Après leur départ, l’hôte de l’Echiquier trouva les pièces, y jeta un coup d’œil et vit de quoi il s’agissait. Tout effrayé pour Jouvenel des Ursins, l’hôte courut au milieu de la nuit à l’hôtel de ville pour le prévenir du danger. Jouvenel, dès le lendemain matin d’ailleurs, reçut assignation de comparaître devant le conseil du roi au château de Vincennes, où déjà une bonne prison lui était préparée, en attendant qu’on lui fît couper la tête, selon le bruit public et la résolution des partisans de Bourgogne.
Mais Jouvenel se présenta à Vincennes suivi de trois à quatre cents notables bourgeois, et, bien averti des accusations sous lesquelles on comptait l’accabler, n’eut pas de peine à réfuter le réquisitoire de ses ennemis, d’autant plus qu’ils ne purent apporter l’information du Châtelet contenant les faux témoignages, procédure perdue à l’Echiquier et parvenue entre les mains du prévôt.
Vers la Pâque suivante, quelques-uns des faux témoins s’étant repentis et confessés de leur mauvaise action, ne purent avoir absolution de leur confesseur qui les envoya au pénitencier de Notre-Dame auquel on avait recours pour les fautes graves. Renvoyés du pénitencier à l’évêque de Paris, de l’évêque à un légat du Pape alors à Paris, les faux témoins n’obtinrent l’absolution qu’à condition de faire publiquement amende honorable à la porte du prévôt.
Le matin des Rameaux, comme Jean Jouvenel sortait de son logis pour se rendre à l’église, il trouva devant sa porte quelques hommes pieds et jambes nus, la figure couverte d’un grand voile noir. Tout ébahi, le prévôt leur demanda ce qu’ils lui voulaient, alors ils firent en pleurant confession de leur faute sans se nommer, et requirent son pardon.
Jouvenel pleurait aussi avec ses serviteurs accourus, mais se souvenant de l’information du Châtelet, «il les nomma chacun par leur nom tellement qu’il n’en oublia nul et leur dit: Vous êtes tel et tel... Puis bien doucement leur pardonna, dont ils le remercièrent humblement en baisant la terre et en pleurant abondamment...»
Mêlé à tous ces événements, «bien noble homme de haut courage, sage et prudent, dit son fils Jean Juvénal dans son Histoire de Charles VI, qui avait gouverné la ville de Paris douze ou treize ans, en bonne paix, amour et concorde,» Jean Jouvenel eut à traverser bien des périls pendant les séditions cabochiennes. Il fut emprisonné au petit Châtelet en 1413, mis par les cabochiens à une rançon de deux mille écus. Ce fut lui alors qui réveilla le courage des bourgeois de Paris opprimés par les factions cabochiennes, et qui, de concert avec le dauphin et le duc de Berry, put arracher pour un temps la ville à la tyrannie anarchique des bouchers et des partisans de Bourgogne. Mais plus tard le retour des Bourguignons le remit en plus grand péril; heureux encore d’échapper aux massacres, Jean Jouvenel dut fuir Paris avec sa femme et ses onze enfants, pieds nus, à peine vêtus, ayant tout perdu, meubles et maisons.
Jean Jouvenel, seigneur de Traisnel en Champagne, avait épousé Michelle de Vitry, vertueuse dame qui lui donna seize enfants sur lesquels onze vécurent, qui furent tous gens de bien et occupèrent d’importantes situations, l’aîné était Jean Juvénal des Ursins, auteur d’une Histoire du règne de Charles VI que nous venons de citer. Entré dans l’Eglise, il fut, en 1432, nommé à l’évêché de Beauvais où il succédait à Pierre Cauchon, l’instrument des Anglais dans le procès de Jeanne d’Arc. Evêque de Laon en 1444, il succéda, en 1449, sur le trône archiépiscopal de Reims à son frère Jacques Juvénal.
L’hôtel des Juvénal des Ursins était une très importante demeure qui faisait très belle figure avec ses tourelles encorbellées sur la Seine et ses grands toits dominés en arrière par l’imposante masse de la cathédrale. A la fin du XVIe siècle l’hôtel avait été en partie reconstruit, les deux tourelles sur la Seine encadraient une petite cour à galerie, d’où la vue donnait par un portique ouvert sur le mouvement de la rivière, sur la place de Grève et sur cet hôtel de Ville, la vieille maison aux piliers où le garde de la prévôté des marchands pour le roi avait siégé en des temps si difficiles.
Sur les dépendances du premier hôtel des Ursins, on avait ouvert deux rues, la rue Basse-des-Ursins et la rue Haute-des-Ursins réunies par une rue transversale dite rue du Milieu-des-Ursins. Dans la rue Basse-des-Ursins, Racine habita, croit-on, la maison qui portait lors de la démolition le no 9.
Nous avons vu combien de choses sont nées dans cette petite île de la Cité, berceau de Paris, berceau des premiers rois et aussi de ce qui leur a succédé, et berceau de bien des choses par une sorte de prédestination. La monarchie française est née là, le pouvoir royal a grandi et s’est fortifié d’abord, dans ce vieux Palais des ducs de France; puis est né dans le même palais, dans le même lit, sous les mêmes courtines pour ainsi dire, le pouvoir législatif, lequel, grandi et fortifié à son tour, devait un jour étrangler son aîné le pouvoir royal, et, de petit parlement soumis devenir l’Assemblée Nationale, la Convention, puis la Chambre des représentants ou des députés, ruche bourdonnante où cinq cents souverains momentanés, suivant la conception moderne du pouvoir, confectionnent et reconfectionnent sans arrêt, au hasard de l’opinion du jour, des lois définitives, valables pour une législature ou une saison.
Ce n’était pas assez de ces deux naissances dans le même berceau, un troisième pouvoir est né aussi dans cette Cité, sur le même point, non dans le même palais, mais pauvrement dans un logis populaire à côté, un troisième frère de beaucoup le plus jeune, mais qui, encore en pleine croissance, ayant fait éclater toutes les lisières dont on l’avait chargé, grandit, prospère, se développe, et menace de prendre la première place, peut être très capable à son tour d’étrangler un matin le pouvoir législatif, comme celui-ci étrangla le pouvoir royal et, pour occuper la place, d’inventer quelque nouveauté ou de ressusciter quelque fantôme mal tué.
