[666] Grande Encyclop., art. Bibliophilie, t. VI, p. 644.
[667] Cité par Ph. de Grandlieu [Léon Lavedan] in le Figaro du 26 août 1879, p. 1, col. 2. Je n'ai pas trouvé cette anecdote dans les historiens contemporains de saint Louis, notamment dans Joinville.
[668] Numéro de septembre 1898, p. 191.
[669] Pages 312-313.
[670] Ibid.
[671] Cf. Rouveyre, Connaissances nécessaires à un biblioph., t. III, p. 19.
[672] Conférence faite à Nancy par M. Brouardel, doyen de la Faculté de médecine de Paris, sur les causes de la propagation de la tuberculose. (L'Indépendance de l'Est, 26 mars 1900.)
[673] Revue encyclop., 14 juillet 1900 (l'Actualité), p. 110. Voir aussi ce que nous avons dit, chap. I, p. 29. à propos des cabinets de lecture.
[674] Page 77.
(A. de Musset, Premières Poésies: Namouna, I, 7, p. 335. Paris, Charpentier, 1861. In-18.)
[676] Fantaisies bibliogr., p. 264.
[677] Sainte-Beuve, Caus. du lundi, t. II, p. 170. Et cet homme qui passe pour avoir «le plus lu» et qui possédait, comme particulier, la plus vaste bibliothèque qu'on pût voir, savez-vous ce qu'il pensait des livres? «Il prétendait que tout ce qui fut jamais écrit depuis que le monde est monde pourrait tenir dans neuf ou dix in-folio, si chaque chose n'avait été dite qu'une seule fois. Il en exceptait les détails de l'histoire…» (Id., ibid.)
[678] Gustave Brunet, loc. cit., p. 251; voir aussi pp. 266-267. Sur les «annotations manuscrites sur les livres», cf. Charles Nodier, Mélanges tirés d'une petite bibliothèque, pp. 49-56; et Maire, loc. cit., p. 286.
[679] Jules Richard, loc. cit., p. 31.
(Voltaire, le Pauvre Diable.—Œuv. compl., édit. du Siècle, t. VI, p. 601.)
[681] Mouravit, loc. cit., pp. 365-366.
[682] La brachygraphie (de βραχὺς, bref et de γράφω, j'écris) est l'art d'écrire par abréviation. Voir, pour les sigles, notes tironiennes et autres systèmes brachygraphiques anciennement en usage, le Dictionnaire des abréviations latines et françaises usitées dans les inscriptions lapidaires et métalliques, les manuscrits et les chartes de moyen-âge, par L.-Alph. Chassant, paléographe. Paris, Aug. Aubry, 3e édit., 1866, LII-170 pp. Pour les différentes abréviations modernes dont il est question ci-après, consulter les manuels de typographie de Lefevre, Desormes, Leclerc, etc.; et les traités spéciaux: grammaire, géographie, chimie, botanique, etc.
[684] Comme exemple des erreurs et bévues auxquelles peuvent donner lieu les abréviations exagérées, on cite la mésaventure arrivée à l'helléniste Gail (1755-1829), lorsqu'il composa l'index bibliographique de son édition d'Anacréon. Rencontrant dans un catalogue l'annonce d'un exemplaire des Odes de ce poète, suivie de la mention e. bro., au lieu de traduire cette mention, ainsi qu'il le fallait, par exemplaire broché, il la prit pour un nom de ville, et indiqua l'édition de cet exemplaire comme imprimée à Ébro. De là et d'autres bourdes pareilles, des lazzis sans nombre sur le malheureux savant. Les critiques d'outre-Rhin lui décochèrent l'épithète latine de socors, que de mauvais plaisants traduisirent par sot corps, et le terrible Paul-Louis de déclarer, dans une lettre à son futur beau-père, que Gail lui «paraît trop sot pour être ridicule». (Cf. Curiosités littéraires, p. 286, Paris, Paulin, 1845, petit in-8, s. n. d'aut.; et P.-L. Courier, lettre à M. Clavier, datée de Rome, du 13 octobre 1810. Œuvres, p. 548. Paris, Didot, 1865; in-18.
[688] Ainsi que nous l'avons dit ci-dessus (p. 383, 2o), cette forme d'abréviation, quand elle se rapporte à un mot masculin singulier, devrait être rejetée comme inutile: autant vaut écrire en toutes lettres jaspé que jasp. D'autre part, l'abréviation jas. «n'exprimant pas la consonne p, qui appartient à la syllabe non énoncée» (cf. p. 384, 3o), n'est pas régulière: resterait donc seulement comme abréviation possible de jaspé la lettre j, qu'on peut avec grande raison considérer comme trop incertaine et vraiment insuffisante. C'est ce qui explique et ce qui justifie encore une fois (cf. p. 383, 2o) les abréviatifs jasp. ou jas. Cette remarque s'applique à plusieurs autres des abréviations ci-dessus: lig. pour ligne, orn. pour orné, tit. pour titre, etc., etc.
