TABLE DES MATIÈRES
Avertissement, p. V à VIII.
INTRODUCTION
L’Europe moderne.
Les origines de l’Europe moderne, p. 1 et 2. — Ruine de l’unité morale et religieuse du moyen âge ; la Réforme, les nations et les individus, p. 2 et 3. — Tentatives de reconstitution du passé ; la Renaissance et les États modernes, p. 4 à 7. — Erreurs des réformateurs, p. 7 à 9. — Extension de l’Europe au delà des mers et en Orient : la question d’Orient et la Russie, p. 9 à 14. — Contradictions et destinées de l’Europe moderne, p. 14 à 17.
CHAPITRE Ier
Politique extérieure de Richelieu.
Caractère général de cette politique, p. 18. — Prétentions de la maison d’Autriche, p. 19. — L’Espagne, p. 20. — Les empereurs et l’empire d’Allemagne, p. 20 et 21. — Les deux branches de cette maison se rapprochent en Italie, sur le Rhin, p. 21 à 23. — Débuts, desseins et premiers actes de Richelieu, p. 24 et 25. — Les troubles religieux et politiques du royaume, p. 25 et 26. — La Valteline : paix de Monçon, p. 26 et 27. — La succession de Mantoue, p. 27 à 30. — Négociations de Charnacé et du père Joseph en Allemagne : traités de Ratisbonne et Chérasco, p. 30 et 31. — Le père Joseph et les catholiques allemands, p. 32 et 33. — Gustave-Adolphe et Richelieu, p. 34 à 36. — Mort du roi de Suède, défaites des protestants, p. 36 à 38. — Intervention, alliances et victoires de la France, p. 38 et 39. — Négociations de Richelieu avec la Bavière : préliminaires de la paix, p. 39 et 40. — Mort de Richelieu : résultats et portée de son œuvre, p. 40 et 41.
CHAPITRE II
Politique extérieure de Mazarin.
Mazarin et l’Italie, p. 43 et 44. — Mazarin et les frontières naturelles de la France, p. 44 et 45. — Succès militaires et alliances de la France (1643-1646), p. 45 et 46. — Négociations avec l’Espagne pour la paix, p. 46 à 48. — Défection des Hollandais, p. 48. — Négociations et victoires en Allemagne (1646-1648), p. 49 et 50. — La paix de Westphalie, p. 50 à 52. — Entreprises de Mazarin en Italie : paix de Ferrare (1644) ; les présides de Toscane (1645-1646). Révolte de Naples (1647), p. 53 à 58. — La Fronde, p. 58. — Opérations militaires contre l’Espagne (1653-1656), p. 59. — Négociations de paix avec l’Espagne (1656), p. 59 et 60. — Alliances de Cromwell et Mazarin, p. 60 à 62. — L’élection de Ferdinand IV (1657), la paix du Nord, les capitulations impériales et la ligue du Rhin (1658), p. 62 et 63. — Succès diplomatiques de Mazarin en Italie, p. 64. — Négociations de la paix des Pyrénées (1659) ; ses clauses, p. 65. — Paix du Nord ; situation de la France et de l’Europe à la mort de Mazarin, p. 66 et 67.
CHAPITRE III
Louis XIV et l’Europe (1661-1678).
La diplomatie de de Lionne
La royauté de Louis XIV, p. 68. — État de l’Europe à son avènement, p. 69. — Prétentions et traditions de la monarchie française, p. 70 à 72. — Négociations avec l’Europe et l’Espagne, après le traité des Pyrénées, p. 72 et 73. — Guerre entre l’Angleterre et la Hollande et guerre de Dévolution, p. 74 à 76. — Traité avec l’Empereur pour la Succession d’Espagne, p. 77. — Négociations avec l’Europe contre la Hollande, p. 78 à 80. — Guerre de Hollande, p. 80 à 82. — Prétentions de Louis XIV, p. 83. — Résistances de la Hollande et de l’Europe, p. 83 et 84. — La paix de Nimègue, p. 84 et 85.
