554,

11, Atletes.—En dehors de l’entraînement continu auquel de nos jours sont soumis les jockeys qui prennent part aux courses, on leur fait suivre un régime spécial et, entre autres choses, on provoque pareillement, chez eux, d’abondantes transpirations pour les rendre plus légers, avant qu’ils ne montent à cheval pour courir.

20, Marée.—Foule; comme on dit «les flots de la multitude».

22, Grece.—Les Turcs; mais cette situation a pris fin en 1830, époque à laquelle une insurrection datant de 1821 et la bataille navale de Navarin, gagnée en 1827 par les flottes combinées de France, d’Angleterre et de Russie, rendirent à la Grèce son indépendance.

32, Inconuenient.—C’est actuellement encore, en Europe, une des causes de guerre des plus à redouter que de servir de palliatif à des difficultés économiques, ou de dérivatif à des difficultés de politique intérieure, qui vont croissant sans cesse par suite de l’aveuglement, de l’inertie et de la division des conservateurs et, d’autre part, de l’esprit de plus en plus entreprenant et des exigences de plus en plus grandes des socialistes.

39, Carthaginois.—Carthage, située non loin de l’emplacement où se trouve actuellement Tunis, devenue la capitale d’une république maritime très puissante, et la rivale de Rome, eut à soutenir contre celle-ci de longues luttes connues sous le nom de «guerres puniques», qui se terminèrent par la prise et la destruction de la cité africaine (146).

39, Bretigny.—Froissart, I, 213.—Le traité de Brétigny (1359), par lequel le roi Jean le Bon, fait prisonnier à la bataille de Poitiers, abandonnait à l’Angleterre, pour racheter sa liberté, toutes les conquêtes faites par ses prédécesseurs, ne fut pas reconnu par les États généraux convoqués à cet effet par le Dauphin. La guerre reprit alors de plus belle, pour ne se terminer qu’en 1453, par la bataille de Castillon; elle avait duré cent quinze ans.

556,

2, Outre-mer.—Allusion à une expédition en Angleterre, méditée vers 1338 par Philippe IV de Valois, pour laquelle il avait réuni vingt à trente mille hommes, et que devait commander son fils Jean, duc de Normandie, depuis Jean le Bon, alors âgé de 20 ans; cette expédition n’eut pas lieu, le roi d’Angleterre ayant pris lui-même l’offensive et envahi la France.

10, Ruine.—C’était l’avis de l’amiral de Coligny; et, s’il se trouvait à Paris lors de la S.-Barthélemy, c’est qu’il était question, à ce moment, entre le roi et lui, d’une guerre dans les Pays-Bas devant servir de dérivatif à nos troubles intérieurs d’alors, guerre dans laquelle il eût exercé un commandement.

13, Commodité.—«La guerre n’est qu’un instrument de la politique.» Clausewitz.

14, Virgo.—Némésis, déesse de la vengeance, chargée de punir le crime et de renverser une insolente prospérité; surnommée Rhamnusia, de ce qu’elle avait un temple à Rhamnus, bourg de l’Attique.

20, Elotes.—Plutarque, Lycurgue, 21.—Elotes ou Ilotes; à l’origine ce nom désignait les habitants d’Hélos, ville de Laconie (Grèce anc.), prise et détruite en 1059 par les Lacédémoniens qui les réduisirent en esclavage. Il fut ensuite étendu à tous leurs esclaves indistinctement, qu’ils traitaient avec une extrême dureté, les entretenant soigneusement dans l’état le plus abject.

27, Art.—Celse dit à cet égard: «Ceux qui pratiquent la médecine rationnelle, estiment qu’Hérophile et Erasistrate agissaient bien, en obtenant des rois que les criminels leur fussent livrés pour être disséqués vivants, et qu’on pût observer, alors qu’ils étaient encore pleins de vie et avant qu’ils eussent rendu l’âme, la disposition, la couleur, la forme, les dimensions des organes»; mais il ajoute: «disséquer ainsi des hommes vivants, est aussi cruel qu’inutile».

35, L’empereur.—Ce ne fut qu’en 403 que les combats de gladiateurs furent abolis par l’empereur Honorius, après que les spectateurs eurent tué à coups de pierre un anachorète, nommé Télémaque, qui, venu exprès de l’Orient à Rome, s’était jeté entre les combattants pour les séparer.

558,

17, Rumpi.—Dans les combats de gladiateurs, le vaincu devait mettre bas les armes et était égorgé, à moins que les spectateurs ne voulussent lui sauver la vie; le vainqueur les consultait du regard: le bras étendu, le poing fermé, le pouce détaché et en dessus, marquait qu’il eût à achever son adversaire; le poing renversé, le pouce en dessous, qu’on faisait grâce.

