Ils s'en furent à leur maison, laissant don Quichotte dans la sienne (p. 612).

Quand les trois amis l'entendirent parler de la sorte, ils s'imaginèrent qu'il venait d'être atteint d'une nouvelle folie.

Comment, seigneur, lui dit Samson Carrasco, maintenant que nous savons à n'en pas douter que madame Dulcinée est désenchantée, vous nous la donnez belle! Et quand nous sommes sur le point de nous faire bergers pour passer la vie en chantant comme des princes, vous parlez de vous faire ermite! De grâce! revenez à vous, et laissez là ces sornettes.

Les sornettes qui m'ont occupé jusqu'à présent, reprit don Quichotte, n'ont été que trop réelles, et à mon grand préjudice; puisse ma mort, avec l'aide du ciel, les faire tourner à mon profit! Seigneurs, je sens que je marche vers ma fin; ce n'est plus l'heure de plaisanter; j'ai besoin d'un prêtre pour me confesser, et d'un notaire pour recevoir mon testament. Dans une pareille situation l'homme ne doit point jouer avec son âme. Je vous en supplie, laissez-moi avec le seigneur curé, qui voudra bien écouter ma confession, et, pendant ce temps, qu'on aille chercher le notaire.

Ils se regardaient tous, étonnés d'un pareil langage; mais il fallut se rendre, car pour eux un des signes certains que le malade se mourait était ce retour à la raison; d'autant plus qu'à ses premiers discours il en ajouta d'autres en termes si chrétiens, si bien suivis, que leurs derniers doutes ayant disparu, ils reconnurent qu'il avait recouvré son bon sens.

Le curé fit retirer tout le monde, et resta seul avec le mourant, qu'il confessa pendant que Carrasco allait chercher le notaire. Bientôt le bachelier fut de retour, amenant avec lui Sancho; quand ce dernier, qui avait appris le triste état de son maître, vit la gouvernante et la nièce tout en larmes, il se mit à sangloter avec elles.

La confession terminée, le curé sortit en disant: Oui, mes amis, Alonzo Quixano est guéri de sa folie, mais il se meurt. Entrez, afin qu'il fasse son testament.

Ces paroles furent une nouvelle provocation aux yeux pleins de larmes de la gouvernante, de la nièce et du fidèle Sancho Panza; elles les firent pleurer et soupirer de plus belle; car, ainsi qu'on l'a déjà dit, don Quichotte, tout le temps qu'il fut Alonzo Quixano le Bon, comme tout le temps qu'il fut don Quichotte de la Manche, montra le meilleur naturel, et son commerce fut des plus agréables, de sorte qu'il n'était pas seulement aimé des gens de sa maison, mais de tous ceux qui le connaissaient.

Le notaire étant entré, écrivit le préambule du testament, dans lequel don Quichotte recommandait son âme à Dieu, avec les pieuses formules en usage; puis, passant aux legs, le mourant dicta ce qui suit:

Item, ma volonté est qu'ayant eu avec Sancho Panza, lequel dans ma folie, je fis mon écuyer, plusieurs difficultés en règlement de compte, à propos de certaines sommes qu'il a à moi, on ne lui réclame rien; de plus, s'il reste quelque chose quand il sera payé de ce que je lui dois, que cet excédant, qui ne peut être considérable, lui soit laissé en propre; et grand bien lui fasse. Et si, de même qu'étant fou, je lui fis obtenir le gouvernement d'une île, je pouvais, maintenant que je suis en possession de ma raison, lui donner celui d'un royaume, je le lui donnerais: la simplicité de son caractère et la fidélité de ses services ne méritant pas moins.

Se tournant vers Sancho, il ajouta: Pardonne-moi, mon ami, de t'avoir fourni l'occasion de paraître aussi fou que moi-même, en t'entraînant dans l'erreur où je suis tombé relativement à l'existence des chevaliers errants.

Hélas! ne mourez pas, mon bon maître, répondit Sancho en sanglotant; croyez-moi, vivez, vivez longtemps; la plus grande folie que puisse faire un homme en cette vie, c'est de se faire mourir lui-même, en s'abandonnant à la mélancolie. Allons, un peu de courage, levez-vous, et gagnons les champs en costume de bergers, comme nous en sommes convenus; peut-être derrière quelque buisson trouverons-nous madame Dulcinée désenchantée, ce qui vous ravira. Que si Votre Grâce se meurt du chagrin d'avoir été vaincue, rejetez-en sur moi toute la faute, et dites qu'on vous a culbuté parce que j'avais mal sanglé Rossinante. Et puis n'avez-vous pas vu dans vos livres qu'il arrive souvent aux chevaliers de se culbuter les uns les autres, et que tel est vaincu aujourd'hui, qui demain revient vainqueur?