CHAPITRE IV
Louis XIV et Guillaume III (1672-1702)
La Hollande, Louis XIV et l’Europe, p. 87 à 89. — Rôle de Guillaume III, p. 89. — Sa diplomatie (1673) : son autorité en Hollande et en Europe, p. 89 à 92. — Fin de la guerre de Hollande : diplomatie et victoires de Louis XIV, p. 92 et 93. — Résistance et défaite de Guillaume III en 1677-1678, p. 94 et 95. — Ses intrigues en Angleterre, p. 96. — Louis XIV, les chambres de réunion, la politique de conquêtes : la révocation de l’édit de Nantes, p. 96 à 98. — Révolution d’Angleterre et provocations de Louis XIV, p. 98 à 100. — La grande alliance de 1689, la guerre de la ligue d’Augsbourg, p. 100 et 101. — Propositions pacifiques de Louis XIV et paix de Ryswick, p. 102 à 104. — Rapprochement de Louis XIV et de Guillaume III, p. 104 et 105. — Traités de partages de la Succession d’Espagne, p. 106 à 109. — Le testament de Charles II, son acceptation, p. 109 à 111. — Politique de Louis XIV en Espagne, p. 111. — Résistances de Guillaume III, sa mort et la coalition de 1701, p. 112 et 113.
CHAPITRE V
L’Angleterre au dix-septième siècle.
Les deux Révolutions (1648-1688)
La monarchie absolue des Tudors et des Stuart, la réforme et les communes d’Angleterre, p. 115 et 116. — Jacques Ier, p. 117. — Premières luttes de Charles Ier et du Parlement, p. 118. — Laud et Strafford, p. 119 et 120. — Révolte d’Écosse et résistance du Parlement, p. 120 et 121. — Cromwell et les indépendants, p. 122. — Défaite et mort de Charles Ier, p. 122 et 123. — Gouvernement de Cromwell, p. 123 et 124. — Son échec, p. 125. — Ses bienfaits, p. 125. — Cromwell, l’Écosse et l’Irlande, p. 126. — Politique extérieure de Cromwell, p. 127 et 128. — La Restauration, p. 128 et 129. — Les parlements Convention et Cavalier, p. 129 et 130. — Charles II, le catholicisme et la France (1663-1673), p. 130 à 132. — Changement des idées et des mœurs en Angleterre, p. 132. — Réveil du protestantisme, p. 133. — Le country-party, les whigs et les tories, p. 134 et 135. — Jacques II et la restauration catholique, p. 135. — Guillaume III, les Anglais et la Révolution de 1688, p. 136. — Caractères de cette révolution : l’Angleterre protestante et libre, p. 137 et 138.
CHAPITRE VI
L’Allemagne, l’Autriche et la Prusse au dix-septième
siècle.
Les princes, la Réforme et le catholicisme allemand, p. 139 et 140. — Politique des empereurs en Autriche et en Bohême, p. 141 et 142. — L’empereur palatin et les protestants, p. 142. — Ferdinand II et les catholiques, p. 143. — La France et Christian IV de Danemark, p. 144. — Édit de restitution, p. 145. — Diète de Ratisbonne, p. 146. — Intervention et victoires de Gustave-Adolphe, p. 146 et 147. — Ses différends avec Richelieu et les catholiques allemands, p. 147. — Mort de Gustave-Adolphe : défaite des protestants. Intervention et victoires de la France, p. 148 et 149. — Paix de Westphalie, p. 149 et 150. — État de l’empire et de l’Allemagne après la guerre, p. 150 et 151. — Le particularisme allemand, p. 152. — Politique impériale de Léopold Ier, p. 152 et 153. — Faiblesse de l’Autriche, p. 154. — Victoires des Turcs, p. 155. — Leur décadence, p. 155 et 156. — Politique orientale de Léopold Ier : victoires de Zeuta ; paix de Carlowitz, p. 156 et 157. — Progrès du Brandebourg : politique du Grand Électeur, à l’intérieur, p. 159 à 161 ; au dehors, p. 162 à 165. — Frédéric III et le royaume de Prusse, p. 165. — Habsbourg et Hohenzollern, p. 166. — La Saxe, p. 167. — Politique et prodigalités de ses princes, p. 168. — Le royaume saxon en Pologne, p. 168 et 169. — Progrès du Hanovre sous les princes Welfs, p. 169. — Ernest-Auguste ; Georges-Louis, roi d’Angleterre, p. 170 et 171. — Les Wittelsbach en Bavière, leurs prétentions à l’Empire, à l’Espagne, p. 171. — Maximilien II en Flandre, p. 172. — La liberté germanique : haine des Allemands contre la France, p. 173. — Leibniz, les piétistes, les princes et la patrie allemande, p. 174.
CHAPITRE VII
Les Provinces-Unies au dix-septième siècle.
