«Michel Eyquem descendait de ces anciens bourgeois de Bordeaux (son père prenait encore ce titre), continuateurs du municipe romain, qui vivaient dans une véritable république, ne reconnaissant au-dessus d’eux aucun seigneur, si ce n’est le duc de Guyenne et plus tard le roi de France, avec lesquels ils étaient souvent en lutte quand ceux-ci, toujours à court d’argent, cherchaient à faire peser plus lourdement sur eux, sur leur commerce ou sur leurs terres leur joug fiscal, alors que ceux-là considéraient ne leur devoir que l’hommage de souveraineté et l’octroi volontairement consenti de subsides et d’impôts.
«Ces fiers marchands, qui dans leurs actes prenaient le titre de «Sire», n’avaient pas encore perdu l’habitude de se gouverner eux-mêmes, de voter eux-mêmes leurs taxes, de lever des troupes et de les commander; ils possédaient des maisons nobles, des juridictions, des seigneuries, des baronnies au même titre que les gentilshommes et s’anoblissaient eux-mêmes comme citoyens de Bordeaux, sans souci du pouvoir royal, lui rendant seulement le service militaire du ban et de l’arrière-ban pour leurs terres nobles.
«Quant aux gentilshommes du pays, ils avaient encore, eux aussi, l’habitude de penser et de s’exprimer librement; la royauté n’avait encore que peu de puissance sur eux et les souvenirs de la nationalité perdue n’étaient pas éteints.
«A l’indépendance de ces bourgeois dont il était issu, de ces gentilshommes parmi lesquels il comptait, Montaigne joignait celle de l’érudit qui s’était fait un idéal du citoyen des cités grecques et romaines; c’est en obéissant à ce courant d’idées qu’il a porté la lumière sur les abus les plus criants de son époque et attaqué les superstitions et erreurs de son temps. Les questions politiques, sociales et religieuses ne faisaient pas plus défaut à ce moment que maintenant, et c’est ainsi que nous le voyons signaler les inconvénients de la vente des offices de judicature, du mode d’éducation; l’abolition de la torture qui était avec l’instruction secrète des procès un des modes d’exercer la justice, celle des peines édictées contre les sorciers.
«Mais s’il voulait remédier aux abus, il ne reconnaissait pas moins combien il est dangereux de vouloir renverser tout ce qui existe, au lieu de procéder avec mesure et avec l’aide du temps. Il vivait alors que catholiques et huguenots rivalisaient de haines sauvages et de fureurs sanglantes; dans la Guyenne même les cruautés du catholique de Montluc étaient égalées par celles du protestant baron des Adrets; dans toute la France se répétaient officiellement les massacres de la Saint-Barthélemy, les Guises assassinaient Coligny, le roi assassinait les Guises, Jacques Clément assassinait le roi; dans les campagnes, chaque gentilhomme faisait la guerre de partisan pour le Roi ou pour la Ligue, pour les catholiques ou pour les huguenots; dans les villes, les émeutes et les massacres populaires étaient suivis des pendaisons et des massacres royaux; et, dans ces conditions, Montaigne «assis au moyeu de tout le trouble» des guerres civiles de France, était fondé à redouter les «nouvelletez», à prêcher l’obéissance à la loi et faire appel, sans distinction de parti, à la tolérance et à la modération. Véritable précurseur des temps modernes, il nous montre l’idéal que nous n’avons pas encore atteint: la liberté sans la licence, l’ordre sans le despotisme.»
S’il parle de lui, dit-on souvent, il ne se livre pas: «Sauf de son père, ce qu’il dit des siens est fort vague; de ses amis, à part La Boétie et Mlle de Gournay, il ne dit mot; il fait parfois allusion à des événements auxquels il a été mêlé, mais fort rarement et sans jamais préciser; au point que la profession militaire à laquelle en certains passages il fait allusion et que semble lui confirmer le monument funéraire élevé sur sa tombe, a été mise en doute; de même qu’on n’a par lui aucune donnée sur les missions et négociations dont il a été chargé et que d’autres documents établissent.» A cela lui-même a répondu par avance: «Ce ne sont mes gestes que i’escris: c’est moy, c’est mon essence» (vol. I, pag. 680).—Peut-être est-on plus fondé quand on lui reproche de n’avouer guère, en les présentant comme tels, que des défauts discutables, tenus souvent pour des qualités; mais avec quel art il les discute et nous amène à leur sujet à faire un retour sur nous-mêmes!
Il est à remarquer que bien que Montaigne ait étudié l’homme à fond, et qu’au ch. 13 du liv. III (III, 670) il dise qu’il s’adonne volontiers aux petits, il ne parle guère des prolétaires qu’en deux occasions, pour les plaindre d’être foulés par tous les partis et lui aussi par contre-coup, et pour faire ressortir avec quelle résignation ils supportent le mauvais sort; il est vrai qu’en ces temps, ils tenaient bien peu de place et que son égoïsme le portait à s’en désintéresser.
C’est cette communauté de sentiments entre leur auteur et la bourgeoisie qui fait que les Essais sont un des livres de prédilection de celle-ci; elle s’y retrouve avec ses qualités et ses défauts: son bon sens, son honnêteté native, son amour de la paix à tout prix, sa versatilité, sa vanité et ses idées tant soit peu frondeuses.
Cette vogue, un dessin humoristique de Gavarni, daté de 1840, la fait bien ressortir: un détenu à la prison de Clichy pour dettes (à cette époque tout créancier pouvait faire incarcérer un débiteur laissant en souffrance ses engagements), reçoit la visite de sa femme et de leur enfant; celle-ci l’aborde en lui disant: «Petit homme, nous t’apportons ta casquette, ta pipe d’écume et ton Montaigne.»—Non moins probante est cette inscription funéraire que porte au Père-Lachaise, principal cimetière de Paris, la tombe d’Auguste Collignon, secrétaire général du Ministère de la guerre, en 1800, sous Carnot: «Il vécut en homme de bien et puisa la vérité dans les Essais de Montaigne.»
Les Essais sont moins un livre, qu’un journal divisé en chapitres, qui se suivent sans se lier et qui portent chacun un titre sans se soucier beaucoup d’en tenir les promesses (Christian): ces en-tête dépistent le lecteur plus qu’ils ne le guident, ce sont de vrais trompe-l’œil. Il est question de tout dans cet ouvrage: poésie, médecine, histoire naturelle, art militaire, politique, religion, éducation, morale, et de bien d’autres choses, et tout y est confondu; ce qui y est dit sur un même sujet est épars un peu partout, pêle-mêle, que viennent encore accroître des digressions fréquentes, des citations nombreuses n’ayant parfois qu’un rapport éloigné avec le texte où elles sont enchâssées, souvent avec une signification tout autre que celle qu’elles ont dans l’ouvrage d’où elles sont tirées; des répétitions et aussi des intercalations faites après coup qui rompent le sens, que l’auteur ne se donne pas la peine de rétablir, ce qui le rend par place de compréhension difficile; véritable maquis littéraire où, à tout instant, malgré les flots de lumière que le style y répand, on a besoin d’être éclairé, d’où une curiosité sans cesse éveillée qui n’est pas un des moindres attraits des Essais.