30, Interest.—Le fait était assez fréquent jadis: le landgrave de Hesse, le duc de Brunswick en Allemagne vendaient leurs sujets aux recruteurs anglais; le prince de Waldeck, aux Hollandais; les Suisses se vendaient eux-mêmes. A la bataille de S.-Quentin, il y avait des Allemands des deux côtés; de même des Suisses, à la bataille de Fontenoy, etc.

CHAPITRE XXIV.

31, Romaine.—Ce qui a le plus contribué à rendre les Romains les maîtres du monde, c’est qu’ayant combattu successivement tous les peuples, ils ont toujours renoncé à leurs usages, sitôt qu’ils en ont trouvé de meilleurs. Montesquieu.

560,

4, Suetone.—César, 56.

10, Moy.—Cicéron, Epist. fam., VII, 5.—La lettre en question porte M. Orfius.—Quelques-uns ont regardé l’offre de César comme un badinage, Montaigne la prend au sérieux et il a probablement raison; ces chefs de peuplade étaient de fait des lieutenants de la république romaine et il n’y a pas à s’étonner qu’elle pourvût à leur nomination.

12, Deiotarus.—Cicéron, De Divinat., II, 37.—Déjotarus était allié de Rome; malgré ses traités avec elle, César lui enleva son royaume parce qu’il avait suivi le parti de Pompée auquel il s’était lié d’amitié; plus tard, il le reçut en grâce.

13, Gentil-homme.—Les éd. ant. à 88 ajoutent: sien amy.

16, Escus.—Suétone, César, 54, indique comme se montant à six mille talents (27.900.000 fr.) la contribution que versa Pompée.

19, Marcus Antonius.—Plutarque, Antoine, 8.

34, Immortels.—En 170Tite-Live, XLV, 12 et 13.

562,

5, Reges.—Citation que Montaigne a traduite, avant de la donner.—C’est le régime qui, de nos jours, subsiste dans la partie de l’Hindoustan soumise à la domination de l’Angleterre, qui en a absorbé une portion, en administre une autre directement et a laissé le reste à ses princes indigènes respectifs à titre de tributaires, vassaux ou alliés. C’est ce qu’elle est en train d’appliquer à l’Égypte; et ce que nous-mêmes pratiquons en Tunisie, sous le nom de protectorat.

10, Acquis.—En 1526, Jean Zapoly disputait à Ferdinand d’Autriche (le frère de Charles-Quint) le trône de Hongrie: battu par son compétiteur, il s’adressa à Soliman dont il se reconnut le vassal, et en obtint, en retour, l’investiture d’une partie de ce royaume et des secours.

CHAPITRE XXV.

21, Appian.—Guerres civiles, IV.

29, Hebetée.—Affaiblie.

34, Liaisons.—Bandages.

564,

1, Froissard.—Mémoires, 1, 29.

8, Bicles.—Ceux qui louchent.

11, Mot.—C’est ce qui arrive fréquemment quand, pour se moquer, les enfants contrefont un tic, un défaut de prononciation: c’est ce qui leur fait contracter si facilement et d’une façon inconsciente l’accent des pays où ils séjournent; c’est également un effet analogue qui fait qu’entendre tousser, voir bâiller nous provoque à le faire nous-mêmes. Cela avait donné lieu chez les Grecs à un proverbe que rapporte Plutarque: «Si tu fréquentes un boiteux, tu apprendras à clocher»; et à ce propos, Montaigne dit encore au chap. XX du livre I des Essais (I, 132): «Vn tousseur continuel irrite mon poulmon.»

15, Seiourner.—Et de me reposer dessus.

19, Pline.—Nat. Hist., VII, 50.

22, Ailleurs.—«Fortis imaginatio generat casum, disent les clercs»; entrée en matière du ch. XX du liv. I (I, 132).

28, Lucilius.—Sénèque, Epist. 50.

CHAPITRE XXVI.
566,

20, Barbares.—Tacite, Ann., XII, 47.—Cette coutume était en usage chez les peuples de l’Asie septentrionale: les Ibériens, les Arméniens, les Parthes.

26, Pollere.—Les éd. ant. aj.: qui signifie exceller sur les autres.

568,

6, Populariter.—V. N. II, 558: Rumpi.

11, Armées.—Suétone, Auguste, 24.

12, Italique.—Ou sociale; guerre entre les Romains et leurs alliés les peuples d’Italie, qui réclamaient, pour prix de leurs services, le droit de bourgeoisie et les privilèges attachés au titre de citoyen romain (91 à 87).

15, Voyage.—Les éd. ant. portent: cette guerre, au lieu de: «ce voyage».—Valère Maxime, V, 3, 3.—On croit que c’est de là (a pollice trunco, de ce qu’on se mutilait le pouce pour se dispenser du service militaire) que vient le mot poltron (V. N. II, 542: Appoltronny).—En 367, l’empereur Valentinien condamna à être brûlés vifs ceux qui se coupaient les doigts pour se soustraire à la milice. De nos jours, en France, ceux qui se rendent coupables de faits semblables ou analogues, ce qui arrive de temps à autre, sont punis judiciairement et, à l’expiration de leur peine, envoyés dans des corps de discipline où ils accomplissent leur temps de service.