La nature et l’histoire des Pays-Bas, p. 176 et 177. — Les provinces de l’Union d’Utrecht, p. 178. — Organisation fédérale, p. 179. — La Généralité, son domaine, ses ressources commerciales et coloniales, p. 179 à 181. — Défauts de cette constitution, p. 181. — Absence d’un gouvernement : stathouder ou aristocratie, p. 182. — Difficultés des Provinces-Unies au dehors avec l’Angleterre et la France, p. 183 et 184. — Arminius et Gomar ; Barnevelt et Maurice de Nassau, p. 184 et 185. — Triomphe du parti militaire ; extension de la Généralité, p. 185 et 186. — Conquêtes coloniales des Hollandais, p. 186. — Les Provinces-Unies, Richelieu et Mazarin (1635-1647), p. 187. — Richesse des Provinces-Unies, p. 188. — Les beaux-arts et la littérature, p. 189 et 190. — Puissance de la République et des Stathouders, p. 190 et 191. — La province de Hollande et la réaction des marchands, p. 191. — Amoindrissement des pouvoirs fédéraux (1651), p. 192. — Rivalité de l’Angleterre et des Provinces-Unies, p. 193. — Politique intérieure et extérieure de J. de Witt, p. 194 et 195. — Nouveaux conflits avec l’Angleterre (1665), p. 196. — Négociations et difficultés avec la France, p. 197. — Coalition formée par Louis XIV contre les Provinces-Unies, p. 197. — Le parti de Guillaume III, p. 197. — Guerre et révolution de Hollande, p. 198. — La Hollande enchaînée à l’Angleterre, p. 198. — La Barrière : occupation partielle des Pays-Bas catholiques, p. 199. — Décadence immédiate des Provinces-Unies, p. 200.
CHAPITRE VIII
La Suède au dix-septième siècle.
Conditions imposées à la Suède par sa situation géographique, p. 202. — Politique de Gustave-Adolphe en Danemark, en Russie, en Pologne : ses victoires, p. 202 à 205. — Constitution de la puissance royale et de l’État en Suède, p. 205 à 208. — Guerre et luthéranisme, p. 208. — Intervention de Gustave-Adolphe en Allemagne, p. 209. — Ses conquêtes dans la basse Allemagne sur les catholiques. Bataille de Leipzig, p. 209 et 210. — L’empire suédois protestant, p. 211. — Résistance de Richelieu et de la Bavière, p. 211. — Passage du Lech ; Lutzen, p. 212. — Projets et diplomatie d’Oxenstiern, p. 212 et 213. — Nordlingen (1634) : concours et conditions de la France, p. 213 et 214. — La Suède ramenée à la conquête de la basse Allemagne, p. 214 et 215. — Cette conquête est consacrée par la paix de Westphalie, p. 215. — Oxenstiern achève la constitution de la royauté suédoise, p. 216. — Christine : son caractère, ses premiers actes, son abdication, p. 217 et 218. — Charles-Gustave (Charles X) : la royauté, la Suède et la guerre, p. 218 et 219. — Guerre contre la Pologne : ligue du Brandebourg, de la Pologne, de l’Empereur et du Danemarck (1656-1659), p. 220 et 221. — Mort de Charles X. Intervention de la France : Oliva, Cardis et Copenhague, p. 221. — Décadence de la Suède, p. 222. — Minorité de Charles XI ; triomphe, excès et trahison de l’aristocratie (1660-1674), p. 222 et 223. — Fehrbellin (1675), p. 224. — Réformes intérieures de Charles XI, p. 225. — La royauté absolue, les paysans, la réduction, p. 225 et 226. — Politique pacifique de Charles XI : son œuvre, p. 226 et 227. — Fautes de Charles XII et traditions suédoises, p. 227.
CHAPITRE IX
L’Europe occidentale au début du dix-huitième siècle.
Succession d’Espagne. — Traités d’Utrecht, de Rastadt et de Bade.
Deuils du royaume et de la royauté à la fin du règne de Louis XIV, p. 229. — Erreurs des Français au sujet de la paix d’Utrecht et leurs motifs, p. 229 et 230. — Objet et véritable nature de la guerre de succession d’Espagne, p. 231. — Rôle et victoire des Anglais, p. 231. — La Succession d’Espagne et les héritiers de Charles II, p. 232 et 233. — Prétentions des puissances maritimes, p. 233. — Les traités de partage et le testament, p. 234. — Les motifs de la coalition de 1701, p. 235. — Revers et propositions pacifiques de Louis XIV (1706-1709) : Philippe reste en Espagne. Orgueil des Hollandais, p. 235 et 236. — Mort de Joseph Ier : les torys anglais, p. 237. — Les renonciations et la paix d’Utrecht, p. 237 et 238. — Les Anglais ont réussi à modifier le droit public de l’Europe, p. 239 et 240. — La lutte des Habsbourg et des Bourbons est terminée, p. 240. — Leur situation respective en Italie, sur le Rhin, en Allemagne et en Flandre, p. 241 à 243. — L’Angleterre domine l’Europe pacifiée, p. 243. — Ses intérêts maritimes et coloniaux dans la guerre de Succession, p. 244 et 245 ; dans la paix, p. 245 à 248. — Triomphe de l’Angleterre en Europe et dans le monde, p. 249 et 250.