Rien de plus vrai, ajouta Samson Carrasco et à cet égard le bon Sancho a raison.

Doucement, mes amis, reprit don Quichotte, les oiseaux sont dénichés. J'ai été fou, mais à cette heure, je viens de recouvrer la raison; j'ai été don Quichotte de la Manche, et maintenant, je le répète, me voilà redevenu Alonzo Quixano. Puissent mon repentir et ma sincérité me rendre l'estime que Vos Grâces avaient pour moi. Que le seigneur notaire continue:

Item, je lègue tous mes biens meubles et immeubles à Antonia Quixana, ma nièce ici présente, après qu'on aura prélevé, sur le plus clair de ma succession, les sommes nécessaires au service des legs que je fais, en commençant par les gages de ma gouvernante pour tout le temps qu'elle m'a servi, et, de plus, vingt ducats pour un habillement. Je nomme pour mes exécuteurs testamentaires le seigneur curé et le seigneur bachelier Samson Carrasco, ici présents;

Item, ma volonté est que si Antonia Quixana, ma nièce, veut se marier, on s'assure d'abord, et cela par enquête judiciaire, que l'homme qu'elle épouse ne sait pas même ce que c'est que les livres de chevalerie. Dans le cas contraire, et si cependant ma nièce persiste à l'épouser, je veux qu'elle perde tout ce que je lui lègue, et mes exécuteurs testamentaires pourront employer la somme en œuvres pies, à leur volonté;

Item, je supplie ces seigneurs, mes exécuteurs testamentaires, si de fortune ils venaient à rencontrer l'auteur qui a composé, dit-on, une idée intitulée: Seconde partie des aventures de don Quichotte de la Manche, de le prier de ma part, avec toutes sortes d'instances, de me pardonner l'occasion que je lui ai si involontairement donnée d'écrire tant et de si énormes sottises; car je quitte cette vie avec un véritable remords de lui en avoir fourni le prétexte.

Paris, S. Raçon, et Cie, imp.

Furne, Jouvet et Cie, édit.

Telle fut la fin de l'ingénieux don Quichotte de la Manche (p. 618).

Son testament signé et scellé, notre héros fut pris d'une grande défaillance, et s'étendit dans son lit. On s'empressa de lui porter secours; mais pendant les trois jours qu'il vécut encore, il s'évanouissait à chaque instant. La maison était sens dessus dessous; néanmoins la nièce mangeait de bon appétit, la gouvernante portait des santés; Sancho prenait ses ébats; tant l'espoir d'un prochain héritage suffit pour adoucir dans le cœur du légataire le sentiment de regret que devrait y laisser la perte du défunt.

Enfin, don Quichotte expira après avoir reçu les sacrements, et prononcé à plusieurs reprises les plus énergiques malédictions contre les livres de chevalerie. Le notaire déclara n'avoir jamais vu dans les livres qu'aucun chevalier errant fût mort dans son lit aussi paisiblement et aussi chrétiennement que don Quichotte, lequel rendit l'âme, je veux dire mourut, au milieu de la douleur et des larmes de tous ceux qui l'entouraient. Le voyant expiré, le curé pria le notaire d'attester comme quoi Alonzo Quixano le Bon, communément appelé don Quichotte de la Manche, était passé de cette vie en l'autre, et décédé naturellement; ajoutant que s'il lui demandait cette attestation c'était pour empêcher que, contrairement à la vérité, un faux cid Hamet Ben-Engeli le ressuscitât, et composât sur ses prouesses d'interminables histoires.

Telle fut la fin de l'ingénieux chevalier don Quichotte de la Manche, dont cid Hamet ne voulut pas indiquer le pays natal, afin que toutes les villes et tous les bourgs de la Manche se disputassent l'insigne honneur de l'avoir vu naître et de le compter parmi leurs enfants, comme le firent sept villes de la Grèce à propos d'Homère[134]. On ne dira rien ici des pleurs de Sancho Panza, de la nièce et de la gouvernante, ni des épitaphes, assez originales, composées pour la tombe de Don Quichotte. Voici cependant celle qu'y inscrivit Samson Carrasco:

«Ci-gît le redoutable hidalgo qui porta si loin la valeur, que la mort ne put triompher de lui, même en le mettant au tombeau.

