Le 29e. Avril 1777.

Votre Excellence,

Toujours sous le Secret.

La Lettre du 21e. d'Avril dont V.E. m'a honoré est un nouveau temoignage de ses sentiments envers moi; permettez moi de vous en rendre mille graces et remercimens; cela vous resemble, c'est toujours notre ancienne connaissance qui vous fait agir, ayez la bonté de continuer ainsi, soiez persuadé du parfait desir de mon côté de vous temoigner en toute occasion tout de même ce qui pourrait contribuer à vous montrer des sentimens et desir de vous obliger, je le saisirai dans toute occasion avec empressement, ardemment, avec zèle et satisfaction infinie.

Ayez la bonté de ne pas perdre de vue d'honorer de conversation notre Cicerone (Mr. Gunther à Leyde), il a de l'esprit et très honnête homme, amusant pour fair ressouvenir et mettre au fait, je le recommande à Votre Excellence.

Je suis charmé que V. E. reçoit avec plaisir tel detail; je suis pareillement vain que V. E. voit avec plaisir que S. A. Monsr. Mon Beau Frère lui ecrive en tout cas s'il le juge à propos dont je ne doute pas. — V. E. dit n'avoir suggeré l'Article des Cousins que pour rendre la masse de la maison plus respectable aux yeux de ceux avec qui l'on voudroit traiter. Je crois entendre par la que V. E. veut dire de rendre aux yeux des Ennemis plus respectable la masse des Troupes de quelques Branches de la Maison par le plus grand nombre. S. A. le Landgrave de Hesse à Cassel croit sans doute les siennes respectables sans le concours des autres Branches de Hesse; sur le chapitre des affaires de sa maison je pense de même mais sacher que les Cousins ne sont à ce qu'il paroit gueres jaloux de tel honeur et que j'en doute, joint à la lenteur d'agir. J'excepte S. A. Monsr. mon beau frère d'Anhalt à Bernbourg (dont j'ai pris souvent la liberté de vous parler en m'arretant sur cet article feu mon Père en auroit fait autant, et le feu Prince Leopold d'Anhalt Dessau, et feu le Père de mon Beau Frère) qui penseroit peut-être comme moi — De telle manière m'entendez vous, que V. E. aura la bonté de croire qu'on ne veut (sur les Cousins) avoir de superiorité, ni ascendant ne croiez pas je vous prie que c'est la vanité, mais la verité, mais pas envie de primer, mais on prétend qu'on voit ce qu'on peut seul.

Acte d'appel au Cicerone et à tout Cicerone tel qu'on voudra. On n'a ni l'honneur d'être Vassal ni Esclave de Messrs. les Cousins tous ensemble, tout aussi peu que S. A. le Landgrave de Hesse Cassel l'est des autres de Hesse. Raillerie à part on ne peut comprendre qui peut avoir suggeré de pareille idée au public; seroit ce ceux qui font les progrès en Canada et des Rebelles? Je puis agir sans tous ces Messrs. la les Cousins, je le repete, et ceux la peuvant en faire autant de même, tant qu'il leur plaira, s'ils peuvent; par faute de pouvoir placer bien des gens, ils me font l'honneur de me les recommander souvent, quoique d'ailleurs nous n'ayons pas grande Connexion, marque tacite que de notre côté, l'on est plus en état de donner des Troupes qu'Eux.

On doute que chés ces Messieurs tous ensemble il puisse partir et arriver des Vaisseaux pour Chine, Japon ou où l'on voudra comme chès nous, ni mettre tant de monde sous les armes comme on a toujours chès nous, ou qu'en badinant seulement on met surpié chès nous; on doute donc de ces avantages, et beaucoup d'autres, tant pour le militaire que pour le Civil chès ces Messieurs Cousins tous ensemble. A moins de compter pour avantages les Juifs de Dessau, et le pays de Table de coté, les premiers pour fournir du plet aux Troupes, ou de la fausse Monnoye du Juif Ephraim et Compie. et avoir un Cour de Courtiers, et le second d'y faire provision de sable pour lenter des Vaisseaux Marchands.

Quatre Frères à Dessau avoient entre eux plus de 600 Chiens par force, logés chès les Bourgeois de Dessau. Belle Garnison! et au premier Coup de Fouet ou de Cors de Chasse, cette Canaille se rassembloit comme les Troupes au Coup de Tambour. Diable! si on pouvoit faire courir les Amériquains comme cela, ce ne serait pas mauvais; mais il faut des Troupes. Car pour l'article des hommes, c'est une question et problème de Pirrhuisme à repondre. — S. A. Mr. mon Beau Frère s'il s'en avise, je le repete, pourroit avoir bien du monde, c'est le seul en état de le faire, il m'a permis d'enlever depuis long tems chès lui; avec feu son Père j'ai eu souvent conversation sur tel sujet, aussi il étoit comme son fils fort porté pour l'amitié; je dois dire cela avec verité.