CHAPITRE X
La Russie moderne et l’Europe orientale au début du
dix-huitième siècle.
Traités de Nystadt, Stockholm et Passarowitz
Révolutions du Nord ; question d’Orient, p. 251. — Les Turcs : fin de leurs invasions, p. 253. — Leur assimilation, leur expulsion, p. 253. — Nature et situation de l’empire turc, p. 253 et 254. — Relations de la France avec cet empire depuis le seizième siècle ; la politique française dans le Levant, p. 254 et 255. — Les Turcs se fixent, p. 255, et se transforment par l’influence de la France, p. 256. — Projets des Allemands et des Russes contre l’empire ottoman, p. 256. — Les Russes, héritiers de l’empire et de la religion des Grecs, p. 257. — Situation géographique et historique de la Russie, p. 258. — Son isolement, sa désorganisation, p. 259. — Pierre le Grand et les étrangers, p. 260. — Sa première guerre contre les Turcs, p. 260. — Ses voyages et leurs résultats, p. 261. — Il constitue l’État russe, p. 261 et 262 ; sans changer la nation, p. 263 et 264. — Il la rapproche de l’Europe pour la modifier avec le temps, p. 264 et 265. — Sa politique en Suède, en Pologne et en Turquie conforme à l’idéal religieux de ses sujets, p. 265 et 266. — Elle trouve des ressources dans la décadence de la Pologne, p. 266 à 269 ; de la Suède, p. 269 et 270, et dans les convoitises des princes allemands, p. 270 et 271. — Établissement des Saxons en Pologne, p. 271 et 272. — Leur politique et leur alliance contre la Suède avec le Brandebourg, p. 272 ; avec les Russes, p. 273. — Les guerres de Charles XII en Pologne et en Allemagne, p. 274 et 275. — Narva et Pultawa, p. 275 et 276. — La France en Orient : elle avertit Charles XII, p. 276, et arme les Turcs : traité du Pruth, p. 277 et 278. — Nouvelle coalition des Allemands contre la Suède (1713), p. 278. — Pierre le Grand, maître de la basse Allemagne et de la Pologne, p. 278 et 279. — Les Autrichiens se chargent de sa revanche contre les Turcs (Peterwaradin, Belgrade), p. 279. — Inquiétudes tardives des Allemands : résistances du Hanovre, de l’Empereur et de l’Angleterre aux projets de Pierre le Grand, p. 280. — Pierre le Grand, l’alliance française et l’abbé Dubois, p. 281 à 283. — Négociations du czar avec la Suède, Goertz, Alberoni et l’Espagne contre les Anglais, p. 283 et 284. — La Suède alliée aux Anglais, au Hanovre et au Régent, p. 284. — Traités de Stockholm, Nystadt : démembrement de la Suède, p. 285. — Traité de Varsovie (1717) : la Pologne aux Russes, p. 286. — Traité de Passarowitz (1718) : ruine de l’empire turc, p. 286. — Situation nouvelle de la Russie, son avenir et sa politique, p. 287. — L’œuvre de Pierre le Grand, p. 288.
CHAPITRE XI
La fondation de l’empire Anglais au dix-huitième siècle.