Aucun plan préconçu n’a évidemment présidé à leur rédaction et même, au début, ils n’étaient pas destinés à l’impression; c’est ce qui explique qu’ayant commencé à les écrire en 1571, Montaigne n’en a publié qu’environ neuf ans après les deux premiers livres, rédigés cependant au courant de la plume, ce qui était vrai alors, et sans les retouches et augmentations notables qu’il y a apportées depuis.
C’est vraisemblablement après cette première publication, et à ce moment seulement, que Montaigne a pris à cœur ce travail, s’est décidé à en accroître l’importance, l’a retouché, y a ajouté et écrit le troisième livre où, de parti pris, se mettant résolument en cause, il peut dire en toute vérité qu’il en est le sujet principal et constant.
Mais cette absence de plan ne nuit en rien à l’unité de doctrine qui n’est autre, et sur ce point l’auteur ne se dément pas une seule fois, que l’inanité et l’inutilité de tout système philosophique; chacun, s’étudiant, doit se suffire à lui-même.
Certes il y a des secrets de l’art d’écrire que Montaigne ne possède pas, mais par son charme, il en fait oublier l’absence; les mérites qui tiennent de la méthode lui sont inconnus; mais il écrit comme il parle, en cela il a été l’un des précurseurs de ce genre, et les qualités qui tendent à l’expression proprement dite lui sont innées et il atteint à l’éloquence quand il exprime les beaux sentiments et loue les belles actions. La plupart des grands écrivains du XVIIe siècle l’ont beaucoup étudié, et l’originalité de son style leur a fourni nombre d’expressions et d’images que l’on retrouve en lui.—En vrai gascon, du reste, il va au-devant de toutes les critiques: Il n’a souci, dit-il, ni de l’orthographe, ni de la ponctuation; si les mots lui font défaut, il en forge; peu lui importe que les faits qu’il cite soient vrais ou non; c’est intentionnellement qu’il saute d’un sujet à un autre, qu’il n’énonce pas les sources où il puise; si ce qu’il dit ici est en contradiction avec ce qu’il a dit là, c’est qu’alors il pensait différemment que maintenant; les erreurs légères de rédaction qu’on pourra relever, il n’y a pas à lui en tenir compte; celles de quelque importance sont à attribuer à ses imprimeurs.
La langue française ne faisait guère que commencer à se former, il est même de ceux qui ont le plus contribué à la fixer; le jargon que parlaient nos aïeux dans les siècles précédents commençait à peine à s’affiner; les meilleurs ouvrages s’écrivaient en latin, et les Essais eux-mêmes, bien qu’écrits en français, l’ont été comme l’on écrit en latin. C’est à cela qu’on doit d’y rencontrer de si nombreux mots latins francisés, de si fréquentes tournures et constructions de phrase latines, et notamment des ellipses répétées; si bien qu’on peut dire que Montaigne a créé la langue dont il a fait emploi, en usant avec toute la liberté d’un inventeur; les formules reçues sont pour lui sans autorité; il pense et les mots ne servent qu’à peindre sa pensée; rarement se rencontrent en lui des circonlocutions; toujours vif et précis, il est économe de mots et prodigue d’idées (La Dixmerie); et ce que, dans sa préface de Mithridate, Racine dit en parlant d’Amyot, lui est de tous points applicable: «Je rapporte les paroles de Plutarque, telles qu’Amyot les a traduites, parce qu’elles ont une grâce, dans le vieux style de ce traducteur, que je ne crois pas pouvoir égaler dans notre langue moderne.»
A l’éloge de Sénèque et de Plutarque, Montaigne a consacré un de ses chapitres; c’est à bon droit, car les emprunts qu’il leur a faits et aussi les idées, les inspirations qu’il leur a prises sont considérables; Cicéron également a été mis largement à contribution, quoique cependant à un degré moindre, et il a été aussi ingrat qu’injuste envers lui en le traitant aussi mal qu’il l’a fait à diverses reprises.
Quant à écrire à bride abattue, à ne pas se relire comme il le dit, il n’en est rien, du moins à partir du moment où il cesse d’écrire pour lui seul. L’examen des diverses éditions des Essais fixe complètement à cet égard. C’est alors un écrivain raffiné et habile qui sait cacher, sous des dehors innocents, la hardiesse de la pensée; son style n’a ni masque, ni fard, mais il a de la toilette; non seulement il corrigeait, mais il ajoutait; et quand il ajoutait ce n’était pas en une fois et d’un jet. En regardant les notes manuscrites de l’exemplaire de Bordeaux, dont il est question plus loin, on voit qu’en deux tiers de page, la plume et l’encre changent jusqu’à dix fois, et, au lieu que ce soit le flot courant d’une conversation abondante, cela apparaît comme un chef-d’œuvre de marqueterie (G. Guizot); si bien que ses trois éditions principales de 1580, 88, 95, apparaissent en quelque sorte comme trois livres distincts écrits sous des impressions différentes, ce sont trois images d’un même homme le plus mobile, le plus ondoyant qui fut jamais, le plus habile à se dérober tout en ayant l’air de se livrer jusqu’à l’abandon, et qu’on ne peut un peu connaître qu’en superposant la seconde de ces images à la première et la troisième aux deux autres (Brunetière): idée fort judicieuse que réalise le procédé indiqué dans l’avant-propos par lequel, dans la présente édition, débute le fascicule afférent aux variantes. V. infra, p. 97.
Mais ces constatations une fois faites, de quelle valeur sont-elles devant le satirique et immuable bon sens de Montaigne, sa verve constante, son style pittoresque, ses expressions au ton nerveux, original, auquel on ne peut toucher sans les affaiblir considérablement, sans courir risque souvent d’altérer le fond de la pensée et de lui enlever partie de sa force et de son agrément? Tout cela, jusqu’à l’allure de hasard qu’affecte son livre, en rend la lecture facile et attrayante. Ces qualités, jointes à ce qu’il est éternellement vrai, font qu’il se lit et se lira toujours, alors que déjà bien rares sont les ouvrages sérieux qui se lisent aujourd’hui; on en écrit encore, on les parcourt quelquefois, on ne les lit plus, on n’en a plus le temps; en dehors de ce qui a trait à la profession de chacun, le journal du matin, le roman et la pièce de théâtre du jour suffisent à notre époque, et cela semble devoir aller sans cesse en s’accentuant, par suite du surmenage intellectuel qu’impose la satisfaction des besoins de la vie matérielle de plus en plus exigeante et difficile à assurer.
Les Essais, pour qui les connaît, et dans un certain milieu nul ne les ignore, échappent à cette loi, parce que leur lecture, ne demandant aucun effort, repose de l’état de surexcitation dans lequel nous vivons. Ils se lisent sans suite, à bâtons rompus, comme ils ont été écrits, et c’est là un de leurs plus grands charmes: pas n’est besoin de marquer où vous en êtes resté; ouvrez-les à n’importe quelle page, et le passage sur lequel vous êtes tombé vous intéressera sans qu’il soit nécessaire de vous reporter à ce qui précède, non plus qu’à ce qui suit; et plus tard, vous le relirez encore, lorsqu’il se représentera à vous, sans que l’idée vous vienne de tourner le feuillet.