Permettez donc Acte d'Appel au Cicerone sur cet Article, comme les quatre Eveques de France sur la Bulle renigenitre du Pape et que sur l'Article des Cousins on ne pretend point être melé avec ces Messrs. là, tout aussi peu que Son A. le Landgrave de Hesse Cassel veut l'être avec les autres de Hesse, sans que le Landgrave aye peur de perdre en agissant seul de son coté avec ses Troupes, sans mélange des Cousins des autres Branches de Hesse, pour rendre la masse plus respectable vis-à vis des Ennemis.

En attendant je remercie de nouveau très humblement V.E. des assurances qu'elle fait de recevoir toujours avec plaisir mon griffonage; mais je sai fort bien qu'on peut parler à coeur ouvert à un Anglais tel que V.E., et en l'ancienne connoissance met un vernis et fait grace à mon stile long et ennuiant, de dire peu en beaucoup de paroles, comme les Chanceleries Allemandes des Cours, comme il vous sera bien connu par dessus le marché. Je fais donc de nouveau mille remercimens, et rens graces à V.E. d'avoir reçu avec bonté mes Lettres et même Badinages du 26. et 27. Mars, de meme que les precedentes; la satisfaction qu'elle m'en marque me rend orgeuilleux.

Elle sait que Mr. Faucitt m'a repondu quelque fois, mais il auroit bien mieux valu hater plus pour parvenir à conclusion, qu'à la moutarde des Complimens, et qu'on eut perdu moins de tems à mettre les mains dans la poche, au lieu de faire agir mon monde à remplacer des garnisons à la place des Troupes à tirer des dites Garnisons contre les Ennemis; sans compter autre chose trop long à detailler cette pièce à V.E. Je suis sur que V.E. desire qu'il y ait long temps que tout fut conclu; continuez je vous prie d'y contribuer j'ecris en consequence où besoin est.

Elle croit donc qu'il n'est necessaire à Brunswic, en tel cas qu'on attend que quelqu'un de votre Cour, et qu'un des miens s'y trouve, il faut savoir davantage.

J'ai l'honneur au reste d'être avec considération infinie de V.E. etc. etc.


P. S. A ma lettre du 29. Avril 1777, V.E. excusera; en secret je vous avertis et qu'on continue comme convenue; dans le moment il vient avis avec un Cicerone, autre que le notre la bas chès vous; sur quoi je ne puis me dispenser d'envoier un Gentilhomme avec un Sécretaire, precedé du dit Cicerone pour Londres en droiture (en public sous un autre pretexte) à My Lord Barrington, que My Lord dirige la chose ulterieurement; car on m'avise de le faire pour hâter la conclusion touchant les Troupes; permettez de vous en faire un détail une autre fois, on dit qu'à cette heure il s'agit de beaucoup de monde. C'est sans compliment V.E. qui a aidé, et ne peux l'attribuer qu'à cela, c'est un tour d'amitié de sa part, permettez du moins d'en témoigner mes sincères remercimens, me reservant d'en témoigner ma reconnaissance davantage.

Je vous supplie, ne me faites pas languir d'ecrire, ni notre Cicerone de vous faire sa Cour, dont il gemit de ne l'avoir fait qu'une fois.

XVII.

Oberst August Sigmund v. Koeseritz an — —[11]

(Wörtlich.)

(S.P.O. German States, Vol. 108.)

Zerbst, 20. Mai 1777.

Monsieur,

Vos lettres du 14. et 16. j'ai l'honneur de les accuser; Vous voudrez bien continuer le secret et de ne point envoyer de lettres dorenavant que sous un autre couvert et cachet.

Vous sentez bien que c'est par ordre du Prince que je vous écrit; car celui-ci que vous aviez écrit n'a pas le pouvoir que j'ai sur cet article à cette heure, dont on pourra vous informer une autre fois.

J'espère qu'on aura bientôt nouvelle de Londres, car le Prince, y a envoyé pour conclure sur nouvelles reçues au Prince d'y envoyer pour conclure.

On y conclura premièrement hommes:

Pour première colonne2200
ou pour le total3560
ou pour1600à pied

et la reste après. Ce le plan de faire qu'on conviendra

premièrement à Londresou 1600
ou 2200

et après la reste, et on peut de façon qu'on peut commencer avec les 2200 sera le mieux.

Si Monsieur veut le deguiser et donner un entrevue il pourrait venir à Muling et de Muling à Zerbst voir les troupes Infanterie et Cavalerie.