«Il brava l'univers entier, dont il fut l'admiration et l'effroi, et son bonheur fut de mourir sage après avoir vécu fou!»

Ici le très-sage cid Hamet dit à sa plume:

«O ma petite plume, bien ou mal taillée, je ne sais, tu vas demeurer suspendue à ce fil de laiton; là tu resteras des siècles, à moins que de présomptueux historiens ne t'enlèvent de cette place pour te profaner. S'ils l'osaient, crie leur:

«Halte-là, félons, halte-là; que personne ne me touche; car cette entreprise, bon roi, à moi seul était réservée[135].

«Pour moi seul, oui, pour moi seul naquit don Quichotte et moi pour lui. Il sut agir et moi écrire. Nous ne faisons qu'un, en dépit du pseudonyme écrivain qui osa, et qui peut-être oserait encore écrire avec une lourde plume d'oie les prouesses de mon vaillant chevalier. Mais ce n'est pas là un fardeau à sa taille, ni un thème pour son esprit sec et froid. Si d'aventure tu parviens à le connaître, conseille-lui de laisser reposer en paix les os fatigués et déjà pourris de don Quichotte, et de ne pas essayer de le ressusciter, contre les priviléges de la mort, en le tirant de la sépulture où il gît étendu tout de son long, hors d'état de faire une sortie et une troisième campagne[136]! Pour livrer au ridicule celles de tant de chevaliers errants, il suffit des deux qu'il a faites, et qui ont si franchement désopilé nationaux et étrangers. En agissant ainsi, tu rempliras le devoir du chrétien, lequel doit toujours s'efforcer de donner un bon conseil à un ennemi. Quant à moi, je serai heureux et fier d'avoir retiré de mes écrits le fruit que j'en attendais; car mon seul désir était de couvrir d'un ridicule justement mérité les fausses et extravagantes histoires des livres de chevalerie, déjà frappés à mort par celle de mon véritable don Quichotte, et qui bientôt sans doute tomberont pour ne plus se relever. Adieu.»

FIN DE DON QUICHOTTE


TABLE DES MATIÈRES

Notice sur Cervantes III
Portrait de Cervantes, par lui-même XIII
Dédicace a don Pedro Fernandez de Castro, comte de Lemos XV
Préface de la première partie 2
Un mot sur cette nouvelle traduction 4
PREMIÈRE PARTIE
LIVRE PREMIER
Chap. I.

Qui traite de la qualité et des habitudes de l'ingénieux don Quichotte

5
Chap. II.

Qui traite de la première sortie que fit l'ingénieux don Quichotte

8
Chap. III.

Où l'on raconte de quelle plaisante manière don Quichotte fut armé chevalier

12
Chap. IV.

De ce qui arriva à notre chevalier quand il fut sorti de l'hôtellerie

16
Chap. V.

Où se continue le récit de la disgrâce de notre chevalier

20
Chap. VI.

De la grande et agréable enquête que firent le curé et le barbier dans la bibliothèque de notre chevalier

23
Chap. VII.

De la seconde sortie de notre bon chevalier don Quichotte de la Manche

27
Chap. VIII.

Du beau succès qu'eut le valeureux don Quichotte dans l'épouvantable et inouïe aventure des moulins à vent

31
LIVRE DEUXIÈME
Chap. IX.

Où se conclut et se termine l'épouvantable combat du brave Biscaïen et du Manchois

36
Chap. X.

Du gracieux entretien qu'eut don Quichotte avec Sancho Panza son écuyer

39
Chap. XI.

De ce qui arriva à don Quichotte avec les chevriers

42
Chap. XII.

De ce que raconta un berger à ceux qui étaient avec don Quichotte

46
Chap. XIII.

Où se termine l'histoire de la bergère Marcelle, avec d'autres événements

48
Chap. XIV.

Où sont rapportés les vers désespérés du berger défunt, et autres choses non attendues

55
LIVRE TROISIÈME
Chap. XV.

Où l'on raconte la désagréable aventure qu'éprouva don Quichotte en rencontrant les muletiers Yangois

58
Chap. XVI.

De ce qui arriva à notre chevalier dans l'hôtellerie qu'il prenait pour un château

63
Chap. XVII.

Où se continuent les travaux innombrables du vaillant don Quichotte et de son écuyer dans la malencontreuse hôtellerie, prise à tort pour un château

