[512] Mémoires d'un voyageur qui se repose, par Dutens, vol. II.

[513] Les Contemporaines, vol. XII.—Tableau de Paris, vol. XI.

[514] Mémoires de Maurepas, vol. III. Saint-Simon nous apprend qu'en 1719 les femmes portaient des coiffures qu'on appelait commodes, qui ne s'attachaient point et qui se mettaient comme des bonnets de nuit d'hommes.

[515] Mémoires de Maurepas, vol. II.

[516] Mémoires historiques et politiques du règne de Louis XVI, par Soulavie. Paris, an X, vol. I.

[517] Une de ces rares gravures de modes gravées par Caylus, d'après Coypel, nous montre cependant, à la date de mai 1726, une femme entourée de têtes à perruques, coiffées différemment et étiquetées Dormeuse, Grande Coiffure, Papillon, Équivoque, Vergette, Maron. (Cabinet des Estampes. Histoire de France.)—Les Causeries d'un curieux, de M. Feuillet de Conches, disent que, vers 1740, la Française se prit de passion pour les cheveux coupés courts et roulés en boucle, autour de la tête, en façon de perruque: une coiffure appelée par les plaisants mirliton.

[518] Dans le Recueil de coiffures du costume actuel françois nous trouvons comme coiffure, de 1740 à 1750, des cheveux roulés sous un petit bonnet à barbes pendantes. Caraccioli nomme en 1759 des coiffures qui s'appelaient des lézardes et des séduisantes.

[519] Tableau de Paris par Mercier.

[520] Livre d'estampes de l'art de la coëffure des dames françoises gravées sur les dessins originaux, d'après mes accommodages, par Legros, coëffeur de dames. Paris, 1765. Il a paru des suppléments.

[521] Correspondance de Grimm, vol. IX.

[522] Galerie des modes, par Esnauts et Rapilly.

[523] Mémoires de la République des lettres, vol. IV.—Le Parfait ouvrage ou Essai sur la coëffure, traduit du persan par le sieur l'Allemand, coëffeur, neveu du sieur André, perruquier..... A Césarée, 1776.

[524] Mémoires de la République des lettres, vol. X.

[525] En 1772, dans l'Éloge des coiffures adressé aux dames, le chevalier de l'ordre de Saint-Michel, après une longue énumération de coiffures, dit n'avoir fait usage que du trente-neuvième cahier des coiffures à la mode «qui contient seul 6 estampes, et chaque estampe 16 figures: total pour un seul cahier, 96 manières de se coiffer et pour les trente-neuf cahiers, 3,744 modes, seulement pour la tête».

[526] Correspondance de Grimm, vol. V.

[527] Correspondance secrète, vol. I.—Les Modes.

[528] Les Panaches ou les Coiffures à la mode. Comédie en un acte représentée sur le grand théâtre du monde. Londres, 1778.

[529] Mémoires de la République des lettres, vol. VII.

[530] Correspondance secrète, vol. I.

[531] Mémoires de la République des lettres, vol. X.

[532] Galerie des modes, chez Esnauts et Rapilly.—Manuel des toilettes.—Éloge des coiffures adressé aux dames par un chevalier de l'ordre de Saint-Michel, 1782.

[533] Mémoires, Correspondance et Ouvrages inédits de Diderot. Garnier, 1841, vol. II.

[534] Correspondance secrète, vol. IV.

[535] Revue rétrospective, vol. VIII.

[536] Tableau de Paris, par Mercier, vol IX.

[537] Mémoires de la République des lettres, vol. IX.

[538] Id., vol. XXIV.

[539] Les Modes. Épître à Beaulard.

[540] Les Modes.—Les Numéros, troisième partie.—La Matinée, la Soirée, la Nuit des boulevards. Ambigu de scènes épisodiques. 1776.

[541] Correspondance secrète, vol. X.