Monsieur ne seroit-il pas possible que nous convenions ensemble nous donc jusqu'à la conclusion à Londres? Vous preniez 4 compagnies de Grenadiers selon le pied du Prince et 2 canons, sans autre compliment à rabattre sur conclusion à Londres. Ainsi qu'un bataillon blanc Regiment Fusillier à rabattre sur la conclusion a faire et 2 canons et la solde a convenir à Londres.

Ce n'est que pour mieux presser pour montrer combien on peut rendre plaisir sans attendre la conclusion qu'on espere bientot arriver pour pouvoir donner la reste des troupes, on commence pour cela, etant Monsieur Votre tres humble et tres obéissant

serviteur
Aug. Sigmund de Koeseritz
Colonel.




XVIII.

Der Fürst von Anhalt-Zerbst an Sir Joseph Yorke.

(Wörtlich).

(S.P.O. Holland, Vol. 606.)

Dec. 10. 1777.

Votre Excellence,

Pardonnez à la hate, point de Cérémonie.

Les Andes du Perou, Cordellaras à passer vaudroit autant. Permettez pour texte de mon Proue, disoit un Predicateur, mes freres écoutez avec attention et conviction de Coeur.

Pour presser au moins quelque chose, on envoye pour escalader les montagnes et glaces et nieges du Hartz, un bataillon de Grenadiers, et ce qu'on peut ramasser des Chasseurs qu'on peut toujours renforcer. Ces Sacrez Seigneurs de la Chasse! Comme les Grenadiers ont meilleures jambes que d'autres, ils y grimperont donc comme des Singes par Eimbeck et Celerfeld. Je vous prie regardez les Cartes un peu, la ci-jointe note guidera un peu pour ne pas toucher terrain très Prussien. Donc on envoye ces Messrs les Grenadiers où ils trouveront mauvais chemins ils n'ont qu'à se servir de leurs bonnets pour passer et remplir les trous et vuides dans le chemin. Je les envoye donc sur les Bras, ou plutot entre les bras de notre ami M. Faucitt par Mühlhausen, pour les diriger ou sur l'Elbe ou sur le Weser et Jever, où il lui plaira après. M. Faucitt a raison il jette feu et flammes contre les Prussiens, dont vous êtes le seul amusement.

Pour les 2 Bataillons Fusiliers on les fait attendre, seulement pour rendre tout plus ridicule; permettez que la Russie s'en mêle, et presse et force cela vouz aurez bonne revanché par moins aussi. Les Prussiens s'en mordront des doigts avec leur finesse ou trahison. Jusques à cela ne tardera pas comme vous savez, la Russie engagera la chere Prusse à ne pas refuser l'Elbe, ni faire pomper l'air de cette rivière par quelque machine pneumatique et electrique pour empecher le passage usité jusqu'ici et qui ne m'a pas encore été refusé qu'en faveur de vos interets, et par consequent interets communs de vous autres, de l'Empereur l'Empire et autres.

Pour ne pas être long et ennuyant à mon ordinaire je finis cette Lettre, profitant de votre permission de vous griffoner souvent, j'ose assurer que je suis à toujours avec une consideration infinie de V. E. etc. etc.

Note du 12. Decembre 1777.

Excusez que j'ecrive à la hate. Je vous prie que votre Ministre en Russie agisse aussi de son côté et fasse sentir tout. Quand même la réquisition Russe soit parti pour la Prusse que votre Ministre agisse nonobstant.

XIX.

Feronce an Faucitt.

(S.P.O. German States, Vol. 109.)

Brunswic, ce 23. Decembre 1777.

Der Anfang dieses Briefes handelt von der Gefangennahme Burgoyne's bei Saratoga, bei welcher sich bekanntlich ein braunschweigisches Korps befand, dann heißt es weiter:

— — — Si on nous seconde comme on le peut et comme on le doit en vertu du traité, nous nous remettrons bientot sur pied, je vous prie, mon cher Général, de fair avec moi une observation analogue à cette époque, il faut absolument ne point fair revenir ces pauvres capitulants en Allemagne, ils seront mécontents et leurs exagerations degouteront tout le monde de votre guerre d'Amérique, faites aller ces restes à une de vos isles en Amérique, deposez les en Europe dans quelqu'une de vos isles celle de Wight par exemple, on y enverrait les recrues, les armes et vous aurez moins de frais et perdrez moins de temps. Je vous prie, mon cher Général, de refléchir sur ce que je vous dis et si vous vous interessez à cette cause comme vous l'avez toujours fait, touchez en quelque chose à Mylord Suffolk qui a trop de pénétration pour ne pas sentir que cet arrangement serait très salutaire au service du roi. —

XX.

Feronce an Faucitt.

(S.P.O. German Papers, Vol. 110.)

Brunsvic, ce 23. Fevrier 1778.