67
Chap. XVIII.

Où l'on raconte l'entretien que don Quichotte et Sancho Panza eurent ensemble, avec d'autres aventures dignes d'être rapportées

72
Chap. XIX.

Du sage et spirituel entretien que Sancho eut avec son maître, de la rencontre qu'ils firent d'un corps mort, ainsi que d'autres événements fameux

80
Chap. XX.

De la plus étonnante aventure qu'ait jamais rencontrée aucun chevalier errant, et de laquelle don Quichotte vint à bout à peu de frais

84
Chap. XXI.

Qui traite de la conquête de l'armet de Mambrin, et autres choses arrivées à notre invincible chevalier

92
Chap. XXII.

Comment don Quichotte donna la liberté à une quantité de malheureux qu'on menait, malgré eux, où ils ne voulaient pas aller

100
Chap. XXIII.

De ce qui arriva au fameux don Quichotte dans la Sierra Morena, et de l'une des plus rares aventures que rapporte cette véridique histoire

107
Chap. XXIV.

Où se continue l'aventure de la Sierra Morena

115
Chap. XXV.

Des choses étranges qui arrivèrent au vaillant chevalier de la Manche dans la Sierra Morena, et de la pénitence qu'il fit, à l'imitation du Beau Ténébreux

120
Chap. XXVI.

Où se continuent les raffinements d'amour du galant chevalier de la Manche, dans la Sierra Morena

131
Chap. XXVII.

Comment le curé et le barbier vinrent à bout de leur dessein, avec d'autres choses dignes d'être racontées

136
LIVRE QUATRIÈME
Chap. XXVIII.

De la nouvelle et agréable aventure qui arriva au curé et au barbier dans la Sierra Morena

144
Chap. XXIX.

Qui traite du gracieux artifice qu'on employa pour tirer notre amoureux chevalier de la rude pénitence qu'il accomplissait

152
Chap. XXX.

Qui traite de la finesse d'esprit que montra la belle Dorothée, ainsi que d'autres choses non moins divertissantes

159
Chap. XXXI.

Du plaisant dialogue qui eut lieu entre don Quichotte et Sancho, son écuyer, avec d'autres événements

165
Chap. XXXII.

Qui traite de ce qui arriva dans l'hôtellerie à don Quichotte et à sa compagnie

172
Chap. XXXIII.

Où l'on raconte l'aventure du Curieux malavisé

176
Chap. XXXIV.

Où se continue la nouvelle du Curieux malavisé

183
Chap. XXXV.

Qui traite de l'effroyable bataille que livra don Quichotte à des outres de vin rouge, et où se termine la nouvelle du Curieux malavisé

191
Chap. XXXVI.

Qui traite d'autres intéressantes aventures arrivées dans l'hôtellerie

196
Chap. XXXVII.

Où se poursuit l'histoire de la princesse Micomicon, avec d'autres plaisantes aventures

200
Chap. XXXVIII.

Où se continue le curieux discours que fit don Quichotte sur les lettres et sur les armes

206
Chap. XXXIX.

Où le captif raconte sa vie et ses aventures

209
Chap. XL.

Où se continue l'histoire du captif

214
Chap. XLI.

Où le captif termine son histoire

220
Chap. XLII.

De ce qui arriva de nouveau dans l'hôtellerie, et de plusieurs autres choses qui méritent d'être connues

230
Chap. XLIII.

Où l'on raconte l'intéressante histoire du garçon muletier, avec d'autres événements extraordinaires arrivés dans l'hôtellerie

235
Chap. XLIV.

Où se poursuivent les événements inouïs de l'hôtellerie

240
Chap. XLV.

Où l'on achève de vérifier les doutes sur l'armet de Mambrin et sur le bât de l'âne, avec d'autres aventures aussi véritables

245
Chap. XLVI.

De la grande colère de don Quichotte, et d'autres choses admirables

250
Chap. XLVII.

Qui contient diverses choses

255
Chap. XLVIII.

Suite du discours du chanoine sur le sujet des livres de chevalerie

261
Chap. XLIX.

De l'excellente conversation de don Quichotte et de Sancho Panza

265
Chap. L.

De l'agréable dispute du chanoine et de don Quichotte

270
Chap. LI.

Contenant ce que raconta le chevrier

274
Chap. LII.

Du démêlé de don Quichotte avec le chevrier, et de la rare aventure des pénitents, que le chevalier acheva à la sueur de son corps

277
SECONDE PARTIE
 

Préface de la seconde partie

291
Chap. I.

De ce qui se passa entre le curé et le barbier avec don Quichotte, au sujet de sa maladie