Il s’y rencontre bien, de ci, de là, quelques expressions de nature à choquer la pruderie de nos jours, où l’on tient plus de compte de la forme que du fond; elles s’expliquent par ce fait qu’autrefois on n’attachait pas à la pureté des termes employés celle des sentiments et des idées; lascif dans ses expressions, Montaigne était pudibond en pensée: versu lascivus, mente pudicus erat; et s’en souvenant, on passe outre sans en être autrement offusqué.
En somme la grande singularité et le plus grand mérite des Essais, c’est que, mettant en pratique la philosophie, toute opinion extrême y est combattue; qu’ils enseignent la paix, la douceur, la bienveillance entre les hommes, et que, quoi que l’on pense de leur auteur à un titre quelconque, le langage dans lequel il s’exprime ne laisse pas de captiver.
[11] Voir Nota, fasc. B, p. 3.
Quelle fin Montaigne s’est proposée en écrivant les Essais, I, 58.—Il les considère comme l’essai de ses facultés naturelles et non de ses facultés acquises, II, 60.
Sa manière de les composer, I, 210, 552.
Comparaison relative aux Essais, I, 296.
Pourquoi il s’est pris lui-même pour sujet d’étude, I, 676.
Diversité du sujet qu’il traite, III, 108.
Connaissance approfondie qu’il en a, III, 110.
Faute, dans sa vie, d’actions de quelque intérêt, il enregistre ses fantaisies, III, 376.
Il exprime ses idées du moment, demain elles seront peut-être autres, I, 232.
Pourquoi il parle si souvent de lui-même dans son livre, II, 524.
Ce qu’il gagne à publier ses mœurs, III, 440.
Peut-être se faisant connaître, se fera-t-il un ami, III, 444.
Il esquisse plutôt qu’il ne traite les sujets dont il s’occupe, I, 434.
Malgré les apparences, les sujets traités se tiennent toujours plus ou moins les uns les autres, III, 470.
Il s’est imposé d’oser dire tout ce qu’il ose faire, III, 186.
Aveu de l’obligation où il est cependant de voiler parfois sa pensée, III, 474.
Ce qu’il pense de ceux qui condamnent la licence de ses écrits, III, 186.
Comment il excuse cette licence, III, 270.
Dans quel but Montaigne a inséré dans son livre des citations et des passages empruntés à d’autres auteurs, III, 582.
Ses principes à l’égard de ces citations et de ces imitations, I, 232.—Il ne compte pas ces emprunts, il les pèse, II, 60.
Motifs pour ne pas citer les auteurs où il puise et ne pas mettre d’ordre dans ses récits, II, 62.
Raison de l’absence de toute méthode dans son ouvrage, I, 552.
Pourquoi il aime les digressions, III, 470.
Caractère de son style, II, 476.
Son français corrompu par le langage du pays où il vit, II, 478.
Langage qu’il s’est appliqué à employer, I, 278.
Comment il travaillait aux Essais, III, 22.
Plusieurs feuillets lui en ont été soustraits, III, 22.
Il fait volontiers des additions à son livre, mais ne le corrige pas, III, 410.
Il craint, par faute de mémoire, de se répéter, III, 406.
Il ne se mêle ni de l’orthographe, ni de la ponctuation, et ne revise pas le travail de l’imprimeur, III, 412.
Affection qu’il a pour son livre, II, 52.
Ses différentes appréciations sur sa valeur, III, 366.
Sa soumission à la critique que l’Église peut en faire, I, 578.
Il est loin d’en être complètement satisfait, II, 474.
Succès auquel il lui semble pouvoir prétendre, I, 572.
Comment il peut être utile à la santé de l’âme et à celle du corps, III, 628.
Destinée qui lui paraît réservée, III, 448.
Origine de ce titre «les Essais», N. I, Titre, Essais.
Montaigne esquisse plutôt qu’il ne traite les sujets dont il s’occupe, N. I, 434, Air.
Toute assertion, exacte ou non, lui est bonne, comme point de départ d’une idée qu’il se propose d’exposer, N. I, 40, Dit.
Précautions oratoires prises avant l’émission d’idées peu orthodoxes, N. I, 578, Icy.
Tendance de Montaigne à écrire le français en latin, N. II, 584, L’enuie.
Il altère souvent les citations qu’il donne, N. II, 242, Profuerunt.
Montaigne, les Essais et Henri III, N. II, 524, Autheur.
La première édition des Essais parut en 1580.
Cette édition, imprimée à Bordeaux, ne comprenait que les deux premiers livres, chacun formant un volume in-8o dont l’impression n’est pas faite avec les mêmes caractères pour tous deux; les citations y sont peu nombreuses; les sonnets de La Boétie, objet du ch. 28 du livre Ier, y figurent.
En 1582, Montaigne en publiait une seconde édition, revue et augmentée, mais toujours réduite à ses deux premiers livres, renfermés cette fois en un seul volume in-8o.
En 1587, troisième édition, celle-ci du format in-12; la ponctuation y est améliorée, d’assez nombreuses corrections de style et quelques phrases remaniées.
Ces trois premières éditions sont devenues fort rares; dans diverses ventes publiques du siècle dernier, des exemplaires de la première ont été vendus: 527, 515, 645, 1.050 et jusqu’à 2.060 francs; un de la seconde a dépassé 200 francs, un de la troisième a atteint près de 500 francs.
Enfin en 1588, autre édition, in-4o cette fois, qui, d’après son titre, serait la cinquième. La quatrième n’existe pas; on pense qu’elle avait pu être publiée dans l’intervalle en Angleterre, ou encore en France, le privilège de l’imprimeur de l’édition précédente étant expiré; mais on manque de données précises à cet égard. Imprimée à Paris, l’édition de 1588 se trouve, toujours d’après le titre même de l’ouvrage, augmentée d’un troisième livre et de six cents additions aux deux premiers; la pagination du dernier livre y est distincte de celle des deux autres; les additions introduites interrompent déjà assez fréquemment le texte primitif et l’alourdissent parfois.
Cette édition est la dernière publiée du vivant de Montaigne, qui mourut encore occupé à en préparer une nouvelle. Les rapports qui s’étaient établis entre lui et le poète Pierre de Brach d’une part et Mlle de Gournay de l’autre, lors de l’impression de l’édition de 1588 à laquelle ils semblent s’être intéressés, firent que naturellement, et peut-être aussi sur sa recommandation, Françoise de la Chassaigne sa veuve, résolue à donner suite aux intentions de son mari, s’adressa à eux pour l’y aider.
Montaigne consignait toutes les modifications et additions qu’il projetait sur un exemplaire de l’édition de 1588, y joignant des notes détachées. Pierre de Brach reçut mission de les transcrire, en les mettant au net sur un autre exemplaire, qu’il adressa à Mlle de Gournay chargée d’en surveiller l’impression. Tous deux s’acquittèrent avec conscience et promptitude de leurs tâches respectives; moins de trois ans après la mort de l’auteur, l’édition nouvelle, portant la date de 1595, était livrée au public.