15, Quelqu’vn.—Ce quelqu’un c’est Philoclès, un des généraux d’Athènes, dans la guerre du Péloponnèse, qui, lui-même fait prisonnier un peu plus tard à la bataille d’Ægos Potamos (404), fut mis à mort avec 3.000 autres prisonniers. Plutarque, Lysandre, 5; Xénophon, Hist. Gr., II; etc.

18, Æginetes.—En 458. Cicéron, De Off., III, 11; Valère Maxime, IX, 2; mais Elien, Plutarque et Xénophon, qui relatent également le fait, disent que ce fut pour les mettre hors d’état de manier la lance, sans les rendre incapables de ramer. Peut-être est-ce en retour que fut rendue à Égine cette loi qui ordonnait de mettre à mort tout Athénien qui aborderait dans l’île, loi dont faillit être victime Platon quand il y fut déporté par ordre de Denys le Tyran; il n’aurait dû son salut qu’à ce que quelqu’un aurait dit par dérision que ce n’était qu’un philosophe, sur quoi on se borna à l’agréer comme esclave.—A certains moments de l’empire romain, on coupa aussi les jarrets aux prisonniers de guerre pour les empêcher de servir plus tard.

19, Lacedemone.—Plutarque, Lycurgue, 14.

CHAPITRE XXVII.

21, Couardise.—Lâcheté, poltronnerie.

25, Friuoles.—Robespierre, au plus fort de la Terreur, voyant pêcher, après un repas qu’il avait fait à la campagne, s’apitoyait, dit-on, sur les souffrances des poissons qui, une fois pris, mouraient hors de l’eau.  Mme Campan.

28, Andromache.—Hécube, pendant la guerre de Troie, perdit presque tous ses enfants au nombre de dix-neuf, vit massacrer sous ses yeux son mari, sa fille Polyxène, son petit-fils Astyanax, fils d’Hector, et devint l’esclave d’Ulysse, tandis que sa fille Andromaque devenait celle de Pyrrhus, fils d’Achille, qui l’épousa. Les malheurs de l’une et de l’autre ont fait le sujet de tragédies grecques et aussi de tragédies françaises.

29, Iours.—Plutarque, Pélopidas, 15.—Alexandre de Phères, assistant à une représentation des Troades d’Euripide, sortit brusquement du théâtre et fit dire à l’acteur de ne pas s’inquiéter et de continuer à bien jouer son rôle; que s’il était sorti, ce n’était pas qu’il fût mécontent de son jeu, mais qu’il avait honte que lui, qui sans pitié envoyait tant de gens à la mort, on le vît s’attendrir sur les malheurs d’Hécube et d’Andromaque.

570,

2, Voir.—S’arrête, dès qu’elle voit.

8, Gendarme.—S’accoutume au meurtre et devient cruel par l’habitude de plonger, jusqu’aux coudes, ses mains et ses bras dans le sang.—«Se gendarmer», c’est se mettre en humeur, en posture d’homme qui veut combattre.

20, Bouquer.—«Faire bouquer quelqu’un», c’est lui causer du dépit, le mortifier, le faire enrager, l’obliger à céder. Au propre, c’est, en se jouant, donner sur les joues du patient, qui les tient gonflées, deux petites tapes, du plat et du revers de la main, qui l’obligent à desserrer et à laisser échapper l’air qui sort avec un bruit semblable à celui d’un petit coup de baguette sur un tambour.

29, Commise.—Plutarque, Des délais de la Justice divine, 2.—Montaigne se trompe en disant que Bias plaignait les Orchoméniens; c’est Patrocle, un des interlocuteurs de ce dialogue de Plutarque, qui cite cet exemple de la vengeance trop tardive des dieux, sans indiquer en quoi a consisté cet acte de trahison, ni à quelle époque il a été commis, mais seulement que de ce fait les Orchoméniens auraient perdu enfants, parents et amis, et que ce ne serait que longtemps après que Lyciscus aurait été atteint d’une maladie par suite de laquelle son corps tombait en décomposition et que lui-même considérait comme une punition du ciel.

37, Pistolade.—Coup de pistolet.

572,

16, Vertu.—Courage.

19, Vaincre.—Les éd. ant. portent: mais lâchement, sans combat et sans hazard; au lieu de: «plus seurement qu’honorablement».

24, Aueugle.—«Faire la figue à quelqu’un», c’est lui faire la nique, lui tirer la langue, lui rire au nez, en un mot se moquer de lui en lui faisant quelque grimace (V. N. I, 124: Figue).