293
Chap. II.

Qui traite de la grande querelle qu'eut Sancho Panza avec la nièce et la gouvernante, ainsi que d'autres plaisants événements

300
Chap. III.

Du risible entretien qu'eurent ensemble don Quichotte, Sancho Panza et le bachelier Samson Carrasco

303
Chap. IV.

Où Sancho Panza répond aux questions et éclaircit les doutes du bachelier Samson Carrasco, avec d'autres événements dignes d'être racontés

308
Chap. V.

Du spirituel, profond et gracieux entretien de Sancho et de sa femme, avec d'autres événements dignes d'heureuse souvenance

311
Chap. VI.

Qui traite de ce qui arriva à don Quichotte avec sa nièce et sa gouvernante, et l'un des plus importants chapitres de cette histoire

315
Chap. VII.

De ce qui se passa entre don Quichotte et son écuyer, ainsi que d'autres événements on ne peut plus dignes de mémoire

318
Chap. VIII.

De ce qui arriva à don Quichotte et à Sancho en allant voir Dulcinée

323
Chap. IX.

Où l'on raconte ce qu'on y verra

328
Chap. X.

Où l'on raconte le stratagème qu'employa Sancho pour enchanter Dulcinée, avec d'autres événements non moins plaisants que véritables

331
Chap. XI.

De l'étrange aventure du char des Cortès de la mort

336
Chap. XII.

De l'étrange aventure qui arriva au valeureux don Quichotte, avec le grand chevalier des Miroirs

340
Chap. XIII.

Où se poursuit l'aventure du chevalier du Bocage avec le piquant dialogue qu'eurent ensemble les écuyers

343
Chap. XIV.

Où se poursuit l'aventure du chevalier du Bocage

348
Chap. XV.

Quels étaient le chevalier des Miroirs et l'écuyer au grand nez

355
Chap. XVI.

De ce qui arriva à don Quichotte avec un chevalier de la Manche

356
Chap. XVII.

De la plus grande preuve de courage qu'ait jamais donnée don Quichotte, et de l'heureuse fin de l'aventure des lions

362
Chap. XVIII.

De ce qui arriva à don Quichotte dans la maison de don Diego

368
Chap. XIX.

De l'aventure du berger amoureux, et de plusieurs autres chose

373
Chap. XX.

Des noces de Gamache, et de ce qu'y fit Basile

378
Chap. XXI.

Suite des noces de Gamache, et des choses étranges qui y arrivèrent

383
Chap. XXII.

De l'aventure inouïe de la caverne de Montesinos, dont le malheureux don Quichotte vint à bout

387
Chap. XXIII.

Des admirables choses que l'incomparable don Quichotte prétendit avoir vues dans la profonde caverne de Montesinos, et dont l'invraisemblance et la grandeur font que l'on tient cette aventure pour apocryphe

392
Chap. XXIV.

Où l'on verra mille babioles aussi ridicules qu'elles sont nécessaires pour l'intelligence de cette véridique histoire

399
Chap. XXV.

De l'aventure du braiment de l'âne, de celle du joueur de marionnettes, et des divinations admirables du singe

403
Chap. XXVI.

De la représentation du tableau avec d'autres choses qui ne sont en vérité que mauvaises

409
Chap. XXVII.

Où l'on apprend ce qu'étaient maître Pierre et son singe, avec le fameux succès qu'eut don Quichotte dans l'aventure du braiment, qu'il ne termina pas comme il avait pensé

415
Chap. XXVIII.

Des grandes choses que dit Ben-Engeli, et que saura celui qui les lira s'il les lit avec attention

419
Chap. XXIX.

De la fameuse aventure de la barque enchantée

422
Chap. XXX.

De ce qui arriva à don Quichotte avec une belle chasseresse

426
Chap. XXXI.

Qui traite de plusieurs grandes choses

429
Chap. XXXII.

De la réponse que fit don Quichotte aux invectives de l'ecclésiastique

434
Chap. XXXIII.

De la conversation qui eut lieu entre la duchesse et Sancho Panza, conversation digne d'être lue avec attention

443
Chap. XXXIV.

Des moyens qu'on trouva pour désenchanter Dulcinée

447
Chap. XXXV.

Suite des moyens qu'on prit pour désenchanter Dulcinée, etc.