L'incertitude dans laquelle nous sommes à l'egard du sort de nos trouppes qui ont capitulé à Saratoga, n'empeche pas Msgr. le Duc de Brunsvic de s'occuper de tous les moins propres à rendre utile au service de Sa Majesté Brittannique le reste de ses trouppes qui se trouve en Canada; S.A.S. est tres persuadée que le Ministre Brittannique fera son possible pour hater l'echange des trouppes qui ont capitulé et Msgr. le Duc est trop pursuadé de la bienveuillance de Sa Majesté Brittannique et de la prudence de son Ministere pour supposer qu'on puisse jamais songer à faire passer en Allemagne les trouppes Allemandes qui ont capitulé, le renvoi de ces trouppes dans cet etat de delabrement produiroit les effets les plus facheux et feroit la sensation la plus douloureuse. Afin de tirer au moins quelque partie des Trouppes de Brunsvic qui sont restées en Canada et à Ticonderoga, notre intention seroit d'en former trois regimens, chacun d'environ six cent hommes, y compris les officiers et bas officiers necessaires, les recrues qui sont prets à partir d'ici seront suffisans pour fournir à ce qui manque pour completter ces trois regimens et pour les porter à bien pres de six cent hommes chacun; ces trois regimens seroient commandés ad interim, par trois Lieutenants Colonels des Trouppes de Brunsvic qui se trouvent actuellement en Canada et qui sont Messieurs d'Ehrencreuz, de Barner et Pretorius, il seroit fort à desirer qu'avant l'ouverture de la Campagne on trouvat moien d'echanger le Colonel Specht qui pourvoit passer en Canada pour commander ces trois regimens; nous aurons soin de faire partir avec nos recrues tout ce qui sera necessaire pour armer et equipper complettement ces trois regimens qui se trouveront en etat de faire la campagne dès le moment ou les recrues sont debarqués.

XXI.

Lettre du Landgrave de Hesse au Commandant de ses Troupes en Amérique.

(Aus Band Nr. 600 der Flugschriften in der Bibliothek der Historical Society of New York City.)

(Das Original ist auf sechs Seiten Oktav ohne Angabe des Druckorts mit sehr großen Buchstaben gedruckt; der nachfolgende Abdruck mit allen seinen Fehlern ist wörtlich.)

Monsieur le Baron de Hogendorff je ne puis assés vous témoigner combien la Relation que vouz mavéz Envoyé m'a comblé de joye — l'a conduite de mes hessois qui se sont fait Immolés si heroiquement pour une cause qui nous est si Etrangere, confirme toute l'opinion que javois de leurs bravoure, et Justifie l'Espoir que javois fondée sur leur attachement à mes Interês — mais je ne puis pardonner aux nouvellistes Anglois d'avoir diminué si fort, le nombre de nos morts — pourquoy n'avoir, pas a vouée franchement, qu'aulieu de neuf cent nous en avons perdu 1700! En verité je ne trouverois Guère mon Compte à ce calcule, et je ne puis l'attribuer qu-à un motif très Interressé de leurs part — ces Messieurs Croyent-ils donc, que trentes Guinnés déplus, ou de moins me sont Indifférents! et cela, après un voiage aussi couteux, que celuy que je viens de faire, et qui, m'a fait contracter tant de nouvelles dettes — — non, mon cher, que votre Zèle pour mon service, et vos desirs, pour contribuer a mes plaisirs Redoublent defforts en secondant par tous les moiens possibles, toutes les Occasion qui pourois se presenter pour animer, de plus en plus mes fidelles sujets à se sacrifier Jusqu'au dernier même. Pour Repondre à dés vués aussi légitime, que nécessaires.

Temoignés bien de m'apart au Colonnel, M... combien je suis mécontent de la conduite qu'il à tenu jusqu'ici, — quoy? Le seul de tous nos corps qui n'a perdue qu'un seul homme jusqu'a présent — c'est, ce couvrir de honte, et Redoubler mes peines; — la Signora F... que je viens, d'Engager en Italie va me couter au dela de Cinq cents Guinées par an, et puis ces Anglois, voudroient encore mechicaner sur les blessés, et les estropiés — mais non ils me les payeront selon le même Tarif fixé pour les morts — si non, jaime mieux, quils Imitent l'Exemple de ceux qui se sont laissés prendre à Trenton — en effets — à quoy me serviroient ces miserables! ici? Ils ne sont plus bon à Rien, d'ailleurs, ces maudits Rebelles qui, tirent toujours si bas, les auront sans doute Rendus Impuissants, mais qant à céla, les Jésuites que j'ai envie d'appéller dans mes etats, s'en acquitteront mille, et mille fois mieux, et Réparéront bientôt, toute la depopulation, qui ne s'y manifeste dejà que trop, c'est un Expedient que m'a donné à Rome, le Cardinal T... qui m'a promis de me menager cette affaire avec tonte la dexteritéé Imaginable, — Vous ne sauriez croire (matil dit;) combien la vuë de tant de belles Guinées Ranime la Vigueur. Or quoy qu'il en arrive jouissons du présent et ne nous mettons pas en peine du Reste; sur ce, je prie Dieu, qu'il vous tienne Monsieur le Baron de Hogendorff en sa sainte et bonne garde,

à Cassel 1777.