24, Sourd.—«Dire des pouilles à quelqu’un», c’est lui dire des injures, des paroles méprisantes.

27, Morts.—Pline, dans sa Préface à Vespasien. C’est Plancus lui-même qui fit la réponse donnée par Montaigne comme exprimée en son nom.

29, Noisif.—Querelleur; dérive de noise que l’on retrouve encore dans cette expression souvent employée: «chercher noise».

29, Aristote.—Diogène Laerce, IX, 18.

32, Coup.—Les éd. ant. ajoutent: de baton.

574,

8, Combat.—C’est ce à quoi on est revenu de nos jours.

33, Henry.—Chroniques de Monstrelet, I, 9.—En 1371; le duc d’Orléans, frère de Charles VII et père de Dunois, accusé d’avoir contribué à la maladie du roi devenu fou, et de le tenir en chartre privée, avait provoqué Henry IV roi d’Angleterre, qui avait tenu ce propos; chacun devait être accompagné de cent chevaliers. Henry n’accepta pas le défi, disant qu’il n’était pas dans les usages de ses prédécesseurs que le roi se mesurât avec quelqu’un qui n’était pas de son sang (de moindre état qu’il n’était lui-même).

34, Lacedemoniens.—Hérodote, I, 82; Pausanias, X, 9; Athénée, XV, 6; etc.—Les Argiens et les Lacédémoniens, en querelle au sujet du territoire de Thyrée, convinrent de remettre leurs intérêts à trois cents de chaque parti. Le combat eut lieu; il ne demeura que deux Argiens et un Lacédémonien du nom d’Othryadès; la nuit les sépara; les deux Argiens se retirèrent; Othryadès, resté seul, érigea un trophée avec les armes des ennemis, y traça de son propre sang une inscription qui attribuait la victoire à son pays et se donna la mort pour ne pas survivre à ses compagnons. Mais cela ne servit de rien; on ne s’entendit pas sur le vainqueur; les deux armées en vinrent aux mains et la victoire demeura à Sparte (VIe siècle).

35, Curiatiens.—Le combat eut lieu à la vue des deux armées, pour décider à laquelle, de Rome ou d’Albe, appartiendrait la suprématie. Trois frères de part et d’autre, les Horaces pour Rome, les Curiaces pour sa rivale, étaient en présence: au premier choc deux Horaces tombèrent, les trois Curiaces étaient blessés. Le survivant des Horaces, craignant de succomber contre ses trois adversaires réunis, feignit de prendre la fuite afin de les diviser, persuadé qu’ils le suivraient plus ou moins vite suivant la gravité de leurs blessures. Sa prévision se réalisa; revenant alors impétueusement sur ses pas, il immola successivement ses trois adversaires et assura ainsi le triomphe de sa patrie (667).—En citant ce fait, Plutarque en conte un autre, à peu près identique dans ses détails, survenu lors d’une guerre entre les habitants de Tégée et de Phenée (Grèce); des deux côtés, les champions étaient trois frères jumeaux.

39, Meslé.—A ajouter à cette nomenclature le combat des Trente, célèbre défi porté en 1351 par Jean, sire de Beaumanoir, au châtelain anglais de Ploërmel. Trente chevaliers bretons et autant d’anglais en vinrent aux mains au pied du chêne Mi-voie (Bretagne); huit anglais furent tués, les autres se rendirent. Dans l’ardeur de l’action Beaumanoir blessé, épuisé de fatigue et de la perte de son sang, faiblissait: «Bois ton sang, Beaumanoir!» lui cria son frère qui était au nombre des combattants.  Bouillet.

39, Domestique.—De famille.—Ce duel, dont il va être parlé, Montaigne n’en fait pas mention dans son journal de voyage, ce qui donne à penser qu’il a dû avoir lieu après son départ d’Italie, où son frère l’avait accompagné et où il demeura après lui; on peut voir tout le détail de cette affaire dans les Mémoires de Brantôme, touchant les duels.

576,

29, Theorique.—Nous disons aujourd’hui théorie, quoique nous ayons conservé pratique; c’est une bizarrerie de l’usage.—Rabelais, I, 5, dit comme Montaigne: «Ie n’entends point la théorique; la practique, ie m’en aide quelque peu.»—Brantôme, parlant des duels, dit pareillement: «Les Italiens en ont tres bien sceu les théoriques et practiques.»

34, Germains.—Tite-Live, XXVIII, 21.—Tous deux se disputaient la succession à une principauté; ils résolurent de s’en remettre au sort des armes. Ils se battirent en présence de l’armée romaine, dans l’arène des gladiateurs à Carthage (et non en Espagne), alors qu’on y célébrait des jeux funèbres à l’occasion de la mort des deux Scipion (206).