Ce pouvoir nouveau, c’est le journal; cette puissance qui monte, c’est la presse manipulatrice et distributrice de la pensée. C’est une bien étrange indication tout de même que le Journal soit venu éclore juste où le pouvoir royal et le pouvoir législatif sont nés.
Rue de la Calandre, entre le Marché Neuf et le Palais, dans une maison à l’enseigne du Grand Coq, un jour de 1631, parut le premier numéro de la Gazette, un humble carré de papier du format d’un de nos petits volumes, donnant les nouvelles politiques de France et de l’étranger, signalant les événements et les commentant de courtes réflexions.
Commencements bien humbles. Le fondateur était Théophraste Renaudot, né à Loudun, protégé du cardinal de Richelieu, médecin, homme à idées, créateur en cette même maison du Grand Coq du bureau d’adresses et de rencontre pour les ventes, locations, échanges, demandes ou offres quelconques, fonctionnant depuis 1612, et amenant peu à peu, après l’avis manuscrit, la fondation d’une feuille imprimée, les Petites Affiches.
Tout en publiant sa gazette, ou en s’occupant de son bureau d’adresses, Renaudot continuait l’exercice de la médecine et ouvrait, toujours dans la maison du Grand Coq, une salle de consultations gratuites pour malades pauvres où les clients affluaient, soignés par le gazetier et par des médecins associés de Renaudot, lesquels malades étaient souvent fournis aussi gratuitement des médicaments nécessaires.
Cette innovation lui suscita une formidable armée d’ennemis, la Faculté bondit, mais Renaudot tint courageusement tête à toutes les attaques et fit durer sa création jusqu’à ce que la Faculté elle-même se décidât à la reprendre à son compte.
Quant à la vieille Gazette, devenue la Gazette de France elle vit toujours, et du petit œuf couvé dans la maison du Grand Coq, on sait quelle innombrable couvée est sortie. Le vénérable logis où la presse a pris naissance a depuis longtemps disparu, il tombait obscurément bien avant les démolitions de la Cité; la caserne des pompiers recouvre sa place.
Depuis quelques années Théophraste Renaudot a sa statue sur le marché aux fleurs, à peu de distance de l’endroit où cet homme de chétive mine, ce lutteur obstiné, s’acharna à ses œuvres diverses malgré détracteurs et envieux, et finit par triompher beaucoup plus qu’il ne l’avait rêvé.
Cette caserne de l’état-major des pompiers nous fait souvenir des premiers pompiers de Paris, des pompiers en frocs qui pendant si longtemps se chargèrent de combattre le feu. Les capucins, à Paris et ailleurs, avaient cette spécialité: ils étaient pompiers volontaires; à eux était dévolu le service de l’extinction des incendies; ces frocards avaient du bon, quand le feu éclatait quelque part, ils accouraient, au premier rang des travailleurs, luttant courageusement contre les flammes, avec de bien faibles moyens il est vrai. Plus d’un périt victime de son dévouement, on l’a vu aux grands incendies de l’Hôtel-Dieu ou du Palais de Justice.
Des moines de tous les ordres si nombreux et si divers qui pullulaient dans la grande ville les capucins étaient l’un des ordres les plus connus, et sur lequel aussi s’est exercé le plus volontiers la verve des railleurs. Ils possédaient quatre couvents à Paris; celui de la rue Saint-Honoré, s’il manquait des beautés architecturales des monastères plus anciens, était le plus important. Rameau de l’ordre de Saint-François, les capucins, nommés ainsi de leur capuchon pointu, étaient venus en France sous Charles IX, au moment le plus chaud des querelles religieuses, et s’étaient jetés aussitôt dans la mêlée où s’agitaient déjà tant de prêtres et de religieux.
Ces frocards furent bientôt populaires parmi les gens de la Ligue qu’enflammaient leurs prédications, leur zèle plein de faconde, en dépit des moqueries des politiques et des gens de sens plus rassis. Leur premier couvent était situé à l’endroit où fut depuis l’hôtel de César de Vendôme, puis la place Vendôme. Expropriés au commencement du XVIIe siècle, ils s’établirent en face de cet hôtel de Vendôme, rue du Faubourg-Saint-Honoré, à côté des Feuillants, moines de l’abbaye de Feuillant en Languedoc, venus à Paris presque en même temps que les capucins et comme ceux-ci enragés ligueurs.
Deux figures de capucins de la grande époque méritent bien quelques mots, leurs tombeaux d’ailleurs étaient voisins dans l’église des Capucins. C’est d’abord le père Ange, précédemment Henri comte du Bouchage et plus tard duc de Joyeuse, qui avait pris le froc par désespoir de la mort de sa femme. Après la journée des Barricades le père Ange, pieds nus, conduisit à Chartres où était le roi, dans le but d’entrer en négociations au nom de la Ligue, la fameuse procession de capucins chantant des psaumes et se fouettant à tour de bras. Il fut d’ailleurs assez mal reçu.—Fouettez tout de bon, disait Crillon sur son passage, c’est un lâche qui a quitté la cour par peur des coups!...
Ses frères Joyeuse et Saint-Sauveur ayant été tués tous deux à Coutras, son troisième frère étant mort aussi peu après, le père Ange laissa le froc pour reprendre, avec le titre de duc de Joyeuse, le morion et l’épée, et se jeter à son tour dans la mêlée des guerres civiles.
Au triomphe définitif d’Henri IV, il fit sa soumission, récompensée par le bâton de maréchal de France. Un jour, sur une plaisanterie d’Henri IV qui lui rappelait sa capucinade, le maréchal duc de Joyeuse changea encore brusquement, il abandonna la cour, jetant aux orties le bâton de maréchal pour reprendre le froc et redevenir le père Ange, simple capucin cherchant par de dures pénitences à obtenir du ciel le pardon de sa fugue, et finissant par mourir au cours d’un pèlerinage entrepris pieds nus vers la ville éternelle.
Voltaire a résumé cette existence bizarre dans un vers de la Henriade:
L’autre capucin fut un autre personnage que ce pauvre père Ange. Ce n’est rien moins que le père Joseph, l’Eminence grise, le conseiller, l’ami fidèle de l’Eminence rouge, le cardinal de Richelieu. On sait quel fut son rôle auprès du terrible politique. Cette robe de bure cachait une âme austère et dure: le père Joseph né gentilhomme, mais sans la moindre ambition personnelle, simple moine redouté autant que le ministre, tenant en main les fils de toutes les intrigues secrètes, de toutes les trames compliquées de la politique du cardinal, mêlé à toutes les affaires, travaillant à tous les grands projets, diplomate et négociateur, fut le plus infatigable et le plus désintéressé des collaborateurs et il mourut à la peine, usé autant que son ami et peu avant lui.