XXII.

Translation[12] of a treaty between His Majesty and the Landgrave of Hesse Cassel.

His Britannic Majesty being desirous of employing in his service a body of twelve thousand men of the troops of His most Serene Highness the reigning Landgrave of Hesse Cassel, and that prince full of attachment for His Majesty, desiring nothing more than to give him proofs of it, His Majesty, in order to settle the objects, relative to this alliance has thought proper to send to Cassel the Sieur William Faucitt his minister plenipotentiary and colonel in his service, and His most Serene Highness has named, on his part for the same purpose, the Baron Martin Erneste de Schlieffen, his minister of state, lieutenant general and knight of his orders, who being furnished with requisite full powers, have agreed that the treaties formerly concluded between Great Britain and Hesse, shall be made the basis of the present treaty, and to adopt as much of them as shall be applicable to the present circumstances, or to determine by new articles such points as must be settled otherwise, every thing that shall not be differently regulated, shall be deemed to subsist in full force, as it shall appear to be declared in the abovementioned treaties, and as it is not possible to specify each particular case, every thing that shall not be found regulated in a precise manner, neither in the present treaty nor in the former treaties, ought to be settled with equity and good faith, conformably to the same principles which were agreed on by each part to be pursued for regulating all such cases, whether during or after the last war.

I. There shall be therefore, by virtue of this treaty between his Majesty the King of Great Britain and his most Serene Highness the Landgrave of Hesse Cassel, their successors and heirs, a strict friendship, and a sincere, firm and constant union, in so much that the one shall consider the interests of the other as his own, and shall apply himself with good faith to advance them to the utmost, and to prevent and avert mutually all trouble and loss.

II. To this end it is agreed, that all former treaties principally of guaranty, be deemed to be renewed and confirmed by the present treaty in all their points, articles and clauses, and shall be of the same force as if they were herein inserted, word for word, so far as it not derogated from them by the present treaty.

III. This body of twelwe thousand men, of the troops of Hesse, which is to be employed in His Brittannic Majesty's service, shall consist of four battallions of grenadiers, of four companies each, fifteen battallions of Infantry, of five companies each, and two companies of chasseurs, the whole provided with general and other necessary officers. This corps shall be completely equipped and provided with tents, and all accoutrements of which it may stand in need; in a word shall be put upon the best footing possible, and none shall be admitted into it but men fit for service, and acknowledged for such by His Britannic Majesty's commissary. Formerly the signature of the treaties has usually preceded, by some time, the term of the requisition for the march of the troops, but as in the present circumstances there is no time to be lost, the day of signature of the present treaty is deemed to be also the term of the requisition, and three battalions of grenadiers, six battalions of Infantry, with one company of chasseurs, shall be in a condition to pass in review before His Britannic Majesty's commissary on the fourteenth of February, and shall begin to march on the day following the fifteenth of February, for the place of embarkation. The rest shall be ready in four weeks after, if possible and march in like manner.

This body of troops shall not be separated, unless reasons of war require it, but shall remain under the orders of the general to whom His most Serene Highness has entrusted the command, and the second division shall be conducted to the same places only where the first shall actually be, if not contrary to the plan of operations.

IV. Each battalion of this body of troops shall be provided with two pieces of field artillery, with the officers, gunners and other persons, and the train thereunto belonging, if his Majesty is desirous of it.

V. Toward defraying the expence in which the most Serene Landgrave shall be engaged, for the arming and putting in condition the said corps of twelve thousand men, His Majesty the King of Great Britain promises to pay to His most Serene Highness, for each foot soldier thirty crown banco levy money, as well for the Infantry as for the chasseurs, or artillery, if there should be any, the sum total of which shall be ascertained according to the number of men composing this corps, and as they have been reckoned in former alliances.

The sum of one hundred and eighty thousand crowns banco valued as in the following article, shall be paid on account of this levy money on the tenth of February, and the residue shall be paid, when the second division of this corps shall begin their march.