[542] Les Numéros. Troisième partie.—Voir dans l'Almanach svelte, 1779, l'origine de la mode de cette couleur, dans l'exclamation de cette femme considérant «sur son ongle d'un blanc animé, bordé d'incarnat plus vif,» le cadavre de la bestiole sans vie: «Voyez, mesdames, la couleur de cette puce! C'est un noir qui n'est pas noir, c'est un brun qui est trop brun, mais voilà en vérité une couleur délicieuse.....»

[543] Mémoires de la République des lettres, vol. VIII.

[544] Manuel des toilettes.

[545] Recueil des coiffures.—En 1781, après ses couches, elle mettra encore à la mode, avec ses cheveux coupés, la coiffure à l'enfant.

[546] Galerie des modes, chez Esnauts et Rapilly.

[547] Galerie des modes, chez Esnauts et Rapilly.

[548] Mémoires sur le règne de Louis XVI, par Soulavie, vol. VI.

[549] La maréchale de Luxembourg envoyait à sa petite fille la duchesse de Lauzun, pour étrennes et comme un persiflage de son engouement de cette mode, un tablier en toile d'emballage, garni d'une superbe dentelle.

[550] Correspondance secrète, vol. XII.—Mémoires de la République des lettres, vol. XX.

[551] Mémoires de Mme de Genlis, vol. X. Dictionnaire des étiquettes.

[552] Revue rétrospective, vol. XV.

[553] Lettres persanes. Amsterdam, 1731.

[554] Les Bagatelles morales.

[555] Mélanges de littérature et d'histoire recueillis et publiés par la Société des Bibliophiles français. Paris, Techener, 1856.—Mémoires du maréchal de Richelieu, par Soulavie, 1793, vol. VIII.

[556] Correspondance du cardinal de Tencin et de Mme de Tencin, sa sœur, sur les intrigues de la cour de France, 1790.—Lettres de Mmes de Villars, la Fayette, de Tencin, 1823.

[557] Mémoires de Mme du Hausset.

[558] Mémoires de Mme d'Épinay, vol. I.

[559] Essai sur le caractère, les mœurs et l'esprit des femmes dans les différents siècles, par Thomas. Paris, 1772.

[560] Mémoires de Marmontel, vol. II.

[561] Mémoires de Mme d'Épinay, vol. I.

[562] Journal de Collé, vol. I.

[563] Correspondance de Grimm, vol. X.

[564] Mélanges de littérature, par Suard. Paris, 1805, vol. I.

[565] Julie, ou la Nouvelle Héloïse.

[566] Lettre autographe de la duchesse de Chaulnes. Portraits intimes du dix-huitième siècle, par Edmond et Jules de Goncourt. (Sous presse).

[567] Mme Necker assure que Mme Geoffrin s'était imposé la loi d'écrire tous les jours deux lettres et que Mme du Deffand faisait plusieurs brouillons du plus insignifiant billet du matin. (Mélanges de Mme Necker, vol. II.)

[568] Correspondance de Voltaire, vol. XII.

[569] Essai sur le caractère et les mœurs des François comparés à ceux des Anglois. Londres, 1776.

[570] Mémoires de Mme d'Épinay.—Mémoires du président Hénault.

[571] Mémoires de la République des lettres, vol. XXI.

[572] Mme Ferrand donna, dit-on, à Condillac l'idée de sa statue animée. (Mémoires de la République des lettres, vol. XVI.)

[573] Julie, ou la Nouvelle Héloïse.

[574] Correspondance de Grimm, vol. IV.—Mémoires de Mme d'Épinay, vol. II.

[575] L'Espion anglois. Londres, 1784, vol. IV.

[576] Lettres inédites de Mme du Châtelet. Paris, 1806.

[577] Mémoires de la République des lettres, passim.

[578] Mémoires de Marmontel. Paris, 1805, vol. III.

[579] Correspondance littéraire de la Harpe. Paris, an IX, vol. III.

[580] Cabinet des estampes. Bibliothèque impériale. Portefeuille d'amateurs.—Catalogue des gravures du baron de Vèze.

[581] Correspondance secrète, vol. X.

[582] Le Papillotage, ouvrage comique et moral. Rotterdam, 1768.

[583] Les Maîtresses de Louis XV, par Edmond et Jules de Goncourt. Sous presse.

[584] Correspondance inédite de Mme du Deffand. Michel Lévy, 1859, vol. I.

[585] Lettres de la marquise du Deffand à Horace Walpole. Paris, 1812, passim.

[586] Parmi les vaporeuses les plus sérieusement atteintes, il faut citer Mme de Lamballe, qui avait de fréquents évanouissements de deux heures, que l'odeur d'un bouquet de violettes faisait trouver mal, à laquelle la vue d'un homard, d'une écrevisse, même en peinture, donnait une crise de nerfs. Mme de Genlis (Mémoires, vol. II), avec sa rancune contre la cour, ne voit dans ces scènes que de jolies comédies. Malheureusement, Mme de Genlis se trompe; la maladie du système nerveux de Mme de Lamballe, ébranlé non par la cause qu'indique le docteur Saiffert, mais par les profonds chagrins que lui avait donnés le prince son mari, cette maladie, dégénérée en mélancolie profonde et en vapeurs convulsives, est si réelle qu'elle cherche pendant tout le siècle son remède près des médecins, des empiriques, des charlatans, depuis Pittara qui guérissait avec des emplâtres sur le nombril, jusqu'à Mesmer, Deslon et leur baquet. (Mémoires de la République des lettres, vol. XVIII.)

[587] Tout le siècle s'est élevé contre cette mode du corps que les femmes ne veulent abandonner à aucun prix. C'est une véritable croisade, depuis les remarques de l'Arétin moderne jusqu'aux observations de l'anatomiste Winslow, depuis les objurgations du bonhomme Métra, jusqu'à l'Avis de Reisser sur les corps baleinés, jusqu'aux plaintes du chevalier de Jaucourt, dans l'Encyclopédie. Pendant tout le siècle on attaque le corps, on le fait responsable de la mort d'un grand nombre d'enfants, de la mort de la duchesse de Mazarin. Les corps les plus à la mode étaient les corps à la grecque, d'abord à cause de leur nom, puis pour leur bon marché, quoiqu'ils fussent très-dangereux, parce que les baleines ne montaient qu'au-dessous de la gorge et pouvaient la blesser.

[588] Lettre sur plusieurs maladies des yeux causées par l'usage du rouge et du blanc, par Gendron. Paris, 1760.

[589] Éloge de l'impertinence.

[590] Les Bijoux Indiscrets.

[591] Traité des affections vaporeuses des deux sexes. Nouvelle édition, augmentée et publiée par ordre du gouvernement. Paris, de l'Imprimerie royale, 1782.

[592] Duclos dans les Confessions du comte de *** dit d'une femme: «Il n'y avait rien qu'elle ne préférât au chagrin de se coucher.»

[593] Correspondance secrète, vol. VIII.

[594] Lettres de la marquise du Deffand. Paris, 1812, vol. I.

[595] Correspondance de Grimm, vol. V.

[596] Mémoires de la République des lettres, vol. IX.

[597] L'Ami des femmes, 1758.

[598] Le Monument du costume. Première série. Texte des planches de Freudeberg.—Dans ces maladies qu'au fond les médecins considèrent comme des maladies morales, Roussel (Système physique et moral de la femme) s'élevait contre la promenade, le remède par excellence de Tronchin, attaquant l'intempérance d'idées que la promenade procure aux femmes, idées qui, tout en les charmant, fatiguent les ressorts de leur esprit.

[599] Mémoires de la République des lettres, vol. III.

[600] Les Masques. S. l. n. d.