Cette édition, in-folio, est d’un tiers plus considérable que la précédente. Comparée à l’exemplaire annoté de la main de Montaigne qui, conservé par la famille, a ensuite appartenu aux Feuillants et se trouve actuellement à la Bibliothèque publique de Bordeaux, l’orthographe en est plus simple, la ponctuation établie de manière à n’avoir que de très courtes phrases, et dans les cas très rares où les deux textes diffèrent, les divergences, toutes de forme, ne consistent guère qu’en quelques termes adoucis, quelques expressions moins primesautières, des mots ajoutés, retranchés ou modifiés pour rectifier des incorrections de style, ce qu’immanquablement l’auteur eût opéré lui-même, avant de livrer son travail au public, témoignant de la part de ses exécuteurs testamentaires de la fidélité la plus absolue.—Qu’eût été cette édition si elle avait été publiée du vivant de l’auteur? Nul ne le saurait dire; immanquablement, jusqu’au dernier moment, il eût fait encore des modifications aux notes d’après lesquelles celle-ci a été établie (sur l’exemplaire de Bordeaux, Montaigne écrit et raye trois fois avant de l’admettre la citation: Ille beatus.... [Vol. I, pag. 484, lig. 25]; rien ne prouve que finalement il l’eût maintenue), de telle sorte que le texte définitif des Essais n’ayant pas existé, ne sera jamais connu.
Il est à observer que par le fait d’une omission qui n’a pas été constatée à temps, cette édition ne porte pas l’Avis au lecteur qui devrait figurer en tête; par contre, elle est précédée d’une préface assez étendue et par trop apologétique de Mlle de Gournay qui l’a dotée en outre d’une table analytique assez détaillée; enfin par suite d’une mention bien ou mal interprétée, inscrite sur le manuscrit de Bordeaux, les sonnets de La Boétie n’y sont pas reproduits.—Quant à l’exemplaire qui a servi de copie, il n’existe plus; il semble avoir été détruit, aussitôt l’impression achevée.
Mlle de Gournay, sa fille d’alliance comme il l’appelait et titre dont elle aimait à se parer, s’était donnée de toute son âme à Montaigne et à son œuvre; postérieurement à l’édition de 1595, elle en a publié nombre d’autres (une dizaine environ), dérivant toutes de celle-ci; entre autres:
Une en 1608, portant en marge des sommaires, forcément réduits à quelques mots; ce qui avait déjà été réalisé, dès 1595, à Lyon, dans une réédition de celle de 1588.
Une en 1611, où elle donne l’indication de la plupart des sources où Montaigne a pris ses citations.
Une en 1617, qui présente la traduction de toutes ces mêmes citations.
Enfin la magnifique édition in-folio de 1635, dédiée au cardinal de Richelieu, dont la libéralité avait aidé à la publication. Pour la première fois, figure au frontispice de l’ouvrage la devise de Montaigne: «Que sçais-je», avec la balance. La préface est celle de l’édition-mère, notablement augmentée et corrigée. Le texte présente parfois avec celui de l’édition de 1595 de légères différences; certains changements y ont été malencontreusement apportés, sur la demande expresse des imprimeurs, pour rajeunir le style et rendre l’ouvrage plus facile à lire.
Depuis, les éditions des Essais n’ont cessé de se succéder. Le docteur Payen, mort en 1870, qui s’était adonné avec passion à Montaigne et à tout ce qui s’y rattache, en possédait cent trente-six, dont une vingtaine en langue allemande, anglaise, hollandaise et italienne, et sa collection, aujourd’hui propriété de la Bibliothèque nationale, n’était pas complète; leur nombre s’accroît chaque jour.
Parmi elles, nous citerons:
Deux éditions données de 1724 à 1725 et enrichies de notes nombreuses par Pierre Coste qui, lui aussi, a pris pour base l’édition de 1595, mais en en rajeunissant l’orthographe.
Une édition de Naigeon, également annotée par lui, stéréotypée par Firmin-Didot, portant la date de 1802 et imparfaitement établie d’après le manuscrit de Bordeaux, et en outre en en altérant l’orthographe.
Une édition de 1820, d’Amaury Duval; en tête de chaque chapitre se trouvent des sommaires détaillés, permettant d’en embrasser l’ensemble et de se retrouver dans ce dédale d’idées qu’est l’ouvrage; le texte est celui de 1595, mais l’orthographe est de convention.
Une de 1826, de J.-V. Leclerc, dans les mêmes conditions que la précédente.
Une de MM. Barckhausen et Dezeimeris (1873), donnant le texte original de l’édition première de 1580, avec les variantes de celles de 1582 et 1587.
Une de MM. Courbet et Royer (1872 à 1900), réédition de celle de 1595, remarquable par son exactitude et son exécution typographique, suivie d’une notice des plus complètes sur Montaigne, et d’un relevé des variantes des éditions de 1580, 1582, 1587, 1588 et du manuscrit de Bordeaux.
Une de MM. Motheau et Jouaust (1873-80), très soignée, éditée d’après l’édition de 1588 et donnant en notes toutes les variantes de celle de 1595 en respectant scrupuleusement l’orthographe de l’une et de l’autre.
Une dite «Edition municipale de Bordeaux», en cours de publication aux frais de cette ville qui en a confié l’exécution à M. Strozzi. Elle a pour base le texte de 1588, que suit celui de 1580, et en second lieu les additions et même les ratures manuscrites de l’exemplaire de Bordeaux, le tout imprimé avec des différences typographiques qui ne permettent aucune confusion.
A l’étranger, une de 1897, à laquelle un grand soin a été apporté; publiée à Londres, elle est une réédition d’une autre de 1603, la première en langue étrangère.
Celle-ci enfin, qui porte, en regard du texte de 1595, sa traduction en langage de nos jours, et dans un volume à part tous les renseignements propres à lui permettre, ainsi que son titre l’indique, de se suffire à elle-même.—Puisse le lecteur la lire avec le même intérêt que nous avons éprouvé à la composer et chacun réaliser le souhait qu’au début de ce siècle, Delille formait en parlant de Montaigne, dont en ces quelques vers il appréciait fort judicieusement l’œuvre:
[12] Dans cette table comme dans toute autre des Essais, ce Protée insaisissable, tout point qui s’y trouve mentionné, bien que quelque peu précisé dans la page dont le numéro suit, se rattache plus ou moins directement aux pages qui précèdent et qui suivent dans lesquelles il est comme enchâssé, formant en quelque sorte un tout indivisible, considération dont le lecteur a à tenir compte.
Dans chaque groupe de deux nombres, le premier indique le volume, le second la page.
Les aïeux de Montaigne.—Noms patronymiques de Montaigne, II, 456.—Éloge de ses aïeux, II, 96.—Son affection pour eux, II, 522.—Leur longévité, III, 34.
Le père de Montaigne.—Portrait de Pierre Eyquem, père de Montaigne, quelques particularités de sa vie, I, 620.—Ses soins pour les affaires de la ville de Bordeaux pendant qu’il en fut maire, III, 488.—Il aimait à bâtir, III, 380.—Un de ses projets, I, 388.—Il tenait un journal des faits intéressant sa famille, I, 390.—Soins qu’il prit pour l’éducation de son fils, I, 282; III, 670.—Ses dispositions à l’égard des savants, II, 110.—Il demande à son fils de faire pour lui la traduction de la «Théologie naturelle» de Raymond Sebonde, II, 112.