VI. In all the former treaties a certain number of years is stipulated for their duration, but in the present His Britannic Majesty choosing rather not to engage himself for any longer time than he shall have occasion for these troops, consents instead thereof that the subsidy shall be double from the day of the signature of this treaty to its expiration, that is to say, that it shall amount for this body of twelve thousand men to the sum of four hundred and fifty thousand crowns banco per annum, the crown reckoned at fifty three sols of Holland, or at four shilling and nine pence three farthings English money, and that the subsidy shall continue upon this foot during all the time that this body of troops shall remain in British pay. His Britannic Majesty engages also to give notice to the most Serene Landgrave of its termination twelwe months or a whole year before it shall take place, which notice shall not even be given before this body of troops is returned, and actually is arrived in the dominions of the said prince, namely in Hesse, properly so called. His Majesty shall continue equally to this corps the pay and other emoluments for the remainder of the month in which it shall repass the frontiers of Hesse, and His most Serene Highness reserves to himself on his side the liberty of recalling his troops at the end of four years, if they are not sent back before, or to agree with His Britannic Majesty at the end of that time for another term.

VII. With regard to the pay and treatment, as well ordinary as extraordinary, of the said troops, they shall be put on the same foot, in all respects, with the national British troops, and His Majesty's departement of war shall deliver without delay to that of His most Serene Highness, an exact and faithful state of the pay and treatment enjoyed by those troops, which pay and treatment, in consideration that His most Serene Highness could not put this corps in a condition to march in so short a time without extraordinary expences, shall commence for the first division on the first of February, and for the second, seven days before it shall begin to march, and shall be paid into the military chest of Hesse, without any abatement or deduction, to be distributed according to the arrangements which shall be made for that purpose, and the sum of twenty thousand pounds sterling shall be advanced immediately on account of the said pay.

VIII.[13] If it should happen unfortunately that any regiment or company of the said corps should be ruined or destroyed either by accidents on the sea or otherwise, in the whole or in part, or that the pieces of artillery or other effects with which they shall be provided, should be taken by the enemy, or lost on the sea, His Majesty the King of Great Britain shall cause to be paid the expences of the necessary recruits, as well as the price of the said field pieces and effects, in order forthwith to reinstate the artillery or the said regiments and companies, and the said recruits shall be settled likewise on the foot of those which were furnished to the Hessian officers by virtue of the treaty of 1702, article the fifth, to the end that the corps may be always preserved and sent back in as good a state as it was delivered in, the recruits annually necessary shall be sent to the English Commissary, disciplined and compleetly equipped, at the place of embarkation, at such time as His Britannic Majesty shall appoint.

IX. In Europe His Majesty shall make use of this body of troops by land wherever he shall judge proper, but North America is the only country of the other parts of the globe where this body of troops shall be employed. They shall not serve on the sea, and they shall enjoy, in all things without any restriction what soever, the same pay and emoluments as are enjoyed by the English troops.

X. In case the Most Serene Landgrave should be attacked or disturbed in the possession of his dominions, His Britannic Majesty promises and engages to give him all the succour that it shall be in his power to afford (original de donner) which succour shall be continued to him until he shall have obtained an entire security and just indemnification: as the most Serene Landgrave promises likewise on his part, that in case His Majesty the King of Great Britain is attacked or disturbed in his kingdoms, dominions, lands, provinces or towns, he will give him (original, lui prêtera) in like manner all the succour that it shall be in his power to afford (Original de donner) which succour shall likewise be continued to him, until he shall have obtained a good and advantageous peace.

XI. In order to render this alliance and union the more perfect and to leave no doubt with the parties about the certainty of the succour which they have to expect by virtue of this treaty, it is expressly agreed, that to judge for the future whether the case of this alliance and the stipulated succour exists or not, it shall suffice, that either of the parties is actually attacked by force of arms, without his having first used open force against him who attackes him.

XII. The sick of the Hessian corps shall remain under the care of their physicians, surgeons, and other persons appointed for that purpose, under the orders of the general commanding the corps of that nation, and every thing shall be allowed them, that His Majesty allows to his own troops.

XIII. All the Hessian deserters shall be faithfully given up wherever they shall be discovered in the places dependent on His Britannic Majesty, and above all as far as it is possible, no person whatever of that nation shall be permitted to establish himself in America, without the consent of his sovereign.

XIV. All the transports of the troops, as well for the effects, shall be at the expence of His Britannic Majesty, and none belonging to the said corps shall pay any postage of letters, in consideration of the distance of the places.

XV. The treaty shall be ratified by the high contracting parties, and the ratifications thereof shall be exchanged as soon as possible.

In witness whereof, we the undersigned, furnished with the full power of His Majesty the King of Great Britain, on one part, and of His most Serene Highness the reigning Landgrave of Hesse Cassel on the other part, have signed the present treaty and have caused the seals of our arms to be put thereto. Done at Cassell the fifteenth of January in the year 1776.

L.S. William Faucitt.L.S. M. de Schlieffen.

XXIII.

Friedrich der Große an den Markgrafen Karl Alexander von Brandenburg-Bayreuth.

(Anspacher Manual-Akten I, 190.)

Potsdam, ce 24. Octobre 1777.

Monsieur mon Neveu!