Rivalité des puissances coloniales et maritimes
L’Angleterre aux traités d’Utrecht : empire maritime et colonies, p. 290 à 294. — Les partis politiques et les intérêts de la Grande-Bretagne, p. 294 et 295. — Stanhope et le schisme whig, p. 296. — Triple et quadruple alliance : politique anglo-hanovrienne, p. 297 à 299. — Résistance de l’Espagne (1717-1719), p. 299. — Mort de Stanhope : Walpole, la première paix de Vienne et l’affaire d’Ostende, p. 300 à 302. — L’alliance de Hanovre (1725), Fleury, les préliminaires de Paris (1725-1727), et le deuxième traité de Vienne (1731), p. 303 à 306. — Triomphe de Walpole, p. 306. — La paix : renaissance coloniale et commerciale de l’Espagne et de la France (1731-1739), p. 306 à 308. — Jalousies de l’Angleterre : évolution du parti tory ; les jeunes whigs et Pitt, p. 308 à 310. — La guerre coloniale précède la guerre de Succession d’Autriche et l’explique en partie (1739), p. 310 à 312. — Politique de Walpole en Europe jusqu’en 1741, p. 312 et 313. — Frédéric II, Marie-Thérèse, et le parti de la guerre en France, p. 313. — Hésitations de Fleury et de Walpole, p. 314. — Chute de Walpole. Traité de Breslau (1742), p. 315. — Guerre générale : la grande alliance de 1743 contre la France : Culloden, Louisbourg et Fontenoy (1735), p. 316. — Politique de Frédéric II (1743-1744) : mécontentements des Anglais, p. 316 et 317. — Georges II, le ministère Newcastle et la paix d’Aix-la-Chapelle, p. 318. — Les affaires du Canada et de l’Inde : les Anglais préparent une nouvelle guerre, p. 319 et 320. — Convention de Madras (1753) et congrès d’Albany (1754), p. 323. — Les origines de la guerre de Sept ans (1750-1754), p. 324. — Traité de Westminster : l’Angleterre et la Prusse, p. 325. — Pitt et Frédéric II, p. 326. — Rosbach, Plassey, Québec, p. 326 à 328. — Pacte de famille : victoires des Anglais sur l’Espagne ; guerre à outrance, p. 328 et 329. — Retraite de Pitt, paix de 1763, p. 329 et 330. — Grandeur de l’Angleterre, 330 et 331.
CHAPITRE XII
L’Allemagne au dix-huitième siècle.
Rivalité de l’Autriche et de la Prusse
L’Allemagne après les traités d’Utrecht, p. 332. — Puissance et politique du Hanovre, p. 333. — Frédéric-Guillaume Ier en Prusse : ses idées, son administration ; sa politique extérieure hésitante, p. 334 à 337. — L’Autriche et l’empereur Charles VI : leurs prétentions. Triple alliance (1717), p. 337 et 338. — L’héritage autrichien et la Pragmatique Sanction : les trois traités de Vienne, p. 339 et 340. — Charles VI, le prince Eugène et Bartenstein, p. 340 et 341. — Confiance aveugle de l’Empereur dans les puissances maritimes et les traités, p. 341 et 342. — Faiblesse de l’Autriche, p. 342. — Éducation et desseins de Frédéric II, p. 343 à 345. — Invasion de la Silésie, p. 345. — Ses conséquences pour la Prusse, l’Allemagne et l’Europe, p. 346 et 347. — Les marchandages de Frédéric II après Molwitz, p. 347 à 349. — Traité de Nymphenbourg (1741), convention de Klein-Schnellendorf, p. 350. — Chotusiz et le traité de Breslau, p. 351. — Neutralité de Frédéric II ; son administration en Silésie, p. 352. — Nouvelle intervention de Frédéric provoquée par les desseins de Marie-Thérèse et ses victoires, p. 353 et 354. — Traité de Dresde, p. 355 et 356. — Le roi de Prusse occupe la Silésie, et administre en paix son royaume, p. 356 et 357. — Reconstitution de l’Autriche après la paix d’Aix-la-Chapelle : Haugwitz et Lascy, p. 358. — Kaunitz et Marie-Thérèse : l’alliance française et la Silésie, p. 359 et 360. — Mme de Pompadour, la Dauphine et Bernis : conférence de Babiole, p. 360 et 361. — Clairvoyance de Frédéric II : il prévient la coalition formée par l’Autriche. Traité de Westminster. Invasion de la Saxe, p. 361 et 362. — Les Hanovriens immobilisent les Français (Closter-Seven), p. 363. — Rosbach, Lissa, Grossjægerndorff (1757), p. 364. — Intervention et hésitations des Russes : leurs motifs, p. 365. — Efforts de l’Autriche et des Russes : Zorndorff, Hochkirch (1758), p. 366. — Détresse de Frédéric II (1759-1761), p. 366 et 367. — Révolutions de Saint-Pétersbourg (1762), l’alliance russo-prussienne ; Catherine II et la paix de 1763, p. 361 et 368. — L’Allemagne en 1763 : le Hanovre, la Saxe et la Bavière ruinées, p. 369. — Stérilité de cette guerre pour les Allemands et pour les Français, p. 370 et 371. — Progrès de l’Angleterre et des Russes, p. 371 et 372. — L’Allemagne, dans sa misère, se rattache à la Prusse et à l’Autriche : le piétisme et la littérature nationale ; Klopstock, p. 373. — Politique pacifique de Frédéric II, p. 372 et 373. — Neisse et Neustadt (1770) ; p. 374. — Succession de Bavière (1777-1779) ; l’alliance des Princes (1785), p. 374 et 375. — Réorganisation de la monarchie et de l’armée prussienne, p. 376 et 377. — Politique de Frédéric en Pologne, p. 378. — Nature et défauts du gouvernement et de l’État prussiens, p. 379. — La littérature allemande hors de Prusse, p. 379. — Politique pacifique de Marie-Thérèse : réconciliation avec la Prusse, p. 380. — Défauts de son gouvernement intérieur, p. 381. — Caractère et projets de Joseph II ; ses réformes, p. 382. — Son ambition, sa politique extérieure, p. 383. — Marie-Thérèse, Joseph II et Léopold II, p. 384. — Nature et défauts de l’État autrichien, p. 385. — Reconstitution morale et intellectuelle de l’Allemagne à la fin du dix-huitième siècle. Son avenir, p. 386 et 387.