Après avoir fortement soufflé sur le feu des guerres civiles, et figuré brillamment à la fameuse Revue des moines de la Ligue défilant casque en tête et mèche allumée de Notre-Dame à l’Hôtel de Ville, les capucins, redevenus d’humbles moines mendiants, éteignaient donc les incendies. Mme de Sévigné raconte dans une de ses lettres l’incendie de la maison de M. de Guitaut, son voisin de la rue Saint-Claude, et les montre dans leur mission de dévouement.
Ceux-ci étaient des capucins du Marais, car dès les premières années du XVIIe siècle, d’autres maisons de cet ordre s’étaient fondées, les capucins du faubourg Saint-Jacques en 1613,—leur couvent est devenu l’hôpital du Midi,—et les capucins du Marais un peu plus tard. Les capucins du faubourg Saint-Jacques émigrèrent en 1782 et devinrent les capucins de la Chaussée d’Antin, on leur avait construit une église et un couvent nouveaux, ils n’eurent guère le temps de s’installer, car la Révolution vint les chasser; leur église s’appelle aujourd’hui Saint-Louis d’Antin et leur couvent Lycée Condorcet, après avoir été lycée Bonaparte, Bourbon, Fontanes.
Les Capucins restèrent les seuls pompiers de Paris jusqu’à l’organisation d’un service spécial. Les pompes furent, paraît-il, employées pour la première fois en 1705, à l’incendie du petit Saint-Antoine. C’était une importation d’Allemagne; on acheta, au moyen d’une loterie, une vingtaine de pompes dont il ne paraît pas que l’on sut bien se servir tout d’abord. En 1722, un corps spécial de pompiers fut organisé, ce fut l’embryon de notre courageux régiment des sapeurs-pompiers dont l’état-major habite la Cité.
De la pointe de l’archevêché, on peut voir sur la rive gauche de la Seine une autre caserne de pompiers installée dans un des rares débris des couvents du moyen âge arrivés jusqu’à notre époque, dans l’ancien réfectoire et dortoir des Bernardins subsistant rue de Poissy, magnifique bâtiment à vingt arcades ogivales.
De ces quais de la Cité, la vieille Lutèce, comme accoudée aux bordages de son navire, pouvait regarder d’âge en âge Paris grandir et se développer, et suivre les spectacles changeants et variés, qui se déroulaient par-dessus l’animation des ports, le mouvement perpétuel de la rivière.
Au sud, devant l’Université et la Montagne où s’effile si haut, au milieu de tant de clochers inférieurs, la flèche de Sainte-Geneviève, dont la tour nous est restée, c’est la rive de la Tournelle avec la tour des galériens, le port du Mulet, les bateaux de bois, les maisons de la rue de la Huchette que remplacent au XVIIe siècle, les bâtiments de l’annexe du vieil Hôtel-Dieu subsistant encore sous saint Julien le Pauvre, les maisons serrées au-dessus de la rivière sans quai ni berge entre le petit Châtelet et le pont Saint-Michel, avec de simples ruelles et des escaliers descendant à la Seine, la rue du Chat-qui-Pêche et la rue des Trois-Chandelles, aujourd’hui Zacharie...
Après le pont Saint-Michel jusqu’au Château-Gaillard, c’est le quai des Augustins, le plus ancien de Paris. C’était jusqu’au XIIIe siècle une saulaie et une prairie basse inondée à la moindre crue de la Seine. En 1312, comme le quartier se bâtissait autour du couvent et de l’église des grands Augustins, qui venaient de remplacer le pauvre monastère des frères Sachets, Philippe le Bel ordonna la construction d’un quai de pierre de taille pour en finir avec les envahissements de la Seine.
Du pont Saint-Michel, alors Pont-Neuf, à la tour de Nesle, il y eut ainsi un mur solide avec quelques escaliers entre des espèces de demi-tours. C’était au XVIe siècle la promenade des parlementaires; les graves magistrats après les journées au palais y venaient prendre l’air au milieu du populaire. Au XVIIIe siècle, c’était le quai aux marchands de volaille, on l’appelait la Vallée en souvenir de la prairie depuis longtemps disparue, et quand le couvent des grands Augustins tomba après la Révolution, l’Empire construisit sur son emplacement le marché à la volaille et au gibier, dit aussi de la Vallée, tant les vieilles appellations ont de peine à disparaître.
Ce petit bras de la Seine par les temps de sécheresse était souvent presque à sec: le Bourgeois de Paris rapporte qu’en 1448 «la Seine était si petite qu’à la Toussaint on venait de la place Maubert tout droit à Notre-Dame, à l’aide de quatre petites pierres, et hommes, femmes et petits enfants sans mouiller leurs pieds, et devant les Augustins jusqu’au pont Saint-Michel et quatre ou cinq lieux en telle manière pour venir au Palais du roy par la porte de derrière».
Au nord de la Cité, du pont Notre-Dame au port Saint-Landry, c’étaient les ports de la rive droite, les innombrables bateaux du port au foin, du port aux vins, c’était la Grève, l’antique port de la Hanse des Marchands, puis en descendant la Seine une autre vallée, la Vallée de Misère avec ses étroites ruelles des boucheries et écorcheries, cloaques aux ruisseaux rouges débouchant à la Seine au pied des murailles du grand Châtelet.
Le quai de l’Ecole et le quai de la Mégisserie ou de la Ferraille, construits au XIVe siècle et refaits sous François Ier, pittoresque bordure du Paris de la rive droite, étaient aussi coupés de distance en distance par des arches donnant accès à la rivière pour les lavandières ou les chevaux; il y avait l’arche Popin, aux lavandières Sainte-Opportune, l’arche Marion prolongeant la rue Thibeautodé, l’arche Bourbon sous l’hôtel de Bourbon, l’arche d’Autriche au Louvre; l’arche Popin est restée la dernière jusqu’en 1840.
La pointe orientale de la Cité faisant face à l’entrée de la Seine dans Paris, au bout du jardin de l’Archevêché qui recouvre le cloître et la petite église de Saint-Denis du Pas, ainsi que le terrain Notre-Dame, est attristée aujourd’hui par un funèbre établissement qui occupe ainsi la plus magnifique situation à la pointe du vaisseau de Lutèce.