[601] Mémoires de la République des lettres, vol. XXI.

[602] Lettres inédites de Mme du Deffand. Paris, Michel Lévy, 1859, vol. I.

[603] Lettres écrites en 1743 et en 1744, au chevalier de Luzeincour, par une jeune veuve. Londres, 1769.

[604] L'almanach historico-physique, ou physiosophie des dames sur les quarante-huit cabinets d'histoire naturelle de Paris, en cite sept appartenant à des femmes parmi lesquelles figurent Mlles Clairon et Ibus.

[605] Mémoires de Mme de Genlis, vol. II.

[606] Catalogue des tableaux de feu M. Blondel de Gagny, par Remy, 1776. Portrait de Mme de Gontaut par Charlier. Je possède un dessin de Gabriel de Saint-Aubin représentant une expérience dans une chambre de physique où, parmi des seigneurs à cordon bleu et des abbés, sont assises d'élégantes femmes.

[607] Correspondance de Grimm, vol. VII.

[608] Journal polytypique.

[609] Correspondance secrète, vol. XVI.—Mémoires de la République des lettres, vol. XX.

[610] Correspondance secrète, vol. X.

[611] Mémoires de la République des lettres, vol. XXXIII.

[612] L'Espion anglais, vol. II.

[613] Correspondance de Grimm, vol. XIV.

[614] Mémoires de Mme de Genlis, vol. I.

[615] Mélanges de Mme Necker, vol. II.

[616] Lettres de Mlle de Lespinasse, vol. I.

[617] Mémoires du président Hénault.

[618] Correspondance de Grimm, vol. XIV.

[619] Correspondance de Grimm, vol. X.

[620] Mémoires de Mme de Genlis, vol. II.

[621] Mélanges du prince de Ligne, vol. XXIII.

[622] Tableau historique de la Révolution, par d'Escherny, Paris, 1815.

[623] Lettres sur les ouvrages et le caractère de Rousseau, par Mme de Staël. Paris, 1820.

[624] Portraits et Caractères, par Sénac de Meilhan, 1813.

[625] Souvenirs de Félicie.

[626] Essai sur les caractères, les mœurs et l'esprit des femmes dans les différents siècles, par Thomas. Paris, an XII.

[627] Variétés littéraires, par Suard. 1804, vol. I.

[628] Correspondance secrète, vol. XIV.

[629] Id., vol. II et XII.

[630] Œuvres complètes de Mme de Staël. 1820, vol. I.

[631] Journal historique de Collé. 1805, vol. III.

[632] Mémoires de la République des lettres, vol. IV.

[633] Correspondance secrète, vol. VII.

[634] Id., vol. I.

[635] Lettres de Mlle Phlipon aux demoiselles Canet.

[636] Correspondance inédite de Mme du Deffand. Paris, 1859, vol. I.

[637] Réflexions nouvelles sur les femmes par une dame de la cour. Paris, 1727.—Mme Necker donne une autre explication: elle trouve les esprits de son temps trop métaphysiques, trop occupés d'abstractions, trop distants et trop séparés des objets réels et extérieurs, pour qu'ils puissent en tirer des jouissances. (Mélanges, vol. I.)

[638] Lettres récréatives, par Caraccioli, vol. I.

[639] Le Mercure de France, peint par Lavreince, gravé par Guttemberg le jeune.

[640] Causeries du lundi, par M. Sainte-Beuve, vol. III.

[641] Lettres de Mlle Phlipon aux demoiselles Canet.

[642] Chevrier y ajoute une quatrième fin: le jeu et l'habitude de donner à jouer.

[643] Mélanges de Mme Necker, vol. III.

[644] Œuvres de Chevrier, vol. I.

[645] Tableau de Paris, par Mercier, vol. III.

[646] Revue rétrospective, vol. V.

[647] Bibliothèque des petits-maîtres.—Le Papillotage.