Jeunesse de Montaigne.—Observation sur la durée de la grossesse de sa mère, II, 330.—Temps précis de sa naissance, I, 110.—Tenu sur les fonts baptismaux par des personnes de la plus basse extraction, III, 670.—Montaigne en nourrice, III, 670.—Dressé dès le plus bas âge à la plus commune façon de vivre, III, 670.—Précaution avec laquelle on l’éveillait dans son enfance, I, 282.—Douceur avec laquelle il a été élevé, II, 26.—Comment il apprit le latin, I, 280;—le grec, I, 282.—Collège où il fit ses études et fruit qu’il en retira, I, 284.—Sa paresse était telle, qu’elle résistait même à l’attrait du jeu, I, 282.—Comment il prit goût à la lecture dès l’âge de huit ans, I, 284.—Ne lut jamais de romans, I, 284.—Vers douze ans, jouait au collège les premiers rôles dans des tragédies latines, I, 286.—Souvenir d’un soulèvement populaire à Bordeaux, I, 198.—Bien qu’il eût un jugement sain et des idées au-dessus de son âge, ses facultés intellectuelles ne se sont développées que lentement, I, 282.
Montaigne à âge d’homme.—Son portrait au physique et au moral, II, 482.—Effet de l’âge sur lui après trente ans, I, 598.—Ses armoiries, I, 514.—Sa devise, II, 276.—Montaigne combattant un effet d’imagination, I, 138.—Son mépris pour le jeu d’échecs, I, 552.—Son jurement ordinaire, III, 246.—Montaigne chevalier de l’ordre de S.-Michel, II, 370.—Mort de son frère le capitaine S.-Martin, I, 114.—Histoire d’un accident qui lui causa un long évanouissement, I, 668.—Duel de son frère le Sr de Mattecoulom, II, 574.—Il obtient le titre de bourgeois de la ville de Rome, III, 280.—Il est élu maire de Bordeaux, III, 488, 518.—A quelles extrémités il fut réduit par la peste qui le chassa de chez lui, III, 566.—Personnages de son temps qu’il tient le plus en estime, II, 518.—Éloge de Mlle de Gournay, II, 518.—Son souhait pour ses vieux jours, III, 390.—Ses dispositions morales dans sa vieillesse, II, 180.—Usages auxquels il se trouvait asservi à cette époque de sa vie, III, 636.—Dans sa demeure, il a donné l’hospitalité à des rois, III, 458.—Particularité de l’une des tours de son manoir, I, 156.
Ses qualités physiques.—Il était de forte constitution, mais nonchalant et peu dégourdi, II, 482; III, 662.—Il a ressenti jusque dans la vieillesse les effets de cette bonne constitution, III, 664.—Excellence de sa vue; comment il la ménageait quand elle a commencé à être fatiguée, III, 680.—Geste qui lui était propre et qui pouvait passer pour la marque d’une sotte fierté, II, 466.—Sa disposition particulière à sentir les odeurs et à s’en imprégner, I, 574.—Son goût pour l’équitation et son endurance à cheval, I, 532; II, 550; III, 430.—Ses sentiments se reflètent sur son visage, III, 664.—Son air naïf a été d’un grand secours dans deux circonstances très importantes, III, 592.—La sincérité de ses intentions qui paraît dans ses yeux et dans sa voix empêche qu’on ne prenne en mauvaise part la liberté de ses discours, III, 596.—Effet sur lui du bruit imprévu d’une arquebusade, I, 82.
Ses qualités morales et intellectuelles.—Sa disposition naturelle à la pudeur, I, 34.—Son peu de mémoire, I, 58; II, 496, 498, 500; III, 406, 408.—Il s’en défiait, lors même qu’il avait appris un discours par cœur, III, 410.—Son horreur naturelle pour les vices, II, 96.—Son aversion pour le mensonge, I, 64;—pour toute espèce de tromperie, même au jeu, I, 158.—Son sentiment sur l’ivrognerie, I, 618.—Son éloignement pour la curiosité, I, 656.—Son aversion pour le larcin, II, 24.—Son aversion particulière pour la cruauté, II, 98.—Son humanité à l’égard des bêtes, II, 104.—Il haïssait la dissimulation, II, 492.—En quoi consistait la vertu de Montaigne, II, 94.—En quoi consistait ce qu’il avait de bon, II, 98.—Inconstance et diversité de ses dispositions morales et intellectuelles, I, 348.—Il a l’esprit primesautier; ce qu’il ne comprend pas d’abord, il le comprend encore moins en s’y obstinant, II, 64.—Il était naturellement irrésolu, II, 348, 504, 506.—Délibérer l’importune, II, 488.—Ses dispositions à la paresse, II, 484.—Son incapacité à soutenir un travail pénible, à parler ou composer à volonté, I, 70.—Il était peu fait aux mœurs de son siècle, II, 490.—Était dégoûté de l’ambition par l’incertitude qui l’accompagne, II, 488.—Son stoïcisme dans la plupart des circonstances qui causent ordinairement une grande affliction, I, 462.—Il aimait à louer le mérite dans ses amis et même dans ses ennemis, II, 514.
Son caractère.—Son caractère dans ses premières années, I, 282.—Conformité de son caractère, dans l’âge mûr, avec celui qu’il annonçait dans ses premiers ans, II, 486.—Application du caractère de Persée, roi de Macédoine, à l’homme en général et à lui-même en particulier, III, 624.—Il est naturellement porté à la commisération, I, 18.—Son éloignement pour la tristesse, I, 22.—Son penchant pour la nonchalance, II, 486.—Son peu de goût pour la vie de gentilhomme campagnard, II, 502; III, 388.—Il aime à vivre dans la médiocrité, III, 322.—Aurait préféré une vie tranquille à celle si belle d’un Régulus, III, 324.—Il aime à se recueillir, II, 512.—Il produisait ordinairement ses plus profondes pensées à l’improviste, III, 248.—Se délivrait d’une passion par une autre passion, III, 170.—Peu accessible toutefois aux passions violentes, II, 351.—Sa sympathie va surtout aux faibles, III, 670.—Sa loyauté dans les petites choses, I, 158.—Il ne peut même pas souffrir qu’on se trompe sur son compte, III, 82.—Se tenait comme absolument obligé par les engagements de probité et les promesses, III, 416.—Caractère de son courroux dans les grandes et les petites affaires, II, 618.—Il a toujours été chatouilleux et sensible aux offenses, mais il le devient encore davantage en vieillissant, III, 184.—Ses conseils à sa famille pour le cas où il se met en colère, II, 616.—Il ne présume les vices qu’après les avoir vus, III, 390.—Son peu de goût pour les grandeurs, III, 324.—Sa franchise, II, 492.—Était naturellement ouvert et libre avec les grands, II, 496.—Dans les affaires, il s’offre toujours par ses opinions les plus vives et par la forme la plus sienne, II, 82.—Il aimait par-dessus tout l’indépendance, III, 418.—N’aimait ni à maîtriser, ni à être maîtrisé, III, 324.—Sa passion pour la liberté, III, 614.—Pourquoi il s’opposait aux affections qui l’attachaient à autre chose qu’à lui-même, III, 484.—Avait soin de ne pas devenir esclave de ses affections, III, 504.—Était ennemi de toute obligation et contrainte, II, 498.—L’était au point qu’il comptait comme un gain d’être dégagé de son attachement à certaines personnes par leur ingratitude, III, 418.—Limites dans lesquelles il est prêt à se sacrifier, III, 84.—N’aime à solliciter, ni à contracter d’engagement ni pour lui-même, ni pour autrui, III, 422.—II hait la pauvreté à l’égal de la douleur, III, 392.—Préfère donner que recevoir, III, 422.—Il osait dire ce qu’il osait faire, III, 186.—Il était fort porté à imiter, III, 246.—Influence sur lui de l’imagination, I, 132; III, 684.—Son éloignement pour toute espèce de nouveauté surtout en politique, I, 178.—Il jugeait mieux de lui-même par ses propres réflexions sur sa conduite, que par les reproches ou les louanges de ses amis, III, 114.—Prenait son jugement pour direction ordinaire de ses actions, III, 124.—Il ne partage pas cette erreur commune de juger d’un autre d’après soi, I, 398.—Se servait rarement des avis d’autrui et en donnait rarement aux autres, III, 128.—Ne se repentait jamais de la manière dont il avait conduit ses affaires, III, 124.—Pourquoi il ne s’affligeait pas lorsque les événements ne répondaient pas à ses désirs, III, 130.—Il était plus sage et plus modéré dans la prospérité que dans l’adversité, III, 380.—Beaucoup de choses sont des sujets d’affliction pour les autres hommes, qui n’en sont pas pour lui, I, 462.—Pourquoi il étendait ses besoins au delà de ce que la nature exige nécessairement, III, 496.—Il était porté à ravaler le prix des choses qu’il possédait et à ne pas faire grand cas de lui-même, II, 468.
Ses mœurs.—Il s’étudiait lui-même plus qu’aucun autre sujet; ce qu’il apprenait par là, III, 618.—Cette étude le mettait, en outre, à même de juger passablement des autres, III, 622.—Ses discours s’accordaient avec ses mœurs, III, 698.—Il était moins réglé dans ses opinions que dans ses mœurs, II, 96.—Son antipathie pour la cérémonie, I, 84.—Comment dans la conduite de ses affaires et de ses propres actions, il évitait les inconvénients en les prévenant, III, 506.—A quel prix il s’est appliqué à éviter les procès, III, 510.—Il était ennemi des décisions trop hardies, III, 534.—Il s’opposait tout d’abord au progrès de ses passions, III, 504.—Il aimait une sagesse douce et gaie et fuyait l’âpreté des mœurs, III, 186.—Il appréciait à leur valeur les voluptés naturelles, III, 684.—Il ne devait guère qu’au hasard de sa complexion ce qu’il a pu montrer de sagesse; il ne se sent pas grand empire sur lui-même, II, 96.—C’est par cela qu’il a pu résister aux plus fortes impressions de la volupté, II, 98.—Il hait à peu près également une lourde oisiveté et un travail pénible, III, 276.—Dans quel rang il mettait les plaisirs purs de l’imagination et les plaisirs corporels, III, 686.—Son intention est de passer doucement et non laborieusement ce qui lui reste de vie, II, 62.—En somme, il l’aime et cherche à en tirer le meilleur parti, III, 696.
Son mariage.—Sa répugnance pour le mariage et sa conduite par rapport aux devoirs de cette union, III, 200.—Date de son mariage, II, 26.—Sa confiance en sa femme pour la conduite de sa maison, III, 432.—Il lui avait abandonné tout ce qui concernait l’éducation de leur fille, III, 208.—Exemple de sa circonspection à l’égard de cette éducation, III, 208.—Réforme qu’il a introduite dans sa famille, II, 32.—II ne souffrait pas volontiers près de lui les enfants nouveau-nés, II, 22.—Comment il a supporté la perte de ses enfants en bas âge, I, 462.—Ne comptait pas pour un malheur de n’avoir point d’enfants qui pussent porter son nom, III, 478.
Montaigne et La Boétie.—Sa liaison avec La Boétie, I, 296.—Comment, dès leur première rencontre, ils s’aimèrent de la plus parfaite amitié, I, 298, 300, 306, 310.—Regrets de Montaigne sur sa perte, I, 316.—Éloge qu’il en fait, I, 318.
Économie domestique.—Répugnance qu’éprouvait Montaigne à s’occuper de soins domestiques, I, 422; III, 382 et suiv.—Ne jouissant encore d’aucuns revenus, il dépensait sans compter, I, 466.—Il thésaurisait au début, quand il a commencé à être le maître de sa fortune, I, 468.—Ce n’est que plus tard qu’il s’est mis à dépenser en proportion de ce qu’il possédait, I, 472.—Ses dispositions et ses idées à l’égard de l’administration de sa maison, III, 392 et suiv.—Il était peu fait pour amasser, III, 394.—Trouvait commode, pour ses dépenses, de se fier à ses domestiques, quoi qu’il pût lui en coûter, III, 390.
Vie sociale.—Était trop délicat dans le commerce qu’on est obligé d’entretenir avec le commun des hommes, III, 138.—Passionné pour des amitiés exquises, il est peu propre aux amitiés communes, III, 140.—Il aime la société des honnêtes gens, III, 146.—Son sentiment sur les rangs et préséances, III, 444.—Sa manière d’être dans la conversation, III, 138.—Son goût pour la discussion, III, 334.—Souffrait sans peine la contradiction, III, 336.—N’aimait pas à être interrompu quand il parlait, III, 248.—Aimait à railler et à être raillé, mais il déteste les jeux de main, III, 366.—Hait la sottise chez ceux avec lesquels il cause; ne perd pas son temps à relever celles qu’on dit devant lui, III, 362.—Son peu de disposition pour la flatterie, II, 476, 496.—Mention de ses relations avec la cour, III, 82.—Quelle était la solitude qu’il désirait, III, 146.
Vie publique.—Montaigne se félicitait de ne rien devoir aux princes et de vivre dans l’indépendance, III, 420.—Les compositions que nécessite la vie publique l’en ont dégoûté, III, 466.—Il n’a jamais souhaité de postes fort élevés, III, 322.—Il fuyait les emplois publics, III, 464.—Son éloignement pour la magistrature, III, 90.—Sa règle de conduite dans les charges publiques, III, 492, 500, 524.—Élu maire de Bordeaux, il est obligé d’accepter cette charge; comment il s’en est acquitté; elle lui est continuée par seconde élection, III, 488.—Portrait qu’il fit de lui-même à Messieurs de Bordeaux, III, 488.—Attitude qu’il conseille à l’égard de troupes convoquées pour une revue dont on était en défiance, I, 200.—Jugement qu’on fit de la manière dont il s’était acquitté de sa mairie, III, 518.—Montaigne et le métier des armes, II, 450, 500; III, 638, 662.—Comment il entendait le rôle de négociateur, III, 82, 86.
Montaigne et les guerres civiles.—Ses sentiments à l’égard de son temps, I, 398.—Tranquillité de sa conscience durant les guerres civiles, II, 356.—Il n’embrassait aucun parti avec trop d’ardeur, III, 84.—Sa conduite vis-à-vis de personnes de différents partis, III, 86.—En épousant un parti, il n’épousait point les injustices et les entêtements ridicules de ce parti, III, 500.—Comment pendant longtemps, au début, il se trouva préservé, dans une maison sans défense, II, 438.—Les troubles s’aggravant, il a la douleur de n’être plus à l’abri du pillage que grâce à la protection d’autrui, III, 414.—En butte aux excès des deux partis, il finit par en pâtir considérablement, III, 554, 560.—En quoi, en cette occurrence, il faisait consister tout son bonheur, III, 132.—Mention de la mort de son page, I, 658.—Détails sur deux circonstances critiques dans lesquelles il s’est trouvé, III, 592.—Son opinion sur la meilleure forme de gouvernement et sur les révolutions, III, 398 et suiv.
Quelques-unes de ses idées sur certains points.—Son opinion sur la nature de Dieu, II, 250.—Sur la Patenôtre, II, 578.—Ses idées philosophiques, III, 698.—Seuls biens qu’il mette en ligne de compte, III, 72.—Il préfère l’estime présente à celle qui pourrait le suivre après sa mort, III, 72.—Il n’a pas l’ambition d’être jugé plus favorablement après sa mort, qu’il ne l’aura été de son vivant, III, 72.—Il regarde tous les hommes comme ses compatriotes, III, 428.—Son sentiment sur l’exil, III, 428.—Son opinion sur la science et ses dispositions à l’égard des savants, II, 110.—Ce qu’il jugeait de la langue française, III, 242.—Sur les miracles et les prodiges, III, 528.—Aveu de quelques idées superstitieuses de sa part, III, 334.—Son procédé pour consoler une personne affligée, III, 158.—Son remède contre le chagrin, III, 170.—Sa tendresse pour Paris, III, 428.—Son admiration pour la ville de Rome, III, 474.—Pourquoi il se défiait de l’habileté d’un homme qu’il voyait en situation élevée. III, 360.—Ses observations sur le mal de mer fondées sur sa propre expérience, III, 288.
Montaigne et les femmes.—De la douceur qu’il trouvait dans le commerce des femmes, III, 148.—Il voulait que ce commerce fût accompagné de sincérité, III, 150.—Son goût sur le chapitre de l’amour, III, 264.—Cette passion l’a beaucoup fait souffrir dans sa jeunesse, III, 148.—Il n’a jamais beaucoup fréquenté les femmes publiques, III, 152.—En amour, il préférait les grâces du corps à celles de l’esprit, III, 152.—Discrétion et bonne foi qu’il apportait dans ses amours, III, 272.—Croyait salutaire l’amour pris avec modération, III, 276.—Son opinion sur l’âge où l’amour est convenable, III, 282.
Montaigne, les livres et les lettres.—Ouvrage qui lui inspira le goût de la lecture et moyen par lequel on entretint ce goût en lui. I, 284.—Il se complaisait dans le commerce des livres, III, 154.—Ce qu’il dit de sa bibliothèque et de sa situation, III, 156.—Ce qu’il recherchait dans les livres, II, 62.—Effet de la lecture sur son esprit, III, 138:—Indication de ses auteurs de prédilection, I, 284; II, 64.—Pourquoi il préférait les anciens aux modernes, II, 64.—Son goût particulier pour l’histoire et la poésie, I, 228, 404; II, 76.—Sa méthode pour la lecture des historiens, I, 94.—Poètes latins qu’il mettait au premier rang, II, 66.—Modifications successives de son goût pour la poésie, I, 404.—Ce qu’il pensait d’Ovide à la fin de ses jours, II, 64.—Quel usage il faisait de Sénèque et de Plutarque, II, 70.—Comment il s’y prenait pour juger d’un ouvrage d’esprit que l’auteur soumettait à son appréciation, III, 666.—Aveu du peu de profondeur de ses connaissances en fait de sciences, II, 226.—Son ignorance des choses les plus vulgaires, II, 502.
Son langage, son style, etc.—Son langage, II, 476; I, 480.—Fort libre dans ses paroles, comment il excuse cette licence, II, 186.—Détails sur sa manière d’écrire et de parler, II, 474; III, 244.—Sur son style, I, 152, 278.—Son mode de travail, III, 22.—Son peu de succès dans la poésie, II, 472.—Son motif pour traduire la «Théologie naturelle» de Raymond Sebonde, II, 112.—Pourquoi, excepté Plutarque, il aime à se passer de livres en écrivant, III, 244.—Quand il composait, ne se faisait aider par personne, III, 244.—En Guyenne il acheta les imprimeurs, ailleurs ils l’achètent, III, 116.—Son genre pour le style épistolaire, III, 436.—Était ennemi des compliments outrés qu’on emploie dans les lettres, II, 438.—Peu propre à écrire des lettres de recommandation, II, 438.—Il écrivait ses lettres avec beaucoup de rapidité et de négligence, II, 438.—Celles qui lui coûtent le plus sont celles qui valent le moins, II, 440.—Il n’aime pas à se relire et ce n’est qu’à contre-cœur qu’il se corrige, III, 406.
Voyages.—Pourquoi il se plaisait à voyager, III, 380.—En voyage, il ne pense qu’à lui, III, 394.—Autres avantages qu’il y trouve, III, 430.—Raisons qui auraient pu l’en détourner, réponse qu’il y fait, III, 456.—Sa manière de voyager, III, 450 et suiv.—Sa manière de voyager à cheval, III, 430.—Il se prêtait sans peine aux différents usages et modes de chaque pays, III, 454.—Pratique à laquelle il s’était habitué en voyage, I, 92.—Aurait aimé un compagnon de voyage avec lequel il eût pu s’entretenir, III, 456.—Mésaventure qui lui est survenue dans un voyage à Paris, III, 596.—Autre aventure qui s’est produite dans un voyage qu’il faisait avec son frère le sieur de la Brousse, I, 658.—Mention d’un voyage à Orléans, I, 272.—A Rouen, I, 374.—A Vitry-le-François, I, 136.—A Bar-le-Duc, II, 504.—A la Fère, III, 174.—A Soissons, III, 174.—Aux stations thermales, III, 56.—En Allemagne, III, 630.—En Italie, I, 238; III, 474.—Impression que fit sur lui le Tasse devenu fou, II, 212.
Ses goûts, ses habitudes, ses dispositions naturelles.—Détails sur ses goûts, habitudes, etc., relatifs aux actions les plus communes de la vie, III, 484, 630, 660.—Ses songes étaient plus ridicules que tristes, III, 666.—Quand il était jeune, il aimait à se parer, III, 294.—Règles qu’il observait à l’égard de ses vêtements, I, 394; III, 678.—Sa démarche; il se tenait fort peu dans une même situation, III, 682.—Son habitude de porter une canne, II, 564.—Ses habitudes de table, I, 268, 548; III, 638, 642, 668, 672 et suiv.—Peu sensible au plaisir de boire, I, 622.—Jeûnait quelquefois et pourquoi, III, 676.—Sain ou malade, il suivait volontiers ses appétits naturels, III, 642.—Il était peu délicat à table, III, 668.—Ce qu’il jugeait des plaisirs de la table, III, 682.—Son goût a eu ses changements et ses révolutions, III, 676.—Il avait soin de se tenir le ventre libre, III, 640.—N’aimait pas à demeurer dans un air confiné, III, 680.—La chaleur l’incommodait plus que le froid, III, 680.—Ne pouvait souffrir ni coche, ni litière, ni bateau, III, 290.—Ses raisons pour renoncer aux jeux de hasard, III, 506.—Les odeurs les plus simples et les plus naturelles sont celles qui lui plaisent davantage, I, 574.
Montaigne et la maladie.—Sa bonne constitution, II, 482; III, 664.—Son peu de confiance dans la médecine, I, 192; II, 34; III, 648.—En quel état il serait, s’il venait à se livrer aux mains des médecins, II, 76.—Malade, il conservait la même manière de vivre que lorsqu’il se portait bien, III, 630.—Son esprit peu troublé par les maladies du corps, III, 666.—Pourquoi parler lui nuisait dans ses maladies, III, 644.—Sa santé sur ses vieux jours, III, 654.—Devenu sujet à la colique (gravelle), avec le temps il s’accommode avec ce mal, III, 24.—Quels avantages il retire de cette douloureuse maladie, II, 26; III, 650 et suiv.—Il pense la tenir de son père, II, 32.—Il arrive à se posséder assez bien dans ses accès, II, 30.—Tout bien considéré, il se console de ses infirmités, III, 660.—Eaux thermales dont il a fait usage, II, 58.
Montaigne et la mort.—Quels étaient ses préparatifs par rapport à la mort, III, 446.—L’idée de la mort est plus pénible en santé qu’en maladie, I, 122.—De quel genre de mort il s’accommoderait le mieux, III, 450.—Il lui est indifférent de mourir loin des siens, III, 438.—Voudrait être assisté d’un sage ami en sortant de ce monde, III, 440.—Son projet pour ses derniers moments, I, 56.—Son opinion sur les cérémonies des funérailles, I, 38.
Jugements de Montaigne sur lui-même.—Estime qu’il avait de lui-même, II, 470, 508.—Idée qu’il avait de la justesse de ses opinions, II, 510.—Par le fait même qu’il écrit sur lui-même, il est tenu de s’observer dans ses mœurs, III, 442.—Lui-même était le miracle le plus réel à ses yeux, III, 532.—En quelles sortes d’affaires il aurait pu être employé utilement, III, 518.—Il se serait cru propre à parler librement à son maître et à lui apprendre à se connaître lui-même, III, 624.
Nota.—L’indication N. I, 620, Italie, signifie qu’il y a lieu de se reporter aux notes (N) afférentes au premier volume (I), page 620; et, parmi elles, à celle ayant pour indice le mot Italie.
Le père de Montaigne.—Détails sur Pierre Eyquem, N. I, 620, Italie.—Oncles de Montaigne, N. III, 34, Quatre.—Frères et sœurs de Montaigne, N. III, 32, Mere.—Naissance de son dernier frère, N. I, 620, Miracles.—Parenté protestante de Montaigne, N. III, 560, Voysinage.—Pierre Eyquem maire de Bordeaux, N. III, 488, Appelé.—Mise de sa maison en état de défense, N. II, 438, Faitte.
Montaigne, sa jeunesse.—Prononciation de son nom, N. I, Titre, Montaigne.—Observation sur la durée de la grossesse de sa mère, N. II, 330, Moys.—Son prénom, N. III, 670, Attacher.—Lacune de son éducation, N. I, 280, Moy.—Son précepteur allemand, N. I, 280, Latine.—Ses frères et sœurs, N. I, 114, Frere.
Montaigne à âge d’homme.—Montaigne et son nom patronymique, N. III, 424, Nom.—Ses armoiries, N. I, 514, Face.—Sa devise, N. II, 276, «Que sçay-ie».—Montaigne élu maire, N. III, 488, Aussi.—Montaigne réélu, N. III,518, Charge.—Montaigne maire et Montaigne simple particulier, N. III, 500, Claire.—Henri de Navarre chez Montaigne, N. III, 458, Pompe.—Mlle de Gournay, N. II, 518, D’alliance.
Ses qualités morales et intellectuelles.—Son peu de mémoire, N. I, 58, Mienne.—Montaigne et le bon sens, N. II, 310, Inconstante; N. III, 366, L’asne.—Son humeur paresseuse, N. III, 396, Volonté.
Mœurs.—Procès relatif à sa succession, N. II, 44, Masculines.
Son mariage.—Date de son mariage, N. II, 26, Ans.—Sa retenue dans le mariage, N. I, 346, Simple.—Ses filles, N. I, 462, Fascherie.—Paix du ménage, N. III, 382, Cher.—Son nom s’est éteint avec lui, N. III, 478, Nom.
Montaigne, les livres et les lettres.—Ses livres, N. III, 156, Liures.—Montaigne comparé à Sénèque, N. II, 476, Seneque.—Montaigne qualifié de «sage ignorant», N. I, 232, Autruy.
Son langage, son style, etc.—Traduction de la «Théologie naturelle» de Sebond, N. II, 112, Mort.—Lettres de Montaigne, N. I, 436, Chose.—Son écriture, N. I, 438, Mal.—Il usait aussi de secrétaires, N. III, 156, Dicte.—Montaigne et son imagination, N. II, 478, Creu.
Économie domestique.—Son souhait de vivre en s’en remettant à un gendre de tout souci matériel, N. III, 390, Amy.—Ce qu’est devenu son patrimoine entre ses mains, N. I, 472, Folies; N. I, 472, Terres.
Vie sociale.—Montaigne et Charron, N. III, 444, Ioindre.—Séjours de Montaigne à la cour, N. III, 146, Vie.
Vie publique.—Montaigne et les différents chefs de parti, N. I, 152, Partis.—Il ne voulait s’inféoder à aucun d’eux, N. I, 246, Particulieres.—De parti pris, il repousse toute avance tendant à le faire rentrer dans la vie publique, N. II, 210, Viure.—Auprès de qui il a joué le rôle de négociateur, N. III, 80, Princes.—Quelle était sa profession, N. III, 408, Profession.
Montaigne et les guerres civiles.—Sur ce qu’il pensait de la moralité publique en son époque, N. I, 550, Nous.—Guerres de religion du temps de Montaigne, N. I, 668, Deuxiemes.—Pillage de sa maison, N. III, 414, Sac.—Montaigne à la Bastille, N. III, 614, Receu.
Quelques-unes de ses idées sur certains points.—Montaigne chrétien et moraliste, N. I, 590, Instruisants.—Le doute est de règle dans les controverses religieuses, N. II, 332, Reseruément.—Résumé de la morale de Montaigne, N. III, 546, Sequi; N. III, 704, Extrauagance.—Montaigne et le suicide, N. I, 628, Contestations.—Montaigne et la fatalité, N. III, 126, Regret.—Son influence sur nos lois, N. III, 610, Iustice.
Voyages.—Journal de voyage de Montaigne, N. I, 92, Voyages; N. III, 654, Passée.—Sur son titre de bourgeoisie romaine, N. III, 480, Bulle.
Montaigne et la maladie.—Maladie dont il est mort, N. III, 438, Gorge.
Montaigne et la mort.—Lui-même distribue à ses serviteurs les legs qu’il leur destine, N. III, 448, Iour.—Sa mort, N. I, 122, Mort.—Son tombeau, N. III, 438, Miens.