C’est la Morgue, ainsi placée comme frontispice au Paris historique, comme premier plan pour les splendeurs architecturales de l’abside de Notre-Dame.
La Morgue primitive, l’endroit sinistre où, selon l’ancienne signification du mot Morgue, regarder au visage, étaient exposés pour qu’on les vint reconnaître, les cadavres ramassés sur la voie publique, était jadis cachée dans la Basse geôle du Grand Châtelet, petite salle donnant sur une des cours intérieures de cet édifice. Jusqu’en 1804, la morgue, dont on ignore les commencements, resta à la Basse geôle. Comme le Châtelet allait disparaître on éleva sur le quai du Marché-Neuf, près du pont Saint-Michel, un bâtiment destiné à recevoir tous les cadavres trouvés dans le fleuve ou par les rues.
Cette morgue eut des journées bien chargées dans les temps d’émeute ou de révolution de notre siècle, comme en juillet 1830 où le trop-plein des cadavres était évacué par bateaux vers les lieux de sépulture. Elle dura jusqu’en 1862.
Alors s’opérait le grand travail de transformation de la Cité. La morgue du pont Saint-Michel était déjà assez visible, ce service que l’on peut considérer comme une des plus hideuses verrues de la grande ville, comme une de ces tristes nécessités qui se doivent soigneusement dissimuler, on le transporta pourtant au point le plus admirable de la Cité, en façon de pendant à la statue d’Henri IV de l’autre côté, comme pour en faire un ornement de plus à la cathédrale qui semble faire jaillir de ce lugubre soubassement les superbes arcs-boutants de son abside.
Emplacement merveilleux, par la splendeur du grandiose paysage de pierres auréolées de toutes les poésies du passé, situation superbe, d’où elle partira un jour prochain, il faut l’espérer, et où, pour couronner dignement la poupe de la vieille nef parisienne, devrait bien s’élever quelque monument à la gloire du vieux Paris de l’histoire.
| Chapitre premier.—LE VAISSEAU DE LUTÈCE | |
|---|---|
| Écrasement de l’antique Cité.—Ce que représente l’étroit espace entre Notre-Dame et le palais.—L’établissement des Francs.—Le palais gallo-romain devient le palais des chefs mérovingiens.—Clotilde et les fils de Clodomir.—Frédégonde à Paris.—Les deux ponts de la Cité.—Le départ de Rigonthe.—Le comte Leudaste.—Saint Eloi.—Les incendies de la cité | 1 |
| Chapitre II.—LES NORMANDS | |
| La décadence carlovingienne.—Apparition des Normands.—Serpents et dragons de mer.—Le grand siège.—L’évêque Gozlin et le comte Eudes.—Les brûlots.—Assauts repoussés au Grand Pont.—Le blocus.—Le camp de Saint-Germain l’Auxerrois.—La crue de la Seine.—La tour du Petit Pont et ses douze défenseurs.—La flotte normande traînée à terre pour éviter le passage de Paris.—L’empereur Othon.—Le palais du roi Robert | 17 |
| Chapitre III.—LE PALAIS | |
| L’enceinte du palais, le verger royal.—La chapelle Saint-Michel.—Le logis du roi.—Les tours d’Argent, de César et Bon-Bec.—Intérieur de la Conciergerie.—Le grand guichet.—Le bâtiment des cuisines.—Saint Louis.—Construction de la Sainte Chapelle.—Les reliques de l’empereur Baudouin.—La perte du Saint Clou.—L’oratoire de Louis XI et l’escalier de Louis XII.—La grande salle et ses particularités.—La Chambre dorée, la tour de l’horloge.—Fêtes d’inauguration de la grande salle.—Enguerrand de Marigny | 34 |
| Chapitre IV.—LA COMMUNE DE 1358 | |
| Après la défaite de Poitiers.—Désastres et misères.—Les États généraux.—La chandelle de 4455 toises.—Etienne Marcel.—Envahissement du palais et meurtre des maréchaux de Champagne et de Normandie.—L’évasion du Dauphin par le Grand Pont.—Préparatifs et armements de Marcel.—Alliance avec les Jacques.—Les trames du roi de Navarre.—Situation désespérée de Marcel.—Il va livrer la ville à Charles le Mauvais.—La mort du Prévôt | 63 |
| Chapitre V.—LE PALAIS AU PARLEMENT | |
| Le roi Charles V quitte le Palais pour l’hôtel Saint-Paul.—La visite de l’empereur d’Allemagne.—Grandes fêtes, festins et divertissements.—Les troubles de la minorité de Charles VI.—Les Maillotins.—Isabeau de Bavière.—Le festin de la Grande salle troublé par l’envahissement du populaire.—L’occupation anglaise.—Réorganisation du Parlement par Charles VII.—Le palais sous Louis XI et Louis XII.—Construction de la Chambre des Comptes | 76 |
| Chapitre VI.—LE PALAIS AU XVIe SIÈCLE | |
| Le Palais sous François Ier.—Semblançay.—Le procès du connétable de Bourbon.—Le cartel de l’empereur.—Charles-Quint au Palais.—La Réforme.—Processions et supplices.—La tour de Montgommery.—La très sainte Ligue.—Assassinat du président Brisson.—Jean Chastel et Ravaillac.—Le palais envahi par le duc d’Epernon.—Premier incendie du Palais | 103 |
| Chapitre VII.—LA BASOCHE DU PALAIS | |
| Droits et privilèges du royaume de la Basoche.—Montres générales de la Basoche au Pré aux Clercs.—Expédition des basochiens en Guyenne sous Henri II.—La plantation du mai.—Les jeux dramatiques sur la Table de Marbre.—La basoche du Châtelet.—Le plaidoyer de la Cause grasse.—Le haut et souverain empire de Galilée.—Les échoppes autour du Palais et dans le Palais.—Boutiques et marchands.—Les libraires de la Grande salle.—Le perron de la Sainte-Chapelle.—La galerie marchande.—Procureurs et clercs.—La vieille magistrature | 130 |
| Chapitre VIII.—LE PARLEMENT DE LA FRONDE | |
| Malaise intérieur général.—Premières protestations du parlement.—Mazarin et la Cour.—L’enlèvement de Broussel, les barricades.—M. le Coadjuteur.—Marche du parlement à travers l’émeute.—La guerre de la Fronde.—Princes et ducs.—La cavalerie des portes cochères et le régiment de Corinthe.—Jeune Fronde et vieille Fronde.—Le Palais champ de bataille.—Le combat du faubourg Saint-Antoine.—Émeute de la paille.—Massacre de magistrats et conseillers à l’hôtel de ville.—Louis XIV.—Docilité du Parlement.—Les difficultés de la Régence.—Incendie de la cour des Comptes.—Orages parlementaires du XVIIIe siècle | 148 |
| Chapitre IX.—LA RÉVOLUTION | |
| Le dernier jour du Parlement.—Le Palais sous la Terreur.—Massacres de septembre.—La Conciergerie encombrée.—La rue de Paris.—Le tribunal révolutionnaire dans la salle de la Liberté, ancienne Grande Chambre, et dans la salle de l’Egalité, ancienne Tournelle.—Fouquier-Tinville et ses jurés.—Les grands procès.—Charlotte Corday, Danton, Marie-Antoinette, les Girondins.—Le cachot de la reine.—La prison des Girondins.—Fin de Robespierre.—Transformations après la Révolution.—Les conspirateurs sous l’Empire.—Les prisonniers de la Restauration.—Le palais incendié | 180 |
| Chapitre X.—LES GRANDS JOURS DE NOTRE-DAME | |
| L’amende honorable du comte de Toulouse.—Saint Louis au départ pour la Croisade.—Les Etats généraux de 1304.—Les Templiers.—La statue de Philippe le Bel ou de Philippe IV.—Isabeau et les Anglais.—Couronnement de Henri IV d’Angleterre.—Reprise de Paris.—Les vainqueurs à Notre-Dame.—Le XVIe siècle.—Reposoirs et bûchers.—Le mariage du roi de Navarre.—La Ligue.—Les Suisses au Marché-Neuf.—La grande procession de la Ligue.—Le siège.—Notre-Dame caserne des troupes des Seize.—Prise de Paris.—Henri IV à Notre-Dame | 197 |
| Chapitre XI.—LES GRANDS JOURS DE NOTRE-DAME (Suite) | |
| Les cérémonies sous Louis XIII.—Bagarres dans l’église.—Parlement et Chambre des Comptes.—Le vœu de Louis XIII.—Dévastation du chœur sous Louis XIV.—L’ancien chœur, le jubé et la clôture historiée.—Les étendards ennemis.—Pompes joyeuses et cérémonies funèbres.—Marie-Antoinette.—Bénédiction des drapeaux de la Garde Nationale.—La dernière amende honorable au Parvis.—Suite des dévastations.—Le trésor.—La déesse Raison | 231 |
| Chapitre XII.—LES GRANDS JOURS DE NOTRE-DAME (Suite) | |
| Splendeurs impériales.—Le Concordat, les fêtes du Sacre.—Le Pape à Notre-Dame.—Austerlitz.—Les derniers drapeaux à Notre-Dame.—Baptême du roi de Rome.—Le retour des lis.—1830.—Le sac de l’Archevêché.—Baptêmes princiers, le duc de Bordeaux, le comte de Paris et le Prince impérial.—Notre-Dame échappe aux incendies de la Commune.—La cathédrale moderne.—Le saint Christophe de la nef.—Les quelques monuments échappés aux dévastations | 259 |
| Chapitre XIII.—LES PONTS DE LA CITÉ | |
| Pont aux Changeurs.—La Hanse des marchands.—Les maisons et moulins des ponts.—Inondations et débâcles de glaces, écroulements et incendies.—Le pont aux Meuniers.—Incendie des ponts au Change et Marchand.—Le quai de Gèvres.—Le Petit-Pont et le Petit-Châtelet.—La planche Mibray et le pont Notre-Dame.—Passage de princes et princesses.—La pompe Notre-Dame.—Le pont Saint-Michel.—Les dernières maisons des ponts en 1809.—Les ponts de l’Hôtel-Dieu | 277 |
| Chapitre XIV.—LES ILES SAINT-LOUIS ET LOUVIERS | |
| Le chien d’Aubry de Montdidier.—Herbages et cabarets de l’île Notre-Dame.—La tour Loriaux et son fossé.—L’île Tranchée et l’île aux Vaches.—L’entreprise Marie.—Déboires et procès.—Le quartier de l’Ile.—Le pont de la Tournelle.—La tour des Galériens.—Le pont Marie.—Ecroulement de deux arches.—L’accident du pont Rouge.—Le quai des Balcons.—Les hôtels Bretonvilliers, Lambert, Pimodan, etc.—Les chantiers de bois de l’île Louviers | 305 |
| Chapitre XV.—LE PONT-NEUF | |
| Henri III pose la première pierre du pont des Pleurs.—La passerelle provisoire et sa colonie de voleurs.—Les îles de Bussy et de la Gourdaine soudées à la Cité.—Les mascarons de Germain Pilon et autres.—Le duel Fontaine et Villemot.—Le tribunal des voleurs.—Les tirelaines par plaisir.—Une partie de volerie.—Aventures, pérégrinations et naufrages du cheval de bronze.—La Samaritaine.—Échoppes et marchands.—Charlatans et bateleurs.—Mondor et Tabarin.—L’Orviétan.—Gilles le Niais, l’arracheur de dents Carmeline.—Brioché au château Gaillard.—Le cadavre de Concini.—Libelles et chansons.—La Fronde au Pont-Neuf.—Revues des troupes de la Fronde.—Les Mazarinades.—Rixes et bagarres | 320 |
| Chapitre XVI.—LE PONT-NEUF (SUITE) | |
| Sous le Grand Roi.—Les embarras du Pont-Neuf.—Les racoleurs du quai de la Ferraille.—Derniers charlatans.—Le gros Thomas.—Toujours les voleurs.—La bande de Cartouche.—Transformation du paysage.—Le collège des Quatre-Nations.—Les chanteurs de gaudrioles.—L’exposition de la Fête-Dieu place Dauphine.—Les boutiques de Soufflot.—La Révolution.—Premières petites émeutes.—La patrie en danger.—Le canon d’alarme au terre-plein.—Le jeune Bonaparte.—Disparition de la Samaritaine.—Le treize Vendémiaire | 343 |
| Chapitre XVII.—L’HÔTEL-DIEU | |
| La Maison-Dieu primitive.—Hôpital Saint-Christophe.—L’Hôtel-Dieu de Philippe-Auguste.—Fondations de saint Louis.—Encombrements et agrandissements.—La salle du Légat.—Les ponts de l’Hôtel-Dieu.—Les religieuses.—Légendes des Cagnards.—Les grands incendies.—La vieille place du Parvis.—La maison de l’humanité.—Démolition et reconstruction | 360 |
| Chapitre XVIII.—LES PETITES RUES DE LA CITÉ | |
| Anciennes églises et chapelles de la Cité.—Le dernier débris de l’église Saint-Aignan.—Rues, ruelles et couloirs.—Décrépitude et démolition.—Le cloître Notre-Dame.—Le port Saint-Landry et la tour Dagobert.—Juvénal des Ursins.—La maison aux pâtés de chair humaine.—Le logis d’Héloïse et Abeilard.—Les pompiers.—Théophraste Renaudot.—La Cité, berceau de la Monarchie, du Parlement et de la Presse.—Les rives.—La Morgue | 374 |
| Pointe de la Cité et sortie de la Seine. La chaîne tendue de la tour du coin à la tour de Nesle | 1 |
| Statue de la Vierge. Portail de Notre-Dame | 1 |
| Le Jubé de Notre-Dame démoli en 1725 | 3 |
| Le petit Pont. Lutèce gallo-romaine | 5 |
| La porte de l’eau. Lutèce gallo-romaine | 7 |
| Entrée de la Seine dans Paris. Les chaînes de la tour Barbeau à la Tournelle | 9 |
| La pointe du rempart de Charles V.—La tour Billy, l’île Louviers et l’île Notre-Dame | 11 |
| La prise du comte Leudaste | 13 |
| Saint-Eloi et Saint-Martial, XVIe siècle | 16 |
| Le passeur aux vaches et les îlots de la Cité | 17 |
| L’empereur Othon | 17 |
| La tour du Petit Pont.—Le grand siège des Normands | 21 |
| Le petit Châtelet, fin du XVIIIe siècle | 23 |
| Le grand Châtelet, XVIIe siècle | 25 |
| L’église Saint-Barthélemy, XVIe siècle. (Emplacement du tribunal de commerce) | 28 |
| L’église Saint-Barthélemy, fin du XVIIIe siècle | 29 |
| La pointe de l’île, la maison des Etuves et le palais de la Cité au XVe siècle | 32 |
| La place du Châtelet en 1830 | 33 |
| La salle Saint-Louis sous la grande salle.—Au fond la travée grillée formant la rue de Paris. Etat actuel | 34 |
| Saint Louis apportant les reliques de la Sainte-Chapelle | 34 |
| Le palais de la Cité.—A gauche le pont Saint-Michel | 36 |
| Le palais. La cour du Mai et le grand perron | 37 |
| Le grand guichet. État actuel | 40 |
| Le palais de saint Louis apparaissant à la démolition de la préfecture de police | 41 |
| L’autel et les reliques de la Sainte-Chapelle, XVe siècle, d’après le manuscrit de Juvénal des Ursins | 44 |
| L’horloge du palais | 45 |
| La tour Bon-Bec avant la surélévation d’un étage, lors de la restauration du Palais de justice | 48 |
| L’oratoire de Louis XI à la Sainte-Chapelle | 49 |
| L’escalier de la Sainte-Chapelle. Commencement du XVIIe siècle avant la chute de la flèche | 52 |
| L’escalier de la Sainte-Chapelle, XVIIIe siècle | 53 |
| La chambre dorée.—Dans l’angle, le siège royal | 55 |
| Loge ou lanterne de la chambre dorée, XVIIe siècle | 56 |
| La grande salle du palais, au fond la table de marbre | 57 |
| Le bâtiment de la Tournelle et la tour Bon-Bec | 61 |
| Loge de la chambre dorée, XVIIIe siècle | 62 |
| Les cuisines de saint Louis | 63 |
| Le meurtre des maréchaux de Champagne et de Normandie | 63 |
| Le gibet de Montfaucon | 65 |
| Étienne Marcel harangue le peuple à la Maison aux piliers | 67 |
| Les corps des maréchaux de Champagne et de Normandie traînés sur le grand perron du palais | 68 |
| La fuite du Dauphin sous le Grand Pont | 69 |
| Une des cheminées de la grande salle | 73 |
| Escalier descendant de la grande salle à la salle Saint-Louis | 75 |
| Les moulins entre le pont Notre-Dame et la Grève | 76 |
| Divertissements en la grande salle | 76 |
| La flèche moderne de la Sainte-Chapelle | 80 |
| Cour sous la Conciergerie avant la reconstruction des bâtiments du quai | 81 |
| Les tours de la Conciergerie | 84 |
| Ancienne cour de la Conciergerie | 85 |
| Anciens cachots de la Conciergerie démolis sous la Restauration | 87 |
| Porche supérieur de la Sainte-Chapelle | 89 |
| Le logis royal (de saint Louis ou Philippe le Bel) côté | 92 |
| Le corps d’Isabeau de Bavière conduit à Saint-Denis | 93 |
| Entrée du palais, près du pont Saint-Michel (intérieur) | 96 |
| Le trésor des Chartes, sacristie de la Sainte-Chapelle | 97 |
| Pignon de la Sainte-Chapelle reconstruit sous Charles VIII | 100 |
| Entrée du grand degré de la Chambre des Comptes | 101 |
| Les moulins de la rivière | 103 |
| Assassinat du président Brisson | 103 |
| Ancien escalier de la cour des Comptes maintenant à l’hôtel de Cluny | 105 |
| L’arc de Nazareth au Palais (réédifié à Carnavalet) | 108 |
| Ancien hôtel du premier président (préfecture de police, 1840) | 109 |
| Restes de l’ancien palais. (État actuel) | 112 |
| Montgommery emprisonné au donjon du palais | 113 |
| Le Petit Pont et la voûte du petit Châtelet | 116 |
| Le Petit Pont et le petit Châtelet au XVe siècle | 117 |
| La soupe de l’ambassadeur d’Espagne | 120 |
| Arcatures de la Sainte-Chapelle. A droite, place du roi, à gauche petite porte donnant dans l’oratoire de Louis XI | 121 |
| La pyramide de Jean Châtel | 124 |
| Le grand perron au XVIIe siècle, à droite le May | 125 |
| Incendie de la grande salle (6 mars 1618) | 128 |
| Le verger royal en avant du palais, au fond la maison des Etuves | 129 |
| L’île de la Cité au XVIIe siècle | 130 |
| Le pilier des consultations | 130 |
| Porte du palais donnant sur la cour de la Sainte-Chapelle. Extérieur, XVIIe siècle | 133 |
| La Grande salle de Jacques de Brosse | 136 |
| Le plaidoyer de la cause grasse | 137 |
| Porte du palais donnant sur la cour du May | 140 |
| La grande porte du palais, cour de la Sainte-Chapelle, côté intérieur | 141 |
| Incendie de la Sainte-Chapelle, en 1630 | 143 |
| Les échoppes au pied des tours du palais, XVIIe siècle | 145 |
| Le corbillard, coche d’eau de Corbeil | 147 |
| L’entrée de la place Dauphine. Etat actuel | 148 |
| Le coadjuteur à demi étranglé au palais | 148 |
| Côté méridional du palais et pont Saint-Michel, XVIIe siècle | 149 |
| Le port Saint-Landry et la tour Dagobert | 152 |
| Maison rue Neuve-Notre-Dame, démolie vers 1840 | 153 |
| La passerelle remplaçant le pont au Change incendié | 156 |
| Le nouveau pont au Change | 157 |
| Maisons sur le côté du pont Saint-Michel, XVIIIe siècle | 160 |
| Intérieur de la Sainte-Chapelle basse (magasin à farines en 1793) | 161 |
| Portail de l’église des Barnabites, autrefois Saint-Eloi, transporté en 1860 à l’église des Blancs-Manteaux | 163 |
| Restes de Saint-Germain-le-Vieux. 1840 | 165 |
| Échoppes dans la cour du May, XVIIIe siècle | 168 |
| Le cardinal de Retz se fortifie à l’archevêché | 169 |
| 1720. Les mousquetaires à la Grande-Chambre | 172 |
| La chapelle Saint-Michel du palais, XVIIIe siècle | 173 |
| Le trésor des Chartes, XVIIIe siècle | 175 |
| Démolition de la tour Montgommery, 1780 | 176 |
| 1737. Incendie de la Chambre des Comptes | 177 |
| Le couvent des Grands-Augustins entre le Pont-Neuf et le pont Saint-Michel | 179 |
| Le tribunal révolutionnaire | 180 |
| La reine allant à l’échafaud | 180 |
| 1790. Fermeture du parlement | 181 |
| Boutique de libraire dans la Grande Salle, XVIIIe siècle | 183 |
| Le cachot de la reine | 184 |
| La dernière nuit des Girondins | 185 |
| La reine allant au tribunal révolutionnaire | 186 |
| Le départ des Girondins pour l’échafaud. 1793 | 187 |
| Autel dans le cachot de Marie-Antoinette | 188 |
| La Sainte-Chapelle. 1793 | 189 |
| La tour de l’Horloge. 1830 | 191 |
| Une entrée de la Grande Salle. XVIIIe siècle | 192 |
| Le palais sous la Révolution | 193 |
| Incendie du palais en 1871 | 194 |
| La Grande Salle après l’incendie sous la Commune | 195 |
| Angle nord-est du palais moderne | 196 |
| Notre-Dame.—La galerie entre les deux tours | 197 |
| L’amende honorable de Raymond, comte de Toulouse | 197 |
| Notre-Dame.—La porte rouge | 201 |
| La statue de Philippe le Bel | 204 |
| Le bureau des pauvres, place du Parvis-Notre-Dame | 205 |
| La maison du lieutenant? (port Saint-Landry d’après le plan de tapisserie) | 208 |
| Le terrain Notre-Dame.—Motte aux papelards, XVIe siècle | 209 |
| Saint-Denis du Pas et le petit cloître derrière l’abside de Notre-Dame, XVIIe siècle | 211 |
| Passage rue des Chantres. 1830 | 212 |
| Le palais épiscopal | 213 |
| Escalier dans les galeries de Notre-Dame | 216 |
| Journée des barricades.—Combat sur le Marché-Neuf | 217 |
| Place du Parvis-Notre-Dame. 186O, d’après Martial Potémont | 219 |
| Tentative des troupes royales sur le rempart près la porte Saint-Jacques | 220 |
| Le pont Notre-Dame. XVIe siècle | 221 |
| Cloître Notre-Dame.—Rue Chanoinesse. 1896 | 224 |
| L’abside et le terrain Notre-Dame au XVIe siècle | 225 |
| Démolition de la cité. 1860 | 228 |
| La tournelle et la porte Saint-Bernard. XVIe siècle | 230 |
| L’abside de Notre-Dame vue du quai de l’île Saint-Louis (hôtel de Bretonvilliers) | 231 |
| Les oiseleurs sur le parvis Notre-Dame aux relevailles de Marie-Antoinette | 231 |
| L’ancien maître-autel de Notre-Dame | 233 |
| Restes de l’ancienne clôture du chœur | 235 |
| Berges de la cité entre le pont Notre-Dame et le pont au Change (quai de la Pelleterie) d’après un dessin de la fin du XVIIe siècle | 236 |
| La berge de la cité entre le pont Notre-Dame et le pont au Change. (Quai de la Pelleterie) | 237 |
| Ancienne maison du cloître Notre-Dame, démolie en 1860, d’après Martial Potémont | 241 |
| Le port Saint-Landry, XVIIIe siècle | 243 |
| Passage au pied des tours Notre-Dame conduisant à l’archevêché et au pont au Double, XVIIe siècle | 244 |
| Les stalles de Notre-Dame | 245 |
| La bénédiction des drapeaux de la garde nationale, 27 septembre 1789 | 248 |
| Carrefour rue des Marmousets | 249 |
| Église Saint-Pierre des Arcis, rue de la Vieille-Draperie (sous le tribunal de commerce) | 252 |
| L’autel de la déesse Raison à Notre-Dame. 1793 | 253 |
| Église Saint-Pierre aux Bœufs, rue Saint-Pierre-aux-Bœufs (sous le nouvel Hôtel-Dieu) | 256 |
| Maison du cloître Notre-Dame. 1896 | 257 |
| L’Hôtel-Dieu.—Place du Parvis. 1860 | 259 |