[689] Mentionné par Rouveyre, Connaissances nécessaires à un bibliophile, 3e édit., t. I, p. 132; et 5e édit., t. II, p. 120.
[690] Il est à remarquer que ms. (abréviation du substantif singulier manuscrit) se termine par un point, ainsi que toutes les autres abréviations qui, comme on le voit dans la présente liste, laissent le mot inachevé, brusquement interrompu; mais que mss (abréviation du substantif pluriel manuscrits), au contraire, n'est pas suivi de point: «au pluriel, mss, sans point final» (Leclerc, loc. cit., p. 156); «pluriel mss, sans point final» (Règles typographiques… Hachette, p. 50); cf. aussi Maire, loc. cit., p. 278. Voici la raison de cette règle: dans ms. (abréviation de manuscrit, au singulier) l's finale correspond à l's médiale du mot (manus) après laquelle la coupure a été faite: donc il faut mettre un point après cette lettre, comme après toute coupure de mot; dans mss (abréviation de manuscrits, au pluriel), la seconde s, l's finale de l'abréviation, correspond à l's finale du mot: donc pas de point après cette lettre, puisqu'il n'y a pas là coupure de mot. L'abréviation du mot portrait, que nous verrons plus loin, rentre dans le même cas: ptr. (portrait, au singulier), ptrs (sans point final, pour portraits, au pluriel). De même saint et saints: St et Sts (sans point final). Manuscrit, adjectif, suit la même règle que manuscrit, substantif: n. ms., note manuscrite; n. mss (sans point final), notes manuscrites.
[691] C'est-à-dire tranches dont le dessin en couleur représente des dents de peigne: ce dessin est d'ailleurs effectué au moyen d'un peigne à dents de cuivre. Il y a aussi des papiers peigne; on les emploie surtout, ainsi que d'autres papiers de couleur dits escargot ou tourniquet, paon ou queue de paon, etc., comme feuillets de garde des livres. Voir sur la fabrication des papiers peigne, escargot, etc., Blanchon, l'Art et la Pratique en reliure, pp. 73-79.
[693] Vieux style se dit, en chronologie, de la manière de compter les jours de l'année avant la réforme opérée par Grégoire XIII en 1582, et qui est encore suivie dans les pays de religion orthodoxe, notamment en Grèce et en Russie. On dit, par opposition, nouveau style, pour la façon de compter depuis cette époque. Le vieux style est actuellement (1901) en retard de treize jours sur le nouveau; ainsi le 1er janvier, dans le vieux style, est le 14 janvier dans le nouveau.
[696] L'abréviatif V. a l'inconvénient de se confondre avec le chiffre romain V.
[698] Cf. Petit-Radel, Recherches sur les biblioth., pp. 184 et 185.
[699] L'errata se met ordinairement à la fin du volume, après la table. «Il serait sans doute plus convenablement en place au commencement, après le frontispice comme avertissement essentiel au lecteur; mais, à cause de leur effet, de prime abord jugé fâcheux, on préfère reporter—pour ne pas dire dissimuler—ces indications tout à l'extrémité du volume.» (Leclerc, loc. cit., pp. 255-256.) Sur les errata, voir Lalanne, Curiosités bibliogr., pp. 272-282; et A.-F. Didot, Encyclop. moderne, art. Typographie, t. XXVI. col. 675-676.
[700] Voir le Dictionnaire de géographie ancienne et moderne à l'usage du libraire et de l'amateur de livres, par Un Bibliophile (Pierre Deschamps), supplément du Manuel du libraire de Brunet, œuvre d'une patiente et solide érudition, et d'une importance capitale pour la géographie bibliographique (796 pages in-8: 1592 colonnes). Voir aussi le Grand Dictionnaire de la langue latine…, par le docteur G. Freund, et le Dictionnaire latin-français des noms propres de lieux, par l'abbé Chevin (Paris, Retaux, s. d. In-18). Ce dernier ouvrage est insuffisamment documenté et très incomplet.
[701] Le terme auquel il est renvoyé est généralement le plus important et le plus usité.
[702] Cf. Intermédiaire des cherch. et cur., 10 octobre 1896, col. 463.
[703] Grande Encyclop., art. Chiffres.
[704] Il s'agit probablement de Pline l'Ancien; cf. son Histoire naturelle, XXXIII, 47: «Non erat apud antiquos numerus ultra centum millia», etc.
[705] Cf. Leclerc, loc. cit., p. 183.
[706] Cf. Namur, Manuel du biblioth., p. 188.
[707] J. Cousin, De l'organisation… des biblioth., p. 104.
[708] Namur, loc. cit.