J'avoue à Votre Altesse Serenissime, que Je ne pense jamais à la guerre actuelle en Amérique sans être frappé de l'empressement de quelques princes d'Allemagne, de sacrifier leurs Trouppes à une querelle qui ne les regarde pas. Mon étonnement augmente même quand Je Me rappelle de l'histoire ancienne, cet eloignement sage et général dans Nos Ancêtres, de prodiguer le sang allemand pour la defense des droits etrangers et qui passa même en loi dans le corps Germanique.

Mais Je M'apperçois que Mon patriotisme M'emporte; et Je reviens à la lettre de Votre Altesse Serenissime du 14. qui l'a si fort ranimé. Elle y demande le passage libre des recrues et bagages qu'Elle veut envoyer au Corps de ses Trouppes au service de la Grande Brétagne et Je prends la liberté de lui faire observer que si Elle veut les faire passer en Angleterre, elles n'auront pas seulement besoin de traverser Mes Etats et qu'Elle pourra leur faire prendre une toute plus courte pour les faire embarquer. Je soumets même cette idée au jugement de Votre Altesse Serenissime et Je ne suis pas moins avec toute la tendresse que Je Lui dois, Monsieur Mon Neveu, de Votre Altesse Serenissime le bon Oncle

Fédéric.





Sinnentstellender Druckfehler.


S. 90, Zeile 12 v.o. ließ euphemistisch statt euphonistisch.




Buchdruckerei von Gustav Schade (Otto Francke) in Berlin.

Fußnoten

[1] Eine Banko-Krone war in englischer Münze vier Shilling 93/4 Pence, eine deutsche Krone drei Shilling 66/7 Pence.

[2] Ein Schreckenberger beträgt 6 Albus und 6 Heller; 32 Albus, deren jeder 12 Heller hat, sind 1 Thaler Pr.; ein Schreckenberger ist also etwa 6 Sgr.Pr.Ct. und von jedem Hundert Gulden der zu bezahlenden Steuern wurde ein solcher Schreckenberger bezahlt. (Schlözer's Briefwechsel VIII. 388.)

[3]


Patrioten schauen mit Entzücken
Seinem Flug durch seine Himmel nach,
Und aus froher Unterthanen Blicken
Rieselt Wonne — schwillt — und wird ein Bach.

Alle Sänger unsers Landes hauchen
Mit dem Flammenodem in's Gedicht,
Und die Künstler mühen sich zu tauchen
Ihre Pinsel in des Festes Licht.

Ha, Thalia! — mit dem Dank des Waisen,
Mit der Wittwe Lachen durch den Flor,
Mit den Wolken, die gen Himmel kreisen,
Steig' auch deine Opferwolk' empor.

Näher am Altare will ich knieen; —
Denn, o Karl! wenn Kunstgefühle hier,
Wenn der Tugend höhre Triebe glühen,
Hier in dieser Brust; — so dank' ich's Dir!



So nimm denn unsern Dank,
Erhabner Karl,
Eine Opferschale voll Freudenthränen!



Wir singen in jauchzenden Tönen
Dem Kenner des Großen und Schönen
Den schallenden hohen Päan, —
Dem Wäger großer Verdienste,
Dem Schutzgeist schüchterner Künste
Tönt unser Chor himmelan! —

[4] Die Königinn, eine geborene Mecklenburg-Strelitzische Prinzessinn, schreibt wörtlich: „Je me suis acquittée de la commission du Margrave d'Anspach tout de même comme vous avez fait. Le cher Roy, ayant toutes les troupes qui lui faut, ne pense plus en augmenter ce nombre; ainsi vous ferez, scavoir cela avec tous les compliments et la politesse qui vous sont naturell, an den gehörigen Orthen.“

[5] Franklin schreibt d.d. Paris, 1. Mai 1777 an John Winthrop: „The king of Prussia's humour of obliging those princes to pay him the same toll per head for the men they drive through his dominions as used to he paid him for their cattle, because they were sold as such is generally spoken of with approbation as a just reproof of those tyrants“. Works VIII., 215. Was hier als Thatsache erzählt wird, ist nichts als eine jener zahllosen tendenziösen Anekdoten, die zu jener Zeit in Holland oder den Pariser Salons fabrizirt wurden. Franklin glaubte sie vielleicht, weil sie seinen Wünschen entsprach; wahrscheinlich hat er sie aber selbst gemacht.

[6] Avis aux Hessois et autres Peuples de l'Allemagne. Vendus par leurs Princes à l'Angleterre. — A. Clèves chez Bertol. 1777, 8. Das Motto lautet: „Quis furor iste novus? quo nunc quo tenditis — —? Heu miseri cives! non hostem inimicaque castra — Vestras spes uritis“. Virgilius. (Sollte heißen: miserae cives, siehe Aeneis V., 671; die Weiber wollten die Schiffe verbrennen.)

[7]

Trennung, Eigennutz und Knechtswuth haben
Allen öffentlichen Sinn begraben,
Daß der Deutsche nur in Horden lebt,
Und daß dummheitstrunken diese Horden
Um die Wette sich für Fremde morden,
Daß die mildre Menschheit weint und bebt.


Unsre Edlen suchen fremde Ketten,
Wer soll nun das Vaterland erretten?
Jeder theilt sich gierig in den Raub.
Wo der blinde Eigennutz gebietet,
Wo man für Obolen Söldner miethet,
Bleibt man für den Ruf der Ehre taub.

(Werke I, 316. Ausgabe von 1825.)

[8] So sagt u.A. noch eine Ende Februar 1864 erlassene Adresse des Kongresses der Rebellenstaaten an die südliche Bevölkerung: „The administration (of Lincoln) has been able thus far by its legions of „Hessian“ mercenaries to overawe the masses, to control the elections and to establish an arbitrary despotism.

[9] Herr v. Eelking erklärt S.224 im ersten Bande seiner „Hülfstruppen“ diese letzte Aeußerung Donop's, nachdem er die erste Hälfte der Duplessis'schen Aufzeichnung als wahr angenommen, für kleinmüthig und im Widerspruche mit dem Charakter des Sterbenden stehend. Auch erwähne sein Adjutant eben so wenig etwas davon, als irgend eins der zahlreichen Offizierstagebücher. Abgesehen davon, daß es willkürlich ist, eine Zeugenaussage zu zerreißen, so steht so viel fest, daß höchstens Donop's Adjutant und kein andrer deutscher Offizier gegenwärtig gewesen sein konnte, daß wir aber nicht wissen, ob er wirklich gegenwärtig gewesen ist und Französisch verstand. Dann aber wird sich ein deutscher Adjutant, wie damals so auch heut zu Tage, wohl hüten, solche Liebeserklärungen unter die Leute zu bringen oder gar Serenissimo zu melden. Derartige „Etourderien“ werden von diesen Herren am liebsten im Interesse des eigenen Avancements oder, wie der Kunstausdruck lautet, des höchsten Dienstes todtgeschwiegen. Wäre ein amerikanischer Farmer oder ein sonst mit den europäischen Verhältnissen unbekannter Berichterstatter der Gewährsmann der obigen Aeußerung, so könnte man vielleicht mit Recht an ihrer Echtheit zweifeln. Mauduit ist aber eine untadelhafte Autorität. Er erzählt nur Thatsachen, ohne jede Tendenz und zwar als Augen- und Ohrenzeuge. Es ist deshalb auch nicht der mindeste Grund vorhanden, seine Mittheilung willkürlich zu zerstückeln, sondern man muß sie ganz und ungetheilt als echt annehmen. Hier mögen seine eigenen Worte folgen: — Une voix s'éléva du milieu des cadavres et dit en Anglais: „Qui que vous soyez, tirez moi d'ici!“ C'était celle du Colonel Donop. Mr. de Mauduit le fit prendre par ses soldats, et le fit porter dans le fort, oû il ne tarda pas d'être reconnu. Il avait la hanche fracassée. — — „Je suis content — repliqua Donop en se servant de notre langue, — je meurs entre les bras de l'honneur même. C'est finir de bonne heure une belle carrière, mais je meurs victime de mon ambition et de l'avarice de mon souverain.“ (Voyages de Mr. le Marquis de Chastelluc dans l'Amérique septentrionale, Paris 1788, I, 288). Auch der damals im amerikanischen Hauptquartier sich befindende General Jobann Kalb schreibt am 2. November 1777 an den Herzog von Broglio, daß Oberst Donop tief betrauert von seinen Soldaten gefallen sei und daß seine letzten Worte gewesen, er sterbe als Opfer der Habgier seines Fürsten. (Leben des amerikanischen Generals Johann Kalb von Friedrich Kapp. S.123.)

[10] Eine wissentliche Unwahrheit; das Regiment sollte erst ausgehoben werden.

[11] Faucitt sagt in seinem Briefe vom 27. Juni 1777 an Suffolk über das obige Schreiben: „Der einliegende Brief ist vom 20. Mai statt 20. Juni datirt; sein Stil zeigt, daß er the handiwork of His Serene Highness himself (von Sr. Durchlaucht selbst verübt) ist.“

[12] Aus dem Französischen.

[13] Der mit diesem §. korrespondirende elfte §. des braunschweiger Vertrags enthielt noch folgende Bestimmung, die man in sämmtlichen späteren Verträgen, wegen des durch sie erregten Unwillens, fallen ließ: According to custom, three wounded men shall be reckoned as one killed, a man killed shall be paid for at the rate of levy money (thirty crown banco = 51 Thlr. 15 Sgr.).

 

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