CHAPITRE XIII
La question d’Orient au dix-huitième siècle.
Progrès de la Russie : Partages de la Pologne et de la Turquie
Développement continu et presque fatal de la Russie et de la question d’Orient, p. 389. — Catherine Ire et Menzikoff, p. 390. — Lutte des grands seigneurs et des parvenus, des parvenus entre eux, p. 390 et 391. — Pierre II et les Dolgorouki ; chute de Menzikoff, p. 391. — Anna Iwanowna ; triomphe et ruine des grands seigneurs russes, p. 392. — Quoique divisée par ces factions, la Russie continue à se rapprocher de l’Europe : Catherine Ire, Menzikoff et l’alliance franco-russe. Alliance austro-russe (1726), p. 392 et 393. — La Russie et les Allemands au temps de Pierre II et d’Anna Iwanowna ; leurs desseins contre la Turquie et la Pologne, p. 393 et 394. — État de la Turquie en 1730 : Achmed III et Mahmoud. Réformes passagères de Topal Osman. Désorganisation de l’Empire, p. 395. — L’anarchie suédoise : les souverains allemands de Suède, les factions aristocratiques et l’étranger, p. 396. — L’anarchie polonaise produite par les mêmes causes : les traités du Pruth (1711) et de Varsovie (1717), p. 397. — La succession de Pologne (1733) : les princes saxons et la Russie. Impuissance de Stanislas Leczinski, p. 398 et 399. — Efforts inutiles de la diplomatie française en faveur des Polonais à Stockholm et Constantinople, p. 400. — En occupant l’Autriche par la guerre, la France permet aux Russes de s’établir à Varsovie avec Auguste III, p. 401 et 402. — Protectorat des Russes sur la Pologne, p. 402. — Leurs entreprises, en 1736, contre l’empire turc soutenues par l’Autriche, p. 403 et 404. — Échec de ces entreprises : victoires des Turcs sur les Autrichiens (Bonneval, 1738), p. 404, et de la diplomatie française à Belgrade (Villeneuve, 1739), p. 405. — La question d’Orient en 1740 : recul de la puissance russe, p. 406 et 407. — Révolutions de Saint-Pétersbourg : les vieux Allemands (Munich et Ostermann), Biren et Ivan VI, p. 408. — Munich et Anna Léopoldovna ; exil de Biren, p. 409. — Exil de Munich, faveur des Brunswick, p. 409. — Élisabeth Petrowna prend le pouvoir avec l’aide des Français, p. 409 et 410. — Réaction contre les Allemands : rapprochement plus étroit de la Russie et de l’Europe, p. 410. — L’alliance franco-russe échoue encore au temps de Munich et d’Élisabeth (1740-4742), p. 410 et 411. — Entre Woronzoff et Bestoujeff, Élisabeth ne se déclare ni pour la France, ni pour l’Allemagne, p. 412. — Les Russes restent maîtres de la Pologne, ils s’établissent en Turquie (1748), p. 412. — Ils commencent à redouter le roi de Prusse qui les craint aussi. Ils sont mécontents des desseins secrets de Louis XV sur l’Orient, p. 413. — Le secret du roi, de Conti, de la Pompadour et de la Dauphine, p. 414. — Rapprochement avec la France, guerre contre Frédéric II, p. 415. — Établissement définitif des Russes en Pologne (1757) : Apraxin et Bestoujeff, p. 415 et 416. — Les armées russes en Prusse (1757-1762), p. 416 et 417. — Gouvernement de Pierre III : la Prusse sauvée, l’œuvre de Pierre le Grand menacée, p. 418 et 419. — Projets de réforme des Czartoriski en Pologne, de Mustapha III et de Rhagyb en Turquie, de Louise-Ulrique en Suède, p. 420. — La Russie reprend ses avantages avec Catherine II (juin 1762), p. 421. — Pierre le Grand et Catherine II : origine, caractère et projets de la tsarine, p. 422 et 423. — Sa neutralité dans la guerre de Sept ans ; ses premières réformes, p. 423 et 424. — La Succession de Pologne : les Czartoriski (Poniatowski) et les patriotes polonais, p. 425. — Projets de Catherine II sur la Pologne : la France ne les soutient pas ; Frédéric s’y associe, parce qu’il les redoute, p. 426 et 427. — Traités prusso-russes de 1762 et 1764 : Catherine II obligée de compter avec la Prusse, p. 428. — Élection de Poniatowski, réformes des