[648] Œuvres de Saint-Foix. Lettres de Nedim Coggia.—Les Sottises du temps, ou Mémoires pour servir à l'histoire générale et particulière du genre humain. La Haye, 1754.

[649] Correspondance de Grimm, vol. XI.

[650] Mémoires de Mme d'Épinay, vol. I.

[651] Thémidore. A la Haye, aux dépens de la Compagnie, 1745.

[652] Les Liaisons dangereuses, par C... de L.... Londres, 1796, vol. I.

[653] Mémoires de Mme d'Epinay. Passim.

[654] Correspondance de Grimm, vol. IX.

[655] Lettres de Mme de Créqui. Introduction par M. Sainte-Beuve.

[656] Abrégé du Journal de Paris. 1789, vol. IV.

[657] Mémoires de la République des lettres, vol. XVII.—Correspondance secrète, vol. IX.

[658] Correspondance secrète, vol. I.

[659] Mercure de France. Avril 1722.

[660] Paris, Versailles et les Provinces, vol. I.

[661] Mémoires de d'Argenson, vol. II.

[662] Mémoires de Mme du Hausset.

[663] Lettres de Mlle de Lespinasse, vol. I et II.

[664] Mémoires de Richelieu, vol. VII.

[665] Mémoires de d'Argenson, vol. IV.

[666] Mémoires de Richelieu, vol. II.

[667] Mémoires de la République des lettres, vol. XXV et XXVII.

[668] Correspondance secrète, vol. XVII.

[669] Id., vol. XVIII.

[670] Essai sur le caractère, les mœurs et l'esprit des femmes, par Thomas. Paris, an XII.

[671] Avis d'une mère à son fils, par Mme de Lambert.

[672] Mémoires du président Hénault.

[673] Mémoires de d'Argenson, vol. I.

[674] Id., vol. II.

[675] Mémoires de Marmontel, vol I.

[676] Portraits intimes du dix-huitième siècle, par Edmond et Jules de Goncourt. Première série, 1857.

[677] La Police de Paris dévoilée, par Pierre Manuel. Paris, l'an second de la Liberté, vol. I.

[678] Mémoires de la République des lettres, vol. IV.—Correspondance littéraire de Grimm, vol. VI.

[679] Mélanges de Suard, vol. I.—Mémoires de Marmontel, vol. I.

[680] Veut-on avoir la chambre de Mme du Deffand, cette chambre qui, les jours de souffrance et de malaise de l'aveugle, devenait un salon pour les intimes: la voici dans cette planche intitulée dans le catalogue de Cochin: Les Chats angola de Mme la marquise du Deffand. «Un coin de cheminée à côté duquel s'évase une ample bergère aux pieds de bois, aux bras rustiques, aux larges coussins mollets; sous la bergère un panier à laine en osier, à l'apparence de charpagne; contre la cheminée une servante, au-dessous une petite étagère-bibliothèque à trois planchettes de livres; dans l'angle de la pièce une encoignure avec quelques porcelaines; au fond, dans la boiserie unie et plate, sans ornement et sans moulure, une porte vitrée donnant sur le noir d'un cabinet, et dans l'alcôve qui suit, la tête d'un lit qui paraît recouvert d'une perse à ramages, garnissant également le mur où l'on aperçoit un petit cartel: tel est la chambre de Mme du Deffand. Et pour tous habitants la tranquille pièce n'a que deux chats, deux chats ayant au cou l'énorme collier de faveurs, qu'ils portent gravé en or sur le dos des livres possédés par la marquise.» (L'Art du dix-huitième siècle, par Edmond et Jules de Goncourt. 1874, vol. II.)

[681] Correspondance inédite de Mme du Deffand.

[682] Mémoires de Marmontel, vol. II.

[683] Correspondance littéraire de la Harpe, vol. I.—Correspondance de Grimm, vol. IX et X.—Mémoires de d'Argenson, vol. V.—Éloges de Mme Geoffrin, 1812.