| Trône de Napoléon dans la nef de Notre-Dame, cérémonie du sacre | 259 |
| Tribunes dans la nef de Notre-Dame, cérémonie du sacre | 261 |
| Maison du cloître.—Rue Basse-des-Ursins. 1896 | 264 |
| Débris de l’église de la Magdeleine.—Rue de la Licorne. 1840 | 265 |
| Sac de l’archevêché. 1831 | 269 |
| La statue de saint Christophe dans la nef de Notre-Dame | 272 |
| Campement de troupes à Notre-Dame en mai 1871 | 273 |
| Les tableaux des orfèvres et les drapeaux dans la nef de Notre-Dame, XVIIIe siècle | 275 |
| Église Saint-Landry | 276 |
| Le coche d’eau arrivant au port Saint-Paul. XVIIIe siècle | 277 |
| Les moulins des ponts | 277 |
| L’arche Popin. 1830 | 280 |
| La pompe Notre-Dame. 1860 | 281 |
| La fourche du pont au Change. XVIIIe siècle | 284 |
| Les voûtes du quai de Gèvres. 1800 | 285 |
| Le Petit-Pont après l’incendie. 1718 | 288 |
| Le pont Notre-Dame au XVIIe siècle | 289 |
| Entrée du pont Notre-Dame. XVIIe siècle | 292 |
| La pompe Notre-Dame vue du pont | 293 |
| Le pont au Change. 1800 | 295 |
| Le pont Saint-Michel. XVIIe siècle | 296 |
| La joute des mariniers sous le pont Notre-Dame, d’après Raguenet. XVIIe siècle | 297 |
| Le pont Saint-Michel. 1850 | 299 |
| Le pont Rouge entre la Cité et l’île Saint-Louis, XVIIe siècle | 300 |
| Le pont Rouge entre les Tuileries et le Pré aux Clercs. XVIIe siècle | 301 |
| Le pont au Double | 302 |
| Pont au Double.—Entrée du passage pour les piétons | 304 |
| Ile Notre-Dame (Saint-Louis). Commencement du XVIIe siècle | 305 |
| La procession sur le pont Rouge | 305 |
| Ancienne niche rue Le Regrattier, 1896 | 307 |
| Le pont de la Tournelle | 308 |
| La chute du pont Marie en 1658 | 309 |
| La tour des Galériens sur le quai Saint-Bernard | 311 |
| Le clocher de l’église Saint-Louis en l’Ile | 312 |
| Hôtel Chenizeau, rue Saint-Louis-en-l’Ile | 313 |
| Balcon de l’hôtel Pimodan | 314 |
| Hôtel Lambert | 315 |
| Les duellistes de l’île Louviers | 316 |
| L’estacade de l’île Saint-Louis | 317 |
| Une porte, 15, quai Bourbon | 319 |
| Le Pont-Neuf au XVIIe siècle | 320 |
| Un mascaron du Pont-Neuf | 320 |
| Le moulin de la Monnaie à la pointe de la Cité | 321 |
| Ancien mascaron du Pont-Neuf, au musée de Cluny | 324 |
| Ancien mascaron du Pont-Neuf | 324 |
| Ancien mascaron du Pont-Neuf | 325 |
| Ancien mascaron du Pont-Neuf | 325 |
| Le château Gaillard au XVIIe siècle | 328 |
| La tour de Nesle en ses dernières années | 329 |
| La statue de Henri IV au XVIIe siècle | 331 |
| La Samaritaine sous Louis XIV | 333 |
| La Samaritaine vers la fin du XVIIIe siècle | 336 |
| Mondor et Tabarin | 337 |
| Le cadavre du maréchal d’Ancre pendu au Pont-Neuf | 339 |
| L’hôtel de Guénégaud | 341 |
| Les tréteaux de l’Orviétan | 342 |
| Le canon d’alarme au terre-plein du Pont-Neuf. 1792 | 343 |
| Les statues tombales de Commines et de sa femme en l’église des Grands-Augustins | 343 |
| Les voleurs du Pont-Neuf | 345 |
| Les trottoirs du Pont-Neuf, XVIIIe siècle | 347 |
| Le gros Thomas, d’après l’estampe de Rigaud | 348 |
| La porte neuve et la tour du Bois | 349 |
| Les boutiques des demi-lunes du Pont-Neuf | 351 |
| L’abreuvoir du Pont-Neuf. XVIIIe siècle | 352 |
| L’exposition de la Fête-Dieu, place Dauphine | 353 |
| Les chanteurs du Pont-Neuf. XVIIIe siècle | 355 |
| La fontaine de Desaix, place Dauphine | 356 |
| Les boutiques du Pont-Neuf. 1850 | 357 |
| Le supplice des Templiers. (Emplacement du terre-plein du Pont-Neuf.) | 359 |
| Le pont Saint-Charles de l’Hôtel-Dieu | 360 |
| Les médecins au bénitier de Notre-Dame | 360 |
| Entrée de l’Hôtel-Dieu. XVe siècle | 361 |
| Restes du pont Saint-Charles. 1865 (d’après Martial Potémont) | 363 |
| La salle du légat et la chapelle Sainte-Agnès, près du Petit-Pont | 364 |
| Les religieuses de l’Hôtel-Dieu lavant à la rivière | 365 |
| Le pont au Double et la salle Saint-Côme, fin du XVIIIe siècle | 367 |
| Les Cagnards de l’Hôtel-Dieu | 368 |
| Sous les Cagnards (d’après une photographie de l’hôtel Carnavalet) | 369 |
| Église Saint-Julien le Pauvre | 371 |
| L’Hôtel-Dieu au XVe siècle | 373 |
| Le marché aux Veaux sur les jardins des Bernardins en 1772 | 375 |
| Chapiteau de Saint-Aignan | 375 |
| Saint-Denis de la Chartre | 376 |
| Sainte-Geneviève des Ardents | 377 |
| Crypte de Saint-Denis de la Chartre | 379 |
| Église de la Magdeleine, rue de la Lanterne | 381 |
| Débris de l’ancienne église Saint-Aignan, 9, rue Basse-des-Ursins | 383 |
| Vieille cour de la Cité, démolitions de la rue de la Barillerie | 384 |
| Cul-de-sac Saint-Eloi, d’après Martial Potémont. 1850 | 385 |
| La tour Dagobert, rue Chanoinesse | 386 |
| Cour de la maison dite d’Héloïse et Abeilard. rue des Chantres, no 1 (1840) | 389 |
| La maison du fabricant de pâtés de chair humaine, rue des Marmouzets. 1850 | 391 |
| L’hôtel des Ursins au XVIe siècle | 392 |
| Théophraste Renaudot.—La maison du Grand Coq, bureau d’adresses et de la Gazette. 1631 | 394 |
| La Morgue aux journées de 1830.—Quai du Marché-Neuf | 395 |
| Ancien dortoir des Bernardins, rue de Poissy | 397 |
| Restes de l’église Sainte-Marine, 1840 | 399 |