Czartoriski, confédération de Radom (1766), p. 429 et 430. — Pour gagner les catholiques, les Czartoriski persécutent les dissidents, p. 431. — Entre les factions et la royauté polonaises Catherine II intervient pour établir son autorité par la constitution de Varsovie (1768), p. 431 et 432. — Les Polonais, à Bar (1768), les Turcs, encouragés par la France, lui déclarent la guerre, p. 432-433. — Désastres des Turcs : convoitises et craintes des Allemands, p. 434 et 435. — Frédéric II et les négociations de partage de la Pologne, p. 436 et 437. — Le premier partage de la Pologne : sa nature, sa portée, p. 438 et 439. — Ses conséquences : annexion de la Bukhovine, traité de Routschouk-Kainardji (1774), p. 439. — La question d’Orient en 1774, p. 440 et 441. — Triomphe de la Russie, p. 441. — Réformes de Catherine II après sa victoire sur Pougatchef, p. 441 et 442. — Les influences étrangères et le développement de la nation russe, p. 442. — Dernières ambitions de l’Impératrice : son échec en Suède ; coup d’État de Gustave III, p. 443. — Ses desseins contre la Turquie, p. 444. — L’Autriche, malgré Marie-Thérèse, s’y associe par peur, plutôt que de les combattre, p. 444 et 445. — Projets de partage de l’empire ottoman (1782) rédigés par Joseph II, p. 445. — Catherine II les esquive ; Louis XVI les repousse, p. 446. — Joseph II les reprend en 1787 : intérêts des puissances maritimes dans ces partages. Vergennes s’obstine à les rejeter, p. 448. — Ambitions de l’Angleterre et de la Prusse : leur ligue avec les Polonais, les Suédois et les Turcs pour forcer Catherine II à les satisfaire, p. 449 à 451. — Catherine II s’y refuse, fait des offres à la France, à l’Espagne, p. 451. — Grâce à la Révolution française, elle s’indemnise en Pologne (1792) de ce qui lui échappe en Turquie, p. 452. — La question d’Orient et la Révolution française, p. 452.
CHAPITRE XIV
Les défaillances de la France.
Traditions, Intérêts et Secrets
Agitation stérile de la politique française au dix-huitième siècle, p. 454. — Les traditions de la diplomatie française : haine de l’Autriche ; théorie classique des frontières naturelles condamnée par la situation nouvelle de la maison d’Autriche et de l’Europe, p. 455 à 457. — Le péril anglais pour la France et ses colonies, p. 458. — Contradictions de la politique française, intrigues de la cour, indifférence de la royauté, p. 459. — Modération de Louis XIV après Ryswick, intrigues de cour au temps de la succession d’Espagne : les traités de partage, le testament, p. 460. — Les Secrets du dauphin, du duc d’Orléans, du prince de Conti, p. 460 et 461. — Désastres de la succession d’Espagne : efforts de Louis XIV ; la France sauvée par un hasard, p. 461. — Louis XIV, instruit par ses épreuves, modifie sa politique et se rapproche de l’Autriche, p. 462. — Il meurt : disputes entre les princes pour la régence et la succession de France, p. 463. — Intérêts et entreprises du duc d’Orléans : l’abbé Dubois, Stanhope et le pacte de Hanovre (1716), p. 464. — La quadruple alliance, la France dans la Méditerranée et le Nord de 1718 à 1720, p. 465. — Le Secret du Régent, ses protestations pacifiques, ses entreprises contre l’Espagne : conséquences pour la France, p. 466 à 468. — Le Secret se transforme, en 1720, entre les mains de Dubois, par crainte d’un réveil de l’opinion publique, p. 468 et 469. — L’abbé Dubois, les Farnèse et la cour d’Espagne, p. 470. — La lutte traditionnelle contre les Habsbourg, le pacte de Madrid ; triomphe de Dubois et du Régent, p. 470 à 472. — L’affaire d’Ostende et les successions italiennes, p. 472 et 473. — La guerre évitée par la mort du Régent, p. 473. — Le ministère du duc de Bourbon : son œuvre négative et son Secret, p. 474. — Renvoi de l’infante. Traités de Vienne et Hanovre (1725) : alliance anglaise, guerre à l’Autriche et à l’Espagne, p. 474 et 475. — Fleury, ses rapports avec le roi, avec les partis de la cour, p. 476. — Politique pacifique du Cardinal : mission de Richelieu à Vienne (1727), p. 477. — Fleury désarme l’Autriche, l’Angleterre et l’Espagne, p. 478. — Préliminaires de Paris ; congrès de Cambrai, p. 478. — Manœuvres de Chauvelin et de l’Espagne : le traité du Pardo et ses suites ; pacte de Séville, p. 479. — Fin de l’affaire d’Ostende : deuxième traité de Vienne, p. 480. — Succession de Pologne : le beau-père du roi. Traditions et loyalisme, p. 481. — Chauvelin et la guerre aux Habsbourg, p. 482. — Fleury la fait, la circonscrit et la limite, p. 482 à 484. — Troisième traité de Vienne : la France et l’Autriche unies contre l’Angleterre, p. 484 à 486. — Renaissance commerciale de la France et de l’Espagne, p. 486. — Inquiétudes des Anglais : ils provoquent l’Espagne. La France et Fleury prennent parti pour elle, p. 487 et 488. — La succession d’Autriche détourne la cour de la guerre maritime, puis le roi lui-même ; p. 488 à 490. — Le Secret de Belle-Isle, de Chauvelin, du roi : guerre d’Allemagne, p. 490 et 491. — Résistance de Fleury ; son impuissance, p. 492. — Succès de Belle-Isle, enthousiasme des Français, p. 492. — Prudence de Fleury : il s’efforce de limiter la guerre, p. 493. — Ses dernières démarches à Vienne, ses échecs, sa mort, p. 494 à 496. — La tradition, les intrigues de Mme de Châteauroux, de Tencin, de Maurepas, de Noailles à Versailles, p. 496 et 497. — Dettingen (1743) : la France envahie, p. 497. — D’Argenson : son système et incohérence de ce système, p. 498 et 499. — Conquêtes en Flandre, désastres aux colonies, p. 499. — Puysieulx succède à d’Argenson : son incapacité, p. 500 et 501. — Paix d’Aix-la-Chapelle stérile : abandon des colonies, p. 501 et 502. — Impuissance des ministres : le Secret du roi et de Conti, p. 502 et 503. — Intérêts de la France et politique du roi en Orient (1746-1752), p. 504 et 505. — Le Secret de la Dauphine : projets de la maison de Saxe, servis par elle, p. 506 et 507. — Le Secret de la Pompadour ; l’abbé de Bernis et la Saxe, p. 507. — Négociations du comte de Broglie : alliance franco-saxonne (1755), p. 508. — Kaunitz, Bernis et l’alliance franco-autrichienne (sept. 1755), p. 509. — Illusions et ignorance de Bernis, p. 510. — Dangers de Frédéric II : traité de Westminster, p. 511. — Invasion de la Saxe : guerre générale p. 511. — La France s’y engage avec l’espoir de ruiner la Prusse et de vaincre les Anglais, p. 512. — Ses déceptions ; insuffisance de ses armées, p. 512. — Aveux, regrets et desseins pacifiques de Bernis, p. 513 et 514. — Il est remplacé par Choiseul, partisan de la guerre, p. 515. — Desseins de Choiseul exposés par lui-même : deuxième traité de Versailles (1758) ; guerre aux Anglais, p. 516 et 517. — Désastres de 1759 et 1760, p. 518. — Choiseul négocie la paix par la médiation des Russes : le Secret du roi empêche son succès, p. 519 et 520. — Le Secret compromet la Pologne en voulant la sauver, p. 521. — Choiseul frappe les agents du Secret et ne peut le ruiner, p. 522. — Ses derniers efforts dans la guerre : Pacte de famille ; paix de Paris (1761-1763), p. 522 et 523. — Desseins de Choiseul après la guerre : il prépare, par la paix du continent, une entreprise contre les Anglais, p. 524. — Le Secret du roi la compromet encore en achevant de perdre la Pologne, p. 525 et 526. — La Du Barry perd Choiseul : impuissance de d’Aiguillon, p. 527. — Louis XVI et Vergennes : origine et desseins de Vergennes, p. 528 et 529. — La guerre d’Amérique et ses résultats, p. 530 et 531. — La paix de Versailles et les affaires d’Orient, p. 531 et 532. — Politique de Vergennes en Flandre, en Allemagne et en Orient : il résiste aux traditions de la vieille France et aux intrigues de la jeune cour, au Secret de la reine, p. 533 et 534.