452
Chap. XXXVI.

De l'étrange et inouïe aventure de la duègne Doloride, appelée la comtesse Trifaldi, et d'une lettre que Sancho écrivit à sa femme

456
Chap. XXXVII.

Suite de la fameuse aventure de la duègne Doloride

459
Chap. XXXVIII.

Où la duègne Doloride raconte son aventure

460
Chap. XXXIX.

Suite de l'étonnante et mémorable histoire de la comtesse Trifaldi

464
Chap. XL.

Suite de cette aventure, avec d'autres choses de même importance

466
Chap. XLI.

De l'arrivée de Chevillard, et de la fin de cette longue et terrible aventure

470
Chap. XLII.

Des conseils que don Quichotte donna à Sancho Panza touchant le gouvernement de l'île, etc.

476
Chap. XLIII.

Suite des conseils que don Quichotte donna à Sancho

480
Chap. XLIV.

Comment Sancho alla prendre possession du gouvernement de l'île, et de l'étrange aventure qui arriva à don Quichotte dans le château

483
Chap. XLV.

Comment le grand Sancho prit possession de son île, et de la manière dont il gouverna

488
Chap. XLVI.

De l'épouvantable charivari que reçut don Quichotte pendant qu'il rêvait à l'amour d'Altisidore

492
Chap. XLVII.

Suite du gouvernement du grand Sancho Panza

495
Chap. XLVIII.

De ce qui arriva à don Quichotte avec la señora Rodriguez, et d'autres choses aussi admirables

501
Chap. XLIX.

De ce qui arriva à Sancho Panza, en faisant la ronde dans son île

506
Chap. L.

Des enchanteurs qui fouettèrent la señora Rodriguez et qui égratignèrent don Quichotte

513
Chap. LI.

Suite du gouvernement de Sancho Panza

519
Chap. LII.

Aventure de la seconde Doloride, autrement la señora Rodriguez

524
Chap. LIII.

De la fin du gouvernement de Sancho Panza

528
Chap. LIV.

Qui traite des choses relatives à cette histoire et non à d'autres

532
Chap. LV.

De ce qui arriva à Sancho en chemin

536
Chap. LVI.

De l'étrange combat de don Quichotte et du laquais Tosilos, au sujet de la fille de la señora Rodriguez

540
Chap. LVII.

Comment don Quichotte prit congé du duc, et de ce qui lui arriva avec la belle Altisidore, demoiselle de la duchesse

543
Chap. LVIII.

Comment don Quichotte rencontra aventures sur aventures, et en si grand nombre, qu'il ne savait de quel côté se tourner

546
Chap. LIX.

De ce qui arriva à don Quichotte, et que l'on peut véritablement appeler une aventure

553
Chap. LX.

De ce qui arriva à don Quichotte en allant à Barcelone

558
Chap. LXI.

De ce qui arriva à don Quichotte à son entrée dans Barcelone, avec d'autres choses qui semblent plus vraies que raisonnables

566
Chap. LXII.

Aventure de la tête enchantée, ainsi que d'autres enfantillages qu'on ne peut s'empêcher de raconter

567
Chap. LXIII.

Du plaisant résultat qu'eut pour Sancho sa visite aux galères, et de l'aventure de la belle Morisque

575
Chap. LXIV.

De l'aventure qui causa le plus de chagrin à don Quichotte parmi toutes celles qui lui fussent jamais arrivées

580
Chap. LXV.

Où l'on fait connaître qui était le chevalier de la Blanche-Lune, et où l'on raconte la délivrance de don Gregorio, ainsi que d'autres événements

583
Chap. LXVI.

Qui traite de ce que verra celui qui voudra le lire

586
Chap. LXVII.

De la résolution que prit don Quichotte de se faire berger tout le temps qu'il était obligé de ne point porter les armes

589
Chap. LXVIII.

Aventure de nuit, qui fut plus sensible à Sancho qu'à don Quichotte

592
Chap. LXIX.

De la plus surprenante aventure qui soit arrivée à don Quichotte dans tout le cours de cette grande histoire

596
Chap. LXX.

Qui traite de choses fort importantes pour l'intelligence de cette histoire

599
Chap. LXXI.

Où Sancho se met en devoir de désenchanter Dulcinée

603
Chap. LXXII.

Comment don Quichotte et Sancho arrivèrent à leur village

607
Chap. LXXIII.

De ce que don Quichotte rencontra, et qu'il imputa à mauvais présage

610
Chap. LXXIV.

Comme quoi don Quichotte tomba malade, du testament qu'il fit, et de sa mort

614

FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES