Quand les trois amis l'entendirent parler de la sorte, ils s'imaginèrent qu'il venait d'être atteint d'une nouvelle folie.
Comment, seigneur, lui dit Samson Carrasco, maintenant que nous savons à n'en pas douter que madame Dulcinée est désenchantée, vous nous la donnez belle! Et quand nous sommes sur le point de nous faire bergers pour passer la vie en chantant comme des princes, vous parlez de vous faire ermite! De grâce! revenez à vous, et laissez là ces sornettes.
Les sornettes qui m'ont occupé jusqu'à présent, reprit don Quichotte, n'ont été que trop réelles, et à mon grand préjudice; puisse ma mort, avec l'aide du ciel, les faire tourner à mon profit! Seigneurs, je sens que je marche vers ma fin; ce n'est plus l'heure de plaisanter; j'ai besoin d'un prêtre pour me confesser, et d'un notaire pour recevoir mon testament. Dans une pareille situation l'homme ne doit point jouer avec son âme. Je vous en supplie, laissez-moi avec le seigneur curé, qui voudra bien écouter ma confession, et, pendant ce temps, qu'on aille chercher le notaire.
Ils se regardaient tous, étonnés d'un pareil langage; mais il fallut se rendre, car pour eux un des signes certains que le malade se mourait était ce retour à la raison; d'autant plus qu'à ses premiers discours il en ajouta d'autres en termes si chrétiens, si bien suivis, que leurs derniers doutes ayant disparu, ils reconnurent qu'il avait recouvré son bon sens.
Le curé fit retirer tout le monde, et resta seul avec le mourant, qu'il confessa pendant que Carrasco allait chercher le notaire. Bientôt le bachelier fut de retour, amenant avec lui Sancho; quand ce dernier, qui avait appris le triste état de son maître, vit la gouvernante et la nièce tout en larmes, il se mit à sangloter avec elles.
La confession terminée, le curé sortit en disant: Oui, mes amis, Alonzo Quixano est guéri de sa folie, mais il se meurt. Entrez, afin qu'il fasse son testament.
Ces paroles furent une nouvelle provocation aux yeux pleins de larmes de la gouvernante, de la nièce et du fidèle Sancho Panza; elles les firent pleurer et soupirer de plus belle; car, ainsi qu'on l'a déjà dit, don Quichotte, tout le temps qu'il fut Alonzo Quixano le Bon, comme tout le temps qu'il fut don Quichotte de la Manche, montra le meilleur naturel, et son commerce fut des plus agréables, de sorte qu'il n'était pas seulement aimé des gens de sa maison, mais de tous ceux qui le connaissaient.
Le notaire étant entré, écrivit le préambule du testament, dans lequel don Quichotte recommandait son âme à Dieu, avec les pieuses formules en usage; puis, passant aux legs, le mourant dicta ce qui suit:
Item, ma volonté est qu'ayant eu avec Sancho Panza, lequel dans ma folie, je fis mon écuyer, plusieurs difficultés en règlement de compte, à propos de certaines sommes qu'il a à moi, on ne lui réclame rien; de plus, s'il reste quelque chose quand il sera payé de ce que je lui dois, que cet excédant, qui ne peut être considérable, lui soit laissé en propre; et grand bien lui fasse. Et si, de même qu'étant fou, je lui fis obtenir le gouvernement d'une île, je pouvais, maintenant que je suis en possession de ma raison, lui donner celui d'un royaume, je le lui donnerais: la simplicité de son caractère et la fidélité de ses services ne méritant pas moins.
Se tournant vers Sancho, il ajouta: Pardonne-moi, mon ami, de t'avoir fourni l'occasion de paraître aussi fou que moi-même, en t'entraînant dans l'erreur où je suis tombé relativement à l'existence des chevaliers errants.
Hélas! ne mourez pas, mon bon maître, répondit Sancho en sanglotant; croyez-moi, vivez, vivez longtemps; la plus grande folie que puisse faire un homme en cette vie, c'est de se faire mourir lui-même, en s'abandonnant à la mélancolie. Allons, un peu de courage, levez-vous, et gagnons les champs en costume de bergers, comme nous en sommes convenus; peut-être derrière quelque buisson trouverons-nous madame Dulcinée désenchantée, ce qui vous ravira. Que si Votre Grâce se meurt du chagrin d'avoir été vaincue, rejetez-en sur moi toute la faute, et dites qu'on vous a culbuté parce que j'avais mal sanglé Rossinante. Et puis n'avez-vous pas vu dans vos livres qu'il arrive souvent aux chevaliers de se culbuter les uns les autres, et que tel est vaincu aujourd'hui, qui demain revient vainqueur?
Rien de plus vrai, ajouta Samson Carrasco et à cet égard le bon Sancho a
raison.
Doucement, mes amis, reprit don Quichotte, les oiseaux sont dénichés. J'ai été fou, mais à cette heure, je viens de recouvrer la raison; j'ai été don Quichotte de la Manche, et maintenant, je le répète, me voilà redevenu Alonzo Quixano. Puissent mon repentir et ma sincérité me rendre l'estime que Vos Grâces avaient pour moi. Que le seigneur notaire continue:
Item, je lègue tous mes biens meubles et immeubles à Antonia Quixana,
ma nièce ici présente, après qu'on aura prélevé, sur le plus clair de
ma succession, les sommes nécessaires au service des legs que je fais,
en commençant par les gages de ma gouvernante pour tout le temps
qu'elle m'a servi, et, de plus, vingt ducats pour un habillement. Je
nomme pour mes exécuteurs testamentaires le seigneur curé et le
seigneur bachelier Samson Carrasco, ici présents;
Item, ma volonté est que si Antonia Quixana, ma nièce, veut se marier,
on s'assure d'abord, et cela par enquête judiciaire, que l'homme qu'elle
épouse ne sait pas même ce que c'est que les livres de chevalerie. Dans
le cas contraire, et si cependant ma nièce persiste à l'épouser, je veux
qu'elle perde tout ce que je lui lègue, et mes exécuteurs testamentaires
pourront employer la somme en œuvres pies, à leur volonté;
Item, je supplie ces seigneurs, mes exécuteurs testamentaires, si de fortune ils venaient à rencontrer l'auteur qui a composé, dit-on, une idée intitulée: Seconde partie des aventures de don Quichotte de la Manche, de le prier de ma part, avec toutes sortes d'instances, de me pardonner l'occasion que je lui ai si involontairement donnée d'écrire tant et de si énormes sottises; car je quitte cette vie avec un véritable remords de lui en avoir fourni le prétexte.
Paris, S. Raçon, et Cie, imp.
Furne, Jouvet et Cie, édit.
Telle fut la fin de l'ingénieux don Quichotte de la Manche (p. 618).Son testament signé et scellé, notre héros fut pris d'une grande défaillance, et s'étendit dans son lit. On s'empressa de lui porter secours; mais pendant les trois jours qu'il vécut encore, il s'évanouissait à chaque instant. La maison était sens dessus dessous; néanmoins la nièce mangeait de bon appétit, la gouvernante portait des santés; Sancho prenait ses ébats; tant l'espoir d'un prochain héritage suffit pour adoucir dans le cœur du légataire le sentiment de regret que devrait y laisser la perte du défunt.
Enfin, don Quichotte expira après avoir reçu les sacrements, et prononcé
à plusieurs reprises les plus énergiques malédictions contre les livres
de chevalerie. Le notaire déclara n'avoir jamais vu dans les livres
qu'aucun chevalier errant fût mort dans son lit aussi paisiblement
et aussi chrétiennement que don Quichotte, lequel rendit l'âme, je veux
dire mourut, au milieu de la douleur et des larmes de tous ceux qui
l'entouraient. Le voyant expiré, le curé pria le notaire d'attester
comme quoi Alonzo Quixano le Bon, communément appelé don Quichotte de la
Manche, était passé de cette vie en l'autre, et décédé naturellement;
ajoutant que s'il lui demandait cette attestation c'était pour empêcher
que, contrairement à la vérité, un faux cid Hamet Ben-Engeli le
ressuscitât, et composât sur ses prouesses d'interminables histoires.
Telle fut la fin de l'ingénieux chevalier don Quichotte de la Manche, dont cid Hamet ne voulut pas indiquer le pays natal, afin que toutes les villes et tous les bourgs de la Manche se disputassent l'insigne honneur de l'avoir vu naître et de le compter parmi leurs enfants, comme le firent sept villes de la Grèce à propos d'Homère[134]. On ne dira rien ici des pleurs de Sancho Panza, de la nièce et de la gouvernante, ni des épitaphes, assez originales, composées pour la tombe de Don Quichotte. Voici cependant celle qu'y inscrivit Samson Carrasco:
«Ci-gît le redoutable hidalgo qui porta si loin la valeur, que la mort ne put triompher de lui, même en le mettant au tombeau.
«Il brava l'univers entier, dont il fut l'admiration et l'effroi, et son bonheur fut de mourir sage après avoir vécu fou!»
Ici le très-sage cid Hamet dit à sa plume:
«O ma petite plume, bien ou mal taillée, je ne sais, tu vas demeurer suspendue à ce fil de laiton; là tu resteras des siècles, à moins que de présomptueux historiens ne t'enlèvent de cette place pour te profaner. S'ils l'osaient, crie leur:
«Halte-là, félons, halte-là; que personne ne me touche; car cette entreprise, bon roi, à moi seul était réservée[135].
«Pour moi seul, oui, pour moi seul naquit don Quichotte et moi pour
lui. Il sut agir et moi écrire. Nous ne faisons qu'un, en dépit du
pseudonyme écrivain qui osa, et qui peut-être oserait encore écrire
avec une lourde plume d'oie les prouesses de mon vaillant chevalier.
Mais ce n'est pas là un fardeau à sa taille, ni un thème pour son
esprit sec et froid. Si d'aventure tu parviens à le connaître,
conseille-lui de laisser reposer en paix les os fatigués et déjà
pourris de don Quichotte, et de ne pas essayer de le ressusciter,
contre les priviléges de la mort, en le tirant de la sépulture où il
gît étendu tout de son long, hors d'état de faire une sortie et une
troisième campagne[136]! Pour livrer au ridicule celles de tant de
chevaliers errants, il suffit des deux qu'il a faites, et qui ont si
franchement désopilé nationaux et étrangers. En agissant ainsi, tu
rempliras le devoir du chrétien, lequel doit toujours s'efforcer de
donner un bon conseil à un ennemi. Quant à moi, je serai heureux et
fier d'avoir retiré de mes écrits le fruit que j'en attendais; car mon
seul désir était de couvrir d'un ridicule justement mérité les fausses
et extravagantes histoires des livres de chevalerie, déjà frappés à
mort par celle de mon véritable don Quichotte, et qui bientôt sans
doute tomberont pour ne plus se relever. Adieu.»