[709] Et ces énigmes sont parfois, non pas en chiffres, mais en vers. En voici une qui termine le Doctrinal du temps présent, par Pierre Michault, secrétaire du duc Charles de Bourgogne; nous en reproduisons l'orthographe et la disposition:
Par un trépied, l'auteur entend une M; par quatre croissants, quatre C; par six croix, six X; et par six nains, six I. Ce qui donne: M CCCC XXXXXX IIIIII (1466). (Cf. Namur, loc. cit., pp. 192-193, et Brunet, Manuel du libr., t. III, col. 1699.)
[710] Ap. Larousse, Grand Dictionn., art. Chiffre, t. IV, p. 98, col. 4. Lemare cite à l'appui de ses critiques l'édition des Maximes de La Rochefoucauld, de Firmin Didot, où les 504 maximes de ce recueil (plus trois suppléments: voir l'édition in-18, Paris, 1858) sont précédées chacune d'un numéro d'ordre exprimé en chiffres romains. On y lit des nombres comme ceux-ci: CCCC XXX VIII, CCCC LXX VII, CCCC LXXX VIII, etc. Ne vaudrait-il pas mieux écrire tout simplement: 438, 477, 488, etc., et ne pas obliger le lecteur à faire des calculs aussi fastidieux?
[711] Cf. supra, p. 238, ce que nous avons dit des noms composés où entre le mot saint: Saint-Valery-sur-Somme, église Saint-Sulpice, etc.
[712] Sur l'avantage qu'il y a à joindre les prénoms ou leurs initiales par un trait d'union, voir supra, p. 247, note 468 (p. 248).
[714] «Le nombre total des ouvrages de bibliographie a été évalué à 20 000 par quelques bibliographes» (E.-D. Grand, Grande Encyclop., art. Bibliographie, t. VI, p. 608, col. 2.) La bibliothèque nationale en possède 14 601. (L. Delisle, Catalogue général des livr. impr. de la Biblioth. nation., t. I, Introduction, p. L.)
[715] En pareil cas, et selon le judicieux avis de Littré, «la chose nécessaire est, non pas d'être complet, ce qui est impossible, mais de fournir un fonds solide de renseignements sûrs». (Ap. Daupeley-Gouverneur, loc. cit., préface, p. xj.)
[716] «Nullum esse librum tam malum, ut non aliqua parte prodesset.» (Pline l'Ancien ap. Pline le Jeune, Epist., lib. III, 5.)
[717] C'est-à-dire paraissant tous les deux mois. Le Grand Dictionnaire de Larousse traduit abusivement l'adjectif bimensuel par «qui se reproduit ou paraît deux fois par mois». Bimensuel signifie qui se fait ou paraît tous les deux mois, par opposition à semi-mensuel, qui s'applique à ce qui se fait, qui paraît deux fois par mois. Littré, dans le supplément de son Dictionnaire, ajoute cette remarque: «C'est une erreur de prendre bimensuel pour exprimer deux fois par mois. Bisannuel signifie, non pas deux fois par an, mais qui se fait tous les deux ans, qui dure deux ans…» Bimensuel, qui correspond à bisannuel, ne doit donc pas signifier non plus deux fois par mois, mais qui se produit ou paraît tous les deux mois, qui dure deux mois.
[718] Régulièrement, c'est en tête du livre que doit se placer la table des matières, de même que c'est en tête des chapitres que se place le sommaire, c'est-à-dire la table des matières afférente à chaque chapitre: tel est l'avis des plus compétents bibliographes, et telle est la méthode suivie par eux. Cf. Petit-Radel, Recherches sur les bibliothèques, p. V;—Lalanne, Curiosités bibliographiques, p. V;—Maire, Manuel pratique du bibliothécaire, p. IX;—Graesel, Manuel de bibliothéconomie, p. XV;—Mouravit, le Livre, p. XVII. «Voulant joindre, dit ce dernier, le précepte à l'exemple jusque dans les dispositions matérielles de notre livre, nous avons, suivant un antique usage, rétabli en tête de ce volume la table analytique des matières, qui renferme le dessein et le plan de l'auteur (toutes choses que le lecteur veut et doit tout d'abord connaître), tandis que nous avons rejeté à la fin la table alphabétique, à laquelle on ne recourt que pour les recherches.» Malgré ces excellentes raisons et ces autorités, nous avons cru devoir enfreindre cette règle: la préface, elle aussi,—son nom l'indique,—est faite pour être mise en tête du livre; la nôtre renferme précisément, comme on a pu le constater, l'exposé de notre «dessein» et le résumé de notre «plan», et il nous a semblé que, placée immédiatement à sa suite, notre table des matières disparaîtrait derrière elle et ferait avec elle en quelque sorte double emploi. Nous avons donc rejeté cette table où l'on est accoutumé maintenant de l'aller chercher, à la fin du volume, après l'index alphabétique.