578,

15, Butes.—C’étaient des tirs organisés pour l’arc et l’arbalète, avec ou sans banquette pour le tireur d’une part; et de l’autre, à distance convenable, une levée de terre contre laquelle se plaçait le but à atteindre comme il en existe encore beaucoup dans le Nord de la France. Le mot «butes» signifie ici ce genre de tir, plutôt que son aménagement.

Tous les exercices concourant au développement de la force et de l’adresse, sont à pratiquer, et notamment ceux qui sont d’utilité immédiate à la guerre. A ce titre le tir à l’arme de guerre est particulièrement à encourager, car la défense nationale y est intéressée: les efforts individuels de quelques-uns à cet égard sont insuffisants, il faut que cela devienne une institution d’État. Pour ce faire, et c’est possible, facile même, il faudrait que ces tirs à la cible pussent s’effectuer au centre même des populations, et nonobstant n’offrir aucun danger; être gratuits dans une certaine mesure, pour tout individu de nationalité française, de l’âge des enrôlements volontaires à celui du passage dans l’armée territoriale. On peut satisfaire aux deux premières conditions, en établissant ces tirs souterrainement, dans les villes, sous les promenades publiques ou les principales artères (à Paris par exemple sous l’esplanade des Invalides, aux Tuileries sous la terrasse du bord de l’eau, etc.), et dans les localités moindres, dans le voisinage immédiat, à l’instar des tirs forains. On emploierait à cet effet des tuyaux métalliques de 2 à 5m de longueur, s’ajoutant les uns aux autres, de forme appropriée, de 1m de hauteur sur 0.60 de largeur, d’épaisseur variable suivant qu’ils seraient en acier ou en fonte, suffisante pour n’être pas perforés par la balle; leur longueur totale permettant le tir à 200m. A l’origine du tir serait, pour le personnel et les tireurs, une construction également souterraine analogue à celle qui vient d’être édifiée pour un tout autre usage, à Paris, près de l’église de la Madeleine; l’autre extrémité serait aménagée pour les marqueurs; un fil électrique les relierait. Des organisations analogues ont déjà fonctionné à Lisieux, à Bergerac, et donnent les meilleurs résultats.—Le tir aurait lieu les dimanches et jours de fête. Le nombre des cartouches allouées annuellement à titre gratuit aux seuls individus dont il a été question ci-dessus, pourrait être de 36 à chaque ayant-droit, qui aurait la faculté de les tirer quand bon lui semblerait par série de six, en trois séances au moins: l’État trouverait là un heureux moyen de renouveler ses approvisionnements de mobilisation; on intéresserait les tireurs, en leur tenant compte des résultats lors de l’appel sous les drapeaux ou des périodes d’instruction. L’installation de ces tirs, et il devrait en être créé un au moins par canton, serait peu considérable: 3.000 fr. environ; elle serait à la charge des communes du canton. L’État pourrait leur venir en aide par des subventions, cela constituant au premier chef une dépense d’utilité publique indispensable pour que le tir, qui importe à un si haut degré à notre sécurité et à notre indépendance, pénètre dans les mœurs.

15, Tournois.—Sorte de fête publique, très en faveur au moyen âge, où les chevaliers se mesuraient entre eux à cheval, armés de pied en cap, mais à armes courtoises. Ces jeux, qui souvent entraînaient mort d’homme, prirent fin en France en 1559, à la suite d’un accident survenu au cours de l’un d’eux et qui causa la mort du roi Henri II.

15, Barrieres.—C’était une variante de ce qui se pratiquait dans les tournois: au lieu d’avoir liberté entière de mouvements, les deux adversaires étaient séparés par des barrières qui empêchaient le combat corps à corps.

19, Dommageables.—Par ce qu’il a dit du duel et ce qu’il dit ici de l’escrime—qui en est l’exercice préparatoire—on voit que Montaigne réprouve à la fois l’un et l’autre. En ce qui touche le duel proprement dit, cette réprobation est parfaitement justifiée, c’est un reste d’institutions barbares où le bon droit n’entre pour rien et a trop souvent le dessous, mais il est dans les mœurs et par cela même difficile à déraciner, au point que la peine de mort édictée contre les duellistes, et appliquée à certains moments, n’a pu en avoir raison. De nos jours, où les lois, à cet égard, sont absolument lettre morte, il est surtout cultivé par de faux braves auxquels il sert à faire de la réclame. Il n’en serait pas ainsi si on ridiculisait comme elles le méritent ces rencontres sans motifs sérieux, aboutissant à des résultats qui ne le sont pas davantage. Si, chaque fois, elles devaient se poursuivre jusqu’à la mise hors de combat de l’un des deux adversaires et n’étaient pas arrêtées à la moindre égratignure, ou à la première balle tirée même perdue, leur nombre s’en réduirait déjà considérablement; et bien plus encore si chaque fois aussi la justice, comme c’est son devoir, citait devant elle sans exception et non à sa fantaisie tous ceux ayant soit comme adversaires, soit comme témoins participé à un duel, quel qu’en ait été le résultat, et frappait impitoyablement pour fait ou tentative d’homicide ou de coups et blessures celui qui serait reconnu avoir à sa charge les torts ayant rendu le duel indispensable ou l’ayant amené abusivement. Dans ces conditions, on se respecterait davantage les uns les autres, tout en n’allant sur le terrain que pour des raisons en valant la peine, si toutefois il en existe qui justifient que, quelle que soit l’inégalité que crée entre les adversaires la pratique des armes, se faire tuer ou blesser répare une injure dont on a été victime. Cela est tellement absurde qu’il serait tout aussi efficace et bien plus logique de la part de ceux qui sont d’accord pour régler leurs querelles de la sorte, de fixer d’abord à l’amiable, par l’intermédiaire de leurs témoins, la réparation jugée nécessaire: la mort, une balle ou un coup de poignard dans la poitrine, dans un membre, ou encore payer une amende, accomplir tel ou tel acte, satisfaire à telle convention, suivant ce qui aurait été ainsi décidé, et tirer au sort auquel des deux il échéerait de s’exécuter. De cette façon, les chances seraient égales, le but ne serait pas dépassé, et la justice n’aurait pas à intervenir; sans compter que si hétéroclite que cela paraisse, ce mode de réglement a parfois été déjà employé.

Quoi qu’il en soit, le duel est et restera toujours une institution qui n’a pas le sens commun:—Tandis qu’il est permis aux personnes soi-disant distinguées de se faire justice à coups d’épée ou de pistolet, il est défendu à l’homme du peuple de se la faire à coups de bâton (Colonel Perron).—On rougit dans le monde honorable de ruiner un joueur qui ne sait pas jouer, on ne rougit pas d’ôter la vie à qui ne sait pas se défendre.—Ces rencontres sont tout à l’avantage de l’homme immoral qui, parce qu’il sait manier une arme, se croit tout permis; elles ne prouvent même pas la véritable bravoure, s’allient souvent aux vices les plus dégoûtants et même avec la lâcheté militaire; les plus hardis bretteurs ne sont parfois que de mauvais soldats (le journal l’Eclair).

22, Confus.—Erreur évidente; il faut lire «consul», comme le porte du reste l’ex. de Bordeaux.—Le fait est rapporté par Valère Maxime, II, 3, 2.

28, Pharsale.—Plutarque, César, 12.—La recommandation faite par César à ses troupes, de frapper leurs adversaires plutôt au visage, tenait à ce que la cavalerie de Pompée était recrutée en majeure partie parmi les jeunes patriciens, qui appréhendaient surtout de se voir défigurés. Ce qu’avait prévu César, arriva: détournant la vue, se couvrant la tête pour se préserver la face, ils ne tardèrent pas à prendre honteusement la fuite, ce qui causa la perte du reste de leur armée.

31, Philopœmen.—Plutarque, Philopœmen, 12.

580,

1, Cape.—En habit de guerre.

2, Sachez.—Platon, dans le dialogue de ce nom.

8, Platon.—Traité des Lois, VII.

9, Cecyo.—L’ex. de Bord. porte Epicius, au lieu d’«Epeius», et Cercyo au lieu de «Cecyo».

11, Conferent.—Contribuent. «Conférer», dans ce sens, est purement latin.

12, Maurice.—Philippe est désigné sous le nom de Philippicus et indiqué comme beau-frère et non comme gendre de l’empereur Maurice, par Zonaras et Cedrenus.—Phocas, avant de tuer l’empereur qu’il avait fait prisonnier, fit égorger, en présence de sa victime, ses cinq enfants. La nourrice du plus jeune, pour le sauver, lui avait substitué le sien; Phocas l’apprit et le fit livrer au bourreau.

26, Macedoine.—Tite-Live, XL, 3 et 4.—Ce Philippe est celui qui, à deux reprises, fit la guerre aux Romains, et, en dernier lieu, subit à Cynoscéphales, en Thessalie (Grèce), une défaite qui fut suivie d’un traité honteux; il allait reprendre les hostilités, quand il mourut. De naturel très soupçonneux, il alla, sur de faux rapports, jusqu’à faire mettre à mort son propre fils.

28, Resoudre.—Se rassurer.

37, Propos.—Ce passage «Les belles matieres... à mon propos», ne figure pas dans l’ex. de Bord. Son intercalation coupe assez inopportunément le récit, qui est tiré de Tite-Live, XL, 4, que toutefois Montaigne ne s’est pas astreint à traduire bien fidèlement.

582,

8, Roy.—Qui ordonnait de saisir les enfants de tous ceux qu’il avait fait tuer.

19, Ioindre.—Comme ces gardes étaient sur le point de les atteindre.

24, Traictes.—Tirées du fourreau, mises à nu; du latin tractus.

26, Forte.—Plus noble, plus courageuse.

34, Maistres.—Le fait se passait en 185.

38, Vengeance.—Allusion au mot de Caligula: «Je veux qu’il se sente mourir.»  Suétone, Caligula, 30.

584,

1, Engins.—C.-à-d. les voilà forcés de trouver des moyens par lesquels ils puissent savourer, à la fois, complètement et lentement le plaisir de la vengeance.

4, Cruauté.—Cette même pensée se trouve déjà exprimée dans les mêmes termes, liv. II, ch. II (II, 102), et ce fut un des passages des Essais dont la censure, à Rome, fit reproche à son auteur.—Là se borne l’appréciation de Montaigne sur la peine de mort, et les philanthropes de nos jours qui en poursuivent l’abolition ne sauraient s’appuyer sur lui. Cette peine n’est pas à supprimer, même à l’égard des criminels ne jouissant pas de la plénitude de leurs facultés; ils ont montré qu’ils sont un danger public, comme l’est un chien enragé, la société a le devoir de se débarrasser d’eux comme de lui. Quant à son efficacité préventive, elle n’est pas niable, pas plus que celle des châtiments corporels si malencontreusement supprimés en France. Ce qui restreint l’effroi salutaire qu’elle inspire c’est surtout l’espoir d’y échapper, depuis que les jurys et le chef de l’État ont exigé en principe, les uns les circonstances atténuantes lors même qu’il n’y en a pas, l’autre la grâce octroyée lors même qu’elle est le moins justifiée. Par trop de sensiblerie pour les mauvais, on en est arrivé à compromettre la sécurité des bons: l’assassinat, les attaques nocturnes sont devenus en France de pratique courante; à Londres, qui a six millions d’habitants, on ne compte en moyenne par an que seize à vingt assassinats, tandis qu’à Paris, où la population est moitié moindre, il y en a dix fois plus. C’est qu’aussi chez nos voisins d’outre-Manche tout assassin est pendu: il n’y a ni circonstances atténuantes, ni distinction de sexe; toute attaque nocturne est punie du «Chat à neuf queues», sorte de knout, sans préjudice du «hard labour» (travaux forcés), et celui qui en a goûté une fois, ne s’expose guère à le recevoir une seconde.—Quant à la publicité des exécutions, elle est sans utilité et a même des inconvénients, dont le plus grave est de diminuer la crainte qu’elle inspire, en montrant combien c’est peu de chose; l’abus qu’on en fit sous la Terreur n’avait-il pas enlevé à la plupart des prisonniers déférés au Tribunal révolutionnaire, certains dès le premier moment du sort qui les attendait, et familiarisés avec cette idée, les préoccupations inhérentes d’ordinaire à ceux qui sont sous le coup d’accusations capitales!

10, Iosephe.—Dans l’Histoire de sa vie, vers la fin.

16, Mechmed.—Chalcondyle, Hist. des Turcs, liv. X.—Mahomet II; s’empara de Constantinople dont il fit sa capitale et subjugua la presque totalité des provinces qui font partie ou relèvent encore actuellement de la Turquie d’Europe; à la gloire des armes, joignit celle des lettres; l’histoire lui reproche cependant des actes d’une cruauté révoltante.

10, Simeterre.—Ou mieux cimeterre; sabre à lame fort large et recourbée dont faisaient particulièrement usage les Turcs.

27, Cræsus.—Hérodote, I, 92;  Plutarque, De la malignité d’Hérodote.

29, Foullon.—Artisan qui fabriquait le drap.

30, Cardes.—Sorte de peignes formés de pointes de fer très fines, disposées sur un grand nombre de rangées, servant à démêler la laine, la bourre ou la soie dont on fait les étoffes.

33, Vayuode.—Titre porté autrefois par les princes des principautés danubiennes.

38, L’enuie.—Toute la haine qu’inspiraient les méfaits de l’un et de l’autre. Du latin invidia qui a cette signification; exemple, parmi tant d’autres, de la propension de Montaigne à écrire le français en latin, y transposant et adaptant tous mots, expressions et tournures de phrase lui semblant propres à mieux rendre sa pensée.

586,

3, Suitte.—Chronique de Carion et Annales de Silésie.—En 1514. A l’occasion d’une croisade projetée en Hongrie contre les Turcs, un soulèvement de gens sans aveu éclata. Ils prirent pour chef Georges Sechel, qui commit à l’égard de la noblesse les actes les plus horribles. Vaincu en diverses rencontres et en dernier lieu à Temesvar, Sechel expia ses forfaits par le supplice qu’indique Montaigne: nu et enchaîné sur un chevalet, on lui mit sur la tête une couronne de fer ardent; on le saigna et on fit boire son sang à son frère; puis après lui avoir refermé les veines, on fit dévorer à belles dents son corps par vingt de ses complices et ce qui demeura de son corps fut haché, bouilli et rôti, et on le leur fit manger; eux-mêmes, on les fit périr ensuite dans d’affreux supplices.

CHAPITRE XXVIII.

4, Caton le Censeur.—Fut préteur; consul, obtint par ses succès en Grèce les honneurs du triomphe; enfin censeur, fonctions qu’il exerça avec une grande sévérité. Dans ses dernières années, redoutant la rivalité de Carthage, il terminait tous ses discours au Sénat, quel qu’en fût l’objet, en disant qu’il fallait la détruire. On lui a reproché son avarice (V. N. I, 564: Dehors; N. II, 110: Seruy) et trop de penchant pour le vin (V. N. I, 616: Virtus).

4, Ieune Caton.—Montra de bonne heure une âme ferme et courageuse qui ne se démentit jamais. Lors de la rivalité de César et de Pompée, il se déclara pour ce dernier; du reste bien avant déjà il s’était prononcé contre César dont il redoutait l’ambition et qui avait été l’amant de sa sœur. Après la défaite de Pompée, il rallia son armée et passa en Afrique pour continuer la résistance; la bataille de Thapsus anéantit ses espérances; enfermé dans Utique, il s’y donna la mort, et de ce fait a été appelé Caton d’Utique pour le distinguer de son grand-oncle Caton le Censeur (V. I, 502 et N. Escarmouche; N. II, 430: Premier; N. II, 434: Autre; N. I, 404: Catoni).

5, Apparient.—Les éd. ant. portent: font à mon opinion grand honneur au premier: car ie les trouue eslongnez d’vne extreme distance; au lieu de: «apparient... siecle».

6, Visages.—C.-à-d. le premier montra son beau naturel sous plus d’aspects différents.

6, Precelle.—L’emporte; du latin præcellere, surpasser, vaincre.

11, Scipion.—L’animosité de Caton le Censeur contre Scipion l’Africain ne prit jamais fin. Non content de l’attaquer lui-même, il lui suscita des accusateurs (V. I, 660); et, ne parvenant pas à l’atteindre à cause de son illustration, il poursuivit son frère Lucius qu’il fit condamner à une amende excédant ses ressources et plus tard, lorsque lui-même fut censeur, il alla jusqu’à le priver de son cheval, pour insulter à la mémoire de son frère.

13, Dit.—Plutarque, Caton le Censeur, 1.

14, Grecque.—Caton avait quatre-vingts ans quand il commença à se livrer à l’étude de cette langue.

17, Enfantillage.—En enfance. Cette expression de Montaigne est de celles que Pasquier lui reproche d’avoir employées dans un sens inaccoutumé.

17, Et tout.—Aussi. On dit encore dans certaines parties de la France, notamment en Sologne, «itout», pour aussi.

18, Patenostre.—L’oraison dominicale, le Pater noster, comme l’on dit quelquefois, ou simplement le Pater, expression d’usage courant. Patenostre, au dire de Pasquier, était à l’époque une expression purement gasconne: «Dieu nous garde des patenostres de M. le Connétable», disait-on alors, en parlant du connétable de Montmorency qui, dévot autant que sévère, marmottait toujours Pater, Credo et Ave Maria, ne s’interrompait que pour ordonner des mesures de rigueur et reprendre aussitôt ses oraisons.

21, Gaigna.—Plutarque, Parallèle de Flaminius avec Philopœmen.—En 197; à la bataille de Cynoscéphales, où il défit Philippe V, roi de Macédoine.

22, Honestis.—Dans Juvénal, d’où elle est tirée, cette phrase a un sens tout autre que celui dans lequel elle est employée ici.

24, Encore?Plutarque, Apophth. des Lacédémoniens. Xénocrate, dit-il, venait à l’école d’Eudeminondas pour y apprendre la vertu: «Quand en usera-t-il, s’il en est encore à la chercher?» aurait observé celui-ci. Le fait ainsi présenté semble douteux, Xénocrate ayant été des disciples de Platon, au nombre desquels comptait également Eudeminondas, et ayant dirigé l’Académie, après Speusippe, pendant vingt-cinq ans; mais il se peut que Xénocrate qui, lui aussi, l’avait eu pour auditeur, allât parfois l’entendre quand il en vint lui-même à professer.

25, Philopœmen.—Plutarque, Philopœmen, 12.

588,

1, Sages.—Cette maxime est tirée de Sénèque, Epist. 36.

20, Cettuy-cy.—Caton le Censeur.

23, Abecedaire.—Sénèque, Epist. 36.

40, Nuict.—Sénèque, Epist. 71 et 104. Le jour où Caton échoua dans l’obtention de la préture, dit l’auteur latin, il alla jouer à la paume; Montaigne parle à cette occasion de la nuit au lieu du jour, probablement par licence littéraire, pour mieux établir le parallèle entre ce fait et celui de sa mort.

CHAPITRE XXIX.