Mémoires de d'Argenson. Jannet, vol. I.
[305] Mémoires de Richelieu, vol. II.
[306] Mémoires de Richelieu, vol. VI.
[307] Mémoires de la République des lettres, vol. XVIII.
[308] Correspondance secrète, vol. X.
[309] Mémoires de Mme d'Épinay, vol. I.
[310] Mémoires de Tilly, vol. II.
[311] Œuvres complètes de Crébillon le fils. Le Hasard du coin du feu.—La Nuit et le Moment.
[312] Œuvres complètes de Crébillon le fils, passim.
[313] Le Grelot ou les etc. Londres, 1781.
[314] Les Confessions du comte de ***, par Duclos.
[315] Œuvres complètes de M. de Chevrier. Londres, chez l'éternel Jean Nourse, l'an de la vérité, 1774.
[316] Œuvres de Crébillon le fils.
[317] C'est une curieuse histoire que ces amours de Crébillon et de Mlle de Stafford. Le succès des romans de Crébillon fils à Londres est tel qu'une jeune Anglaise, d'une naissance distinguée, vivant très-retirée et par là-dessus très-dévote, se monte la tête pour l'écrivain et que, pour le voir, elle fait le voyage de Paris. Elle rencontre l'auteur du Sopha chez Mme de Sainte-Maure, en tombe subitement amoureuse, l'épouse secrètement et renonce pour lui à son nom, à sa famille, à sa patrie. Crébillon vit à Paris dans la plus grande retraite en même temps que dans l'union la plus parfaite avec cette créature, douce, aimante, sensée, laide et louche, peu riche et vivant d'une pension de mille écus que lui faisait mylord Stafford et qu'il payait comme et quand il pouvait. Un garçon, l'unique enfant né de la liaison du romancier et de l'Anglaise, avant que les mauvais propos des parents de la demoiselle eussent fait déclarer le mariage, mourait en 1750, et la mère était morte avant l'année 1771. (Correspondance de Grimm, vol. VII. Journal et Mémoires de Collé, vol. I.)
[318] Lettres Mlle de Aïssé à Mme Calandrini. Paris, 1816.
[319] Lettres de Mlle de Lespinasse. Paris, Collin, 1809.—Nouvelles Lettres de Mlle de Lespinasse. Paris, Maradan, 1820.
[320] Un personnage ridicule, nommé Balot, et connu par ses comparaisons malheureuses, disait en 1748, en parlant de la guérison du cancer de Mme de la Popelinière: «Ces guérisons sont assez communes; j'ai connu des femmes qui avaient des glandes, enfin qui avaient le sein comme un sac de cavagnole.» Métra nous apprend que le médecin à la mode pour les maladies du sein des femmes était le bourreau de Paris.
[321] Lettres autographes de Mme de la Popelinière à Richelieu, conservées à la bibliothèque de Rouen. Collection Leber.
[322] A ces amours un livre tout nouvellement publié: Correspondance de la comtesse de Sabran avec le comte de Boufflers ajoute un tendre et passionné chapitre, un chapitre que raconte mieux que toute parole cet adieu de la fin d'une lettre: «Adieu, mon époux, mon amant, mon ami, mon univers, mon âme, mon Dieu!»
[323] Lettres écrites en 1786 et 1787. Paris, Benjamin Duprat, 1838.
[324] Souvenirs de Félicie.
[325] Mémoires de Mme Campan. Baudouin, 1822, vol. III.
[326] Mémoires du maréchal de Richelieu, vol III.
[327] Le Parallèle vivant des deux sexes. Dufour, 1769.
[328] Tableaux de la vie, ou les Mœurs du dix-huitième siècle. A Neuwied.
[329] Éloge de l'impertinence.
[330] Les Mœurs. 1755.
[331] Mémoires de Mme d'Epinay, vol. I.
[332] Dissertation sur ce qu'il convient de faire pour faire diminuer le lait des femmes de Paris. 1763.
[333] Mercure de France. Janvier, 1720.
[334] Du reste, l'allaitement par les parisiennes n'eut pas tout le succès que s'en étaient promis les partisans de Rousseau. Les femmes ne prenant que le plus aisé de leur rôle de nourrices, il arrivait qu'un grand nombre d'enfants nourris avec un sang âcre et échauffé périssaient, et que les médecins étaient obligés de défendre aux femmes de nourrir. Les Contemporaines, vol. VI. La belle laide.