FIN DE DON QUICHOTTE
| Notice sur Cervantes | III | |
| Portrait de Cervantes, par lui-même | XIII | |
| Dédicace a don Pedro Fernandez de Castro, comte de Lemos | XV | |
| Préface de la première partie | 2 | |
| Un mot sur cette nouvelle traduction | 4 | |
| PREMIÈRE PARTIE | ||
| LIVRE PREMIER | ||
| Chap. I. | Qui traite de la qualité et des habitudes de l'ingénieux don Quichotte |
5 |
| Chap. II. | Qui traite de la première sortie que fit l'ingénieux don Quichotte |
8 |
| Chap. III. | Où l'on raconte de quelle plaisante manière don Quichotte fut armé chevalier |
12 |
| Chap. IV. | De ce qui arriva à notre chevalier quand il fut sorti de l'hôtellerie |
16 |
| Chap. V. | Où se continue le récit de la disgrâce de notre chevalier |
20 |
| Chap. VI. | De la grande et agréable enquête que firent le curé et le barbier dans la bibliothèque de notre chevalier |
23 |
| Chap. VII. | De la seconde sortie de notre bon chevalier don Quichotte de la Manche |
27 |
| Chap. VIII. | Du beau succès qu'eut le valeureux don Quichotte dans l'épouvantable et inouïe aventure des moulins à vent |
31 |
| LIVRE DEUXIÈME | ||
| Chap. IX. | Où se conclut et se termine l'épouvantable combat du brave Biscaïen et du Manchois |
36 |
| Chap. X. | Du gracieux entretien qu'eut don Quichotte avec Sancho Panza son écuyer |
39 |
| Chap. XI. | De ce qui arriva à don Quichotte avec les chevriers |
42 |
| Chap. XII. | De ce que raconta un berger à ceux qui étaient avec don Quichotte |
46 |
| Chap. XIII. | Où se termine l'histoire de la bergère Marcelle, avec d'autres événements |
48 |
| Chap. XIV. | Où sont rapportés les vers désespérés du berger défunt, et autres choses non attendues |
55 |
| LIVRE TROISIÈME | ||
| Chap. XV. | Où l'on raconte la désagréable aventure qu'éprouva don Quichotte en rencontrant les muletiers Yangois |
58 |
| Chap. XVI. | De ce qui arriva à notre chevalier dans l'hôtellerie qu'il prenait pour un château |
63 |
| Chap. XVII. | Où se continuent les travaux innombrables du vaillant don Quichotte et de son écuyer dans la malencontreuse hôtellerie, prise à tort pour un château |
67 |
| Chap. XVIII. | Où l'on raconte l'entretien que don Quichotte et Sancho Panza eurent ensemble, avec d'autres aventures dignes d'être rapportées |
72 |
| Chap. XIX. | Du sage et spirituel entretien que Sancho eut avec son maître, de la rencontre qu'ils firent d'un corps mort, ainsi que d'autres événements fameux |
80 |
| Chap. XX. | De la plus étonnante aventure qu'ait jamais rencontrée aucun chevalier errant, et de laquelle don Quichotte vint à bout à peu de frais |
84 |
| Chap. XXI. | Qui traite de la conquête de l'armet de Mambrin, et autres choses arrivées à notre invincible chevalier |
92 |
| Chap. XXII. | Comment don Quichotte donna la liberté à une quantité de malheureux qu'on menait, malgré eux, où ils ne voulaient pas aller |
100 |
| Chap. XXIII. | De ce qui arriva au fameux don Quichotte dans la Sierra Morena, et de l'une des plus rares aventures que rapporte cette véridique histoire |
107 |
| Chap. XXIV. | Où se continue l'aventure de la Sierra Morena |
115 |
| Chap. XXV. | Des choses étranges qui arrivèrent au vaillant chevalier de la Manche dans la Sierra Morena, et de la pénitence qu'il fit, à l'imitation du Beau Ténébreux |
120 |
| Chap. XXVI. | Où se continuent les raffinements d'amour du galant chevalier de la Manche, dans la Sierra Morena |
131 |
| Chap. XXVII. | Comment le curé et le barbier vinrent à bout de leur dessein, avec d'autres choses dignes d'être racontées |
136 |
| LIVRE QUATRIÈME | ||
| Chap. XXVIII. | De la nouvelle et agréable aventure qui arriva au curé et au barbier dans la Sierra Morena |
144 |
| Chap. XXIX. | Qui traite du gracieux artifice qu'on employa pour tirer notre amoureux chevalier de la rude pénitence qu'il accomplissait |
152 |
| Chap. XXX. | Qui traite de la finesse d'esprit que montra la belle Dorothée, ainsi que d'autres choses non moins divertissantes |
159 |
| Chap. XXXI. | Du plaisant dialogue qui eut lieu entre don Quichotte et Sancho, son écuyer, avec d'autres événements |
165 |
| Chap. XXXII. | Qui traite de ce qui arriva dans l'hôtellerie à don Quichotte et à sa compagnie |
172 |
| Chap. XXXIII. | Où l'on raconte l'aventure du Curieux malavisé |
176 |
| Chap. XXXIV. | Où se continue la nouvelle du Curieux malavisé |
183 |
| Chap. XXXV. | Qui traite de l'effroyable bataille que livra don Quichotte à des outres de vin rouge, et où se termine la nouvelle du Curieux malavisé |
191 |
| Chap. XXXVI. | Qui traite d'autres intéressantes aventures arrivées dans l'hôtellerie |
196 |
| Chap. XXXVII. | Où se poursuit l'histoire de la princesse Micomicon, avec d'autres plaisantes aventures |
200 |
| Chap. XXXVIII. | Où se continue le curieux discours que fit don Quichotte sur les lettres et sur les armes |
206 |
| Chap. XXXIX. | Où le captif raconte sa vie et ses aventures |
209 |
| Chap. XL. | Où se continue l'histoire du captif |
214 |
| Chap. XLI. | Où le captif termine son histoire |
220 |
| Chap. XLII. | De ce qui arriva de nouveau dans l'hôtellerie, et de plusieurs autres choses qui méritent d'être connues |
230 |
| Chap. XLIII. | Où l'on raconte l'intéressante histoire du garçon muletier, avec d'autres événements extraordinaires arrivés dans l'hôtellerie |
235 |
| Chap. XLIV. | Où se poursuivent les événements inouïs de l'hôtellerie |
240 |
| Chap. XLV. | Où l'on achève de vérifier les doutes sur l'armet de Mambrin et sur le bât de l'âne, avec d'autres aventures aussi véritables |
245 |
| Chap. XLVI. | De la grande colère de don Quichotte, et d'autres choses admirables |
250 |
| Chap. XLVII. | Qui contient diverses choses |
255 |
| Chap. XLVIII. | Suite du discours du chanoine sur le sujet des livres de chevalerie |
261 |
| Chap. XLIX. | De l'excellente conversation de don Quichotte et de Sancho Panza |
265 |
| Chap. L. | De l'agréable dispute du chanoine et de don Quichotte |
270 |
| Chap. LI. | Contenant ce que raconta le chevrier |
274 |
| Chap. LII. | Du démêlé de don Quichotte avec le chevrier, et de la rare aventure des pénitents, que le chevalier acheva à la sueur de son corps |
277 |
| SECONDE PARTIE | ||
Préface de la seconde partie |
291 | |
| Chap. I. | De ce qui se passa entre le curé et le barbier avec don Quichotte, au sujet de sa maladie |
293 |
| Chap. II. | Qui traite de la grande querelle qu'eut Sancho Panza avec la nièce et la gouvernante, ainsi que d'autres plaisants événements |
300 |
| Chap. III. | Du risible entretien qu'eurent ensemble don Quichotte, Sancho Panza et le bachelier Samson Carrasco |
303 |
| Chap. IV. | Où Sancho Panza répond aux questions et éclaircit les doutes du bachelier Samson Carrasco, avec d'autres événements dignes d'être racontés |
308 |
| Chap. V. | Du spirituel, profond et gracieux entretien de Sancho et de sa femme, avec d'autres événements dignes d'heureuse souvenance |
311 |
| Chap. VI. | Qui traite de ce qui arriva à don Quichotte avec sa nièce et sa gouvernante, et l'un des plus importants chapitres de cette histoire |
315 |
| Chap. VII. | De ce qui se passa entre don Quichotte et son écuyer, ainsi que d'autres événements on ne peut plus dignes de mémoire |
318 |
| Chap. VIII. | De ce qui arriva à don Quichotte et à Sancho en allant voir Dulcinée |
323 |
| Chap. IX. | Où l'on raconte ce qu'on y verra |
328 |
| Chap. X. | Où l'on raconte le stratagème qu'employa Sancho pour enchanter Dulcinée, avec d'autres événements non moins plaisants que véritables |
331 |
| Chap. XI. | De l'étrange aventure du char des Cortès de la mort |
336 |
| Chap. XII. | De l'étrange aventure qui arriva au valeureux don Quichotte, avec le grand chevalier des Miroirs |
340 |
| Chap. XIII. | Où se poursuit l'aventure du chevalier du Bocage avec le piquant dialogue qu'eurent ensemble les écuyers |
343 |
| Chap. XIV. | Où se poursuit l'aventure du chevalier du Bocage |
348 |
| Chap. XV. | Quels étaient le chevalier des Miroirs et l'écuyer au grand nez |
355 |
| Chap. XVI. | De ce qui arriva à don Quichotte avec un chevalier de la Manche |
356 |
| Chap. XVII. | De la plus grande preuve de courage qu'ait jamais donnée don Quichotte, et de l'heureuse fin de l'aventure des lions |
362 |
| Chap. XVIII. | De ce qui arriva à don Quichotte dans la maison de don Diego |
368 |
| Chap. XIX. | De l'aventure du berger amoureux, et de plusieurs autres chose |
373 |
| Chap. XX. | Des noces de Gamache, et de ce qu'y fit Basile |
378 |
| Chap. XXI. | Suite des noces de Gamache, et des choses étranges qui y arrivèrent |
383 |
| Chap. XXII. | De l'aventure inouïe de la caverne de Montesinos, dont le malheureux don Quichotte vint à bout |
387 |
| Chap. XXIII. | Des admirables choses que l'incomparable don Quichotte prétendit avoir vues dans la profonde caverne de Montesinos, et dont l'invraisemblance et la grandeur font que l'on tient cette aventure pour apocryphe |
392 |
| Chap. XXIV. | Où l'on verra mille babioles aussi ridicules qu'elles sont nécessaires pour l'intelligence de cette véridique histoire |
399 |
| Chap. XXV. | De l'aventure du braiment de l'âne, de celle du joueur de marionnettes, et des divinations admirables du singe |
403 |
| Chap. XXVI. | De la représentation du tableau avec d'autres choses qui ne sont en vérité que mauvaises |
409 |
| Chap. XXVII. | Où l'on apprend ce qu'étaient maître Pierre et son singe, avec le fameux succès qu'eut don Quichotte dans l'aventure du braiment, qu'il ne termina pas comme il avait pensé |
415 |
| Chap. XXVIII. | Des grandes choses que dit Ben-Engeli, et que saura celui qui les lira s'il les lit avec attention |
419 |
| Chap. XXIX. | De la fameuse aventure de la barque enchantée |
422 |
| Chap. XXX. | De ce qui arriva à don Quichotte avec une belle chasseresse |
426 |
| Chap. XXXI. | Qui traite de plusieurs grandes choses |
429 |
| Chap. XXXII. | De la réponse que fit don Quichotte aux invectives de l'ecclésiastique |
434 |
| Chap. XXXIII. | De la conversation qui eut lieu entre la duchesse et Sancho Panza, conversation digne d'être lue avec attention |
443 |
| Chap. XXXIV. | Des moyens qu'on trouva pour désenchanter Dulcinée |
447 |
| Chap. XXXV. | Suite des moyens qu'on prit pour désenchanter Dulcinée, etc. |
452 |
| Chap. XXXVI. | De l'étrange et inouïe aventure de la duègne Doloride, appelée la comtesse Trifaldi, et d'une lettre que Sancho écrivit à sa femme |
456 |
| Chap. XXXVII. | Suite de la fameuse aventure de la duègne Doloride |
459 |
| Chap. XXXVIII. | Où la duègne Doloride raconte son aventure |
460 |
| Chap. XXXIX. | Suite de l'étonnante et mémorable histoire de la comtesse Trifaldi |
464 |
| Chap. XL. | Suite de cette aventure, avec d'autres choses de même importance |
466 |
| Chap. XLI. | De l'arrivée de Chevillard, et de la fin de cette longue et terrible aventure |
470 |
| Chap. XLII. | Des conseils que don Quichotte donna à Sancho Panza touchant le gouvernement de l'île, etc. |
476 |
| Chap. XLIII. | Suite des conseils que don Quichotte donna à Sancho |
480 |
| Chap. XLIV. | Comment Sancho alla prendre possession du gouvernement de l'île, et de l'étrange aventure qui arriva à don Quichotte dans le château |
483 |
| Chap. XLV. | Comment le grand Sancho prit possession de son île, et de la manière dont il gouverna |
488 |
| Chap. XLVI. | De l'épouvantable charivari que reçut don Quichotte pendant qu'il rêvait à l'amour d'Altisidore |
492 |
| Chap. XLVII. | Suite du gouvernement du grand Sancho Panza |
495 |
| Chap. XLVIII. | De ce qui arriva à don Quichotte avec la señora Rodriguez, et d'autres choses aussi admirables |
501 |
| Chap. XLIX. | De ce qui arriva à Sancho Panza, en faisant la ronde dans son île |
506 |
| Chap. L. | Des enchanteurs qui fouettèrent la señora Rodriguez et qui égratignèrent don Quichotte |
513 |
| Chap. LI. | Suite du gouvernement de Sancho Panza |
519 |
| Chap. LII. | Aventure de la seconde Doloride, autrement la señora Rodriguez |
524 |
| Chap. LIII. | De la fin du gouvernement de Sancho Panza |
528 |
| Chap. LIV. | Qui traite des choses relatives à cette histoire et non à d'autres |
532 |
| Chap. LV. | De ce qui arriva à Sancho en chemin |
536 |
| Chap. LVI. | De l'étrange combat de don Quichotte et du laquais Tosilos, au sujet de la fille de la señora Rodriguez |
540 |
| Chap. LVII. | Comment don Quichotte prit congé du duc, et de ce qui lui arriva avec la belle Altisidore, demoiselle de la duchesse |
543 |
| Chap. LVIII. | Comment don Quichotte rencontra aventures sur aventures, et en si grand nombre, qu'il ne savait de quel côté se tourner |
546 |
| Chap. LIX. | De ce qui arriva à don Quichotte, et que l'on peut véritablement appeler une aventure |
553 |
| Chap. LX. | De ce qui arriva à don Quichotte en allant à Barcelone |
558 |
| Chap. LXI. | De ce qui arriva à don Quichotte à son entrée dans Barcelone, avec d'autres choses qui semblent plus vraies que raisonnables |
566 |
| Chap. LXII. | Aventure de la tête enchantée, ainsi que d'autres enfantillages qu'on ne peut s'empêcher de raconter |
567 |
| Chap. LXIII. | Du plaisant résultat qu'eut pour Sancho sa visite aux galères, et de l'aventure de la belle Morisque |
575 |
| Chap. LXIV. | De l'aventure qui causa le plus de chagrin à don Quichotte parmi toutes celles qui lui fussent jamais arrivées |
580 |
| Chap. LXV. | Où l'on fait connaître qui était le chevalier de la Blanche-Lune, et où l'on raconte la délivrance de don Gregorio, ainsi que d'autres événements |
583 |
| Chap. LXVI. | Qui traite de ce que verra celui qui voudra le lire |
586 |
| Chap. LXVII. | De la résolution que prit don Quichotte de se faire berger tout le temps qu'il était obligé de ne point porter les armes |
589 |
| Chap. LXVIII. | Aventure de nuit, qui fut plus sensible à Sancho qu'à don Quichotte |
592 |
| Chap. LXIX. | De la plus surprenante aventure qui soit arrivée à don Quichotte dans tout le cours de cette grande histoire |
596 |
| Chap. LXX. | Qui traite de choses fort importantes pour l'intelligence de cette histoire |
599 |
| Chap. LXXI. | Où Sancho se met en devoir de désenchanter Dulcinée |
603 |
| Chap. LXXII. | Comment don Quichotte et Sancho arrivèrent à leur village |
607 |
| Chap. LXXIII. | De ce que don Quichotte rencontra, et qu'il imputa à mauvais présage |
610 |
| Chap. LXXIV. | Comme quoi don Quichotte tomba malade, du testament qu'il fit, et de sa mort |
614 |
FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES |
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