[684] Walpole a donné de Mme Geoffrin, je crois, le portrait le plus ressemblant qui ait été fait de cette bourgeoise illustre: «Mme Geoffrin est une femme extraordinaire qui possède plus de sens commun que je n'en ai jamais rencontré, une promptitude extrême pour découvrir les caractères et les pénétrer jusqu'aux derniers replis, et un crayon qui n'a jamais manqué un portrait, ordinairement peu flatté; elle exige et elle conserve en dépit de sa naissance et des préjugés absurdes d'ici sur la noblesse une véritable cour et beaucoup d'attentions. Elle y réussit par mille petites manœuvres et par des services d'amitié en même temps que par une franchise et une sévérité qui semblent être son seul moyen pour attirer chez elle un concours de monde: car elle ne cesse de gronder ceux qu'elle veut s'attacher. Elle a peu de goût et encore moins de savoir, mais elle protège les artistes et les auteurs et elle courtise un petit nombre de personnes pour avoir le crédit nécessaire à ses protégés. Elle a fait son éducation sous la fameuse Mme de Tencin qui lui a conseillé de ne jamais rebuter aucun homme, parce que, disait son institutrice, quand même neuf sur dix ne se soucieraient pas plus de vous qu'un sol, le dixième peut devenir un ami utile.»

[685] Portraits intimes du dix-huitième siècle, par Edmond et Jules de Goncourt. Deuxième série. Lettres de Caylus à Paciaudi.

[686] Mémoires de Marmontel, vol. II.

[687] Correspondance de Grimm, vol. IX.

[688] Correspondance de Grimm, vol. IV.

[689] Correspondance littéraire de la Harpe, vol. I.

[690] Correspondance de Grimm, vol. IX.

[691] Mémoires historiques sur Suard, sur ses écrits et sur le dix-huitième siècle, par Garat. Belin, 1820, vol. I.

[692] Mélanges de Mme Necker, vol. II.

[693] Mémoires de Marmontel, vol. II.

[694] Essai sur les femmes, par Thomas.

[695] Souvenirs de M. de Lévis.

[696] Lettres de Mme du Deffand, vol. III.

[697] Correspondance de la Harpe, vol. XI.

[698] Mémoires de Garat, vol. I.—Mémoires de Marmontel, vol. II.

[699] Mémoires et Correspondance de Diderot, vol. II.

[700] Mémoires de la République des lettres, vol. XVI.

[701] Les dîners de Mme Necker, célèbres par la mauvaise chère qu'on y faisait, avaient lieu tous les vendredis. L'érection d'une statue de Voltaire, dont l'exécution était confiée à Pigalle, sortit d'un de ces dîners où les dix-huit convives étaient: Diderot, Suard, Chastellux, Grimm, le comte de Schomberg, Marmontel, d'Alembert, Thomas, Necker, Saint-Lambert, Saurin, Raynal, Helvétius, Bernard, les abbés Arnaud et Morellet, le sculpteur Pigalle.

[702] Galerie des États généraux. Statira.

[703] Mémoires de la République des lettres, vol. XXIV.

[704] Nouveaux Mélanges de Mme Necker, vol. II.

[705] Correspondance de Grimm, vol. IX et XII.

[706] Mémoires de Marmontel, vol. II.—Mémoires de la République des lettres, vol. XXVIII.

[707] Mémoires de la République des lettres, vol. XI.

[708] Mémoires secrets, par M. d'Allonville, vol. I.

[709] Abrégé du Journal de Paris, vol. I.

[710] Mémoires de la République des lettres, vol. X.

[711] Mémoires de la République des lettres, vol. XVIII.

[712] Id., vol. XXII.

[713] Mémoires de Garat, vol. I.

[714] Mémoires de la République des lettres, vol. XXII, XXIV, XXVI.

[715] Mélanges de Mme Necker, vol. I.

[716] La comédie du Cercle avait légèrement caricaturé, en 1764, les familiers de ce salon à son début. Le médecin c'était: le médecin Lorry, l'Esculape des femmes à la mode; le musicien: l'abbé de la Croix; le poëte: le poëtereau Durosoy.

[717] M. Nicolas, ou le Cœur humain dévoilé, publié par lui-même. Imprimé à la maison. Neuvième époque.

[718] Mémoires de Hénault.

[719] Lettres persanes, 1740.

[720] Correspondance du cardinal de Tencin et de Mme de Tencin, sa sœur, sur les intrigues de la cour de France, 1790.

[721] Mémoires de Richelieu, par Soulavie, vol. V.

[722] Les Sacrifices de l'amour, ou Lettres de la vicomtesse de Senanges et du chevalier Versenay. Paris, 1771.

[723] Mémoires de la République des lettres, vol. XI.

[724] Mémoires du règne de Louis XVI, par Soulavie, vol. IV.

[725] Je possède les plans, coupes, dessins de l'hôtel Cassini, exécutés par Bellisard en 1768, un album qui, dans sa reliure de maroquin rouge primitive, est un curieux et rare spécimen de l'album que les seigneurs bâtisseurs du dix-huitième siècle faisaient exécuter de leur demeure. Attenant à un cabinet de musique, il y a un charmant petit salon demi-circulaire, au plafond peint d'amours, aux boiseries délicates, aux grands lampadaires. C'est peut-être dans ce cabinet de musique qu'avait lieu, en 1772, la représentation, où Mme Cassini jouait le rôle de Mélanie dans la Religieuse de la Harpe; représentation à la suite de laquelle se firent la réconciliation et l'embrassade solennelle de la Harpe et de Dorat, connus par leur illustre inimitié.

[726] Mémoires de Besenval. Baudouin, 1821, vol. I.—Mémoires de règne de Louis XVI, vol. IV.

[727] Mémoires de la République des lettres, vol. XVII.—Mémoires de Tilly, vol. III.

[728] Mélanges du prince de Ligne, passim.—Souvenirs et Portraits, par M. de Lévis.

[729] Souvenirs de Félicie.

[730] Mélanges de Mme Necker. 1798, vol. I.

[731] Correspondance de Grimm, vol. XI.

[732] Mémoires et Correspondance de Diderot. 1841, vol. I.

[733] Correspondance de Grimm, vol. XII.

[734] Confessions de Mme *** principes de morale pour se conduire dans le monde. Paris, Maradan, 1817.

[735] Correspondance inédite de Mme du Deffand. Paris, Michel Lévy, 1859.

[736] Lettres de la marquise du Deffand à Horace Walpole. Paris, 1812, vol. I.

[737] Nouveaux Mélanges, par Mme Necker, vol. II.

[738] Voyez dans la délicate notice intitulée: Vie de la princesse de Poix, née Beauvau, par la vicomtesse de Noailles (Lahure, 1855), si précieuse comme accent d'une société qui n'est plus, la note si juste que donne sur l'attitude dernière des femmes du temps le récit de la mort de Mme de Beauvau: «Cette imposante personne finit sans douleur, sans agonie; elle s'éteignit comme elle avait vécu, en adorant son mari, en honorant Voltaire. Ses derniers moments furent d'une paix toute philosophique. Les cérémonies religieuses n'y tinrent point leur place, mais les apparences furent assez heureusement conservées pour qu'il fût dit, jusqu'au dernier jour, que l'indépendance des idées s'était alliée chez elle à la convenance des formes...»

[739] Journal de Collé. Paris, 1805, vol. I.

[740] Mémoires de la République des lettres, vol. VI.

[741] Correspondance littéraire de la Harpe, vol. II.

[742] L'Espion anglois, vol. I.

[743] Lettres de Mme du Deffand. 1812, vol. III.