[335] Mémoires d'un père, par Marmontel. Paris, an XIII.
[336] Éloges de Mme Geoffrin, par M. Morellet, Thomas et d'Alembert. Nicole, 1812.
[337] Mémoires de Mme de Genlis, passim.
[338] Mémoires de Mme de Genlis, vol. I.
[339] Œuvres complètes du M. de Chevrier. Londres, chez l'éternel Jean Nourse, l'an de la vérité 1774.
[340] Dialogues moraux d'un petit maître philosophe.
[341] Contes moraux de Marmontel. Merlin, vol. II.
[342] Tableaux de la bonne compagnie. Paris, 1787.
[343] Œuvres de Dancourt, 1742, vol. II. La Femme d'intrigue.
[344] Paris, Versailles et les Provinces. 1823, vol. III.
[345] Collection complète des œuvres de M. de Crébillon le fils. Londres, 1772, vol. VII. Lettres de la duchesse de *** au duc ***.
[346] Mémoires secrets de la République des lettres, vol. XIV.
[347] Revue rétrospective, vol. XIV. Journal de Paris.
[348] Journal de Barbier, vol. I.
[349] Contes moraux de Marmontel, vol. II. La Bonne Mère.
[350] Mémoires de Richelieu, vol. V.—Revue rétrospective, vol. XIII. Journal de Paris, 1722.
[351] Œuvres de Chevrier, vol. III.
[352] Id.
[353] Mémoires de Mme de Genlis, vol. II.
[354] Mémoire de Jean-Baptiste de Trémolet de Montpezat, marquis de Montmoirac, contre dame Olympe de Saint-Auban.
[355] Lettres de Mlle Aïssé.
[356] Œuvres de Chevrier, vol. II.
[357] Correspondance secrète, vol. II.
[358] Mémoires de la République des lettres, vol. V.
[359] Tableau de Paris, vol. XII.
[360] Mémoires de la République des lettres, vol. XXIX.
[361] Lettres juives, vol. I.
[362] Mémoires de Mme de Genlis. Dictionnaire des étiquettes.—Les deuils, diminués de moitié par l'ordonnance de 1716, étaient, pendant toute la durée du dix-huitième siècle, pour une femme qui perdait son mari, d'un an et six semaines; elle portait quatre mois et demi le manteau, la robe et le jupon d'étamine, quatre mois et demi la crêpe et la laine, trois mois la soie et la gaze et six semaines le demi-deuil. (Cabinet des modes, 1786.)
[363] Mémoires de la République des lettres, vol. VIII.
[364] Correspondance secrète, vol. IX.
[365] Revue rétrospective, vol. XV. Journal de Paris.
[366] Tableau de Paris, vol. XII.
[367] Les Illustres Françoises, vol. III.
[368] Voyez les gravures d'après Chardin: Le Benedicite, la Toilette du matin, la Bonne Éducation, la Maîtresse d'école, la Mère laborieuse, etc.
[369] Mémoires de Mme Roland publiés par Barrière, vol. I.—Le Catéchisme à Saint-Sulpice, peint par Baudouin, gravé par Moitte.
[370] État ou Tableau de la ville de Paris, par de Jèze. Paris, Prault, 1761.
[371] Mémoires de Maurepas, vol. II.—Mémoires de la République des lettres, vol. VI.
[372] Lettres inédites de Mlle Phlipon adressées aux demoiselles Cannet, de 1772 à 1780, publiées par Breuil, 1841.
[373] Journal historique de Barbier, vol. IV.
[374] Paris tel qu'il était avant la révolution, par M. Thiéry. Paris, an IV, vol. I.
[375] Œuvres de Chevrier, vol. III.
[376] Mémoires de Mme Roland, vol. I.
[377] Paris en miniature d'après les dessins d'un nouvel Argus. Londres, 1784.
[378] Lettres de Mlle Phlipon aux demoiselles Cannet.
[379] Mémoires de Mme Roland, vol. I.
[380] Les Illustres Françoises, vol. II.—Les Contemporaines, vol. VIII.
[381] Revue rétrospective, vol. IX.
[382] Les Illustres Françoises, vol. II.
[383] Les Illustres Françoises, vol. II.
[384] Mémoires de Mme Roland, vol. I.
[385] Lettres inédites de Mlle Phlipon.—Les Parisiennes, vol. II.
[386] Œuvres de d'Aguesseau, vol. I.
[387] L'Éducation sèche et rebutante, peinte par Ch. Coypel, gravée par Desplaces.
[388] Voici la peinture que tracent, des bourgeoises, les Bijoux indiscrets, «Je vis des bourgeoises que je trouvais dissimulées, fières de leur beauté, toutes grimpées sur le ton de l'honneur et toujours obsédées par des maris sauvages et brutaux ou par certains pieds plats de cousins qui faisaient des jours entiers les passionnés auprès de leurs cousines, survenant perpétuellement, dérangeant un rendez-vous, se fourrant dans la conversation.»
[389] Tableau de Paris, vol. III.—Les Nouvelles Femmes. Genève, 1761.
[390] Les Parisiennes, vol. I.
[391] Œuvres de Marivaux. Pièces détachées.
[392] Les Contemporaines, vol. XVIII.
[393] La Vie de Marianne, par Marivaux.
[394] Les Confessions du comte de ***, vol. I.
[395] Tableau de Paris, vol. I.
[396] Les Petits Soupers et les Nuits de l'hôtel de Bouillon.—Les Contemporaines, vol. XXVI.
[397] Rétif de la Bretonne, dans les Mariées de Paris, assure avoir vu rue Saint-Jacques la fille d'un boulanger, qui apportait quinze mille livres de dot à un mercier, en dépenser huit en robes et en bijoux. Il assure avoir connu rue Saint-Honoré la prétendue d'un bijoutier qui préleva sur la fortune de son mari vingt mille livres pour sa parure sous prétexte qu'il fallait briller dans sa boutique; elle alla à l'autel couverte de diamants. (Les Parisiennes, vol. II.)
[398] Dans ce mariage entre Mlle Jouanne et M. Trudon fils, possesseur de la manufacture de bougies au village d'Antoni, les présents faits à la demoiselle en bijoux consistaient en: 1o une montre d'or garnie en diamants; 2o un étui d'or garni en diamants; 3o une boîte à mouches garnie en diamants; 4o une tabatière de cristal de roche garnie en or; 5o deux couteaux à manche d'or dont un pour la viande et l'autre pour le fruit; 6o des boucles d'oreilles de diamants de la somme de six mille livres; 7o une applique de diamants avec la croix branlante; 8o une bague de diamants; 9o des bracelets, des boucles à souliers, des agrafes de corps, aussi de diamants; 10o un trousseau des plus complets, et de très-belles dentelles, et trois robes dont la première, qui était en gros de Tours, avait coûté quarante livres l'aune et la seconde trente. Elle recevait une bourse de mariage de deux cents louis. Le repas de noces coûtait trois mille livres, et l'on mettait à chacun des cierges de l'offrande quatre louis: Hardy fait la remarque qu'au mariage du duc de Chartres avec Mlle de Penthièvre il n'en avait été mis que cinq. (Journal de Hardy, Bibliothèque imp., M. S. F., 1886.)
[399] Procès d'adultère contre la femme Boudin.
[400] Les Parisiennes, vol. I.
[401] Les Nouvelles Femmes. Genève, 1761.—Éloge de l'Impertinence.—Tableau de Paris, vol. III.
[402] Vie privée du maréchal de Richelieu, contenant ses amours et ses intrigues. Paris, Buisson, 1791, vol. III.
[403] M. Nicolas, ou le Cœur humain dévoilé, publié par lui-même, imprimé à la maison, 1779. Parties I à VI.
[404] Dans ses Mélanges militaires et sentimentaires le prince de Ligne dit que les femmes du peuple de Paris étaient la terreur des étrangers; et parmi ces femmes il cite surtout les poissardes pour l'engueulement desquelles la police avait alors une sorte de tolérance. Les poissardes tiraient de leur première place avec les charbonniers, dans les corporations de la populace, un orgueil qui, toujours un peu enflammé par une topette de sacré chien, se dépensait en un dégoisement d'injures qui ne finissait pas, et qui ne respectait aucun rang, aucune puissance dans la société. On connaît la phrase menaçante d'une harengère à la princesse Palatine, mère du régent, lors de l'agio de la rue Quincampoix: «Je ne mangeons pas de papier, que ton fils prenne garde à lui!» Ces femmes tiennent, pendant tout le siècle, à leur rudesse, à leurs habitudes canailles, à leurs vêtements peuple, et en 1783 trois cents poissardes ou femmes de la Halle attendaient à la sortie de Saint-Eustache une jeune mariée de leur classe, qui s'était permis la frisure et les rubans d'une bourgeoise.
[405] Tableau de Paris, vol. IX.
[406] Rétif nous a conservé la formule d'invitation d'une de ces noces: «Le festin aura lieu au Petit Gentilly, guinguette du Soleil d'Or; le lendemain sera à la générosité des convives.» Les Contemporaines, vol. XXVII.—L'on trouve dans le quatrième chant de la Pipe cassée une mise en scène assez vraie du repas des noces.
[407] Correspondance secrète, vol. IV.
[408] Journal historique de Barbier, vol. II.
[409] Chronique arétine, ou Recherches pour servir à l'histoire des mœurs du dix-huitième siècle. A Caprée, 1789.
[410] Les Bagatelles morales. Londres, 1755.
[411] Amusements rhapsodi-poétiques. Les Porcherons.
[412] Les Contemporaines, vol. XV. La Fille à la mode.
[413] Rétif de la Bretonne nous apprend que les maîtresses couturière ne donnaient à leurs ouvrières que de 10 à 12 sous par jour quand il était établi que leur nourriture, leur logement, leur entretien, montaient à 20 sous. Il y avait des journées de femmes, par exemple comme les journées d'une écosseuse de pois, qui étaient payées 8 sous.
[414] Causes du désordre public par un vrai citoyen. Avignon, 1784.
La même plainte se retrouve dans le Mariage de Figaro. «Marceline.... Est-il un seul état pour les malheureuses filles? Elles avaient un droit naturel à toute la parure des femmes: on y laisse former mille autres ouvriers de l'autre sexe.—Figaro: Ils font broder jusqu'aux soldats!»
[415] Les Etrennes morales utiles aux jeunes gens élèvent à 40,000 le nombre des filles que renfermait Paris; un autre livre porte à 60,000 ce nombre en y ajoutant 10,000 filles privilégiées, et parle de 22,000 contrats déposés chez les notaires en 1760, leur donnant un revenu annuel de dix millions.
[416] Les Contemporaines, vol. XXIII. La Jolie Fille tapissière.
[417] Deux estampes caricaturales du dix-huitième siècle nous représentent cette exécution si cruelle pour la femme. Dans l'une sur le pas d'une porte donnant dans une cour, un commissaire inflexible est imploré par une femme agenouillée pendant qu'un garçon perruquier, armé d'un rasoir, fait tomber ses grandes boucles à terre. Une brouette est déjà chargée des chevelures coupées. Sur les murs on lit des affiches portant: Ordonnance de police concernant les femmes débauchées. Nouveaux bonnets très-élégants pour les têtes rasées. Vente de cheveux.
La seconde qui porte pour titre: la Désolation des filles de joie, représente la comparution devant le commissaire dont le secrétaire assis à une petite table écrit sur un papier où on lit: Julie, Barbe, Louison. Des gardes françaises traînent devant le tribunal de suppliantes femmes à hautes coiffures. Dans le fond, un tombereau rempli de femmes à la tête rasée se dirige vers un vieux bâtiment au toit couvert de chouettes sur lequel il y a: Maison de santé.
[418] Mémoires de la République des lettres, vol. VII.
[419] Représentation à M. le lieutenant-général de police de Paris sur les courtisanes à la mode et les demoiselles du bon ton, à Paris. De l'imprimerie d'une société de gens ruinés par les femmes, 1762.
[420] Margot la ravaudeuse, par M. de M..... Hambourg, 1777.
[421] Étrennes morales utiles aux jeunes gens. A Lacédémone, pour la présente année.
[422] Correspondance secrète, vol. VIII.
[423] Mémoires de la République des lettres, vol. XV.
[424] Représentation à M. le lieutenant-général.
[425] Correspondance secrète, vol. XIV.—Mélanges (par le prince de Ligne), vol. XXVII.
[426] Lorsqu'une comédienne ou un comédien voulaient se marier, ils étaient obligés de renoncer au théâtre. Mais il arrivait que, la renonciation faite, le premier gentilhomme de la chambre envoyait à la nouvelle bénie un ordre du Roi de remonter sur le théâtre, et l'actrice obéissait à l'ordre du Roi. L'archevêque de Paris déclarait alors qu'il n'accorderait à aucun comédien ou comédienne la permission de se marier, à moins que le marié ou la mariée ne lui apportassent une déclaration signée par les quatre premiers gentilshommes de la chambre comme quoi ils ne lui donneraient plus un ordre du Roi de remonter sur le théâtre. La permission fut ainsi refusée à Molé et à Mlle d'Épinay, qui n'apportaient pas à l'archevêque la déclaration signée de quatre gentilshommes. Il est vrai que, par l'intermédiaire d'amis, cette permission, glissée au milieu d'autres, fut signée par l'archevêque de Paris sans défiance; mais, instruit de la supercherie, l'archevêque, ne pouvant retirer le sacrement, interdisait le prêtre qui avait donné la bénédiction nuptiale, pour qu'à l'avenir son clergé, dans les cas de cette importance, ne s'en rapportât pas à une permission signée. (Correspondance de Grimm, vol. VI.)
[427] Le Conservateur, ou Bibliothèque choisie. 1787, vol. I.
[428] Mercure de France. Août 1721.
[429] Mémoires de la République des lettres, vol. III.
[430] Portrait de mademoiselle... (Mazarelli) par elle-même. Mercure de France, mars 1751.
[431] Mémoire pour Mlle Claire Mazarelli, fille mineure, accusatrice contre le sieur Lhomme, écuyer, ancien échevin de la ville de Paris et ses fils et complices accusés.
[432] Portrait de Mlle Mazarelli.
[433] Correspondance secrète, vol. XVI.—Mémoires de Marmontel, vol. I.
[434] Voici le récit de Rétif dans M. Nicolas ou le Cœur humain dévoilé: «Je trouvai ma pauvre amie dans un profond accablement. Elle étouffait. Cependant elle sourit en me voyant: elle me prit la main, et me dit: «Ce n'est rien.» Je la crus..... Je l'embrassai. Elle me sourit encore. On m'apporta ce qu'elle devait prendre. Elle le reçut de ma main et le reçut avec une sorte d'avidité. Je dis que je ne la quitterais pas..... Zoé resta seule avec moi..... Dès que nous ne fûmes que nous trois, ma jeune amie voulut avoir sa tête sur mon cœur et elle dit qu'elle respirait mieux. Je me découvris la poitrine et je l'y plaçai... Elle parut s'endormir. Peut-être s'assoupit-elle. Elle m'aimait si tendrement que son âme comblée ne sentait plus la souffrance. Je restais ainsi; j'étais immobile, craignant de faire le plus léger mouvement. Vers les trois heures du matin, nous voulûmes lui faire prendre quelque chose. Elle ne put avaler. Alors Zoé, qui se connaissait en agonie, m'embrassa vivement et voulut m'obliger à poser la tête de mon amie sur l'oreiller. «Non! non!» répondis-je vivement. La malade me regarda. Ce fut son dernier regard..... Elle me baisa la main. Je collai ma bouche sur ses lèvres décolorées. Elle poussa un grand soupir... que je reçus... C'était son âme... Elle me la donna tout entière.»
[435] Le Transport des filles de joye à l'hôpital, par Jeaurat, gravé par Le Vasseur.
[436] Il y a des plaintes très-vives dans ce temps sur ce qu'il ne restait plus rien d'afflictif dans la peine, et que la police, par l'adoucissement des punitions, semblait faire elle-même tout ce qu'il fallait pour ôter la honte inséparable du châtiment; on s'indignait de ce que les condamnées à l'hôpital, qui avaient autrefois la tête rasée, qui étaient habillées d'une robe de serge, qui étalent logées dans la chambre commune, qui étaient presque au pain et à l'eau, qui étaient assujetties à un travail manuel, trouvaient la plupart le moyen de s'exempter de la coupe des cheveux, obtenaient des chambres particulières, se nourrissaient comme elles voulaient, échappaient au travail forcé. (Représentations au lieutenant général de police.)
[437] Correspondance inédite de Mme du Deffand, vol. I.
[438] Journal manuscrit de la Régence. Bibliothèque impériale. S. F. 1886. Le manuscrit dit qu'en une seule fois on mariait, dans l'église du Prieuré de Saint-Martin-des-Champs, 180 filles avec autant de voleurs tirés des prisons.
[439] Théâtre de Marivaux.
[440] Essai sur le caractère et les mœurs des François comparés à celles des Anglois. A Londres, 1776.
[441] Correspondance de Mme du Deffand avec d'Alembert, etc. Paris, 1809, vol. II.
[442] Portraits intimes du dix-huitième siècle, par Edmond et Jules de Goncourt.
[443] Mélanges par le prince de Ligne, vol. XX.
[444] Lettres récréatives et morales sur les mœurs du temps, par Caraccioli. Paris, 1767.
[445] Les Bijoux indiscrets, vol. II.—L'Ami des femmes, 1758.
[446] Mémoires de Tilly, vol. II.
[447] Les Mille et une Folies nous apprennent que les femmes mettaient un demi-rouge pour la nuit.
[448] Bibliothèque des Petits-Maîtres.
[449] Tableau de Paris, par Mercier, vol. IX.
[450] Correspondance inédite de Mme du Deffand. Michel Lévy, 1859, vol. I.—Une lettre de Voltaire atteste toute la peine qu'eut Marie Leczinska lors de son arrivée en France à prendre l'habitude de cette enluminure. Une page de Bachaumont raconte toute la répugnance que l'usage du rouge vif de Versailles inspira à Mme de Provence. (Mémoires de la République des lettres, vol. V.)
[451] Dans sa brochure, le chevalier d'Elbée disait qu'un marchand de rouge de la rue Saint-Honoré, nommé Montclar, lui avait déclaré fournir au sieur Dugazon trois douzaines de pots de rouge par an, six douzaines à sa femme, autant à Mlle Bellioni, autant à Mme Trial. «Voilà entre un acteur et trois actrices seulement deux cent cinquante-deux pots chaque année; encore est-ce six francs le pot.....»
[452] Bibliothèque des Petits-Maîtres.
[453] Abrégé du Journal de Paris, vol. I.—Magasin des modes nouvelles, françoises et angloises, 1787.
[454] Bibliothèque des Petits-Maîtres.—La Toilette de Vénus, 1771.
[455] Souvenirs de Félicie.
[456] Mémoires de d'Argenson, vol. II.
[457] Mémoires du maréchal de Richelieu, vol. VIII.
[458] Tableau de Paris, par Mercier, vol. VII. Voir dans le Diable au corps une curieuse exaltation de la femme rousse.
[459] Ah! Quel conte!
[460] Mémoires de Mme de Genlis, vol. I.
[461] Les Chiffons, ou Mélanges de raison et de folie, par Mlle Javotte. Premier paquet. Paris, 1787.
[462] Paris. Surugue, 1725.
[463] «A présent la commodité paraît être le seul but que les dames parisiennes ont en s'habillant: on ne voit guères dans les promenades publiques celles qui sont d'un rang un peu distingué qu'en corset et en pantoufles; elles portent toutes sur elles, comme des arlequins, un air de bonne fortune prochaine... Paris est devenu, contre la nature du terroir, fécond en tailles épaisses et massives, aussi bien qu'en gorges grosses et pendantes. Il ne faut pas s'en étonner; le déshabillé, qui est la parure ordinaire de ces dames, donne à leurs membres toute la liberté remarquable de s'étendre et de grossir.» La Bagatelle, 11 juillet 1718.
[464] Les Maîtresses du Régent, par M. de Lescure. Dentu, 1860.
[465] Journal historique de Barbier, vol. I.
[466] Cabinet des Estampes, Histoire de France, vol. 53. Marché aux paniers et cerceaux rétably par arrest de Vénus en faveur des filles et des femmes, rendu en 1719.
[467] Bibliothèque de l'Arsenal. Manuscrits, B. L. F. 77 bis.—Une calotine du temps, Ordonnance burlesque de la reyne des modes au sujet des paniers et cerceaux, et vertugadins et autres ajustements des femmes, s'élevant contre l'usage pernicieux des dames de courir les rues et promenades publiques en robe détroussée, la gorge et les épaules découvertes, voulait et ordonnait que le collet monté de Quentin, l'Agrafe, le Lacet, la Fraise, les anciens vertugadins, les souliers à la Pontlevis, les Steinkerques fussent rétablis dans leur forme, usages de modes et façons à peine de 3,000 livres d'amende. Une ordonnance faite au Palais du plaisir, le 16 octobre 1719, signé de Vénus, attaquant l'ordonnance burlesque, voulait et ordonnait que les femmes et les filles continuassent à courir les rues et les promenades publiques en robe détroussée et portant paniers, cerceaux, criardes. Un petit écrit prenait plus sérieusement la défense des pretintailles, des falbalas, des paniers si rudement maltraités; il attaquait les modes masculines, les culottes des hommes en fourreau de pistolet, les casaques de laquais, faites en houppelandes avec le grand collet pendant, dont les hommes du temps se paraient, les chapeaux pliés en oublies, les perruques en toupet avec quatre cheveux par devant. Il terminait en disant qu'avec la nouvelle mode, les femmes étaient habillées en peu de temps sans secours, et habillées pour ainsi dire en déshabillé (Apologie ou la Défense des paniers. A Paris, de l'imprimerie de Valeyre, 1727).
[468] Discours sur les femmes, par Achille de Barbantane. Avignon, 1754.—Entretien d'une dame de qualité avec son directeur sur les paniers.
[469] Satire sur les cerceaux, paniers, criardes et manteaux volants des femmes et sur les autres ajustements. Paris, Thiboust, 1827.
[470] Petite Bibliothèque amusante. Londres, 1781. Deuxième partie.
[471] Cabinet des Estampes, Histoire de France, vol. LVIII.
[472] Histoire générale du Pont-Neuf en six volumes in-fol. Londres, 1750.
[473] La Feuille nécessaire. 3 septembre 1759.
[474] Histoire de la régence, par Lemontey.—Mémoires de Saint-Simon, vol. XVIII.
[475] Le Rhinocéros, poëme en prose divisé en six chants, 1750, dit l'affluence du public emplissant le parquet, l'enceinte, les balustrades de tout ce que Paris avait d'aimable. Il fait l'énumération des berlingots de coquettes, des carrosses-coupés, des voluptueux vis-à-vis, des remises de provinciales, des demi-fortunes de messieurs, des soupirs assiégeant la porte de la baraque.
[476] L'Europe française, par Caraccioli. Paris, 1778.
[477] Le Livre à la mode.
[478] Galerie des modes et Costumes françois dessinés d'après nature et coloriés avec le plus grand soin par Mme Le Beau. A Paris, chez les sieurs Esnauts et Rapilly, rue Saint-Jacques, à la ville de Coutances, avec privilége du Roi.
[479] Correspondance de Grimm, vol. III.
[480] Correspondance littéraire de la Harpe, vol. I.
[481] Correspondance secrète, vol. I.
[482] Mémoires de la république des lettres, vol. XVIII.
[483] Id., vol. XXVII.
[484] Les Entretiens du Palais Royal, 1786. Deuxième partie.—La vogue de la chanson de Malborough avait fait naître des rubans, des coiffures, des chapeaux à la Malborough.
[485] Le Cabinet des modes, 1786.
[486] On alla jusqu'à faire des robes d'étoffe d'or sans couture que Marie Leczinska refusa à cause de la cherté du prix. (Revue rétrospective, vol. V).
[487] On appelait physionomie et coque la partie de la coiffure qui s'élevait du front; confident, la boucle lâche qui descendait et venait se dénouer sur le cou.
[488] Les Maîtresses de Louis XV, par Edmond et Jules de Goncourt (sous-presse).
[489] Mémoires de la République des lettres, vol. XX.
[490] Lettres d'Horace Walpole. Janet, 1818.
[491] Il semble que cette mode des toiles peintes est encore excitée, irritée, avivée par la sévérité de ses arrêts prohibitifs, par les lois de protection en faveur des manufactures de laine et de soie, par la rigueur des ordres donnés aux commis et gardes de barrière d'arracher ces toiles sur le dos des femmes, par les amendes atteignant les comédiennes qui en portent sur le théâtre; et c'est un goût général, protégé par la cour, autorisé par l'exemple de Mme de Pompadour, qui n'aura pas dans son château de Bellevue un seul meuble qui ne soit de contrebande. (Correspondance de Grimm, vol. XVI.)
[492] Œuvres de Marivaux, passim.
[493] Le Grelot.
[494] Les soucis d'hanneton faisaient presque naître le corps des agriministes, appelés d'abord modestement découpeurs, et qui par la vogue qu'obtenait ce travail de passementerie, par les inventions, les perfectionnements que la mode générale lui imposait, arrivaient à occuper un grand nombre d'ouvriers, d'ouvrières des faubourgs Saint-Denis et Saint-Martin. Outre la chenille, le cordonnet, la milanèse, l'argent, les perles, ils fabriquaient des aigrettes, des pompons, des bouquets de côté, des bouquets à mettre dans les cheveux, etc., et ces agréments nommés fougères, à cause de leur parfaite ressemblance avec la plante de ce nom. (Dictionnaire historique de la ville de Paris et de ses environs, par Hurtaut et Magny. 1779, vol. I.)
[495] «Petite oie se dit fréquemment des rubans et garnitures et ornements qui rendent un habillement complet. Ornatus adjectus. La petite oie coûte souvent plus que l'habit. La petite oie consiste dans les rubans pour garnir le chapeau, le nœud d'épée, les bas, les gants, etc. Que vous semble de ma petite oie? Molière.» (Dictionnaire de Trévoux.)
[496] Les Contemporaines, vol. I.
[497] Galerie des modes chez Esnauts et Rapilly.
[498] Les fourrures ont été un grand luxe des Parisiennes, au temps où la mode était d'arriver à l'Opéra vêtue des plus superbes et des plus rares, et de les dépouiller peu à peu, avec un art de coquetterie. La vogue de la martre zibeline, de l'hermine, du petit gris, du loup cervier, de la loutre, est indiquée dans les Étrennes fourrées dédiées aux jeunes frileuses, Genève, 1770. Les manchons ont toute une histoire, depuis ceux que déconsidère un fourreur, en en faisant porter un par le bourreau, un jour d'exécution,—ce devait être des manchons à la jésuite, des manchons qui n'étaient pas en fourrure et contre lesquels une plaisanterie du commencement du siècle, Requête présentée au pape par les maîtres fourreurs, sollicite l'excommunication,—jusqu'aux manchons en poils de chèvres d'Angora, immenses manchons qui tombaient à terre, jusqu'aux petits manchons de la fin du siècle, baptisés petit baril, comme la palatine était appelée chat. La mode des traîneaux, alors fort répandue, ajoutait encore à la mode des fourrures. Une eau-forte de Caylus, d'après un dessin de Coypel fait vers le milieu du siècle, nous montre dans un traîneau posé sur des dauphins,—un de ces traîneaux que l'on payait dix mille écus,—une jolie dame toute habillée de fourrure, la tête coiffée d'un petit bonnet de fourrure à aigrette, emportée dans un traîneau que conduit, hissé par derrière, un cocher costumé à la Moscovite. A propos de fourrures apprenons que la palatine doit sa fortune et son nom à la duchesse d'Orléans, mère du régent, connue sous le nom de la princesse Palatine.
[499] Galerie des modes.
[500] Tableau de Paris, par Mercier, vol. II.
[501] Mémoires de la République des lettres, vol. XVII.
[502] Correspondance secrète, vol. XIV.
[503] Tableau de Paris, vol. II.
[504] Les Modes. Épître à Beaulard.
[505] Angola, vol. II.
[506] Cabinet des modes, année 1786.
[507] Mémoires de la République des lettres, vol. XVII.
[508] Mélanges de Mme Necker, vol. III.
[509] Mémoires de la République des lettres, vol. XXXII.
[510] M. Nicolas, par Rétif de la Bretonne, vol. XV.
[511] Les Modes.—Le Venez-y-voir était la couture du talon. Les souliers, comme les robes, comme les chapeaux, recevaient leur ornementation des choses et des événements politiques. C'est ainsi qu'en 1781, lors de la naissance du dauphin, en même temps que des dauphins remplaçaient au cou des femmes les Jeannettes enrichies de diamants, leurs souliers étaient décorés d'un nœud à quatre rosettes surmontées d'une couronne dans le centre de laquelle était un dauphin.